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Empfangen — 30. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Mondial 2030 : La crise Maroc-Espagne s’invite dans la coorganisation

30. August 2026 um 09:30

La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.

Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.

La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.

Sumar et Vox ciblent le Mondial

La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.

Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.

Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.

Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.

Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.

Jabaroot ajoute une dimension sécuritaire

Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.

Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.

Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.

Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.

La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.

El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.

Madrid maintient le dialogue avec Rabat

Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.

Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.

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Après trois départs à Tarente, Chahd Jeljeli brise le silence

30. August 2026 um 06:58

Quelques jours après avoir quitté la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, la lutteuse Chahd Jeljeli est sortie de son silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle confirme avoir volontairement pris la décision de « migrer », sans prévenir sa famille, et livre un témoignage sévère sur les conditions dans lesquelles évoluent, selon elle, les sportifs tunisiens des disciplines individuelles.

« Je veux d’abord présenter mes excuses à ma famille que j’ai inquiétée et fatiguée. J’ai pris la décision de migrer sans leur accord ni même les informer, mais je n’avais pas d’autre choix », écrit la lutteuse de 20 ans.

Cette prise de parole apporte ainsi une réponse à une partie des interrogations entourant sa disparition, signalée après sa participation aux Jeux de Tarente.

« 250 dinars » et des primes en attente

Au-delà de son départ, Chahd Jeljeli met directement en cause les conditions matérielles accordées aux sportifs tunisiens.

Elle affirme que l’allocation d’un sportif d’élite s’élève à 250 dinars et qu’elle serait versée tous les six mois, lorsqu’elle l’est effectivement.

La lutteuse assure également n’avoir toujours rien perçu au titre de primes liées aux Championnats d’Afrique 2024 et 2026. Elle ajoute que l’allocation mensuelle n’aurait plus été versée depuis le mois de mai.

Ces affirmations, formulées directement par l’athlète, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction publique des autorités sportives permettant d’en confirmer les montants et les échéances.

Jeljeli évoque également ses conditions d’entraînement. Elle dit s’entraîner matin et soir sans compléments alimentaires alors qu’elle doit, selon son témoignage, perdre jusqu’à neuf kilos à l’approche de certaines compétitions internationales.

Un stage au Kirghizistan également critiqué

La lutteuse revient aussi sur le stage effectué au Kirghizistan avant les Jeux méditerranéens.

Selon elle, elle aurait été amenée à s’entraîner avec des jeunes lutteuses âgées de 14 et 15 ans alors qu’elle se préparait à affronter des athlètes de niveau mondial à Tarente.

Une situation qu’elle oppose aux exigences de résultats auxquelles sont ensuite confrontés les sportifs.

« Le seul objectif du lutteur tunisien aujourd’hui est d’entendre : “ils ont versé” », écrit-elle en référence aux aides financières attendues.

Malgré son départ, Chahd Jeljeli affirme ne pas vouloir renoncer à sa carrière. Elle dit conserver son objectif sportif et espérer qu’un jour elle pourra « lever le drapeau de [son] pays ». Elle présente également ses excuses à son entraîneur Mohamed Ali Bouziane.

Trois cas en quelques jours

Son témoignage prend une dimension particulière alors que Webdo a rapporté trois cas concernant des sportifs tunisiens autour des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le premier concernait Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze des -57 kg. Le chef de la délégation tunisienne, Hatem Mernaoui, avait indiqué à la TAP qu’elle avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Ses affaires étaient restées dans sa chambre.

Webdo avait ensuite rapporté la disparition du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, constatée lors du passage de sa délégation par Rome après sa participation aux Jeux.

Samedi, un troisième cas a été signalé : celui de l’haltérophile Mohamed Amine Bouhijba, absent lors de l’embarquement à Rome alors que sa délégation devait rejoindre Brindisi avant de poursuivre vers Tarente.

Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer aux deux autres sportifs les motivations avancées par Chahd Jeljeli.

Mais le témoignage de la lutteuse déplace désormais le débat : derrière son départ se pose ouvertement la question des conditions de préparation, de rémunération et d’accompagnement des sportifs tunisiens engagés dans les disciplines individuelles.

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Ben Guerdane : Une marche syndicale lundi contre le « resserrement économique »

30. August 2026 um 06:57

Une marche de protestation est annoncée lundi 31 août 2026 à Ben Guerdane pour dénoncer la détérioration de la situation économique et du développement dans la ville, ainsi que les difficultés persistantes affectant le commerce transfrontalier à Ras Jedir.

Le rassemblement doit partir à 9h du siège de l’Union locale du travail de Ben Guerdane, à l’appel de l’Union régionale du travail de Médenine et de l’Union locale.

La décision a été prise samedi 29 août lors d’une réunion du bureau exécutif de l’Union locale avec des représentants des syndicats de base.

Selon les organisateurs, la mobilisation vise à protester contre ce qu’ils qualifient de « resserrement économique continu », la détérioration de la situation du développement à Ben Guerdane et la perturbation de l’activité du commerce transfrontalier à travers Ras Jedir depuis plus de deux ans.

L’organisation syndicale appelle les habitants de la ville à participer à la marche.

Ras Jedir au centre des revendications

La situation du commerce à travers Ras Jedir constitue depuis plusieurs mois l’un des principaux motifs de mécontentement à Ben Guerdane.

En mai dernier, le député Ali Zghoudoud avait notamment affirmé que les échanges commerciaux en provenance de Libye étaient fortement perturbés depuis mars 2024, évoquant des délais pouvant atteindre plusieurs jours pour certains voyageurs et commerçants.

Il convient toutefois de distinguer ces difficultés du fonctionnement du poste-frontière lui-même. Ras Jedir demeure ouvert et la circulation des personnes et des véhicules se poursuit. Les revendications portent essentiellement sur les conditions dans lesquelles s’effectuent les échanges et sur les restrictions affectant le petit commerce transfrontalier.

Une mobilisation après plusieurs jours de tension

Cette marche intervient également dans un contexte particulièrement lourd pour Ben Guerdane.

La ville a été frappée par le récent naufrage d’une embarcation transportant des migrants irréguliers, dont le bilan définitif s’est établi à 15 morts — 14 originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis — et un survivant.

Dans un communiqué publié le 23 août, l’Union locale du travail avait déjà réclamé des solutions urgentes aux problèmes économiques et sociaux de la région et appelé à résoudre les difficultés du commerce transfrontalier à Ras Jedir. Elle avait alors elle-même établi un lien entre la situation économique de la ville et les risques pris par certains jeunes pour tenter de rejoindre l’Europe.

Le nouvel appel à manifester lundi marque ainsi le passage à une mobilisation syndicale organisée autour de revendications économiques et de développement, sans que la marche soit officiellement présentée comme directement liée au naufrage.

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Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué

30. August 2026 um 06:56

Le ministère de la Santé a recensé 633 consultations et prises en charge sanitaires « liées aux répercussions de la vague de chaleur » entre le 1er juillet et le 29 août 2026. Publié après les alertes lancées par les jeunes médecins, ce premier chiffre national ne s’accompagne toutefois d’aucune donnée sur les décès.

Dans son communiqué consacré au « suivi de la situation sanitaire durant la vague de chaleur », le ministère indique suivre l’évolution de la situation en coordination avec les structures sanitaires régionales.

Il fait état précisément de « 633 cas de consultation et de prise en charge sanitaire liés aux répercussions de la vague de chaleur » enregistrés en près de deux mois.

Le communiqué ne précise pas combien de ces cas ont nécessité une hospitalisation, combien étaient graves ou ont été admis en réanimation. Il ne fournit pas non plus de ventilation par région.

Les décès ne sont pas évoqués

Plus significatif au regard des interrogations apparues ces dernières heures, le ministère ne fournit aucun bilan des décès liés à cet épisode de chaleur.

Cette absence intervient après l’alerte lancée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sur la situation dans les établissements hospitaliers.

Son président, Wajih Dhakkar, avait notamment affirmé vendredi que l’organisation avait recensé 13 décès en 24 heures, tout en faisant état de 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation au seul hôpital Habib-Bourguiba de Sfax.

Dans son nouveau communiqué, le ministère de la Santé ne revient pas sur le chiffre des 13 décès et ne communique aucun bilan des morts. Les 633 consultations et prises en charge annoncées ne permettent donc ni de confirmer ni d’infirmer le bilan évoqué par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Lire aussi: Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

La continuité des services mise en avant

Le ministère insiste en revanche sur le fonctionnement du système de soins. Il affirme qu’aucune interruption dans la continuité des services n’a été enregistrée.

Selon le communiqué, des mécanismes de coordination et de suivi ont été activés aux niveaux local et régional, permettant d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

Le département de la Santé salue également les efforts des personnels médicaux, paramédicaux et administratifs et assure poursuivre la mobilisation des moyens médicaux et techniques nécessaires dans les différentes régions du pays.

Il renouvelle enfin ses recommandations à la population : éviter l’exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes, boire régulièrement de l’eau et accorder une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux malades chroniques.

Avec les 633 consultations et prises en charge désormais officiellement recensées, une première mesure nationale de l’impact sanitaire de la canicule est donc disponible. Son bilan humain, lui, reste à établir.

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Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement

30. August 2026 um 06:56

Ils sont 56 députés à réclamer la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de l’Assemblée, en présence des membres du gouvernement. Le seuil constitutionnel est numériquement franchi. Reste une question autrement plus importante : quelle suite peut réellement avoir cette initiative ?

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Les députés évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et estiment que la situation dépasse de simples dysfonctionnements conjoncturels pour poser la question de la capacité de l’État à gérer les crises et à répondre aux besoins des citoyens.

Le seuil du tiers dépassé

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée des représentants du peuple peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Selon les données du site officiel de l’ARP citées par la TAP, 152 députés sont actuellement en exercice. Avec 56 signataires, l’initiative représente près de 37% des députés et dépasse donc numériquement le tiers requis.

Interrogé par l’agence TAP, le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a indiqué que le nombre de signataires était encore susceptible d’augmenter, d’autres députés ayant manifesté leur soutien à la tenue de cette session.

Il estime également que le nombre de députés ayant rejoint l’initiative dépasse le seuil du tiers prévu par la Constitution.

Une session, mais avec quelle portée ?

La demande des 56 députés ne se limite pas à obtenir une réunion de l’Assemblée. Les signataires souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La portée concrète de cette initiative dépendrait ensuite des réponses apportées par l’exécutif et des suites susceptibles d’être données aux demandes formulées par les élus.

Pour l’heure, les 56 signatures permettent de franchir le seuil numérique prévu par la Constitution. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera effectivement sur la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée.

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Empfangen — 29. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Attijari bank Tunisie : Les créances classées bondissent, leur couverture chute

29. August 2026 um 12:46

Attijari bank Tunisie bénéficie d’un renforcement important de son partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Le plafond de la facilité de partage des risques passe de 20 à 70 millions d’euros, soit une multiplication par 3,5.

Cette annonce intervient alors que les comptes 2025 de la banque font apparaître une détérioration sensible de plusieurs indicateurs liés à la qualité de ses actifs.

91 millions de dinars de créances classées supplémentaires

Selon les états financiers d’Attijari bank, le montant brut des créances classées a atteint 493,9 millions de dinars fin 2025, contre 402,9 millions un an auparavant.

La hausse atteint ainsi près de 91 millions de dinars, soit 22,6 % en une année.

Le taux d’actifs classés est passé dans le même temps de 3,44 % à 4,54 %. Plus significatif encore, leur taux de couverture a reculé de 60,10 % à 44,58 %, soit une baisse de plus de 15 points.

Les créances sur la clientèle ont parallèlement reculé à 7,136 milliards de dinars fin 2025, contre 7,346 milliards un an auparavant, selon les états financiers individuels publiés par la banque.

La banque conserve néanmoins des ratios prudentiels supérieurs aux exigences réglementaires, ce qui ne permet pas de parler d’une situation de difficulté financière. La progression des créances classées et surtout la contraction de leur couverture constituent en revanche des indicateurs à surveiller.

La BERD porte son partage des risques à 70 millions d’euros

C’est dans ce contexte que la BERD a annoncé l’augmentation de sa facilité de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, de 20 à 70 millions d’euros.

Ce dispositif permet à l’institution européenne de partager une partie du risque associé à certains financements accordés par Attijari bank aux entreprises tunisiennes.

Selon la BERD, ce partenariat a déjà permis de financer 25 projets représentant environ 400 millions de dinars.

Une nouvelle facilité de 10 millions de dollars est également accordée afin de soutenir des investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance réalisés par les entreprises clientes.

La simultanéité entre le renforcement du dispositif de la BERD et la hausse des créances classées mérite attention, mais aucun lien de causalité ne peut être établi entre les deux.

La BERD ne présente d’ailleurs pas sa décision comme une réponse à la détérioration de ces indicateurs. Elle explique l’opération par sa volonté d’élargir l’accès au financement des entreprises tunisiennes.

Reste que les comptes d’Attijari bank font ressortir deux évolutions significatives : une progression de près de 23 % des créances classées en un an et une chute de leur taux de couverture à 44,58 %.

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Tarente : Mohamed Amine Bouhijba absent lors de l’embarquement à Rome

29. August 2026 um 11:38

L’haltérophile tunisien Mohamed Amine Bouhijba ne s’est pas présenté à l’embarquement à l’aéroport de Rome, alors que la délégation tunisienne devait rejoindre Brindisi avant de poursuivre vers Tarente, a indiqué samedi à l’agence TAP le chef de la délégation d’haltérophilie, Ridha Ayachi. Son absence n’a été constatée qu’au moment de l’embarquement du vol intérieur.

Une absence constatée après l’embarquement

La délégation tunisienne d’haltérophilie, composée de cinq athlètes et de trois entraîneurs, était arrivée vendredi à Rome en provenance de Tunis.

Après environ quatre heures d’attente à l’aéroport, les membres de la délégation ont rejoint la salle d’embarquement pour prendre leur vol vers Brindisi. Ce n’est qu’après l’embarquement que l’équipage a signalé l’absence d’un passager.

Le reste de la délégation a alors poursuivi son voyage vers Brindisi, avant de rejoindre le village méditerranéen de Tarente.

Selon Ridha Ayachi, les contraintes liées au départ du vol n’ont pas permis d’effectuer des recherches approfondies à l’aéroport de Rome. La Fédération tunisienne d’haltérophilie, représentée par son président Aref Brini, a été informée de la situation dès l’arrivée à Brindisi.

Un troisième cas autour du déplacement vers Tarente

Cette nouvelle affaire intervient alors que deux autres sportifs tunisiens ont récemment fait l’objet de signalements concernant leur absence dans le cadre des Jeux méditerranéens de Tarente-2026.

Webdo avait notamment rapporté le cas de la lutteuse Chahd Jeljeli, puis, plus récemment, celui du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, dont l’absence avait également été signalée dans le contexte d’un passage par Rome.

Une absence qui surprend la délégation

Concernant Mohamed Amine Bouhijba, Ridha Ayachi a indiqué que son absence avait surpris l’ensemble de l’équipe. Selon lui, l’haltérophile n’avait donné aucun signe laissant présager qu’il ne poursuivrait pas le déplacement, ni durant la préparation ni avant l’embarquement à Rome.

Le chef de la délégation a également regretté cette situation, estimant que Bouhijba disposait des qualités nécessaires pour prétendre à une médaille à Tarente.

Mohamed Amine Bouhijba devait participer aux Jeux méditerranéens dans la catégorie des 65 kg. Il avait remporté deux médailles de bronze aux Jeux méditerranéens d’Oran en 2022, ainsi que trois médailles de bronze aux Championnats d’Afrique d’Ismaïlia en 2026.

Après son absence, la sélection tunisienne d’haltérophilie disputera les compétitions des 31 août, 1er et 2 septembre avec cinq athlètes : Aymen Bacha (-110 kg), Karem Ben Hnia (-75 kg), Emna Ben Sayeh (-53 kg), Eya Aouadi (-61 kg) et Jawaher Guesmi (-69 kg).

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Ligue 1 | 2ème J. : Le Club Africain veut confirmer, le CS Sfaxien cherche son déclic

29. August 2026 um 10:19

La deuxième journée du championnat tunisien de Ligue 1 débute ce samedi 29 août avec quatre rencontres programmées simultanément à 16h30. Le Club Africain, le CS Sfaxien, l’US Monastirienne et l’AS Marsa seront notamment en action lors de cette première partie de la journée.

Le Club Africain veut enchaîner

Vainqueur de l’ES Métlaoui (1-0) lors de la première journée, le Club Africain reçoit l’ES Hammam-Sousse avec l’ambition de signer un deuxième succès consécutif.

L’équipe de Hammam-Sousse avait débuté sa saison par un match nul (0-0) face à l’US Monastirienne.

Battue par le CA Bizertin (1-0) lors de la première journée, l’AS Marsa tentera, quant à lui de réagir devant son public face au PS Sakiet Eddaier.

Les visiteurs abordent en revanche cette rencontre avec confiance après leur victoire (2-0) contre la JS Omrane lors de la première journée.

US Monastirienne-Stade Tunisien, une affiche à suivre

L’US Monastirienne reçoit le Stade Tunisien dans l’une des affiches les plus intéressantes de cette première journée de la 2e journée.

Les Monastiriens avaient obtenu un match nul vierge à Hammam-Sousse, tandis que le Stade Tunisien avait partagé les points avec le CS Sfaxien (1-1).

Quant au CS Sfaxien, il accueille l’Espérance de Zarzis avec l’objectif de décrocher sa première victoire de la saison.

Après son nul (1-1) face au Stade Tunisien, le CSS affrontera une équipe zarzissienne qui avait parfaitement lancé son championnat en battant l’Olympique de Béja (1-0).

Programme

Samedi 29 août (16h30)

  • Club Africain – ES Hammam-Sousse (Arbitre : Houssem Boulaares / VAR : Montassar Belarbi)
  • AS Marsa – PS Sakiet Eddaier (Arbitre : Abdessalem Mani / VAR : Dorsaf Guenouati)
  • US Monastirienne – Stade Tunisien (Arbitre : Hosni Naili / VAR : Helder Malheiro – Portugal)
  • CS Sfaxien – ES Zarzis (Arbitre : Mohamed Ali Karouia / VAR : Bruno Esteves – Portugal)

Dimanche 30 août (16h30)

  • JS Omrane – ES Tunis (Arbitre : Seif Ouertani / VAR : Helder Malheiro – Portugal)
  • Etoile du Sahel – ES Métlaoui (Arbitre : Khalil Jarii / VAR : Oussema Ben Ishak)
  • CS Hammam-Lif – CA Bizertin (Arbitre : Amir Ayadi / VAR : Bruno Esteves – Portugal)
  • Olympique de Béja – US Ben Guerdane (Arbitre : Fraj Abdellaoui / VAR : Aymen Nasri)

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Fintech : Walletii by Ooredoo officiellement lancé en Tunisie

29. August 2026 um 09:35

Après l’agrément réglementaire annoncé en février, Walletii by Ooredoo est désormais officiellement disponible en Tunisie. Ce portefeuille mobile permet notamment d’effectuer des transferts locaux, de recevoir des fonds depuis l’étranger, de payer par QR code, de déposer ou retirer de l’argent auprès d’agents et de régler des factures. Son lancement commercial s’accompagne d’une offre promotionnelle pour la rentrée scolaire.

Du feu vert réglementaire au lancement commercial

Lancé officiellement sur le marché tunisien, Walletii franchit une nouvelle étape après l’autorisation obtenue plus tôt cette année.

L’application permet aux utilisateurs d’ouvrir un portefeuille électronique et d’accéder à plusieurs services de paiement depuis leur téléphone mobile.

Parmi les fonctionnalités annoncées figurent les transferts d’argent locaux, les paiements auprès des commerçants via QR code, le règlement de factures ainsi que les dépôts et retraits auprès d’agents.

Walletii permet également la réception de fonds depuis l’étranger, notamment via le réseau MoneyGram.

Des plafonds pour les comptes Walletii

Selon les conditions actuellement affichées par la plateforme, les comptes ouverts sont classés au niveau 2.

Le solde maximal autorisé pour ce niveau est fixé à 1000 dinars, tandis que les paiements sortants sont plafonnés à 500 dinars par jour.

Ces limites constituent un élément important pour les futurs utilisateurs, alors que Walletii entre désormais dans sa phase de commercialisation effective.

Une offre de rentrée avec 100% de cashback

Pour accompagner son lancement, Walletii propose jusqu’au 15 septembre une offre liée aux frais de scolarité.

La campagne promet un remboursement instantané de 100% des frais de scolarité, pour un maximum de trois enfants.

Les conditions détaillées publiées par la plateforme précisent toutefois que le cashback est plafonné à 24 dinars au total. L’offre est réservée aux nouveaux utilisateurs qui ouvrent et activent leur compte pendant la période promotionnelle.

Une nouvelle étape pour les paiements mobiles

Le lancement effectif de Walletii marque le passage d’une autorisation réglementaire à une disponibilité commerciale réelle.

Au-delà de l’offre promotionnelle de rentrée, l’arrivée de ce nouveau portefeuille mobile élargit les possibilités de paiement numérique, de transfert d’argent et de gestion de transactions depuis un smartphone en Tunisie.

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Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

29. August 2026 um 09:24

La vague de chaleur qui frappe la Tunisie continue de mettre les structures hospitalières sous forte pression. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins alerte, ce samedi 29 août 2026, sur une hausse « sans précédent » des décès et des hospitalisations, tandis que son président, Wajih Dhakkar, affirme que l’organisation a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Les deux informations proviennent toutefois de deux prises de parole distinctes.

Dans un communiqué publié ce samedi, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins fait état d’une augmentation sans précédent des décès et des hospitalisations en raison des coups de chaleur et de la hausse des températures.

Elle signale également des décès de détenus admis dans plusieurs services d’urgence et décrit des médecins et infirmiers confrontés à une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

L’organisation ne fournit cependant aucun bilan chiffré dans ce communiqué. Elle affirme que les services compétents du ministère de la Santé recensent les décès, les personnes victimes de coups de chaleur ainsi que les capacités d’accueil des services de réanimation, tout en déplorant qu’aucun chiffre officiel n’ait encore été rendu public.

Wajih Dhakkar : 13 décès recensés en 24 heures

Dans une publication distincte sur sa page Facebook, Wajih Dhakkar livre un bilan beaucoup plus précis.

Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins affirme que celle-ci a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Sa publication n’établit toutefois pas que ces 13 décès sont tous directement imputables à des coups de chaleur.

Son témoignage se concentre ensuite sur la situation à l’hôpital Habib-Bourguiba de Sfax, où il décrit un service d’urgence en état d’alerte maximale.

Selon Wajih Dhakkar, 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation ont été enregistrés durant la seule journée de vendredi. Il fait également état de six décès, dont celui d’un détenu.

Le responsable affirme par ailleurs qu’environ 40 patients se trouvaient dans la salle de déchocage des urgences, alors que sa capacité serait limitée à 16 patients.

Un bilan repris à l’étranger mais pas encore confirmé officiellement

L’alerte a rapidement dépassé les frontières tunisiennes. Al Jazeera a repris ce samedi le chiffre des 13 décès en l’attribuant aux données publiées par Wajih Dhakkar dans la nuit de vendredi à samedi. Le média rapporte également les 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation et les six décès signalés à l’hôpital Habib-Bourguiba.

L’agence allemande DPA a également diffusé le bilan de 13 décès attribué au président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, tout en apportant une précision essentielle : elle indique ne pas avoir pu faire confirmer ces chiffres auprès de sources officielles.

Cette absence de bilan officiel est également au cœur du communiqué des jeunes médecins.

Une divergence sur la situation à Sfax

Les déclarations de Wajih Dhakkar interviennent alors qu’une divergence apparaît sur l’ampleur des conséquences de la chaleur à Sfax.

Dans son post, le président des jeunes médecins conteste directement les déclarations du directeur régional de la Santé, auquel il attribue le démenti de tout décès, avant d’avancer les chiffres recueillis par son organisation.

Une distinction reste néanmoins indispensable : les autorités sanitaires ont évoqué l’absence de décès directement imputables à un coup de chaleur, tandis que les 13 décès avancés par Wajih Dhakkar ne sont pas tous explicitement présentés comme ayant été provoqués par un coup de chaleur.

L’absence d’un bilan détaillé du ministère de la Santé ne permet donc pas, à ce stade, d’établir combien de ces décès sont directement ou indirectement liés aux températures extrêmes.

Les jeunes médecins réclament l’état d’urgence sanitaire

Face à cette situation, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins formule une demande claire dans son communiqué : « Déclarez immédiatement l’état d’urgence sanitaire ».

L’alerte intervient au lendemain d’un appel du Conseil national de l’Ordre des médecins à la « plus grande vigilance » face à la vague de chaleur exceptionnelle. Le CNOM a notamment recommandé de limiter les déplacements au strict nécessaire, d’éviter l’exposition au soleil aux heures les plus chaudes et de s’hydrater régulièrement.

À ce stade, le ministère de la Santé n’a pas publié de bilan national permettant d’établir le nombre de décès directement imputables à l’actuelle vague de chaleur.

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Rentrée scolaire 2026-2027 : 93% des manuels scolaires déjà imprimés

29. August 2026 um 08:40

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère tunisien de l’Éducation a annoncé que l’impression des manuels scolaires a atteint environ 93%. Les autorités poursuivent désormais le suivi des opérations d’impression et de distribution afin d’assurer la disponibilité des livres dans toutes les régions avant la reprise des cours.

Un taux d’impression de 93%

Selon les données communiquées par le ministère de l’Éducation, environ 93% des manuels scolaires prévus pour la rentrée 2026-2027 ont déjà été imprimés.

Le ministère indique suivre de près les différentes étapes de préparation de la rentrée, notamment l’impression et l’acheminement des manuels scolaires vers les différentes régions du pays.

Ce taux constitue ainsi un indicateur concret de l’avancement des préparatifs à l’approche de la nouvelle année scolaire.

Les 7% restants toujours en cours

L’annonce du ministère signifie qu’environ 7% du programme d’impression reste encore à finaliser.

À ce stade, les informations publiées ne précisent toutefois pas quels titres, niveaux scolaires ou matières sont concernés par cette partie restante.

Le ministère poursuit les opérations nécessaires pour achever l’impression des ouvrages concernés et accompagner leur distribution avant la rentrée.

Impression, distribution et disponibilité : trois étapes différentes

Le taux de 93% concerne l’impression des manuels et ne signifie pas nécessairement que la même proportion d’exemplaires est déjà disponible dans les établissements ou les librairies.

La chaîne d’approvisionnement comprend en effet plusieurs étapes : l’impression des livres, leur distribution vers les différentes régions, puis leur disponibilité effective pour les élèves et les familles.

Le ministère de l’Éducation affirme poursuivre le suivi de ces différentes opérations afin de garantir la disponibilité des manuels scolaires dans toutes les régions du pays avant la rentrée 2026-2027.

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Rentrée scolaire : Plus de 33.000 fournitures non conformes détruites ou réexportées

29. August 2026 um 08:22

À l’approche de la rentrée scolaire, les autorités tunisiennes renforcent le contrôle des fournitures mises sur le marché. Depuis le début de 2026, 33.084 fournitures scolaires contenant des métaux lourds ont été réexportées ou détruites, selon une responsable du ministère du Commerce. Par ailleurs, 2490 autres articles ont été interdits ou saisis, tandis que plus de 66 millions d’articles scolaires ont été importés.

Des fournitures contenant des métaux lourds écartées du marché

Salwa Fatnassi, directrice de la qualité et de la protection du consommateur au ministère du Commerce, a indiqué que 33.084 fournitures scolaires non conformes ont été réexportées ou détruites depuis le début de l’année 2026.

Ces produits ont notamment été écartés en raison de la présence de métaux lourds, des substances pouvant présenter des risques pour la santé, particulièrement lorsqu’elles sont présentes dans des produits destinés aux enfants.

Ce nouveau bilan représente une hausse de 2436 pièces par rapport au précédent chiffre de 30.648 fournitures, communiqué au début du mois d’août.

2490 autres articles interdits ou saisis

Les 33.084 fournitures réexportées ou détruites ne doivent toutefois pas être confondues avec les 2490 autres articles interdits ou saisis dans le cadre des opérations de contrôle.

Parmi ces derniers figurent 1926 articles imitant des aliments, une catégorie susceptible de présenter un risque particulier pour les enfants en raison de leur apparence.

Les chiffres correspondent donc à deux catégories distinctes de produits retirés ou empêchés d’accéder au marché.

Plus de 66 millions de fournitures scolaires importées

Selon les données communiquées par la responsable du ministère, 66.257.591 articles scolaires ont été importés depuis le début de l’année.

La Tunisie reste ainsi fortement dépendante des importations pour répondre aux besoins de la rentrée scolaire, puisque près de 90% des fournitures commercialisées sont importées.

Ces volumes importants expliquent l’intensification des contrôles sur la conformité et la sécurité des produits destinés aux élèves.

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Empfangen — 28. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

E-Industrie : Le ministère de l’Industrie lance sa plateforme administrative en ligne

28. August 2026 um 20:20

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a officiellement mis en service vendredi 28 août la plateforme E-INDUSTRIE, accessible à l’adresse e-industrie.gov.tn. Présentée comme le nouveau portail numérique unifié des services administratifs du ministère, elle permet désormais aux entreprises d’effectuer certaines démarches à distance, avec un premier service déjà opérationnel.

Une première formalité déjà accessible

Le lancement de la plateforme s’est accompagné de la mise en ligne d’un premier service consacré aux fiches techniques d’une opération de perfectionnement actif.

Cette formalité concerne notamment les entreprises qui importent des matières premières destinées à la fabrication de produits finis. La fiche permet de déclarer les intrants utilisés ainsi que les déchets générés dans le cadre de l’opération.

Concrètement, l’entreprise peut désormais créer son compte, déposer son dossier en ligne et suivre son traitement, sans avoir à se déplacer auprès des services du ministère pour déposer un dossier papier. La procédure prévoit notamment l’examen de la recevabilité, une éventuelle visite technique, l’examen du dossier puis la décision finale.

Ce que l’entreprise peut faire en ligne

Le portail permet de suivre l’ensemble du parcours de la demande depuis un espace personnel.

L’utilisateur peut notamment déposer une demande en ligne ; suivre son état d’avancement ; recevoir des notifications lors des différentes étapes de traitement ; consulter les observations ou demandes de complément ; télécharger les décisions administratives ; consulter l’historique de ses demandes.

Les documents délivrés électroniquement sont munis d’un Code électronique de vérification (CEV), permettant d’en contrôler l’authenticité en ligne.

Trois possibilités pour créer un compte

E-INDUSTRIE prévoit plusieurs modes d’accès pour les entreprises.

Le représentant légal peut notamment s’identifier à travers DigiGo ou E-Houwiya, avec une vérification automatique de son identité et de sa qualité auprès du Registre national des entreprises (RNE).

Une inscription classique est également prévue pour une personne mandatée par l’entreprise. Dans ce cas, une procuration doit être générée, signée par le représentant légal puis validée par les services compétents.

Chaque entreprise ne peut disposer que d’un seul compte entreprise, à partir duquel des accès peuvent ensuite être délégués à plusieurs collaborateurs.

Une plateforme, mais encore un seul service disponible

Le terme de « plateforme unifiée » ne signifie pas que toutes les formalités du ministère sont déjà accessibles en ligne.

Au jour de son lancement, le portail officiel affiche une seule formalité disponible, celle consacrée aux fiches techniques du perfectionnement actif.

Le ministère prévoit toutefois d’élargir progressivement le dispositif à d’autres prestations. Parmi les services annoncés figurent notamment les démarches relatives à l’importation de produits soumis au régime des cahiers des charges, l’accès au Fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée (FOPRHOC) et les autorisations de création d’entreprises classées dans les catégories 1 et 2.

Le ministère traite actuellement plus de 4 000 fiches techniques par an, ce qui donne une première idée du volume de procédures susceptibles d’être progressivement dématérialisées.

Vers un portail unique des démarches industrielles

E-INDUSTRIE doit à terme regrouper les différents services administratifs des directions centrales du ministère sur un même espace numérique.

La plateforme est déjà connectée au RNE et prévoit des échanges de données avec les administrations concernées. Pour le premier service mis en ligne, une interconnexion avec la Direction générale des douanes permet notamment l’échange de données et la notification de l’état d’avancement des dossiers et des décisions.

L’objectif est donc de passer progressivement d’une succession de démarches administratives séparées à un parcours numérique intégré, permettant aux entreprises de déposer et suivre leurs dossiers à distance.

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Tunisie : Le carburant sera de nouveau disponible normalement dès samedi

28. August 2026 um 20:02

Le ravitaillement des stations-service devrait retrouver un rythme normal dès samedi 29 août, selon le PDG d’Agil, Khaled Bettine. Des quantités importantes de carburants doivent être injectées dans les stations à partir de vendredi soir, alors que l’affluence provoquée par les craintes de pénurie a entraîné des tensions dans plusieurs points de vente. Mais si la situation immédiate semble devoir se stabiliser, le dossier social reste ouvert : les transporteurs de carburants ont officiellement déposé un préavis de grève pour les 23 et 24 septembre 2026.

Des quantités supplémentaires dès vendredi soir

Dans une déclaration à l’agence TAP, Khaled Bettine a assuré que les carburants sont disponibles et que les stocks ne posent aucun problème.

Une cargaison était en cours de déchargement à Bizerte vendredi, tandis que des quantités étaient disponibles dans les dépôts d’Agil à Radès et à Skhira. Une autre cargaison était également en cours d’importation.

Agil prévoit d’intensifier les opérations de distribution. Des camions doivent acheminer de l’essence et du gasoil depuis Radès et Skhira vers les différentes stations-service du pays.

L’objectif affiché est un retour à un rythme normal d’approvisionnement dès samedi.

Une ruée provoquée par les craintes de grève

Pour Khaled Bettine, les difficultés observées dans certaines stations ne résultent pas d’une pénurie nationale de carburants, mais principalement de la ruée des automobilistes après la circulation d’informations concernant une éventuelle grève des transporteurs.

Cette hausse brutale de la demande aurait entraîné l’épuisement rapide des stocks dans plusieurs stations.

Agil affirme par ailleurs avoir continué, au cours des derniers mois, à approvisionner régulièrement le marché et assure que ses contrats avec les fournisseurs internationaux restent en vigueur.

Le souvenir du mouvement surprise du 20 août

Cette tension intervient après un premier épisode de perturbation, le 20 août, lorsque des chauffeurs de camions-citernes avaient observé un mouvement surprise qui avait affecté la sortie des véhicules dans les zones pétrolières de Radès et de Skhira.

Le mouvement avait été levé le même jour et l’approvisionnement avait ensuite repris. Agil avait alors assuré que la situation était revenue à la normale.

Khaled Bettine qualifie aujourd’hui ce mouvement de spontané et soudain, sans annonce préalable, et indique que des discussions sont en cours pour traiter progressivement les revendications des chauffeurs.

Une nouvelle grève officiellement programmée

Le problème n’est toutefois pas définitivement réglé. Le département du secteur privé de l’UGTT a officiellement déposé jeudi 27 août un préavis de grève dans le secteur du transport des carburants pour les 23 et 24 septembre. Le mouvement doit concerner les entreprises de transport de carburants sur l’ensemble du territoire national.

Le préavis intervient après une réunion des représentants des travailleurs tenue le 26 août. Les syndicats dénoncent notamment le non-respect d’accords antérieurs, ainsi que des problèmes liés aux obligations sociales et à la couverture auprès de la CNSS. L’application de l’accord conclu le 2 mai 2019 figure également parmi les revendications avancées.

L’UGTT laisse ainsi près d’un mois aux différentes parties pour parvenir à un accord et éviter l’exécution de cette grève.

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Pénurie d’eau minérale : 9 millions de bouteilles injectées dans le Grand Tunis

28. August 2026 um 19:46

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations lance une opération d’envergure pour renforcer l’approvisionnement en eau conditionnée dans le Grand Tunis. Plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres doivent être injectées dans les circuits de distribution durant le week-end, en coordination avec les unités de production et sous la supervision des services de contrôle. L’opération vise à augmenter rapidement l’offre tout en limitant les pratiques monopolistiques et les transactions en dehors des circuits légaux.

Plus de 9 millions de bouteilles pour le Grand Tunis

L’opération concerne les quatre gouvernorats du Grand Tunis et porte sur des bouteilles de format familial, d’une capacité de 1,5 et 2 litres.

Le ministère précise que les quantités seront orientées vers les différents circuits commerciaux, notamment les grandes et moyennes surfaces, avec un suivi assuré par les services centraux et régionaux du Commerce. L’objectif est de rapprocher rapidement les stocks des consommateurs et de rétablir progressivement un niveau d’approvisionnement normal.

L’opération doit se poursuivre durant le week-end et pourra être prolongée en fonction de l’évolution des besoins du marché.

Un programme qui dépasse le Grand Tunis

Le ministère indique que l’opération du Grand Tunis constitue une déclinaison d’un programme plus large destiné à approvisionner les différents gouvernorats du pays en quantités importantes d’eau conditionnée.

Des programmes spécifiques sont ainsi mis en œuvre en coordination avec les autorités nationales et régionales, les producteurs et les différents intervenants du secteur. Les quantités doivent être injectées à travers les circuits commerciaux traditionnels et modernes afin de garantir leur arrivée jusqu’au consommateur.

Selon les autorités, ces mesures doivent également permettre de réduire l’espace laissé aux pratiques monopolistiques et aux transactions en dehors des circuits légaux.

Une pénurie amplifiée par la canicule

Cette mobilisation intervient après plusieurs jours de tensions sur le marché de l’eau en bouteille. La demande a fortement augmenté avec les températures caniculaires, tandis que les perturbations de l’approvisionnement en eau potable et les coupures d’électricité ont accentué la pression sur les produits conditionnés.

La situation a également été aggravée par des difficultés dans les circuits de distribution et par des pratiques commerciales que les autorités cherchent désormais à sanctionner plus sévèrement.

Depuis le 19 août, le ministère a par ailleurs fixé des marges bénéficiaires maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée et plafonné les prix au détail : 600 millimes pour 0,5 litre, 800 millimes pour 1 litre, 850 millimes pour 1,5 litre et 950 millimes pour 2 litres.

Le véritable enjeu : rétablir le circuit normal

L’injection de ces 9 millions de bouteilles constitue ainsi une réponse directe à la tension actuelle, mais son efficacité dépendra de leur acheminement effectif jusqu’aux points de vente.

Le ministère prévoit un suivi de la distribution et annonce que les programmes d’approvisionnement seront poursuivis jusqu’au rétablissement du rythme normal de l’offre.

Après les saisies, les procès-verbaux et les premières mesures judiciaires, l’État cherche donc désormais à agir directement sur le volume disponible sur le marché : remettre rapidement davantage d’eau en bouteille dans les rayons, tout en contrôlant les circuits par lesquels elle passe.

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Tarente 2026 : Oumaima Bdioui décroche l’argent et confirme son statut chez les -48 kg

28. August 2026 um 19:22

La judokate tunisienne Oumaima Bdioui a remporté vendredi la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 48 kg aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Battue en finale par la Turque Tuğçe Beder, la Tunisienne signe néanmoins un nouveau podium international après une saison déjà marquée par une victoire au Tunis African Open et une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique. Cette médaille constitue le premier podium tunisien en judo dans cette édition des Jeux méditerranéens.

Un parcours solide jusqu’en finale

Exemptée du premier tour, Oumaima Bdioui a débuté son parcours en quarts de finale face à l’Algérienne Rahma Ghalima, qu’elle a battue par ippon. Elle a ensuite pris le dessus sur l’Italienne Giulia Ghiglione en demi-finale pour décrocher son billet pour la finale.

Face à la Turque Tuğçe Beder, la Tunisienne n’est toutefois pas parvenue à décrocher l’or. La finale s’est conclue sur une décision arbitrale en faveur de son adversaire.

Bdioui a reconnu après le combat avoir été gênée par une adversaire qui avait soigneusement étudié son style et réussi à limiter ses possibilités d’attaque.

L’entraîneure de la sélection tunisienne, Nihel Cheikhrouhou, s’est déclarée satisfaite de la performance de sa judokate, estimant que celle-ci constituait une excellente préparation pour les prochaines échéances internationales, notamment les Championnats du monde prévus en octobre prochain en Azerbaïdjan.

Une nouvelle médaille après un début de saison solide

Le podium de Tarente s’inscrit dans une série de résultats positifs obtenus par Bdioui en 2026.

En février, elle avait remporté la médaille d’or au Tunis African Open, toujours dans la catégorie des -48 kg. En avril, elle avait décroché le bronze aux Championnats d’Afrique seniors à Nairobi. Son profil international reste également marqué par plusieurs titres continentaux obtenus au cours des dernières années.

Cette régularité explique l’importance de son résultat à Tarente : l’argent méditerranéen vient compléter une saison où la judokate tunisienne s’est régulièrement retrouvée sur les podiums internationaux.

Premier podium tunisien en judo à Tarente

Bdioui avait déjà décroché une médaille de bronze aux Jeux méditerranéens d’Oran en 2022 dans la même catégorie. Elle améliore donc son résultat méditerranéen quatre ans plus tard en atteignant cette fois la finale.

Avec cette médaille d’argent, la Tunisie compte désormais 15 médailles dans ces Jeux méditerranéens : 2 en or, 4 en argent et 9 en bronze, selon le bilan communiqué par l’agence TAP.

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Tarente 2026 : Un deuxième athlète tunisien porté disparu, cette fois à Rome

28. August 2026 um 18:59

Un deuxième athlète tunisien participant aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 est désormais porté disparu. Le joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, 22 ans, est sans nouvelles depuis deux jours après son passage à l’aéroport de Rome, selon le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba. La Fédération a saisi le ministère de la Jeunesse et des Sports, tandis qu’un rapport doit être établi sur les circonstances de cette disparition.

Saïdi absent lors du passage à Rome

Selon Imed Bouzriba, cité vendredi par l’envoyé spécial de la TAP à Tarente, Mohamed Amine Saïdi avait rejoint l’aéroport de Bari avec ses coéquipiers de la sélection tunisienne de boules et pétanque, après leur participation aux Jeux méditerranéens.

La délégation devait ensuite prendre un vol intérieur vers Rome, avant de poursuivre son voyage en direction de Tunis.

C’est à l’arrivée dans la capitale italienne que les membres de la délégation ont constaté l’absence du joueur. Des recherches ont immédiatement été engagées à l’aéroport, mais elles sont restées infructueuses.

Le temps limité dont disposait la délégation avant l’embarquement du vol vers Tunis a toutefois compliqué ces recherches.

Les services de sécurité alertés avant le départ

Le chef de la délégation tunisienne de boules et pétanque, Raouf Lakili, également entraîneur de l’équipe nationale de raffa, a alerté les services de sécurité présents à l’aéroport de Rome avant le décollage de l’avion à destination de Tunis. Lakili a ensuite informé officiellement Imed Bouzriba de la disparition jeudi.

À la suite de cette alerte, la Fédération tunisienne de boules et pétanque a adressé un courrier électronique au ministère de la Jeunesse et des Sports pour l’informer de la situation.

Un rapport détaillé doit également être établi par Raouf Lakili afin de retracer les circonstances du déplacement de la délégation et de la disparition du joueur. Ce document doit être transmis ultérieurement à l’autorité de tutelle.

Un deuxième athlète tunisien porté disparu à Tarente

Cette affaire intervient seulement quelques jours après celle de Chahd Jeljeli, lutteuse tunisienne de 20 ans, également portée disparue alors qu’elle participait aux Jeux méditerranéens de Tarente.

Dans son cas, la disparition avait été signalée à Tarente même, le 25 août, après son combat pour la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 57 kg. Selon le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Mernaoui, la lutteuse avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Les recherches menées dans la salle puis au village méditerranéen n’avaient pas permis de la retrouver, tandis que ses effets personnels étaient restés dans sa chambre.

La délégation tunisienne avait alors alerté le ministère de tutelle, le Comité national olympique tunisien, le comité d’organisation des Jeux ainsi que les services de sécurité présents sur le site.

Un joueur de raffa récemment médaillé en Afrique

Mohamed Amine Saïdi est sociétaire de l’Association de boules et de pétanque d’Ezzahra. Le joueur avait récemment remporté deux médailles, une en argent et une en bronze, aux Championnats d’Afrique de raffa organisés à Chlef, en Algérie.

À Tarente, il avait pris part aux épreuves de raffa, sans parvenir à monter sur le podium dans les compétitions individuelle et double messieurs.

Le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba, le décrit comme un joueur de valeur, doté d’un potentiel prometteur et reconnu pour ses qualités humaines et morales.

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Ariana : 20.112 bouteilles d’eau saisies à Mnihla, un distributeur placé en garde à vue

28. August 2026 um 18:44

Le contrôle du marché de l’eau minérale prend une tournure judiciaire à l’Ariana. À Mnihla, un distributeur a été placé en garde à vue sur ordre du parquet, après la saisie de 20.112 bouteilles d’eau minérale qui, selon les autorités, étaient stockées et ne faisaient pas l’objet d’une distribution normale aux commerces. Une seconde opération menée dans le gouvernorat a permis de saisir 3024 litres chez un autre distributeur pour hausse illégale des prix.

À Mnihla, le contrôle débouche sur une procédure judiciaire

L’opération a été menée jeudi par les services du contrôle économique de la direction régionale du Commerce d’Ariana, en coordination avec plusieurs unités sécuritaires de Mnihla et d’Ennasr. Elle faisait suite à des plaintes faisant état du refus du distributeur de vendre de l’eau à un commerçant de détail, alors que celui-ci avait justifié de la légalité de son activité.

Selon le directeur régional du Commerce de l’Ariana, Sami Bejaoui, les contrôleurs ont découvert d’importantes quantités d’eau minérale entreposées dans le dépôt. Au total, 20.112 bouteilles de différents formats et marques ont été saisies. Un procès-verbal a été dressé contre le propriétaire du dépôt pour des faits qualifiés par les autorités de monopole et de spéculation. Le parquet de l’Ariana a ensuite ordonné son placement en garde à vue.

Cette étape marque une différence avec les simples opérations administratives de contrôle et de saisie menées ces dernières semaines : dans ce dossier, le parquet a été saisi et une mesure judiciaire a été prise. Les qualifications retenues restent toutefois celles avancées par les autorités, la procédure étant toujours en cours.

Les bouteilles saisies réinjectées dans le circuit

L’objectif annoncé n’est pas de laisser les quantités saisies immobilisées. Les 20.112 bouteilles ont été confiées à un autre distributeur de la région afin d’être remises dans les circuits de distribution réglementés.

Les autorités prévoient ainsi de réinjecter le stock dans les quartiers populaires confrontés à des difficultés d’approvisionnement. La valeur correspondant à la marchandise doit, elle, être reversée au Trésor public tunisien.

Ce mécanisme s’inscrit dans la stratégie mise en œuvre au niveau national : les quantités retirées du circuit irrégulier sont réorientées vers les circuits légaux afin de répondre directement aux zones où les pénuries sont les plus importantes.

Une deuxième saisie, mais pour une autre infraction

La même journée, une autre opération a été menée dans le gouvernorat de de l’Ariana auprès d’un second distributeur. Les services du contrôle économique y ont saisi 3024 litres d’eau minérale.

Cette fois, il ne s’agit pas d’un dossier de rétention ou de refus de vente. Les contrôleurs ont relevé une hausse illégale du prix : le pack de six bouteilles était vendu 6 dinars, alors que le tarif réglementé était fixé à 4,8 dinars. Un procès-verbal pour majoration illégale des prix a été établi à l’encontre du distributeur.

Plus de 550 infractions relevées en août

L’affaire intervient alors que les autorités ont intensifié les contrôles sur le marché de l’eau minérale. Selon le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui, plus de 550 infractions ont été relevées dans ce secteur au cours du mois d’août, tandis que plus de 470.000 litres d’eau ont été saisis puis réorientés vers les circuits légaux.

La majorité des infractions concernent, selon le responsable, des hausses illégales des prix et des pratiques monopolistiques. Les autorités expliquent cette intensification des contrôles par la forte augmentation de la demande, dans un contexte marqué par les fortes chaleurs et les perturbations qui ont affecté l’approvisionnement.

Le ministère estime par ailleurs que les unités de production d’eau conditionnée fonctionnent désormais à un rythme normal et disposent de capacités suffisantes pour répondre aux besoins. La pression sur le marché reste néanmoins forte, notamment en raison de l’envolée de la consommation pendant la période de chaleur.

À l’Ariana, l’affaire de Mnihla illustre ainsi le durcissement du dispositif : au-delà de la saisie des stocks et des procès-verbaux administratifs, certaines opérations débouchent désormais sur une intervention du parquet et des mesures judiciaires lorsque les autorités estiment que les faits peuvent relever de la spéculation ou de la monopolisation.

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Journée du Savoir : Tunisie Telecom met à l’honneur 437 jeunes talents

28. August 2026 um 18:16

Tunisie Telecom a organisé, jeudi 27 et vendredi 28 août au Pôle technologique El Ghazala, son rendez-vous annuel dédié à la réussite scolaire et universitaire. L’édition 2026 a permis de récompenser 437 élèves et étudiants issus des familles des collaborateurs, dont 8 lauréats distingués à l’échelle nationale, tout en accueillant comme invités d’honneur les sept premiers lauréats nationaux du baccalauréat 2026.

437 parcours d’excellence récompensés

La Journée du Savoir a distingué cette année des élèves et étudiants ayant obtenu d’excellents résultats au cours de l’année scolaire et universitaire 2025-2026.

Parmi les 437 lauréats figurent 48 admis au concours d’entrée aux collèges pilotes, 97 admis aux lycées pilotes, 147 nouveaux bacheliers et 145 diplômés de l’enseignement supérieur.

La cérémonie s’est déroulée sur deux journées. La première a été consacrée à 242 lauréats, parmi les diplômés de l’enseignement supérieur et les élèves ayant réussi le concours de fin de l’enseignement de base. La seconde a réuni 195 élèves, notamment les lauréats de la sixième année de l’enseignement de base et les nouveaux bacheliers.

La cérémonie a été présidée par Lassaâd Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, en présence de représentants de la Fédération Générale des Télécommunications et du Fonds social de l’entreprise.

Les sept meilleurs bacheliers de Tunisie invités d’honneur

L’édition 2026 a également accordé une place particulière aux sept premiers lauréats nationaux du baccalauréat, représentant les différentes sections de la session 2026.

Invités d’honneur de cette édition, ils ont été associés à cette célébration de la réussite scolaire. Leur présence a également permis de mettre en avant des parcours d’excellence susceptibles d’inspirer les nouvelles générations.

L’éducation comme axe de l’engagement sociétal

Au-delà de la remise des distinctions, Tunisie Telecom entend inscrire cette initiative dans une politique plus large en faveur de l’éducation.

Lors de son intervention, Lassaâd Ben Dhiab a souligné que l’engagement de l’entreprise ne se limite pas à récompenser les meilleurs résultats scolaires. Il s’inscrit également dans une démarche visant à accompagner la transformation numérique de l’éducation et à favoriser l’égalité des chances en matière d’accès au savoir.

Cette politique se traduit notamment par des initiatives dans les domaines du transport scolaire et de l’accompagnement éducatif, mais aussi par le raccordement des écoles, collèges, lycées et établissements universitaires aux réseaux Internet à haut débit.

Tunisie Telecom met également en avant son projet de classe intelligente, destiné à favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans les méthodes d’apprentissage et à accompagner la modernisation du système éducatif.

Plus de 70.000 kilomètres de fibre optique

Le PDG de Tunisie Telecom a par ailleurs rappelé les investissements engagés par l’entreprise dans les infrastructures numériques nationales.

L’opérateur indique avoir déployé plus de 70.000 kilomètres de fibre optique, tout en poursuivant l’extension de la couverture vers les zones blanches et le renforcement de la connectivité internationale de la Tunisie grâce aux câbles sous-marins.

Ces infrastructures doivent permettre de répondre à l’augmentation des besoins en connectivité des citoyens, des entreprises et des institutions, tout en accompagnant la transformation numérique du pays.

Une cérémonie tournée vers les familles des collaborateurs

La Journée du Savoir conserve enfin une dimension interne importante pour Tunisie Telecom. En mettant à l’honneur les réussites des enfants de ses collaborateurs, l’entreprise entend renforcer les liens avec les familles et valoriser l’investissement de ces dernières dans les parcours éducatifs des jeunes.

À travers ce rendez-vous annuel, Tunisie Telecom cherche ainsi à associer reconnaissance du mérite, responsabilité sociale et soutien à la jeunesse, en faisant de la réussite scolaire et universitaire un élément de son engagement en faveur du développement du capital humain.

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Pénurie d’eau minérale : 60.000 bouteilles par jour supplémentaires pour Ben Arous

28. August 2026 um 12:24

Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau minérale, les autorités de Ben Arous ont décidé de renforcer les quantités distribuées dans le gouvernorat et de mettre en place un suivi quotidien de leur acheminement jusqu’aux différentes zones.

La principale mesure concerne la société Zahra d’exploitation et d’embouteillage des eaux minérales et boissons, implantée dans la zone d’El Gossaïbi, à Mornag. L’entreprise s’est engagée à doubler la quantité destinée au gouvernorat de Ben Arous, qui passera de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour, selon la TAP.

La décision a été prise jeudi 27 août 2026 lors d’une réunion exceptionnelle présidée par le gouverneur de Ben Arous, Abdelhamid Boukadida, consacrée aux perturbations qui affectent l’approvisionnement en eau minérale.

Un suivi quotidien de la distribution

L’augmentation des quantités doit être accompagnée d’un contrôle renforcé des circuits de distribution. Les grossistes présents dans le gouvernorat se sont également engagés à accroître leurs approvisionnements quotidiens.

Un tableau détaillé des distributions devra désormais être transmis chaque jour aux services du gouvernorat. Il indiquera notamment les quantités affectées, les distributeurs concernés et les zones approvisionnées.

Les services de sécurité et les délégués territoriaux seront chargés de suivre l’application de ce programme sur le terrain, en coordination avec la Direction régionale du commerce et du développement des exportations.

Selon les autorités régionales, le dispositif doit permettre de régulariser l’approvisionnement tout en luttant contre la spéculation, les intermédiaires et les détournements de marchandises.

La pénurie persiste

Ces nouvelles mesures interviennent alors que les opérations destinées à réinjecter de l’eau minérale dans les circuits commerciaux se multiplient depuis plusieurs semaines.

À la Manouba, 124 416 bouteilles de deux litres, soit près de 249 000 litres, avaient notamment été injectées dans les circuits commerciaux le 24 août, après une opération similaire à Nabeul.

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Les autorités avaient auparavant multiplié les contrôles et les saisies dans plusieurs gouvernorats, notamment à Sousse, Nabeul et Ben Arous.

Le passage de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour à Ben Arous constitue cette fois une augmentation directe et durable de la quantité distribuée par l’entreprise concernée. Ce volume ne représente cependant pas l’ensemble de l’approvisionnement du gouvernorat, qui est également alimenté par d’autres fournisseurs et circuits de distribution.

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