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Maroc : Nador West Med bientôt opérationnel, Tanger Med 3 vise 20 millions de conteneurs

29. Oktober 2026 um 16:32

Le Maroc s’apprête à ouvrir le premier terminal du port de Nador West Med. Tandis que les travaux d’un nouveau port, Tanger Med 3, doivent être lancés prochainement. Ces deux projets structurants doivent renforcer les capacités logistiques, industrielles et énergétiques du pays. C’est ce qu’annonce un communiqué du Cabinet royal publié mercredi 28 octobre.

Le complexe de Nador West Med représente un investissement public et privé de 54 milliards de dirhams. Soit environ 5,5 milliards de dollars. Son premier terminal à conteneurs disposera, à terme, d’une capacité annuelle de 3,5 millions de conteneurs. Un deuxième terminal, d’une capacité de 1,8 million de conteneurs, doit entrer en service en avril 2027, indique la même source.

Le projet comprend également des infrastructures énergétiques. Avec notamment un terminal pour les hydrocarbures, des installations de stockage pouvant atteindre quatre millions de mètres cubes et un terminal de gaz naturel liquéfié. Sa zone industrielle accueille déjà une usine en activité; tandis que trois autres sont en construction. À court terme, le complexe devrait générer 14 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects, poursuit le communiqué.

Parallèlement, le royaume prévoit de lancer Tanger Med 3, un projet évalué à huit milliards de dirhams. Situé à l’ouest de Tanger Med 2, le nouveau port comprendra 1 200 mètres de quais. En outre, il apportera une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an. Un contrat de concession a été signé avec Maersk-APM pour développer le nouveau terminal à conteneurs.

Avec cette extension, la capacité totale du complexe Tanger Med pourrait atteindre 20 millions de conteneurs par an, contre 11,1 millions de conteneurs traités en 2025. Le projet prévoit également le développement des installations pour les passagers et le transport international de marchandises par camions.

Au-delà de l’augmentation des capacités, ces investissements répondent à un objectif stratégique : renforcer l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, en associant transport maritime, industrie, logistique et approvisionnement énergétique. Leur impact économique dépendra notamment de la qualité des connexions terrestres, de l’attraction de nouveaux opérateurs et de la capacité à transformer les flux portuaires en emplois et en valeur ajoutée locale.

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Amazon veut placer l’IA au cœur de la maison, la vie privée en question

29. Oktober 2026 um 15:49

Les grandes entreprises technologiques cherchent à faire de l’intelligence artificielle un élément central de la vie domestique. Amazon a dévoilé une nouvelle gamme d’appareils intégrant Alexa+, sa version enrichie de l’assistant vocal, illustrant la volonté du groupe de rendre l’IA plus personnalisée et plus présente dans les foyers.

La gamme proposée par Amazon comprend de nouvelles enceintes connectées, un cadre photo numérique intégrant des fonctions d’intelligence artificielle, des réveils intelligents et un écran destiné à piloter les équipements de la maison. L’objectif est de permettre aux appareils de mieux reconnaître les utilisateurs et d’adapter leurs réponses à leurs habitudes.

Certaines fonctionnalités vont au-delà des commandes vocales traditionnelles. Une enceinte peut notamment identifier la personne qui s’adresse à elle afin de lancer sa playlist préférée. Un réveil utilise les ultrasons pour suivre la respiration et contribuer au suivi du sommeil. Une autre fonction permet de créer une cartographie en trois dimensions du logement et d’y intégrer les caméras Ring afin de surveiller les mouvements détectés à l’extérieur.

Cette évolution s’inscrit dans une compétition plus large. Google, Apple et, selon des informations rapportées par Semafor, OpenAI s’intéressent également aux équipements domestiques et aux interfaces permettant à l’IA d’interagir avec l’environnement physique. L’enjeu ne se limite plus à répondre à une question ou à allumer une lumière : il consiste à comprendre les habitudes d’un foyer et à automatiser davantage de tâches quotidiennes.

Nouvelles inquiétudes sur la vie privée

Mais cette personnalisation suppose une collecte et une analyse plus poussées des données. Les appareils peuvent renseigner sur les horaires, les préférences, les habitudes de sommeil et les déplacements des occupants. La multiplication des capteurs et des connexions entre équipements soulève ainsi des questions de confidentialité, de sécurité et de contrôle des informations personnelles.

La course à l’IA domestique confronte donc les industriels à un double défi. Ils doivent démontrer l’utilité concrète de ces fonctions tout en inspirant confiance aux consommateurs. Car si l’automatisation promet davantage de confort, elle risque aussi de transformer le foyer en un espace toujours plus observé et analysé par des systèmes numériques.

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Les banques centrales du Golfe maintiennent leurs taux d’intérêt après la Fed

29. Oktober 2026 um 12:11

Les banques centrales de plusieurs pays du Golfe ont maintenu leurs taux directeurs. Et ce, après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale a maintenu son taux de base à 3,90 %. Au Qatar, les taux de dépôt, de prêt et de pension restent respectivement à 4,10 %, 4,60 % et 4,35 %. À Bahreïn, le taux des dépôts au jour le jour demeure fixé à 4,50 %.

Ces décisions suivent celle de la Fed, qui a interrompu le mouvement de hausse engagé en septembre. Elles illustrent la forte influence de la politique monétaire américaine sur les économies du Golfe, dont plusieurs monnaies sont arrimées au dollar.

L’Arabie saoudite et Oman conservent pour leur part les niveaux fixés en septembre. Le taux des opérations de pension de la Banque centrale saoudienne est de 4,50 %. Tandis que celui d’Oman s’établit également à 4,50 %. Le Koweït, dont le dinar est rattaché à un panier de devises, conserve un taux d’escompte de 3,50 %.

Le maintien des taux intervient dans un contexte de tensions sur les prix. Selon une analyse de MUFG publiée le 28 octobre, l’inflation moyenne pondérée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe a atteint 2,7 % depuis le début de 2026;contre une moyenne de 2 % en 2025. Les coûts de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement contribuent à ces pressions.

Cette politique monétaire présente toutefois un dilemme. Des taux élevés contribuent à contenir l’inflation et à soutenir la stabilité des monnaies. Mais ils renchérissent aussi le crédit pour les ménages et les entreprises. Dans un contexte de ralentissement de la demande de crédit et de l’activité non pétrolière, le maintien de conditions financières restrictives pourrait peser sur l’investissement.

Les prochaines décisions dépendront donc de l’évolution de l’inflation, des prix de l’énergie et de la conjoncture américaine. Pour les économies du Golfe, l’enjeu sera de préserver la stabilité monétaire sans accentuer les difficultés de financement du secteur privé.

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États-Unis : la Fed maintient ses taux directeurs malgré une inflation persistante

29. Oktober 2026 um 09:42

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu, mercredi 28 octobre, ses taux directeurs dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. La décision a toutefois fait apparaître un désaccord au sein du comité monétaire : deux responsables ont plaidé pour une nouvelle hausse d’un quart de point.

Dans son communiqué, la Fed indique que l’inflation demeurait élevée et que de nouvelles données seraient nécessaires pour déterminer l’orientation appropriée de sa politique monétaire. Elle a relevé également son appréciation de l’activité économique américaine, désormais décrite comme progressant à « un rythme soutenu », contre une expansion jugée « solide » lors de sa précédente réunion.

Le président de la Fed, Kevin Warsh, a souligné que les dépenses des ménages restaient résilientes et que les investissements des entreprises demeuraient robustes. Il a toutefois reconnu que l’objectif d’inflation de 2 % n’était pas encore atteint. La hausse des coûts énergétiques et les investissements massifs dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle alimentent les inquiétudes sur la persistance des pressions sur les prix.

Les marchés restent attentifs à la prochaine réunion monétaire, prévue en décembre. Les contrats à terme intègrent désormais une probabilité élevée d’une nouvelle hausse des taux, même si la Fed n’a pris aucun engagement en ce sens. La Fed réduira la fréquence de ses réunions sur les taux d’intérêt dans les années à venir

La banque centrale americaine a par ailleurs annoncé une modification de son calendrier : à partir de 2027, l’une de ses huit réunions annuelles sera consacrée exclusivement à la stratégie monétaire, sans décision sur les taux. En 2028, deux réunions devraient être dédiées à ces discussions stratégiques.

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Sommet Russie-Afrique : Moscou mise sur le codéveloppement pour ancrer son influence

29. Oktober 2026 um 08:36

Le président russe Vladimir Poutine a appelé, mercredi 28 octobre, les pays africains à renforcer leur autonomie économique et politique, en proposant un partenariat avec Moscou fondé sur le « codéveloppement plutôt que la domination ».

S’exprimant à l’ouverture du troisième sommet Russie-Afrique, organisé dans la capitale russe les 28 et 29 octobre, il a plaidé pour une rupture avec l’héritage colonial et un rééquilibrage de l’ordre mondial. Il a présenté la Russie comme un partenaire disposé à accompagner le continent dans la transformation de ses ressources naturelles, le développement de ses infrastructures et l’accès aux technologies.

Moscou entend notamment intensifier les échanges commerciaux avec les pays africains. Sachant que le commerce entre la Russie et le continent a atteint un record de 27,7 milliards de dollars en 2025. Le Kremlin souhaite accroître davantage ces échanges, en particulier dans l’énergie, l’agriculture, les transports et les technologies.

Poutine a également mis en avant les livraisons agricoles russes. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la Russie a exporté 13 millions de tonnes de produits agricoles vers l’Afrique. Plus de 40 pays africains reçoivent déjà des céréales et des engrais russes, precise le président russe…

Dans le domaine énergétique, Moscou, affirmant participer à plus de 30 projets dans 16 pays africains, propose également de partager son expertise dans la gestion des ressources en eau et de développer des coopérations dans les infrastructures, la santé et les technologies numériques.

Sur un autre registre, le président russe a appelé à renforcer les relations bancaires entre la Russie et les pays africains, à développer les paiements en monnaies nationales et à mettre en place des mécanismes alternatifs de transfert financier. Selon lui, ces dispositifs permettraient de limiter la dépendance aux infrastructures financières occidentales et de réduire l’exposition aux sanctions.

Une stratégie d’influence dans un contexte de rivalités internationales

Le sommet rassemble des délégations de 48 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement, selon les chiffres communiqués par les organisateurs. Les discussions portent sur le commerce, l’investissement, la sécurité, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et les transferts de technologies.

Cette rencontre s’inscrit dans les efforts de Moscou pour consolider ses relations avec le continent, alors que les sanctions occidentales liées à sa guerre contre l’Ukraine poussent la Russie à rechercher de nouveaux débouchés commerciaux et des soutiens diplomatiques. D’ailleurs, son influence s’est renforcée dans les pays du Sahel, où les autorités ont réorienté une partie de leurs partenariats sécuritaires vers Moscou.

Les ambitions économiques russes restent toutefois confrontées à des limites : les échanges avec l’Afrique demeurent concentrés dans certains secteurs et certains pays, contrairement à la Chine et à l’Union européenne qui occupent une place importante dans le commerce du continent…

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