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Empfangen — 25. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

GNV-Tunisie : le cap est maintenu, la nouvelle liaison maritime Civitavecchia-Tunis prend forme

25. Juli 2026 um 22:12

La compagnie maritime GNV réaffirme sa détermination à concrétiser l’ouverture d’une nouvelle liaison entre Civitavecchia et Tunis, un projet pensé pour répondre à l’essor de la demande, aussi bien du côté des voyageurs que des opérateurs du transport de marchandises, et pour dynamiser davantage les échanges italo-tunisiens.

Depuis janvier, GNV mène un dialogue soutenu avec les autorités des deux pays en vue d’obtenir le feu vert nécessaire au lancement de cette ligne. Ce travail conjoint a déjà porté ses fruits, avec des progrès notables et un accord de principe déjà acquis sur le projet.

L’autorisation générale d’exploitation reste néanmoins, à ce stade, en cours de finalisation. Comme le souhaitaient les autorités tunisiennes, GNV a tenu informés les passagers concernés par les traversées encore soumises à validation.

Bonne nouvelle cependant : la traversée Civitavecchia-Tunis du jour a bien été autorisée par les autorités tunisiennes. L’enregistrement et l’embarquement se déroulent sans encombre, en lien étroit avec les services compétents.

Les échanges entre administrations italienne et tunisienne continuent activement, avec l’objectif d’aboutir prochainement à un accord définitif qui permettra une exploitation régulière de cette nouvelle ligne.

GNV tient à remercier chaleureusement ses passagers pour leur patience et leur confiance, et réaffirme son engagement à renforcer les ponts économiques, humains et touristiques entre les deux rives de la Méditerranée. La compagnie reste pleinement engagée aux côtés des autorités des deux pays pour que cette liaison voie le jour dans les meilleurs délais.

Avec communiqué

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Mobilisation à Tunis sur fond de coupures d’électricité et d’eau

25. Juli 2026 um 21:52

Ce samedi 25 juillet 2026, plusieurs organisations de la société civile ont appelé à manifester dans l’après midi à Tunis pour dénoncer la dégradation des services publics, eau, électricité, médicaments , et réclamer des solutions sur fond  économique et sociale  pour sortir le pays de la crise.  Ils étaient des milliers de voix qui étaient présents pour dire stop aux coupures, aux ruptures de médicaments et à la crise du quotidien. 

Rencontré lors de cette mobilisation, Mahmoud Baroudi, acteur de la société civile, a souligné qu’il est  » indispensable » d’instaurer une amnistie économique pour permettre à la Tunisie d’avancer. Il a indiqué que stigmatiser les hommes d’affaires et multiplier les barrières à l’entrée freinent l’investissement, en particulier celui des jeunes entrepreneurs.

Il a ajouté qu’une amnistie politique pour les détenus d’opinion est également nécessaire et que tous doivent  » réfléchir ensemble et travailler main dans la main » pour résoudre les problèmes économiques du pays.

« En 2026, il est inacceptable que les Tunisiens subissent des coupures d’eau, d’électricité et des ruptures de médicaments »,  a-t-il dit. Selon lui, le bilan depuis 2010-2011, dignité, liberté, emploi est décevant : la dignité, qu’il associe au pouvoir d’achat et à une vie quotidienne décente, n’est plus assurée, la liberté recule, et le chômage reste très élevé. « Nous espérons que le 25 juillet marque un nouveau départ pour les Tunisiens », a-t-il conclu, réclamant une “ amnistie économique » et  un dialogue inclusif pour  » construire la Tunisie de demain ».

De son côté, Houssem Hammi, coordinateur général du collectif Citoyens Soumoud, a indiqué que la manifestation visait à porter la voix des citoyens confrontés à une  » situation critique » touchant leur confort de vie : coupures d’électricité, pénuries d’eau et manque de médicaments en pharmacie, le tout sur fond de dégradation économique. Il a souligné que l’exécutif  du mal à proposer des solutions viables pour appréhender la complexité de la crise.

Houssem Hammi a dénoncé la pratique consistant à rejeter la faute sur des opposants, des journalistes, des syndicats ou l’administration.  » Cette stratégie ne convainc plus », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la mobilisation a réussi parce que de plus en plus de citoyens comprennent que la situation deviendra irréversible si rien ne change. « Nous voulons un changement démocratique, mais ce pouvoir doit reconnaître qu’il n’est pas en train de sauver le pays » a-t-il dit. Il a enfin noté la participation croissante des jeunes, résultat d’un travail de pédagogie et de mobilisation progressive.

Saoussen Laribi a indiqué que la dégradation est « sans précédent » en matière d’accès à l’eau et à l’électricité. Elle a souligné la rupture d’approvisionnement en médicaments vitaux, notamment pour les personnes atteintes de cancer, et a affirmé que la situation empêche aujourd’hui les citoyens de vivre dignement ou d’exercer normalement leur citoyenneté.  » Il est inhumain, au XXIe siècle, de vivre dans de telles conditions en villes comme en campagnes », a-t-elle conclu, rappelant que la mobilisation est générale parce que tous sont concernés par ces manquements.

Les manifestants demandent des réponses rapides et concrètes ; sans amnistie  économique ni concertation nationale effective, le mécontentement pourrait perdurer.

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L’unité aérienne militaire tunisienne décorée par l’ONU

25. Juli 2026 um 15:33

La Tunisie est à l’honneur en République centrafricaine, où son unité militaire de transport aérien a été classée meilleure unité en termes de performance et d’efficacité par la MINUSCA.

À ce titre, les équipages de conduite, les techniciens ainsi que les équipes de soutien et de logistique ont reçu la médaille des Nations unies lors d’une cérémonie officielle organisée à Bangui, comme l’a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué officiel.

Cette distinction récompense le dévouement exceptionnel, la discipline et le professionnalisme remarquable dont fait preuve le contingent tunisien dans le cadre de sa mission de stabilisation. Le commandant adjoint de la Force de l’ONU a tenu à saluer la contribution déterminante de cette mission pour sauver des vies et renforcer la confiance entre l’organisation internationale et les autorités centrafricaines, qualifiant l’unité tunisienne de pilier logistique majeur sur le terrain.

Le bilan opérationnel des six derniers mois témoigne de cette rigueur constante. L’unité a en effet accumulé près de 1 900 heures de vol, permettant le transport de plus de 6 800 passagers et l’acheminement de plus de 4 300 tonnes d’équipements et de ravitaillement, tout en menant à bien 10 opérations complexes d’évacuation sanitaire aérienne.

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De Douz à Hammamet : la jeunesse tunisienne sur scène avec Marcel Khalifé

25. Juli 2026 um 13:56

Hammamet, 24 juillet 2026. Le théâtre de plein air a rouvert ses portes à une voix qui l’habite depuis des décennies : celle de Marcel Khalifé. Pour cette 60ᵉ édition du Festival International,  le musicien libanais a livré bien plus qu’un concert, un condensé d’histoire, d’engagement et de transmission.

L’amphithéâtre était plein jusqu’aux derniers rangs. Dans les gradins se côtoyaient des spectateurs venus découvrir l’artiste et d’autres qui suivent son parcours depuis ses débuts, il y a un demi-siècle. Cette mixité des âges a donné à la soirée une tonalité particulière, celle d’un répertoire capable de traverser les générations sans perdre de sa force.

Le programme a puisé dans les compositions qui ont marqué l’imaginaire collectif arabe, portées par un sentiment de fierté retrouvée. À plusieurs reprises, la limite entre la scène et le public s’est effacée : les spectateurs ont repris les chants en chœur, créant un moment de communion collective avant que le concert ne se referme sur une note empreinte de nostalgie.

Un instant a particulièrement marqué les esprits : celui où Sary Khalifé, le fils de l’artiste, a joué un solo de violoncelle. Un silence s’est installé dans la salle avant de céder la place à une longue ovation.

La dimension intergénérationnelle ne s’est pas limitée au public. En fin de concert, de jeunes musiciens tunisiens sont montés sur scène aux côtés de Marcel Khalifé. Ces instrumentistes l’avaient déjà accompagné en 2025, à Douz, dans le gouvernorat de Kébili, à l’occasion de la 4ᵉ édition du festival « Nجع Art », où l’artiste avait effectué une résidence.

À Hammamet, cette rencontre s’est prolongée par un échange musical entre l’oud de Khalifé et les instruments de ces jeunes artistes formés à son école, symbolisant une transmission assumée de son héritage.

La soirée a également été marquée par un geste de solidarité artistique : le musicien palestinien Faraj Suleiman a assisté au concert. La veille, Marcel Khalifé s’était lui-même rendu au récital de Suleiman, donné sur la même scène, et avait tenu à échanger avec lui.

Une conception de l’engagement artistique éloignée du slogan

Reçu par la presse après le concert, Marcel Khalifé est revenu sur sa conception de la chanson engagée, qu’il distingue du militantisme frontal. Il a expliqué ne jamais avoir composé d’hymnes au sens propre du terme, précisant qu’à l’époque des bombardements sur Beyrouth, il choisissait de chanter la douceur et la vie plutôt que la confrontation directe. Pour lui, la chanson relève d’abord d’une démarche intérieure, éloignée de toute posture martiale.

L’artiste a évoqué, avec une émotion perceptible, la disparition de plusieurs compagnons de route, ainsi que les destructions subies par le Liban-Sud et le sort des populations déplacées par l’occupation. Il a néanmoins présenté la création artistique comme une réponse à ces épreuves : un acte de résistance porté par l’espoir plutôt que par le repli.

« La Murale » : un projet de longue haleine désormais achevé

Marcel Khalifé a par ailleurs annoncé avoir terminé, après plus de deux années de travail, la composition musicale de « La Murale », adaptation de l’un des poèmes majeurs de Mahmoud Darwich. Le projet associe orchestre, chœur, théâtre et danse, et prévoit d’intégrer la voix enregistrée de Darwich lui-même dans le rôle du récitant, aux côtés du musicien tunisien Dhafer Youssef.

L’œuvre n’a pas encore été présentée sur scène ; Khalifé espère la produire dès que les conditions le permettront, la considérant comme l’un des aboutissements majeurs de sa carrière.

 

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Carthage Cement : la reprise s’amorce au deuxième trimestre malgré un marché local atone

25. Juli 2026 um 13:20

La cimenterie Carthage Cement affiche des signaux de redressement sur la période avril-juin 2026, après un premier semestre marqué par un tassement de son activité domestique. C’est ce que révèlent les indicateurs sectoriels publiés vendredi par le groupe.

Sur les six premiers mois de l’année, les recettes tirées du ciment et du clinker sur le marché intérieur atteignent 128 millions de dinars, en retrait de 4% comparativement à la même période en 2025. Un repli que l’entreprise impute à un fléchissement de la demande nationale.

C’est toutefois au cours du deuxième trimestre que la tendance s’inverse partiellement : le groupe indique avoir resserré l’écart accusé face à 2025 grâce à un regain de son activité commerciale. Sur ces trois mois, la production de ciment a bondi de 10% en glissement annuel, pour s’établir à 440 848 tonnes.

À l’international, les ventes cumulées au 30 juin s’élèvent à 27,67 millions de dinars. L’écart négatif par rapport à l’an dernier, qui se limite désormais à 15%, illustre selon le groupe un redémarrage graduel des exportations, dans un contexte mondial toujours instable où la demande extérieure demeure irrégulière.

Les autres branches d’activité racontent une histoire différente. Le pôle Granulats a extrait 1,86 million de tonnes depuis janvier, pour un chiffre d’affaires de 11,18 millions de dinars. Le segment Béton prêt à l’emploi, lui, poursuit sur sa lancée : les volumes produits atteignent 34 859 m³ à fin juin, en progression de 11% sur un an, tandis que les revenus associés grimpent de 17% pour totaliser 6,25 millions de dinars.

Sur le plan financier, l’endettement du groupe s’établissait à 285,675 millions de dinars à la fin du premier semestre 2026.

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Stockage résidentiel : pour l’ANPME, la vraie priorité s’appelle compteur intelligent

25. Juli 2026 um 12:58

L’engouement autour des batteries de stockage résidentielles masquerait une réalité économique peu favorable, selon l’Association nationale des Petites et Moyennes Entreprises (ANPME). Dans une prise de position rendue publique, l’organisation patronale invite les autorités à revoir leurs priorités face aux difficultés d’approvisionnement électrique.

Le 22 juillet 2026, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz avait ouvert la voie à l’installation, chez les particuliers, de batteries destinées aux installations photovoltaïques équipées d’onduleurs hybrides. La STEG présentait alors cette décision comme un choix stratégique, censé stimuler les investissements dans le renouvelable à un moment où le pays subit des chaleurs extrêmes et une demande électrique sous tension.

C’est précisément ce dispositif que l’ANPME met en cause. Selon ses calculs, une batterie de 10 kWh, suffisante pour faire tourner un climatiseur, un réfrigérateur et quelques équipements essentiels durant trois heures environ, représente une dépense avoisinant 12 000 dinars, hors de portée pour l’essentiel des ménages tunisiens.

L’association va plus loin dans son argumentaire chiffré : en tenant compte d’une durée de vie moyenne de cinq ans et d’environ 60 heures de coupures par an, le kilowattheure produit grâce à ces batteries reviendrait à quelque 12 dinars, soit près de 50 fois le tarif habituellement facturé par la STEG.

Un bénéfice limité pour le réseau collectif

Pour l’ANPME, le problème dépasse la seule question tarifaire. Ces installations, pensées pour un usage individuel en situation de panne, ne participent pas à l’alimentation du réseau lors des pics de consommation, ces moments précis où la pression sur le système est la plus forte.

L’organisation patronale s’interroge dès lors sur la pertinence de mobiliser des fonds publics, subventions ou avantages fiscaux, pour appuyer ces équipements. Elle y voit un soutien à des « solutions de sauvetage individuelles », profitant à une minorité sans retombée concrète sur la stabilité globale du réseau électrique.

Miser sur les compteurs intelligents

Plutôt que d’encourager le stockage résidentiel isolé, l’ANPME plaide pour son intégration dans un réseau électrique intelligent. Elle recommande en priorité la généralisation des compteurs communicants, susceptibles d’optimiser la gestion de l’énergie et de faciliter l’injection d’électricité dans le réseau en fonction des besoins réels.

L’association nuance toutefois son propos s’agissant du secteur industriel : pour les entreprises raccordées en moyenne tension, le stockage privé pourrait, à court terme, constituer un appui utile durant les heures de pointe et contribuer à limiter le risque de délestages.

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Officiel : Sidi Bou Saïd rejoint le patrimoine mondial de l’UNESCO

25. Juli 2026 um 12:11

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit, à l’unanimité, le village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial. La décision a été prise lors de la 48e session du Comité, réunie à Busan (Corée du Sud) du 19 au 29 juillet 2026.

Le dossier tunisien, intitulé « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », visait une reconnaissance indépendante pour ce village emblématique de la banlieue nord de Tunis, distincte du site archéologique de Carthage, inscrit depuis 1979 malgré leur proximité historique.

Perché sur un promontoire dominant la Méditerranée, Sidi Bou Saïd s’est développé autour du tombeau d’un maître soufi ayant vécu aux XIIe-XIIIe siècles. Le village est mondialement connu pour son architecture arabo-andalouse et sa palette chromatique bleu et blanc, qui ont inspiré de nombreux artistes.

Avec cette inscription, la Tunisie porte à dix le nombre de ses sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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PGH accélère au deuxième trimestre avec plus d’un milliard de dinars de revenus

25. Juli 2026 um 11:17

Poulina Group Holding (PGH) a enregistré un chiffre d’affaires de 1 091 millions de dinars au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 14,1% par rapport à la même période de 2025, d’après les indicateurs d’activité publiés par le groupe.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une augmentation de la production ainsi qu’un doublement des investissements au cours du premier semestre 2026.

La croissance de l’activité trimestrielle a été portée à la fois par le marché local et par les exportations. Les ventes réalisées en Tunisie ont progressé de 14,1%, tandis que celles destinées aux marchés extérieurs ont affiché une hausse de 14,3%.

Sur les six premiers mois de l’année, PGH a réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 2 118 millions de dinars, en augmentation de 7,9% par rapport au 30 juin 2025.

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Fête de la République: se souvenir pour avancer

25. Juli 2026 um 11:07

La célébration du 69e anniversaire de la proclamation de la République tunisienne, commémorée chaque 25 juillet depuis 1957, invite à un regard approfondi sur la portée et les conséquences de cet événement fondateur. Plus qu’un simple rappel de la fin de la monarchie, cette date marque l’avènement d’un État moderne et souverain et symbolise un tournant décisif dans l’histoire nationale, avec des transformations durables sur les plans économique, social et médiatique. Elle incarne à la fois la mémoire des sacrifices pour l’indépendance et la construction progressive d’une identité nationale évolutive.

Sur le plan économique, la Tunisie héritait en 1957 d’une économie peu développée : agriculture peu productive, industrie embryonnaire, infrastructures limitées et marché intérieur restreint. Une priorité fut donc de libérer l’économie du contrôle colonial, notamment par la nationalisation progressive de secteurs stratégiques (électricité, gaz, transports, banques), afin de jeter les bases d’un État autonome. Dans les décennies suivantes, surtout les années 1960 et 1970, des plans de développement ont cherché à industrialiser le pays, moderniser l’agriculture (phosphates, huile d’olive) et développer le tourisme. Ces politiques ont porté leurs fruits : le revenu moyen par habitant a presque quadruplé entre 1960 et la fin des années 1970, signe d’un réel progrès économique.

Les années 1980 ont amorcé une ouverture économique, renforcée ensuite par l’accord de libre-échange avec l’Union européenne en 1995. Cette ouverture a permis une diversification (industrie, agriculture, tourisme), mais n’a pas résolu tous les problèmes : chômage élevé, disparités régionales et tensions sociales, notamment parmi les jeunes diplômés. En 2026, la croissance enregistré une croissance au taux de 2,6% sur un an au cours du premier trimestre, selon les données de l’Institut national de la Statistique ( INS) et le Parlement a adopté un nouveau plan de développement 2026–2030 visant à consolider les acquis tout en répondant aux besoins sociaux. 

La fête de la République renvoie aussi à un engagement pour le progrès social. Après 1957, l’État a investi massivement dans l’éducation, la santé et les infrastructures pour réduire les inégalités régionales et améliorer les conditions de vie. L’adoption du Code du statut personnel sous Habib Bourguiba, portée notamment par Ahmed Mestiri, a profondément transformé la condition des femmes, faisant de la Tunisie un pays pionnier dans la région en matière de droits féminins. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a, quant à elle, joué un rôle central dans la défense des droits des travailleurs et dans l’orientation de certaines politiques économiques. Malgré ces avancées, les inégalités sociales et territoriales se sont creusées, avec une concentration des investissements sur les régions côtières, provoquant des migrations internes et alimentant des tensions. La lutte contre la pauvreté, le chômage et les inégalités demeure un défi majeur.

Au-delà du rappel des combats pour l’unité et la liberté, cette commémoration contribue à forger une identité nationale autour des valeurs de progrès, de justice sociale et de dignité. Elle honore la mémoire des martyrs tout en exprimant l’espoir d’un dépassement des divisions et d’un avenir riche de progrès intellectuel, social et culturel.

En définitive, la fête de la République est l’occasion de se souvenir des défis persistants et de rappeler l’aspiration d’un peuple à plus d’égalité et de justice sociale, tout en réaffirmant l’importance de préserver et de transmettre les acquis démocratiques aux générations futures.

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Fête de la République : qui était le dernier bey ?

25. Juli 2026 um 09:15

Soixante-neuf ans après la proclamation de la République, la question peut hanter quelques esprits. Elle mérite d’être posée au regard des difficultés – le moins qu’on puisse dire – que Mohamed Lamine bey a vécues après sa destitution, le 25 juillet 1957.

 

Mohamed Lamine Bey, le dernier monarque husseinite, déposé le 25 juillet 1957, il y a soixante-neuf ans, était-il opposé à la colonisation française et même un nationaliste ? Ou du moins avait-il épousé les thèses des militants pour l’indépendance de la Tunisie, à commencer par celles du Néo-Destour, principal artisan de la libération de la Tunisie du protectorat français, le 20 mars 1956 ? Un protectorat qui a été signé en 1881 sous le règne d’un certain Mohamed Sadok Bey, vingtième d’une lignée husseinite qui a dirigé notre pays de 1705 jusqu’à 1957 ?

 

Une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites.

 

Répondre à la question est bien difficile. Tant les avis sont partagés du moins dans la mémoire collective des Tunisiens. Mais une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait, sans doute, la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites, mort exilé par la France qui voyait en lui un roi attaché à la souveraineté de son pays et de son peuple. Il était surnommé du reste « le bey du peuple ».

Autant dire que lorsqu’il succède à ce dernier, en 1943, Mohamed Lamine Bey sait que sa tâche n’est pas du tout repos. Il a été assimilé à un « usurpateur », selon le récit fait dans le site de notre confrère Leaders en date du 4 avril 2016. On assure, de ce côté, que durant ses « rares déplacements, ses sujets n’éprouvent à son égard que de l’indifférence, voire de l’hostilité » (voir Roger Casemajor, L’action nationaliste en Tunisie, Carthage, MC-Editions, 2009). On assure même qu’il est, selon cette dernière source, « boycotté par les princes husseinites lorsqu’il se rend à la mosquée à l’occasion de l’Aïd es-Seghir », en l’an 1944.

Un triomphe au souverain

Autre fait notoire rapporté par Roger Casemajor, la famille de Moncef Bey, lors du rapatriement de son corps pour être enterré au Djellaz, à Tunis, dit « boycotter la cérémonie pour rendre hommage au défunt bey si Mohamed Lamine Bey y assiste ». Ce dernier ajoute qu’il, « ne s’est d’ailleurs pas déplacé pour leur présenter ses condoléances ». Tout changera par la suite. Comme en 1950, quand Mohamed Lamine Bey récolte les fruits d’un rapprochement avec le Néo-Destour. On rapporte, à ce sujet, que « les Tunisiens font un triomphe au souverain lorsque celui-ci se rend à Kairouan, le 14 avril, et à Sousse, le 30, premiers déplacements d’un bey dans l’intérieur du pays depuis 1881 » (voir Mohamed Ben Salem, L’antichambre de l’indépendance, Tunis, Cérès Productions, 1988).

 

La France le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités ».

 

Sans doute en raison du rapprochement opéré par le dernier bey avec les militants du mouvement national. Lequel a été effectué au vu et su des résidents généraux qui n’ont pas apprécié les faits. Mohamed Lamine Bey reçoit même le leader Habib Bourguiba, à son retour d’exil en Egypte, en septembre 1949. Comme il tient tête aux résidents généraux concernant quelques affaires. En particulier une rencontre voulue par le résident général, Jean De Hautecloque, sans la présence des ministres du bey, le 25 mars 1952.

La France, puissance occupante, ne manquera pas de faire pression sur lui et lui faire payer ce qu’elle considère comme des égarements. Elle emprisonne notamment sa fille Zakia, pour soi-disant « sabotage » et l’isole dans son Palais, en 1952, lui interdisant des visites et coupant ses liaisons téléphoniques.

Elle le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités. Ils instauraient des élections municipales ouvertes aux Tunisiens et aux Français. Ce que les militants du mouvement national considéraient comme un partage de la souveraineté tunisienne ».

 

Cette signature sera là certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République Habib Bourguiba, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ».

 

Présence de deux militants à ses côtés

Certains évoquent la présence à ses côtés de deux militants pour expliquer cette verve, pour ainsi dire, nationale. D’abord son médecin personnel, Abderahmane Mami, qui a joué le rôle de « pont entre le Palais et le mouvement national ». Il fait partie du reste des militants assassinés par la “Main rouge“, un soir de juillet 1954. Ensuite, le docteur Mohamed Ben Salem, militant nationaliste et gendre de Mohamed Lamine Bey.

Cette signature sera certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République, Habib Bourguiba, que l’on voit avec le dernier bey dans notre photo, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ». Bourguiba qui, en fait, jugeait tout un passif beylical qui a commencé avec la signature par Sadok Bey du Traité du Bardo du 12 mai 1881 instaurant le protectorat français sur la Tunisie.

Tout le monde connaît la suite : l’homme a connu, selon ses proches, des jours durs après sa destitution. Il a notamment vécu dans quatre résidences (un palais à La Manouba, une petite villa à La Soukra et deux appartements à Tunis); quelquefois dans des conditions jugées difficiles. Le mobilier de sa première demeure était, si l’on croit Béchir Turki (Éclairage sur les recoins sombres de l’ère bourguibienne, Tunis, Sotepa Graphique, 2011), « réduit à sa plus simple expression : dans chaque pièce, un matelas est posé sur le sol sans drap ni couvertures. Quant à la nourriture, elle n’est fournie que pendant les trois premières journées, à charge pour les assignés de se débrouiller par la suite ».

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25 Juillet : pour une République qui éclaire vraiment

25. Juli 2026 um 05:46

A chaque 25 juillet, la Tunisie célèbre sa République. Cette date commémore l’abolition de la monarchie en 1957 et l’instauration d’un régime qui incarne la souveraineté du peuple et l’émancipation nationale.

 

Mais cette année, la fête résonne étrangement presque comme un miroir inversé de l’état du pays. Des millions de Tunisiens vivent au rythme des coupures d’électricité. Cette situation n’est pas une simple fatalité climatique ou technique. Elle est le symptôme criant d’une maladie plus profonde, celle d’un secteur public qui a besoin d’une refonte et, surtout, de moyens.

La promesse républicaine de 1957 était celle d’une émancipation totale. Aujourd’hui, la dépendance énergétique et la vétusté d’une bonne partie des infrastructures de la STEG rappellent que les grands projets d’avenir ont souvent été sacrifiés au profit de la gestion des affaires courantes. La récente vague de chaleur et les délestages, qui ont paralysé l’économie, ont mis à nu la fragilité du modèle. La République ne remplit plus totalement son premier contrat social, celui d’assurer les besoins vitaux de ses citoyens.

La question des entreprises publiques est centrale. Pour les plus importantes d’entre elles, les pertes cumulées sont colossales. C’est le résultat de décennies de mauvaise gestion et d’un manque criant de gouvernance. Ces institutions, censées être les moteurs du développement, sont devenues des gouffres financiers. La réforme n’est plus une option, c’est une urgence vitale. Le 25 juillet doit sonner l’heure d’une prise de conscience générale et du lancement effectif des efforts pour mettre fin à cette gabegie. Il ne s’agit pas de brader le patrimoine national, mais de le sauver.

La réforme doit être radicale car elle touche aux fondements mêmes du pacte républicain. Pour la majorité de ces entreprises, un programme de restructuration est déjà prêt, incluant des contrats-programmes, un renforcement des conseils d’administration, une lutte acharnée contre la corruption et la fusion des structures aux compétences limitées. Le chantier est immense, mais des signaux positifs existent, comme la reprise d’activité de certaines entités à l’instar de la Société tunisienne de sucre. C’est la preuve que la réhabilitation est possible si elle s’accompagne d’une volonté politique ferme et d’une rupture avec les pratiques du passé.

La fête de la République ne peut plus être une simple commémoration historique. Elle doit devenir le catalyseur d’une refondation de toutes les entreprises publiques. L’épisode des coupures d’électricité a sonné le réveil. Il est temps que la République, dans sa substance, éclaire enfin la Tunisie du 21ème siècle.

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