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Ältere BeiträgeLeconomiste Maghrebin

Le pétrole en chute sur fond d’apaisement iranien

25. Mai 2026 um 11:32

Les prix du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 25 mai, poursuivant la tendance baissière amorcée la semaine précédente, dans un contexte de regain d’optimisme sur les marchés concernant une possible détente au Moyen-Orient.

Selon les données du marché, les cours ont atteint leur plus bas niveau depuis environ deux semaines, les investisseurs anticipant une amélioration potentielle des perspectives d’approvisionnement en provenance de la région du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré, samedi 23 courant, que Washington et Téhéran avaient « largement négocié » un accord de paix susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Sur le marché, le Brent pour livraison en juillet 2026 a chuté de 5,35 % ce lundi, s’établissant à 98 dollars le baril; idem pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui a lui chuté de 5,68 % pour atteindre 91,11 dollars le baril, selon les données de trading.

Cette baisse intervient après une période de forte volatilité, durant laquelle les prix avaient connu des fluctuations importantes, avant de repartir à la baisse sous l’effet d’une diminution des primes de risque géopolitique.

Les analystes estiment que ce mouvement reflète principalement une détente des inquiétudes liées à l’offre, les marchés réévaluant les risques dans un contexte où les évolutions diplomatiques autour du dossier iranien restent déterminantes pour l’équilibre énergétique mondial.

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Choc pétrolier : comment la guerre en Iran fait dérailler le budget de l’État tunisien

22. Mai 2026 um 13:00

16  milliards de dinars de déficit attendu en 2026, soit 8,5 % du PIB; contre 11 milliards prévus dans la loi de finances initiale. C’est l’alerte chiffrée que lance l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises dans sa note « Reprise économique en période d’incertitude pour la Tunisie ». La guerre en Iran fait exploser les subventions carburant et entraîne les finances publiques tunisiennes dans une zone de danger inédite.

Le budget de l’État tunisien pour 2026 avait été construit sur un prix du baril de pétrole à 63,3 dollars. Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, ce prix a bondi à 100 dollars, un niveau comparable à celui atteint en pleine crise ukrainienne de 2022. Le rapport sur le budget de l’État 2026 établit que chaque dollar de hausse au-delà de la prévision initiale engendre un besoin de financement supplémentaire d’environ 164 millions de dinars au titre de la compensation des hydrocarbures. Sur la base d’un prix à 100 dollars, l’écart représente donc un surcoût brut de 6 milliards de dinars, dont un tiers seulement pourrait être absorbé par les opérateurs publics comme l’ETAP sur financement bancaire.

À ce choc pétrolier s’ajoute un effet sur les céréales importées, dont les prix subissent historiquement environ 35 % de la hausse du prix du pétrole en raison du coût des engrais azotés à base de gaz naturel.

En intégrant l’effet sur les subventions céréalières et les autres produits alimentaires subventionnés, le déficit budgétaire prévu passerait ainsi de 11 milliards de dinars à 16 milliards de dinars. Soit 8,5 % du PIB pour l’ensemble de l’année 2026.

Un financement qui étouffe l’économie privée

Cette impasse budgétaire de 16 milliards de dinars devra être financée principalement par la Banque centrale de Tunisie et le système bancaire. Les emprunts extérieurs nets étant limités à environ 4 milliards de dinars comme lors des années précédentes. Les emprunts intérieurs nets de l’État atteindraient ainsi 12 milliards de dinars. Ce qui nécessiterait une croissance de la masse monétaire au sens large de 8,3 %.

Or, ce niveau de création monétaire atteint précisément le plafond communément admis pour financer l’ensemble de l’économie, sur la base d’une croissance nominale du PIB 2026 de 8 %, soit 2 % de croissance réelle et 6 % d’inflation. Ce qui reste pour financer les entreprises et les ménages est donc quasiment nul.

L’IACE avertit que cet excédent de liquidités ne trouvant pas à s’investir dans l’économie productive pourrait alimenter deux phénomènes parallèles et néfastes : d’un côté, la spéculation financière et immobilière, de l’autre, une nouvelle vague inflationniste aggravée par un niveau de réserves de change insuffisant pour absorber la pression importatrice.

La question brûlante des subventions

Au cœur de la problématique budgétaire se trouve la question des subventions énergétiques. L’IACE juge qu’un ajustement progressif des prix locaux est nécessaire pour alléger les charges de l’État, tout en protégeant les ménages les plus vulnérables via des mécanismes de compensation adaptés. Cette démarche paraît techniquement réalisable pour l’électricité et le gaz naturel, grâce aux systèmes de tarification progressive qui permettent de faire payer davantage les gros consommateurs. En revanche, elle se révèle bien plus délicate pour les produits pétroliers raffinés et le gaz en bouteille, massivement consommés par les classes moyennes et aisées, dont la résistance politique à toute hausse de prix constitue un obstacle de taille.

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Le marché pétrolier risque d’entrer en « zone rouge » en juillet, avertit l’AIE

22. Mai 2026 um 12:45

Le marché pétrolier pourrait bientôt entrer dans une « zone rouge » alors que les approvisionnements mondiaux s’épuisent et que la demande explose pendant la saison estivale des voyages, avertit Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Tirant une nouvelle fois la sonnette d’alarme, il a déclaré que la solution la plus importante au choc énergétique de la guerre en Iran est l’ouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz, d’une importance stratégique vitale.

Si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas et que du nouveau pétrole ne provient pas du Moyen-Orient, cela signifie que les marchés pétroliers « pourraient entrer dans la zone rouge en juillet ou en août », a déclaré Birol.

L’AIE a déjà indiqué que le marché mondial est confronté à la crise la plus grave de son histoire. Et ce, malgré le fait que, selon Birol, le marché a bénéficié d’une situation « chanceuse » grâce à un excédent qui a permis d’amortir le choc. Ces réserves, cependant, sont désormais en train de s’éroder.

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Le pétrole recule face aux annonces de désescalade entre Washington et Téhéran

20. Mai 2026 um 07:36

Les prix du pétrole ont reculé ce mercredi 20 mai après les déclarations du président américain, Donald Trump, affirmant que la guerre avec l’Iran pourrait prendre fin « très rapidement », ce qui ravive les anticipations d’un apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, selon plusieurs sources de marché.

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont chuté de 0,54 $, soit 0,49 %, à 110,7 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain ont reculé de 0,49 $, soit 0,47 %, à 103,7 $.

Les analystes soulignent cependant que cette détente reste fragile. Car malgré les signaux d’apaisement, les risques sur l’approvisionnement mondial demeurent élevés, notamment en raison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz et des incertitudes sur la stabilité d’un éventuel accord.

Dans l’ensemble, les marchés énergétiques restent donc suspendus aux évolutions diplomatiques et militaires entre Washington et Téhéran, dans un contexte où toute escalade ou rupture de négociations peut rapidement inverser la tendance des prix.

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Bagdad serre la vis sur les importations pour protéger son économie

18. Mai 2026 um 15:22

Le gouvernement irakien annonce de nouvelles mesures destinées à renforcer le contrôle des importations, dans le cadre d’une stratégie visant à protéger la production nationale, accroître les recettes douanières et limiter la pression sur les réserves financières du pays. Cette décision intervient alors que Bagdad cherche à réduire sa dépendance excessive aux revenus pétroliers et à mieux encadrer les flux commerciaux entrant sur son territoire.

Les nouvelles procédures prévues par Bagdad concernent notamment le durcissement des contrôles douaniers, le suivi électronique des marchandises importées et une surveillance plus stricte des licences commerciales. Le gouvernement irakien souhaite également lutter contre la contrebande, la fraude fiscale et les circuits d’importation informels qui privent l’État d’importantes recettes.

Ces réformes s’inscrivent dans un contexte économique délicat. En effet, l’Irak demeure fortement dépendant du pétrole, qui représente près de 90 % des revenus publics. Tandis que la baisse des prix énergétiques et les perturbations régionales liées aux tensions dans le Golfe fragilisent les finances du pays.

Depuis le début de l’année 2026, Bagdad a introduit de nouveaux droits de douane sur plusieurs catégories de produits importés, parfois jusqu’à 30 %, suscitant des protestations de commerçants et d’importateurs à travers le pays. Les autorités défendent toutefois ces mesures comme un moyen de soutenir l’industrie locale et de réduire les déséquilibres budgétaires.

Le gouvernement cherche également à encourager la production agricole et industrielle nationale afin de limiter la dépendance vis-à-vis des marchés étrangers. Ainsi, plusieurs initiatives récentes ont été annoncées dans les secteurs agricole, énergétique et logistique, notamment autour du projet de corridor commercial reliant l’Irak à l’Europe via la Turquie…

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Production pétrolière : recul de 13 % à fin mars 2026

La production nationale de pétrole brut a chuté de 13 % à fin mars 2026 pour s’établir à 281 kilotonnes. Telles sont les données relevées par  l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Cette baisse s’explique par le recul de la production dans plusieurs champs pétroliers, notamment Ashtart (-62 %), Gherib (-47 %) et Adam (-17 %). Certains sites, dont Cherouq et Durra, sont également à l’arrêt depuis septembre 2025 pour des travaux de maintenance.

À l’inverse, quelques concessions ont enregistré une amélioration, à l’image de Chergui (+84 %) et Sidi Marzoug (+80 %).

Notons enfin que la production quotidienne moyenne est ainsi passée de 27 200 barils par jour à fin mars 2025 à 25 000 barils par jour un an plus tard.

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