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Heute — 26. Januar 2026Haupt-Feeds

La BVMT lance un programme de formation sur le reporting carbone

26. Januar 2026 um 16:56

La Bourse de Tunis et la Fondation Konrad-Adenauer organisent une session d’information le 27 janvier et deux journées de formation pratique en février 2026 pour accompagner les entreprises cotées dans leur mise en conformité avec les nouvelles réglementations climatiques internationales, notamment le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières de l’UE.

L’Accord de Paris et les amendements récents de la Déclaration de Londres imposent désormais une transparence accrue en matière climatique et financière. Le reporting extra-financier devient une obligation incontournable pour les sociétés cotées et les entreprises actives sur les marchés internationaux.

L’entrée en vigueur progressive du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) de l’Union européenne renforce ces exigences. Les entreprises exportatrices doivent désormais garantir la fiabilité, la traçabilité et la comparabilité de leurs données d’émissions de gaz à effet de serre.

Un programme en trois temps

Face à ces évolutions, la Bourse de Tunis, en partenariat avec la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), a programmé une journée d’information le 27 janvier 2026. Cette rencontre permettra aux entreprises cotées de comprendre les enjeux réglementaires et normatifs de la comptabilité carbone, ainsi que son intégration dans leurs politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Deux journées de formation pratique suivront les 11 et 12 février 2026. Elles aborderont les méthodologies de calcul du bilan carbone, les exigences de reporting et l’alignement avec les référentiels internationaux, en tenant compte des spécificités sectorielles.

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Azur Détergent bondit de 9,5% et propulse les résultats du groupe SAH

26. Januar 2026 um 16:44

La Société d’Articles Hygiéniques (SAH) a enregistré des revenus nets consolidés de 981,1 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 977,3 millions de dinars un an auparavant, selon les indicateurs d’activité consolidés publiés par le groupe sur le site de la BVMT. Cette progression de 3,8 millions de dinars représente une hausse annuelle de 0,4%.

La performance commerciale du groupe s’appuie principalement sur la filiale Azur Détergent, dont les ventes ont progressé de 9,5% pour atteindre 181,5 millions de dinars, contre 165,7 millions de dinars au 31 décembre 2024. Les filiales étrangères ont également contribué à cette croissance avec des revenus nets de 148,9 millions de dinars, en augmentation de 4,2% par rapport à 2024. Les filiales SAH Algérie et Libye ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 114,3 millions de dinars au 31 décembre 2025, enregistrant une croissance de 5,9%.

Au quatrième trimestre 2025, le groupe a réalisé des ventes de 254,1 millions de dinars, soit une hausse de 1,3% par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette progression masque des évolutions contrastées selon les zones géographiques, avec une baisse de 1,3% des ventes locales et une hausse de 6,1% des ventes à l’international. La répartition des revenus nets consolidés, après retraitement des ventes inter-groupe, montre que SAH Tunisie représente 49% des ventes globales. Azur Détergent et Azur Papier contribuent respectivement à hauteur de 18,5% et 10,2%, tandis qu’Azur Cosmétiques affiche une part de 6,7%.

Cap sur de nouveaux marchés à l’export en 2026

Pour l’année 2026, le groupe mise sur plusieurs axes de développement pour assurer la croissance de ses revenus, notamment la reprise des lettres de crédit pour la Libye, le développement des exportations de produits cosmétiques vers de nouveaux marchés, le maintien de sa part de marché locale et étrangère, ainsi que la prospection de nouveaux marchés à l’export, particulièrement en France et en Mauritanie.

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Néji Ghandri : « Notre chatbot va évoluer vers un coach financier pour orienter les clients »

26. Januar 2026 um 16:13

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Néji Ghandri, Président du Directoire d’Amen Bank, annonce le déploiement progressif de solutions d’intelligence artificielle au sein de l’établissement bancaire et affiche son ambition d’accompagner les entreprises tunisiennes dans leur transformation digitale, faisant de 2026 l’année de l’entreprise.

Amen Bank a organisé un événement consacré à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les entreprises. Selon Néji Ghandri, l’établissement bancaire souhaite accompagner ses clients entreprises dans cette transition technologique, comme il l’a fait précédemment pour la transition énergétique. Cette manifestation visait à constituer un terrain de réflexion sur les cas d’utilisation de l’IA et les prérequis nécessaires à son implémentation, notamment en matière d’infrastructures, de modèles et de services.

Le Président du Directoire souligne que la Tunisie dispose des ingénieurs et des compétences nécessaires, bien qu’une montée en compétences soit requise pour certains consultants. L’événement a réuni des experts tunisiens établis à l’étranger, susceptibles d’appuyer le déploiement de solutions basées sur l’intelligence artificielle.

Une stratégie progressive de déploiement

Amen Bank a opté pour une approche graduelle plutôt qu’un déploiement massif. L’établissement a mis en place une organisation dédiée avec un département spécialisé en intelligence artificielle et l’infrastructure nécessaire. La banque a également travaillé sur la fiabilisation, la valorisation et la gouvernance des données.

Plusieurs métiers bancaires bénéficient déjà de solutions d’IA validées : la lutte contre le blanchiment d’argent, le marché monétaire, le credit scoring et d’autres secteurs d’activité. Un chatbot basé sur l’IA a été lancé en 2020. Une version améliorée sera déployée dans quelques semaines, s’appuyant sur des modèles de langage et intégrant le dialecte tunisien.

Ce chatbot évoluera vers un coach financier capable d’orienter les clients sur les placements, les crédits, les opérations internationales et la salle des marchés. L’intelligence artificielle permettra de développer des services de prédiction et de conseil client, tout en libérant les chargés de clientèle et les employés de tâches répétitives sans valeur ajoutée. Néji Ghandri insiste sur la nécessité d’utiliser l’IA générative de manière sage et contrôlée, malgré son potentiel de création de valeur.

2026, année de l’entreprise

Pour l’année 2026, Amen Bank poursuivra le développement de sa plateforme avec une série de projets, notamment dans les domaines de la gestion de la fraude et du contrôle des opérations bancaires. L’établissement a toutefois identifié l’accompagnement des entreprises comme priorité majeure, tant en matière de financement que de conseil.

La banque entend préparer, en collaboration avec ses partenaires stratégiques et les fintechs associées, le socle de base nécessaire au développement de solutions basées sur l’intelligence artificielle au service des entreprises tunisiennes.

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Nozha Boujemâa : « L’IA générative permet aux entreprises de sauter une génération »

26. Januar 2026 um 15:39

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, l’experte internationale en intelligence artificielle, le Dr Nozha Boujemâa, livre sa vision de l’implémentation de l’IA dans les entreprises tunisiennes. Elle insiste sur la nécessité d’une démarche méthodique fondée sur l’exploitation des données propres à chaque organisation et appelle à surmonter l’inertie du quotidien pour saisir l’opportunité de l’IA générative.

Pour le Dr Nozha Boujemâa, l’implémentation de l’intelligence artificielle par les entreprises tunisiennes requiert une approche structurée. La première étape consiste à se connaître : identifier précisément les problèmes internes et les cas d’usage pertinents. Cette phase d’introspection impose de bien comprendre les problèmes à résoudre avant toute initiative technologique.

La deuxième étape porte sur l’exploitabilité des données. L’IA se nourrit des informations, des données et des processus d’une entreprise. C’est précisément le contexte de l’entreprise, son savoir-faire et son secteur d’activité qui différencient l’application d’une IA d’une organisation à l’autre. Cette phase exige un niveau de préparation des données rigoureux. Troisième impératif : disposer des compétences capables de créer de la valeur à partir de ces données.

Ne pas reporter l’investissement

Mme Boujemâa met en garde contre la tentation de reporter l’investissement dans l’IA en raison des urgences quotidiennes. Les entreprises englouties dans le quotidien pour résoudre un certain nombre de problèmes pourraient précisément voir ces urgences disparaître si elles avaient investi dans l’IA. L’adoption de l’intelligence artificielle est elle-même urgente, affirme l’experte, qui souligne le gain de temps que procure cette technologie. L’objectif n’est pas d’investir pour afficher l’utilisation de l’IA, mais d’atteindre une vraie compétitivité interne et externe.

L’IA générative, une opportunité de saut générationnel

Pour les entreprises qui n’ont pas encore adopté l’intelligence artificielle, Nozha Boujemâa recommande d’explorer ce que peut apporter l’IA générative. Cette technologie permettrait de passer à un étage supérieur, de sauter presque une génération et d’exploiter une puissance encore plus impactante que l’IA statistique telle qu’on la connaît jusqu’à aujourd’hui. L’experte conseille de se projeter sur les dernières technologies, convaincue que l’apport interne est certain. C’est la raison pour laquelle elle encourage vivement les entreprises à explorer ce défi.

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Intelligence artificielle : l’expertise humaine amplifiée, jamais remplacée

26. Januar 2026 um 13:35

L’intelligence artificielle générative augmente le travail humain plutôt qu’elle ne le remplace. Tel est le consensus qui s’est dégagé d’un panel réunissant trois experts lors de l’événement « L’IA au service du développement économique et financier des entreprises tunisiennes ». C’est Amen Bank qui l’organisait à Tunis, le 26 janvier 2026.

Entre gains de productivité mesurables, personnalisation à grande échelle et optimisation multi-objectifs, les intervenants ont démontré que ces technologies élargissent considérablement l’espace de liberté décisionnelle des entreprises. Et ce, tout en exigeant un renforcement proportionnel de la responsabilité humaine. La condition de cette réussite : maintenir l’être humain dans la boucle décisionnelle et refuser l’automatisation totale des choix

Nabil Belgasmi, Partner – Founder et CEO spécialisé en Business et Intelligence Artificielle, a posé un principe fondamental : l’intelligence artificielle générative vient augmenter le travail de l’humain, non le remplacer. L’expert a identifié deux grandes familles d’augmentation. L’augmentation cognitive permet aux professionnels, qu’ils soient marketeurs, médecins ou avocats, de découvrir de nouveaux modèles et services. L’augmentation opérationnelle améliore leur efficacité dans l’exécution des tâches quotidiennes.

L’apport majeur de l’intelligence artificielle réside selon lui dans la sérendipité : cette capacité à découvrir quelque chose à laquelle on n’avait jamais pensé auparavant. L’IA ne se contente pas d’optimiser l’existant, elle ouvre des perspectives totalement nouvelles aux professionnels qui l’utilisent.

Malledh Marrakchi : personnalisation, gains mesurables et responsabilité

Malledh Marrakchi, consultant universitaire et spécialiste en intelligence artificielle, a structuré son intervention autour de trois considérations majeures : l’efficacité opérationnelle, la productivité et la personnalisation. Cette dernière dimension permet de traiter chaque client de manière individualisée, comme s’il était l’unique client de l’entreprise.

S’appuyant sur une étude McKinsey, l’intervenant a détaillé les principaux usages de l’IA. 72 % des entreprises utilisent l’IA générative dans le reporting, révélant des gains extraordinaires en productivité. L’expert a précisé qu’il ne s’agit pas d’appuyer sur un bouton et de prendre le document généré tel quel, mais d’un outil puissant entre les mains de personnes expertes. Le deuxième domaine concerne l’innovation, où l’IA donne la possibilité d’expérimenter et de questionner les possibilités disponibles.

Trois domaines se situent à égalité avec 45 % de citations : la satisfaction client, la satisfaction des employés et la différenciation compétitive. L’IA transforme la relation avec le client mais aussi au sein même de l’entreprise, offrant une personnalisation des rapports avec le management, entre collaborateurs ou avec les ressources humaines. 38 % des entreprises citent les gains de coût et 36 % les gains en profitabilité.

Le domaine juridique illustre ces transformations. Les cabinets d’avocats se transforment grâce à l’exploitation d’historiques considérables. L’histoire des jugements et les positions des tribunaux influencent directement la construction des plaidoyers. L’IA générative permet d’explorer une documentation extrêmement riche qu’il serait humainement impossible de maîtriser exhaustivement.

Sur les garde-fous nécessaires, Malledh Marrakchi a insisté sur un principe éthique : avec l’IA, nous agrandissons notre espace de liberté d’action. Or, il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Plus on est libre, plus on doit être responsable. L’IA démultiplie nos capacités et libère du temps en automatisant les tâches répétitives ou intellectuellement moins stimulantes, permettant de se concentrer sur ce qui relève réellement de l’expertise.

Aymen Chakhari : l’optimisation multi-objectifs comme rupture méthodologique

Aymen Chakhari, Co-Founder et CEO de SKILIA, a introduit l’optimisation multi-objectifs, approche qui présente une caractéristique surprenante : elle ne nécessite pas nécessairement de données. Les modèles d’apprentissage par renforcement pour la planification tactique et stratégique requièrent seulement les règles du jeu, la connaissance des contraintes et des actions possibles.

L’expert a formulé un message fort : optimiser un seul objectif, c’est créer les problèmes de demain. Lorsqu’une entreprise se concentre sur un seul indicateur, elle le perfectionne mais dégrade d’autres objectifs critiques. En optimisant le coût global, on peut provoquer une dégradation des délais de production, de la satisfaction client, de l’ambiance de travail et des risques opérationnels. L’optimisation mono-objectif rassure un tableau de bord mais pas l’entreprise.

Un cas concret illustre cette approche : une entreprise allemande de distribution disposant de 35 véhicules effectuait 1800 tournées annuelles. Le coût de transport s’élevait à 1,2 million d’euros, l’assurance à 500 000 euros et la disponibilité du stock atteignait 99,7 % L’équipe d’Aymen Chakhari a retenu cinq indicateurs de performance et développé un moteur générant des centaines de millions de scénarios en quelques heures. Les résultats ont démontré qu’avec 34 véhicules et 1200 tournées, le coût de transport tombait à 700 000 euros et l’assurance à 280 000 euros.

L’optimisation multi-objectifs permet donc de simuler les décisions dans l’espace de décision et de les connecter à l’espace des objectifs. Une entreprise disposant d’un tableau de bord d’indicateurs de performance peut adopter immédiatement cette approche.

Sur les conditions de mise en œuvre, Aymen Chakhari a précisé que l’adoption de l’optimisation multi-objectifs pousse l’entreprise à se structurer et à modéliser mathématiquement ses indicateurs de performance, de risque et ses contraintes. Une entreprise disposant d’une comptabilité analytique possède déjà la moitié de la solution. L’affirmation sur l’absence de besoin de données doit être contextualisée : elle est vraie dans certains cas; mais les données structurées restent nécessaires dans de nombreux usages. L’IA peut d’ailleurs aider à structurer ces données, créant une double opportunité.

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Mohamed Sleimia : « Nous publions beaucoup, mais le lectorat s’effondre »

24. Januar 2026 um 12:50

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohamed Sleimia, président de la Fédération tunisienne des éditeurs, dresse un état des lieux contrasté du secteur de l’édition en Tunisie : une production en hausse, mais un marché fragilisé par l’érosion du pouvoir d’achat, la flambée des coûts et des faiblesses structurelles persistantes.

Malgré une production annuelle en nette progression, atteignant 3 238 titres en 2026, l’industrie de l’édition en Tunisie demeure fortement vulnérable aux contraintes économiques et sociales du pays. Selon Mohamed Sleimia, cette dynamique créative se heurte à une baisse continue de la demande, le livre n’étant plus considéré comme un bien prioritaire par des ménages dont les budgets sont essentiellement absorbés par les dépenses vitales et l’éducation.

Cette fragilité du marché est accentuée par le niveau élevé des prix. Les ouvrages produits localement se vendent entre 20 et 35 dinars, tandis que les livres importés peuvent atteindre 100 dinars. Cette situation résulte directement de la dépendance totale du secteur aux intrants importés — papier, encre et pièces de rechange — dont les coûts subissent de plein fouet la dépréciation du dinar et la volatilité des taux de change.

Une distribution défaillante et un réseau inégal

À ces contraintes économiques s’ajoutent de graves dysfonctionnements dans la distribution. En l’absence de distributeurs professionnels, les éditeurs sont contraints d’assurer eux-mêmes une logistique lourde et coûteuse. Le réseau de vente reste fortement concentré dans la capitale et les grandes villes côtières, tandis que les régions de l’intérieur souffrent d’un déficit marqué de librairies culturelles, souvent remplacées par de simples papeteries scolaires.

Le métier de libraire peine également à se professionnaliser. De nombreux points de vente fonctionnent avec des étudiants ou des stagiaires insuffisamment formés, ce qui nuit à la qualité du conseil et à la relation avec le lecteur. Si la vente en ligne progresse, elle ne parvient pas encore à compenser l’importance du rapport physique au livre, toujours déterminant pour le public tunisien.

Soutien public, précarité des auteurs et signes de renouveau

Face à ces difficultés, l’État intervient par l’intermédiaire du ministère des Affaires culturelles. En 2025, des budgets spécifiques ont été mobilisés, dont 5,2 millions de dinars pour la subvention du papier et 2,6 millions de dinars pour les acquisitions publiques. Cette aide permet de réduire légèrement le prix final des ouvrages, l’État prenant en charge une partie du coût de fabrication. Les acquisitions publiques alimentent les bibliothèques, les hôpitaux et les prisons, même si le nombre d’exemplaires achetés par titre est passé de 500 auparavant à une fourchette comprise entre 25 et 100 aujourd’hui, en raison de la multiplication des titres publiés.

La condition de l’auteur demeure, elle aussi, précaire. Un tirage de 500 exemplaires est désormais considéré comme satisfaisant, et seuls de rares ouvrages atteignent les 5 000 ventes, loin des standards européens. Mohamed Sleimia rappelle toutefois le rôle central de l’éditeur, qui apporte une expertise indispensable  révision linguistique, conception graphique et accès aux réseaux médiatiques  difficilement accessible en auto-édition. Il souligne que la grande majorité des écrivains tunisiens ne vivent pas de leur plume, à l’exception d’un nombre très limité.

Malgré ce contexte contraignant, le président de la Fédération se montre résolument optimiste. Une nouvelle génération d’éditeurs investit les réseaux sociaux, les formats numériques et les podcasts pour promouvoir la littérature tunisienne. Reconnue pour sa qualité intellectuelle et esthétique dans le monde arabe, l’édition tunisienne continue de s’imposer dans les foires internationales, laissant entrevoir un avenir où le livre s’adapte, sans disparaître, aux nouveaux usages culturels

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Tunisie : Pourquoi la rentabilité ne suffit plus à relancer l’investissement ?

23. Januar 2026 um 16:46

Aujourd’hui, 79 % des capitaux des entreprises tunisiennes servent à préserver l’existant plutôt qu’à préparer l’avenir. Pourtant, 62 % d’entre elles ont atteint leurs objectifs de rentabilité en 2024. Ce contraste saisissant résume l’état d’esprit du secteur privé, selon le rapport « CEO 50 » de l’IACE. Malgré des finances solides, l’économie avance à pas comptés. L’incertitude des règles freine les dirigeants plus que le marché lui-même.

L’enquête auprès de cinquante dirigeants révèle des entreprises robustes mais sur la réserve. Près de deux tiers des répondants affichent une réelle rentabilité, prouvant leur capacité d’adaptation. Cependant, cette réussite reste défensive. Les chefs d’entreprise redoutent surtout l’imprévisibilité réglementaire et fiscale. À cela s’ajoutent des procédures administratives lourdes et une concurrence informelle qui touche 44 % des entreprises. Ce cocktail alimente une forte aversion au risque.

L’innovation sacrifiée

Ce manque de visibilité dicte les choix d’investissement. Le renouvellement d’équipements obsolètes absorbe 46 % des budgets, tandis que 33 % servent à étendre des activités existantes. En revanche, l’innovation ne capte que 12 % des ressources et la diversification à peine 9 %. La quasi-totalité de l’effort financier finance la continuité plutôt que la transformation. Cette prudence diffère de l’attitude offensive observée au Maroc ou au Brésil, malgré des contraintes similaires.

Pour l’IACE, ce comportement révèle un verrou structurel lié à la confiance. La rentabilité seule ne déclenchera pas d’investissements ambitieux sans règles du jeu claires. Le rapport réclame donc une stabilisation institutionnelle urgente et des réformes lisibles. La simplification administrative est un levier déterminant. Elle doit passer par la numérisation et la généralisation de guichets uniques pour réduire les délais.

Moderniser pour croître

Sur le plan financier, l’IACE préconise des mécanismes de financement dédiés à l’innovation. Ces outils compenseraient la prudence des banques traditionnelles. La modernisation technologique doit aussi permettre à l’industrie de monter en gamme. Enfin, l’institut plaide pour un baromètre régulier de la perception des dirigeants. Cet outil permettrait d’ajuster les politiques publiques aux réalités du terrain.

En résumé, le tissu entrepreneurial tunisien sait résister aux chocs. Mais sans un environnement prévisible, cette résilience restera une gestion de survie plutôt qu’un moteur de croissance durable.

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Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises »

23. Januar 2026 um 12:26

Alors que les exigences environnementales mondiales se durcissent, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Pour décrypter ces enjeux, nous avons reçu dans nos locaux  Nacer Hachani, expert-comptable spécialisé dans la transition écologique et les mécanismes de tarification carbone. Entre contraintes bancaires et menace imminente de la taxe carbone aux frontières de l’UE, il livre une analyse sans concession sur l’urgence de passer d’une communication de façade à une véritable stratégie de décarbonation.

Depuis 2021, les entreprises tunisiennes, notamment cotées, intègrent de plus en plus les critères ESG. Quel est l’impact réel de cette évolution sur notre tissu économique ?

Le cadre réglementaire tunisien s’est considérablement densifié pour répondre à une nécessité de transparence accrue. Si la loi de 2018 sur la RSE a posé les premières pierres en s’inspirant de la norme ISO 26000, le véritable tournant a été pris par la Bourse de Tunis en 2021 avec son guide de reporting extra-financier. Plus récemment, le communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) de décembre 2025 marque une étape cruciale en exigeant que les sociétés faisant appel public à l’épargne détaillent leurs risques et opportunités liés à la durabilité directement dans leurs états financiers.

Cette dynamique transforme les organisations en profondeur. D’abord, elle conditionne l’accès aux marchés internationaux, car les exigences européennes ne laissent plus de place à l’improvisation. Ensuite, elle devient un levier financier majeur puisque les banques et fonds d’investissement conditionnent désormais leurs lignes de crédit à la transparence des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Enfin, elle offre une rentabilité opérationnelle concrète en permettant aux entreprises de saisir de nouvelles opportunités de création de valeur, notamment pour les secteurs énergivores comme le ciment, où l’investissement dans l’autoconsommation d’énergies renouvelables permet de transformer un poste de coût stratégique en levier de performance opérationnelle et ESG.

Au regard des données actuelles, observe-t-on une réelle appropriation des valeurs ESG ou reste-t-on dans une logique de communication ?

Nous observons aujourd’hui une économie à deux vitesses. D’un côté, les grandes entreprises cotées et les filiales de groupes internationaux ont intégré ces enjeux dans leur ADN opérationnel. Pour ces acteurs, la pression vient souvent des donneurs d’ordres étrangers, particulièrement dans les secteurs stratégiques tels que le textile et l’industrie automobile, qui imposent des audits sociaux et environnementaux extrêmement rigoureux.

À l’opposé, une partie du tissu entrepreneurial se contente encore d’une approche superficielle axée sur l’image de marque. Ces entreprises adaptent leur communication sans transformer leurs processus profonds. C’est un calcul risqué, car nous ne sommes plus dans un simple exercice de conformité superficielle, mais bien dans un enjeu de viabilité économique à long terme. Pour les entreprises exportatrices, ce décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient une menace directe pour leur pérennité.

Quels sont les leviers concrets pour enraciner durablement cette culture chez les retardataires ?

La clé de la réussite réside dans la convergence totale entre les impératifs écologiques et la rentabilité économique. Pour obtenir une adhésion massive, il faut un retour sur investissement limpide. Par exemple, si la Tunisie instaurait une réglementation permettant l’échange de quotas carbone, les entreprises seraient naturellement incitées à investir pour générer des crédits valorisables.

Par ailleurs, il nous manque encore un système de traçabilité robuste pour l’énergie verte, similaire au modèle français des certificats d’origine. Sans une telle certification, nos exportateurs manquent de crédibilité pour valoriser leur décarbonation sur la scène internationale. Il est donc impératif de bâtir un environnement où l’engagement écologique devient un moteur de compétitivité financière plutôt qu’une charge supplémentaire.

Vous parlez souvent de « double matérialité ». Est-ce le concept qui doit guider les dirigeants ?

Le concept de double matérialité est effectivement le pivot de la conscience stratégique moderne. Auparavant, l’entreprise ne se souciait que de l’impact de l’environnement sur ses finances. Aujourd’hui, elle doit également mesurer l’impact de ses propres activités sur son environnement. C’est une question de survie : si une industrie continue d’émettre massivement du carbone, le changement climatique finira par détruire ses propres actifs physiques. Quand un dirigeant intègre que la dégradation de la planète équivaut à la destruction de sa propre valeur financière à terme, sa vision stratégique bascule radicalement.

Où en est l’empreinte carbone des entreprises tunisiennes face aux nouvelles sanctions internationales ?

Nous sommes encore loin d’une connaissance précise de notre empreinte carbone nationale. Il est désormais urgent que le calcul du bilan carbone soit généralisé par voie législative en instaurant des obligations par secteur ou par seuil de chiffre d’affaires. L’urgence est dictée par l’Europe avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui cible déjà six secteurs clés : ciment, engrais, acier, hydrogène, électricité et aluminium.

Avec une taxe carbone avoisinant les 85 euros par tonne, le coût de l’inaction se chiffrera très bientôt en millions d’euros, lorsque le mécanisme atteindra son plein régime, dans un contexte de suppression progressive des quotas gratuits. Les entreprises tunisiennes s’engagent déjà contractuellement sur des seuils d’émissions dans leurs nouveaux marchés, et tout dépassement sera lourdement sanctionné par des audits européens dès 2027, qui porteront sur les émissions de 2026. Pour nos exportateurs, la décarbonation est désormais une condition sine qua non de survie face à la concurrence mondiale.

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Ce qu’il faut retenir de la mission tunisienne à Davos

23. Januar 2026 um 11:00

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a représenté la Tunisie lors de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos, tenue du 19 au 23 janvier 2026. Sous le thème « L’esprit du dialogue », ce rendez-vous majeur a permis à la délégation tunisienne de multiplier les échanges stratégiques avec des dirigeants mondiaux et des institutions financières de premier plan pour examiner l’avenir de l’économie globale.

Au cours de ce sommet réunissant des représentants de 130 pays, le ministre tunisien a pris part à plusieurs séminaires consacrés aux perspectives économiques pour l’année 2026. Les discussions, relayées par un communiqué officiel du département de l’Économie, ont porté sur des défis transversaux tels que le changement climatique, la finance durable, la promotion de l’innovation et le rôle moteur de l’intelligence artificielle dans le développement. Samir Abdelhafidh a particulièrement mis l’accent sur le développement du commerce numérique au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), explorant les leviers nécessaires pour stimuler l’investissement dans la connectivité et assurer une croissance inclusive sur le continent.

Intensification des partenariats avec les institutions internationales

En marge des sessions plénières, le ministre a mené une série d’entretiens bilatéraux de haut niveau, notamment avec Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED. Cet échange a porté sur le renforcement de la coopération technique et le soutien au Centre de Tunis pour la formation sur le droit de la concurrence. Mme Grynspan a évoqué la création d’une plateforme pour les pays emprunteurs afin d’améliorer la gestion de la dette via des méthodes innovantes, tout en exprimant sa volonté de visiter prochainement la Tunisie et de contribuer à l’évolution des textes juridiques relatifs à l’investissement.

Parallèlement, la rencontre avec Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux parties. M. Lario s’est dit disposé à financer de nouveaux projets de développement rural adaptés aux priorités tunisiennes. De même, l’entretien avec Matteo Patrone, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a consolidé la dynamique instaurée par la récente visite de la présidente de l’institution à Tunis. La BERD a réitéré son engagement à soutenir le plan de développement 2026-2030, avec une nouvelle visite de M. Patrone prévue au second semestre de l’année.

Synergies régionales et attractivité du site Tunisie

La coopération avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a également figuré au centre des priorités. Abdullah Almusaibeeh a salué le rôle de la Tunisie dans la coopération arabo-africaine, ouvrant la voie à un soutien accru pour les entreprises tunisiennes exportatrices et à l’exécution de projets en Afrique subsaharienne. Sur le plan bilatéral, des réunions avec les ministres du Koweït et d’Oman ont visé à intensifier les flux d’investissements directs et à organiser des manifestations commerciales conjointes.

Enfin, Samir Abdelhafidh a clôturé sa mission par une série de rencontres avec des investisseurs internationaux et des chefs d’entreprises. Il a exposé les avantages compétitifs de la Tunisie en tant que destination stratégique, réaffirmant la volonté des autorités de coordonner étroitement avec les opérateurs privés pour concrétiser leurs intentions d’investissement dans divers secteurs porteurs.

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La STB affiche un PNB de 687,9 millions de dinars en hausse de 5,89 %

23. Januar 2026 um 09:55

La Société Tunisienne de Banque (STB) a réalisé un Produit Net Bancaire de 687,9 millions de dinars à la fin de l’exercice 2025, enregistrant une augmentation de 5,89 % par rapport à l’exercice antérieur. Le coefficient d’exploitation a connu une amélioration, passant de 50,08 % à 48,47 %, témoignant d’une meilleure efficacité opérationnelle.

Ces résultats s’expliquent par une évolution positive entre les produits et les charges d’exploitation bancaire. Les produits ont connu une hausse de 3,3 % pour se chiffrer à 1 454,4 millions de dinars, pendant que les charges correspondantes n’ont augmenté que de 1,08 % pour s’élever à 766,4 millions de dinars. Les charges opératoires ont enregistré une progression limitée à 2,48 % durant la période considérée.

La structure des produits d’exploitation bancaire se compose essentiellement des produits d’intérêts qui représentent 60,8 %, des revenus issus du portefeuille titres à hauteur de 29,9 %, et des commissions nettes qui comptent pour 9,4 %.

L’activité de crédit et les placements constituent les piliers de l’activité

L’activité de crédit génère 91,6 % des produits d’intérêts, correspondant à 809,6 millions de dinars. L’encours total des créances nettes auprès de la clientèle s’est fixé à 8 645 millions de dinars, marquant une diminution de 1 126 millions de dinars comparativement à la fin de l’année 2024. Cette baisse traduit une stratégie d’optimisation dans l’octroi de crédit, tout en préservant le soutien financier aux acteurs économiques et aux établissements publics.

Le portefeuille titres a connu une croissance significative avec une progression de 1 012 millions de dinars, soit une hausse de 26,1 %, portant le total à 4 886 millions de dinars. Cette augmentation découle principalement de l’accroissement des Bons du Trésor Assimilables (BTA) conservés dans le portefeuille d’investissement.

Des ressources solides et une situation de liquidité favorable

Concernant le passif, les charges d’exploitation bancaire totalisant 766,4 millions de dinars se composent presque entièrement de charges d’intérêts, liées en grande partie aux dépôts de la clientèle. À la fin du mois de décembre 2025, l’établissement n’a pas eu recours aux ressources de marché à court terme.

Les dépôts de la clientèle ont progressé de 9,7 % pour atteindre 12 508 millions de dinars. Leur composition, largement constituée de dépôts à vue et d’épargne, assure une base de financement stable.

Les ratios de liquidité demeurent satisfaisants. Le ratio Loan to Deposit (LTD) s’est positionné à 81,7 %, nettement inférieur au plafond réglementaire. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) se maintient au-dessus de la norme fixée à 100 %.

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OneTech réalise 281,9 millions de dinars de chiffre d’affaires au T4 2025

22. Januar 2026 um 08:40

Le Groupe OneTech a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 281,9 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, soit une progression de 7,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette croissance s’explique par la performance combinée des marchés d’exportation et du marché local. Les ventes à l’export ont atteint 236,3 millions de dinars, en hausse de 5,5 %, marquant le cinquième trimestre consécutif de croissance. Sur le marché local, le chiffre d’affaires s’est établi à 45,6 millions de dinars, en progression de 19,6 %.

Le pôle Câbles a porté cette dynamique grâce à la montée en puissance de nouveaux programmes et à l’amélioration du mix produits. Le pôle Mécatronique a également bénéficié de la reprise progressive de la demande sur les marchés automobiles européens, notamment liée aux véhicules électriques.

Performance annuelle 2025

Sur l’ensemble de l’exercice 2025, le Groupe OneTech a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 080,9 millions de dinars, en progression de 3,1 % par rapport à 2024. Les exportations ont augmenté de 4,6 %, soit 40,6 millions de dinars supplémentaires, et représentent désormais 86,2 % du chiffre d’affaires total.

Investissements et structure financière

En ligne avec le plan stratégique « Challenge 2028 », les investissements réalisés en 2025 ont atteint 36,2 millions de dinars. Ces investissements visent l’amélioration de la qualité, de la productivité, de la performance énergétique et des engagements en matière de développement durable.

Sur le plan financier, le Groupe a poursuivi sa trajectoire de désendettement. L’endettement global a reculé de 23,4 millions de dinars en 2025, soit une baisse de 19 % par rapport à fin 2024.

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PNB à 590,7 MD : Amen Bank confirme la résilience de son modèle

21. Januar 2026 um 13:31

Amen Bank clôture l’année avec un PNB en progression de 4,3 %, s’établissant à 590,7 millions de dinars contre 566,5 millions dinars en 2024. Cette performance s’appuie sur une croissance de 8,8 % des dépôts clientèle, atteignant 8 721 millions de dinars, et une hausse de 3,2 % des crédits nets s’élevant à 7 534 millions de dinars. Malgré un coefficient d’exploitation qui se fixe à 41,09 %, la banque consolide ses indicateurs d’activité.

Une dynamique commerciale portée par les dépôts Le bilan de l’exercice 2025 révèle une accélération de la collecte. Les dépôts et avoirs de la clientèle ont bondi de 705,5 millions de dinars sur un an, pour atteindre un encours global de 8 721 millions de dinars au 31 décembre.

En parallèle, les crédits à la clientèle, nets de provisions, ont progressé de 234,7 millions de dinars, s’établissant à 7 534 millions de dinars. La structure de financement de l’institution a également été renforcée par une augmentation de 10,3 millions de dinars des ressources longues (emprunts et ressources spéciales), totalisant désormais 709,9 millions de dinars.

 

 

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Tunis Re atteint 97 % de ses objectifs annuels en 2025

21. Januar 2026 um 13:01

Tunis Re a enregistré un chiffre d’affaires de 238,4 millions de dinars  au 31 décembre 2025, confirmant la stabilité de son portefeuille par rapport à l’exercice précédent. La société a atteint 97 % de ses objectifs annuels de chiffre d’affaires, tandis que son ratio de sinistralité a diminué à 47 %, contre 59 % au 31 décembre 2024. Les produits financiers ont progressé de 7,7 %, passant de 31,190 MDT à 33,587 MDT.

Ces indicateurs reflètent une gestion maîtrisée des engagements, un ajustement sélectif du portefeuille de souscription et une évolution favorable des risques. Sur les marchés étrangers, la performance reste robuste malgré la dépréciation du dollar américain observée récemment. L’amélioration de la performance technique est liée à une gestion rigoureuse des risques, à la baisse de la sévérité des sinistres et à la revalorisation à la baisse de certains sinistres relatifs à des exercices antérieurs.

Les produits financiers intègrent les intérêts courus et non échus pour les exercices 2024 et 2025, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes, et témoignent d’une gestion prudente et efficace des placements. Ces chiffres consolidés, publiés par Tunis Re au quatrième trimestre 2025, confirment la solidité des fondamentaux du réassureur et la résilience de son modèle économique dans un contexte de marché exigeant.

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Hausse de 85 % du CA export de la bière pour la SFBT au T4 2025

21. Januar 2026 um 11:42

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a publié ses indicateurs financiers pour le quatrième trimestre 2025. Le chiffre d’affaires local des boissons gazeuses hors taxes a diminué, passant de 33,91 millions de dinars à 32,12 millions de dinars, soit une baisse de 5,29 %. À l’export, le chiffre d’affaires de ces mêmes produits a reculé de 6,42 millions de dinars à 5,33 millions de dinars, enregistrant une diminution de 17,02 %.

Le chiffre d’affaires hors taxes de la bière locale a progressé de 154,8 millions de dinars à 166,95 millions de dinars, une hausse de 7,85 %. La bière exportée a connu une croissance plus marquée, passant de 931 665 dinars à 1,72 million de dinars, soit une augmentation de 85,03 % au quatrième trimestre 20255 par rapport au quatrième trimestre 2024. En revanche, il y a une baisse des exportations qui sont passées de 4 942 181,245 en 2024 à  4 781 021,122 pour l’année 2025  soit une baisse de l’ordre de 4%.

En termes de volumes, les ventes de boissons gazeuses ont légèrement reculé de 3,66 millions à 3,59 millions de caisses. Tandis que les ventes de bière ont augmenté de 456 738 hectolitres à 487 032 hectolitres, représentant une progression de 6,63 %. La production de boissons gazeuses a enregistré une faible hausse de 225 831 hectolitres à 226 095 hectolitres. La production de bière a atteint 489 314 hectolitres contre 472 259 hectolitres au trimestre précédent, soit une augmentation de 3,61 %.

Les investissements de la période ont principalement concerné l’acquisition de matériel d’emballage consigné, incluant des casiers et des bouteilles. Les soldes comptables bancaires prennent en compte les encaissements auprès des clients et les dividendes reçus, déduction faite des paiements d’impôts, des salaires et des fournisseurs.

La société précise que la baisse des ventes de boissons gazeuses est liée à la mise en place d’un centre de facturation dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine SFBT-Charguia. Cette évolution opérationnelle a réduit le volume facturé par la société mère sans affecter l’activité globale du groupe. Le recul du chiffre d’affaires à l’export des boissons gazeuses est attribué à une diminution des commandes d’un client en Afrique subsaharienne, une variation qui reste limitée dans le chiffre d’affaires global.

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BH Bank enregistre un PNB de 681,5 MDT, en baisse de 2,8 %

21. Januar 2026 um 09:57

À la clôture de l’exercice 2025, l’activité bancaire de BH BANK  affiche des évolutions contrastées, marquées par un recul des crédits et une forte progression des dépôts.

L’encours des créances sur la clientèle s’établit à 10 336 MDT à fin décembre 2025, contre 10 577 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 2,3 %. Dans le même temps, les dépôts de la clientèle atteignent 10 020 MDT, contre 9 009 MDT à fin décembre 2024, enregistrant une hausse de 11,2 %. Les emprunts et ressources spéciales reculent de 7,8 % pour s’établir à 1 442 MDT, contre 1 565 MDT un an auparavant.

Les produits d’exploitation bancaires s’élèvent à 1 438 MDT à fin décembre 2025, contre 1 446 MDT à la même période en 2024, en diminution de 0,6 %. Les charges d’exploitation bancaires atteignent 756 MDT, contre 745 MDT un an plus tôt, en hausse de 1,5 %. Le produit net bancaire ressort à 681,5 MDT, contre 701,2 MDT à fin décembre 2024, soit un repli de 2,8 %.

Parallèlement, les charges générales d’exploitation augmentent de 19,2 % pour atteindre 85 MDT, contre 72 MDT un an auparavant. Les frais du personnel progressent de 9,2 %, s’établissant à 207 MDT à fin décembre 2025, contre 189 MDT à fin décembre 2024.

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UNIMED clôture 2025 avec un chiffre d’affaires de 148,9 MDT

21. Januar 2026 um 09:04

UNIMED a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025. Au 31 décembre 2025, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 148,9 millions de dinars, contre 147,7 millions de dinars un an auparavant. Cette évolution est portée par la progression des ventes sur le marché national, avec un chiffre d’affaires officinal en hausse de 16 %, passant de 43,6 millions de dinars au 31 décembre 2024 à 50,5 millions de dinars au 31 décembre 2025, ainsi que par une augmentation de 3 % du chiffre d’affaires à l’export.

La production en unités, incluant ampoules, flacons, seringues et poches, s’établit à 245 782 157 unités au 31 décembre 2025, enregistrant une baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les investissements incorporels et corporels réalisés sur l’exercice atteignent 4,4 millions de dinars, provenant principalement des travaux d’agencements et d’aménagements.

L’endettement à long terme s’élève à 17,6 millions de dinars au 31 décembre 2025, en baisse de 29 %. Les dettes à court terme atteignent 27,4 millions de dinars, composées des échéances à moins d’un an sur les crédits bancaires pour 7,1 millions de dinars, sur les crédits de leasing pour 0,9 million de dinars et des crédits de gestion pour 19,4 millions de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport au 31 décembre 2024.

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Inondations de 1969 : quand la Tunisie a vécu sa pire catastrophe naturelle

20. Januar 2026 um 15:44

Les inondations et intempéries qui ont commencé le 20 janvier 2026 ne constituent ni les premières, ni les plus graves que la Tunisie ait connues. L’histoire récente du pays garde en mémoire une catastrophe d’une ampleur sans précédent : les inondations de 1969. Un drame national qui a profondément marqué le territoire, les populations et les politiques publiques.

Entre la fin septembre et la fin octobre 1969, une succession exceptionnelle de pluies torrentielles frappe la Tunisie. En l’espace de quelques jours, certaines régions reçoivent l’équivalent de plusieurs années de précipitations. Les oueds débordent, les sols saturés cèdent et les eaux engloutissent des zones entières du pays.

Le Nord-Ouest, le Centre et le Sahel subissent les plus lourds dégâts. À Kairouan, à Sidi Bouzid, dans le bassin de l’Oued Merguellil, mais aussi dans plusieurs régions côtières, les flots font disparaître routes, maisons et terres agricoles. Les crues se succèdent pendant près d’un mois et empêchent toute stabilisation rapide de la situation.

Le désastre entraîne un lourd bilan humain : les estimations les plus couramment citées évoquent plus de 500 morts. Environ 300 000 personnes perdent leur logement. Les eaux détruisent ou rendent inhabitables des dizaines de milliers d’habitations. Les crues ravagent les infrastructures vitales : elles emportent des ponts, coupent des routes sur des centaines de kilomètres, interrompent les voies ferrées et mettent hors service les réseaux d’eau et d’électricité.

Une mobilisation nationale sans précédent

Face à l’ampleur du désastre, l’État tunisien déclare la catastrophe nationale. Il mobilise en urgence les forces armées, la protection civile et l’administration centrale.

Les autorités mènent des opérations d’évacuation dans les zones les plus exposées. Des convois d’aide transportent de l’eau potable, de la nourriture et des couvertures vers des villages isolés. Les services publics installent des abris provisoires pour accueillir les sinistrés. Les responsables poursuivent un double objectif : sauver des vies et rétablir les services essentiels.

Parallèlement, des équipes techniques rouvrent les axes routiers, réparent les ponts et remettent en état les réseaux hydrauliques. La crise s’étend sur plusieurs semaines, bien au-delà de la fin des pluies, tant les dégâts restent profonds.

Une solidarité internationale massive

L’ampleur de la catastrophe déclenche une vague de solidarité internationale. Près de vingt-quatre pays répondent à l’appel de la Tunisie.

Parmi eux figurent notamment le Maroc, la France, les États-Unis, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Union soviétique. Les partenaires apportent une aide variée : hélicoptères de secours, ingénieurs, matériel de pompage, tentes, médicaments, nourriture et contributions financières.

Les Pays-Bas envoient une brigade spécialisée dans les situations de catastrophe afin de rétablir les réseaux d’eau et de sauver les puits. Les États-Unis déploient des moyens aériens et accordent une aide financière importante. Des équipes européennes participent à la reconstruction des infrastructures et à l’approvisionnement en eau potable. L’ONU coordonne une partie de cette assistance.

Cette mobilisation internationale renforce la capacité de réponse du pays et accélère la phase de relèvement.

Un tournant dans la politique hydraulique

Les inondations de 1969 ne représentent pas seulement une tragédie humaine. Elles imposent un tournant stratégique. Dans les années suivantes, l’État engage une refonte profonde de la gestion des risques hydrologiques.

Les autorités lancent des études sur les bassins versants. Elles planifient et construisent des barrages, des digues et des ouvrages de régulation, notamment dans les régions centrales. La catastrophe s’impose comme une référence majeure dans la politique d’aménagement du territoire et dans la conception des infrastructures hydrauliques.

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Tempête sur la côte nord : Hammamet, Kélibia et d’autres villes touchées

20. Januar 2026 um 14:03

Des vagues puissantes et des pluies intenses frappent plusieurs villes touristiques du nord de la Tunisie, provoquant l’inondation de plages, de rues et de complexes hôteliers, notamment à Hammamet et Kélibia.

Lundi 19 janvier, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a annoncé de fortes précipitations, parfois orageuses, sur plusieurs régions du nord du pays. Ces intempéries s’accompagnent de vents forts à très forts, en particulier sur les zones côtières, entraînant une mer très agitée. Face à la situation, des plans régionaux de prévention des catastrophes ont été activés.

Sur l’ensemble du littoral, les vagues ont atteint des zones habituellement épargnées. À Hammamet, station balnéaire majeure, plusieurs cafés, restaurants et complexes touristiques ont été envahis par l’eau. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des infrastructures touchées par la montée de la mer.

À Kélibia, ville côtière du Cap Bon, l’élévation des eaux a provoqué l’inondation de rues et d’établissements situés en bordure de plage, notamment des restaurants et des cafétérias. Des scènes similaires ont été observées dans d’autres zones touristiques du nord-est du pays.

Selon des médias locaux, des quartiers de la banlieue nord de Tunis ainsi que d’autres régions du nord-est ont également été touchés par les inondations. Le niveau d’alerte a été relevé à « très élevé » dans les gouvernorats de Tunis et de Nabeul.

Par ailleurs, plusieurs gouvernorats ont annoncé la suspension des cours le mardi 20 janvier en raison des précipitations et des fortes perturbations affectant des zones résidentielles et des axes routiers. À Soliman, porte d’entrée du Cap Bon, les pluies ont entraîné des difficultés de circulation et une montée du niveau des eaux dans l’Oued El Bey. Les citoyens et les touristes présents dans ces villes sont appelés à respecter les consignes de sécurité. De même qu’à signaler toute situation dangereuse, dans l’attente d’une amélioration des conditions météorologiques.

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TGH affiche un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars

20. Januar 2026 um 11:51

L’Assemblée générale ordinaire de Tawsol Group Holding a enregistré une participation de 74 % du capital. Le groupe annonce un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars. Tandis que la société mère affiche un bénéfice proche d’un million de dinars et un bilan de 138,4 millions de dinars.

Sur 3,3 millions de dinars à répartir, les bénéfices seront principalement affectés au renforcement des fonds propres, avec priorité au report à nouveau et aux réserves légales. Ahmed Sellami a été désigné représentant des actionnaires minoritaires jusqu’en 2026.

Le mandat de Moez Ben Ali comme commissaire aux comptes a été renouvelé pour trois exercices. Et les administrateurs ont reçu le quitus pour leur gestion. Toutes les résolutions ont été adoptées à la quasi-unanimité, confirmant la stabilité et la solidité financière du groupe.

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