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La BERD étend sa présence à 4 autres pays africains après le Nigeria

10. Juli 2026 um 13:35

Après le Nigeria, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) prépare son implantation dans 4 autres pays d’Afrique subsaharienne. Le Kenya, le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire devraient accueillir à leur tour des bureaux de l’institution afin de renforcer sa présence locale et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement.

L’annonce a été rapportée par Cnbc Africa, citant Matteo Patrone, vice-président de la BERD chargé des activités bancaires. Selon lui, cette expansion vise à reproduire en Afrique subsaharienne le modèle d’intervention développé par la banque dans ses autres régions d’activité, en particulier à travers le soutien au secteur privé.

Le Nigeria constitue la première étape de cette nouvelle implantation africaine. Devenu pays d’opération de la BERD en 2025, le pays a déjà bénéficié de financements dépassant 150 millions d’euros, ainsi que d’un dispositif dédié au financement du commerce. L’institution y a également déployé une équipe chargée de développer des projets dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les télécommunications, les technologies et les industries extractives.

Cette présence doit progressivement s’étendre à quatre autres marchés. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Sénégal font partie des pays identifiés par la BERD pour cette première phase d’expansion. Le Ghana figure également parmi les pays sélectionnés pour bénéficier des financements de la banque.

Cette ouverture vers l’Afrique subsaharienne intervient après une évolution du mandat de la BERD. En mai 2023, ses actionnaires avaient approuvé une modification de ses statuts afin d’autoriser une extension de ses activités à certains pays de la région. L’objectif est d’accompagner davantage les économies émergentes en finançant des projets portés par le secteur privé.

Dans ce contexte, il sied de rappeler, la BERD prévoit d’investir au moins 1,5 milliard de dollars au Nigeria au cours des trois prochaines années. Lors de l’inauguration de son premier bureau en Afrique subsaharienne, à Lagos, les responsables de l’institution ont indiqué que la banque avait déjà engagé environ 280 millions de dollars depuis son arrivée sur le marché nigérian en octobre 2025, dont 180 millions de dollars au premier semestre. La BERD table également sur près de 300 millions de dollars d’investissements en 2026, en fonction des opportunités identifiées auprès du secteur privé.

Créée en 1990 pour soutenir la transition économique des pays d’Europe centrale et orientale, la BERD a progressivement élargi son champ d’action à l’Asie centrale, à la Turquie, à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Avec cette nouvelle étape en Afrique subsaharienne, l’institution cherche à renforcer son rôle d’acteur du financement du développement sur de nouveaux marchés.

 

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La Tunisie rejoint le programme mondial du zéro déchet. Une seule zone concernée

10. Juli 2026 um 13:25

Dans le Grand Tunis, la bataille contre les déchets change de logique. Il ne s’agit plus seulement de ramasser et d’éliminer, mais de produire moins, recycler davantage et donner une seconde vie aux ressources. C’est l’objectif du projet SWAP (Transition vers le zéro déchet contre la pollution), lancé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Pendant 5 ans, jusqu’en 2030, le projet ciblera 38 municipalités réparties entre Tunis, Ariana, Ben Arous et Manouba, une zone qui concentre près de 2,9 millions d’habitants, comme l’explique l’agence TAP. L’ambition? Faire du Grand Tunis un terrain d’expérimentation pour tester de nouveaux modèles de gestion des déchets et identifier des solutions pouvant être reproduites ailleurs en Tunisie. Doté d’un financement de 5 millions de dollars du Fonds mondial pour l’environnement (FEM), SWAP vise à accompagner les communes dans la mise en place de mécanismes de tri, de valorisation et de réduction des déchets à la source.

Le changement recherché est de taille; passer d’une approche où le déchet est considéré comme un problème à éliminer vers un modèle où il devient une ressource à valoriser. En effet, selon la même source, le projet mise notamment sur l’économie circulaire, avec plusieurs leviers: réduire l’utilisation des produits à usage unique, encourager l’éco-conception, améliorer le tri et développer les filières de recyclage. “Il ne s’agit pas seulement de collecter davantage de déchets, mais de produire moins de déchets”, a expliqué Céline Moyroud, représentante résidente du Pnud en Tunisie. A dire vrai, cette approche concerne aussi les entreprises, appelées à revoir leurs chaînes de production afin de limiter les déchets générés et mieux intégrer la responsabilité des producteurs dans la gestion de la fin de vie des produits.

D’ailleurs, l’un des axes importants du programme concerne les déchets organiques, qui représentent environ 70% des déchets produits en Tunisie. Le projet prévoit la mise en place d’une ligne de financement dédiée au compostage et à la valorisation organique. L’objectif est de développer des solutions locales permettant de transformer ces déchets en ressources, notamment pour l’agriculture et les activités liées à la valorisation des matières. Des plans d’investissement seront également préparés pour accompagner les municipalités dans la création d’infrastructures adaptées.

Le secteur privé appelé à entrer dans la boucle

Pour les responsables du projet, la transition vers le zéro déchet ne pourra pas reposer uniquement sur les budgets publics. Le développement d’une véritable économie circulaire nécessite l’arrivée d’investissements privés et l’émergence de nouveaux acteurs spécialisés. Tri, recyclage, compostage, récupération des matières, logistique… plusieurs filières pourraient créer de nouvelles opportunités économiques autour des déchets. Le projet prévoit ainsi de travailler sur des mécanismes financiers et réglementaires capables d’encourager l’investissement dans ces secteurs.

Un modèle inspiré d’expériences internationales! Le projet SWAP ne concerne pas uniquement la Tunisie. Il est également déployé dans 4 autres villes pilotes: Freetown en Sierra Leone, Kocaeli en Turquie, Montevideo en Uruguay et Tianjin en Chine. La Suède apporte également son expertise dans le cadre de cette initiative, notamment à travers Avfall Sverige, l’association suédoise spécialisée dans la gestion des déchets et le recyclage.

À travers cette expérience pilote, le Grand Tunis cherche à construire un nouveau modèle! Moins de déchets produits, davantage de matières récupérées et de nouvelles activités économiques autour de la transition écologique.

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Star Assurances mise sur les champions tunisiens pour ouvrir une nouvelle “route vers l’étoile”

10. Juli 2026 um 12:51

Star Assurances veut faire du sport plus qu’un terrain de performance : un outil d’inclusion et de transmission. La compagnie d’assurances a annoncé, jeudi 10 juillet, le lancement de son programme « Road to the Star », une initiative destinée à accompagner cinq athlètes tunisiens et tunisiennes issus du sport et du handisport, tout en faisant du sport un levier d’impact social.

Présenté lors d’une conférence de presse à Tunis, ce nouveau programme marque une évolution dans l’engagement sociétal de l’assureur. « Nous ne lançons pas aujourd’hui un simple programme de sponsoring sportif. Nous lançons un programme d’inclusion par le sport », a déclaré Laurent Thuillier, directeur général de Star Assurances.

Star assurance
Star assurances

Le programme « Road to the Star » s’inscrit dans la démarche ESG de STAR Assurances, avec une ambition affichée : utiliser le sport comme un moyen de créer des opportunités, rapprocher les territoires et renforcer l’égalité des chances. « Le sport est un langage universel. Il rassemble, il éduque, il révèle les talents et il apprend l’excellence, le courage et la résilience », a souligné Laurent Thuillier. L’initiative reposera sur trois grands axes. Le premier concerne l’accompagnement de champions tunisiens capables de devenir des sources d’inspiration pour une nouvelle génération. Pour Star, la réussite sportive ne se limite pas aux médailles remportées : elle passe aussi par la transmission des valeurs et des parcours. « Les vrais champions ne gagnent pas seulement des médailles, ils transmettent une énergie, des valeurs et une espérance capable de faire grandir toute une société », a insisté le DG.

Le deuxième volet du programme vise à sortir le sport de haut niveau de son cadre habituel pour aller à la rencontre du grand public. Star Assurances prévoit ainsi des actions dans différentes régions tunisiennes afin d’encourager la pratique sportive et de créer un lien direct entre les athlètes accompagnés et les jeunes. Au-delà de la performance technique, les champions auront également un rôle de transmission autour de la confiance en soi, de l’engagement et de l’ambition.

Le troisième pilier concerne l’accompagnement des personnes dont la vie a été bouleversée par un accident et qui doivent reconstruire leur quotidien avec un handicap. Pour Star Assurances, cette dimension représente l’essence même du projet : permettre à ces personnes de retrouver confiance, autonomie et perspective d’avenir.

« Reconstruire une vie, c’est redonner confiance, permettre à quelqu’un de retrouver une place, une autonomie et surtout un avenir », a affirmé Laurent Thuillier.

Résilience, courage et excellence comme symboles

La compagnie a également dévoilé l’identité visuelle de « Road to the Star », construite autour de trois valeurs : résilience, courage et excellence.

Des valeurs qui font écho au métier de l’assurance, selon le DG de Star Assurances : accompagner les personnes face aux imprévus, mais aussi contribuer à leur capacité à rebondir. « Notre métier reste d’assurer les risques, mais notre ambition est désormais d’assurer des possibles », a résumé Laurent Thuillier.

La compagnie n’a pas encore dévoilé l’ensemble des actions prévues dans le cadre du programme, précisant que « Road to the Star » est appelé à évoluer au fil des années. Cette première étape constitue, selon Star, le début d’une démarche durable visant à créer des passerelles entre sport de haut niveau, sport de proximité et inclusion sociale.

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L’IA ne manque plus de puissance. Elle manque de confiance

10. Juli 2026 um 12:28

Pendant des années, la course à l’intelligence artificielle s’est résumée à une compétition de performances: des modèles toujours plus puissants, plus rapides, plus précis. Mais à mesure que l’IA s’impose dans les entreprises, une autre question devient centrale: peut-on réellement lui faire confiance?

Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, spécialiste internationale de l’intelligence artificielle et ancienne directrice de recherche à l’INRIA, cette question est désormais le véritable enjeu de la prochaine décennie. Après avoir contribué à l’élaboration des principes internationaux de l’IA de confiance pour la Commission européenne et l’OCDE, elle défend une conviction forte: l’avenir de l’intelligence artificielle ne dépendra plus seulement de ses performances, mais de sa capacité à inspirer confiance.

La confiance, nouveau facteur de compétitivité

Le débat sur l’IA est souvent présenté sous l’angle de l’éthique. Pour Nozha Ben Hajel Boujemaa, cette approche est nécessaire, mais insuffisante. “Une IA de confiance n’est pas uniquement une question d’éthique. C’est aussi un enjeu business”. Cette distinction change profondément la manière dont les entreprises doivent aborder leurs projets d’intelligence artificielle. Un algorithme capable d’obtenir d’excellents résultats lors d’une démonstration n’est pas nécessairement un bon algorithme. Si ses décisions ne sont pas reproductibles, si son comportement varie sans explication ou si personne ne comprend réellement pourquoi il produit un résultat plutôt qu’un autre, il devient une source de risque. Le problème n’est alors plus philosophique. Il est économique. Une erreur algorithmique peut aujourd’hui entraîner des pertes financières, une crise de réputation, voire engager la responsabilité juridique d’une entreprise. Dans ce contexte, la confiance devient un actif stratégique.

De la recherche fondamentale aux standards internationaux

Cette vision est le fruit d’un parcours rare, construit à la croisée de la science, de la recherche et de l’industrie. Formée en physique à la Faculté des Sciences de Tunis, Nozha Ben Hajel Boujemaa a ensuite orienté ses travaux vers l’imagerie médicale, avant de consacrer plus de vingt ans à la recherche au sein de l’INRIA. Elle y dirigera des équipes de recherche et participera à la création de l’institu DATAIA, l’un des premiers instituts interdisciplinaires consacrés à l’intelligence artificielle. Son expertise la conduit ensuite à coprésider le groupe d’experts de haut niveau de la Commission européenne chargé de rédiger les premières lignes directrices sur une IA digne de confiance. Quelques mois plus tard, l’OCDE lui confie le pilotage du groupe international chargé de définir les principes de l’IA de confiance adoptés par les pays membres. Ces recommandations serviront ensuite de référence aux travaux du G20 et de l’UNESCO. À une époque où l’intelligence artificielle générative n’avait pas encore bouleversé le paysage mondial, ces travaux posaient déjà une question devenue incontournable : comment construire des systèmes auxquels les citoyens, les entreprises et les gouvernements peuvent réellement se fier?

L’IA responsable ne se décrète pas

L’un des messages les plus marquants de Nozha Ben Hajel Boujemaa est que les principes ne suffisent pas.Les chartes éthiques se sont multipliées ces dernières années. Pourtant, beaucoup restent des documents d’intention sans véritable traduction opérationnelle. Pour elle, une entreprise qui déploie l’intelligence artificielle doit mettre en place une véritable gouvernance. Cette gouvernance commence par la qualité des données utilisées pour entraîner les modèles. Elle se poursuit par le contrôle des algorithmes, leur robustesse, leur reproductibilité et leur transparence. Elle inclut également la cybersécurité, la gestion des risques et la capacité à auditer les décisions prises par les systèmes. Autrement dit, la confiance ne s’ajoute pas après coup.

Elle se construit dès la conception.

Pourquoi les investisseurs doivent regarder l’IA autrement

Cette réflexion dépasse aujourd’hui les directions informatiques. Selon Nozha Ben Hajel Boujemaa, les investisseurs devraient désormais intégrer la capacité d’une entreprise à développer une IA de confiance parmi leurs critères de due diligence. Cette idée est encore peu répandue. Pourtant, deux entreprises utilisant les mêmes modèles d’IA peuvent présenter des niveaux de risque radicalement différents.

L’une maîtrise ses données, documente ses modèles, contrôle ses biais et dispose d’une gouvernance claire. L’autre accumule des outils sans véritable stratégie. À long terme, ces deux situations ne présentent pas le même potentiel de création de valeur. La confiance devient ainsi un indicateur de maturité technologique autant qu’un facteur de compétitivité.

Le passage de la théorie à l’industrie

Après avoir contribué à définir les principes internationaux, Nozha Ben Hajel Boujemaa a souhaité les confronter à la réalité du terrain. Elle rejoint d’abord Médian Technologies, où elle dirige une activité dédiée à l’intelligence artificielle appliquée à l’oncologie. Puis IKEA lui confie la création de son équipe mondiale “Digital Ethics and Trustworthy AI”. L’objectif n’est plus de rédiger des recommandations, mais de les transformer en processus concrets intégrés aux décisions de l’entreprise. Elle poursuivra ensuite cette démarche chez Decathlon, en tant que Vice-Présidente Monde en charge de l’Innovation Trust.

Son parcours illustre une évolution de fond : l’intelligence artificielle entre dans une phase où la gouvernance devient aussi importante que l’innovation.

Une expertise désormais tournée vers les PME

Aujourd’hui consultante indépendante et administratrice de plusieurs conseils d’administration, Nozha Ben Hajel Boujemaa accompagne les organisations dans la définition de leur stratégie d’intelligence artificielle. Parmi ses missions figure notamment l’accompagnement de groupes internationaux ainsi que d’entreprises tunisiennes, avec la volonté de contribuer au développement d’un écosystème national capable d’intégrer les standards internationaux de l’IA de confiance. Pour elle, les pays qui réussiront ne seront pas uniquement ceux qui développeront les meilleurs algorithmes. Ce seront ceux qui sauront instaurer un climat de confiance entre la technologie, les entreprises, les investisseurs et les citoyens.

Former des esprits capables de décider

Son regard dépasse enfin la seule question technologique. À l’heure où l’intelligence artificielle rend l’information disponible en quelques secondes, elle estime que la valeur ne réside plus dans l’accumulation des connaissances. “Je préfère les cerveaux bien formés aux cerveaux bien remplis.” Cette formule résume sa philosophie. Les mathématiques développent la rigueur du raisonnement. La physique apprend à interpréter le monde. La curiosité, la persévérance et l’esprit critique permettent ensuite de transformer ces connaissances en décisions. Dans une économie où les machines produisent des réponses, la véritable compétence humaine consiste de plus en plus à poser les bonnes questions.

La prochaine révolution de l’IA sera celle de la confiance

L’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle phase de maturité. Après la course à la puissance vient celle de la fiabilité. Les entreprises capables de démontrer que leurs systèmes sont robustes, transparents, sécurisés et gouvernés disposeront d’un avantage concurrentiel durable. L’IA de confiance n’est plus un sujet réservé aux chercheurs ou aux régulateurs. Elle devient un impératif stratégique pour les dirigeants, les investisseurs et les conseils d’administration. Dans cette nouvelle économie de l’intelligence artificielle, la technologie ne sera plus seulement jugée sur ce qu’elle est capable de faire, mais sur la confiance qu’elle inspire.

 

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Agriculture 4.0: les startups tunisiennes appelées à accélérer la transformation du secteur jusqu’à fin juillet 2026

10. Juli 2026 um 11:25

La transformation numérique de l’agriculture n’est plus une perspective lointaine, mais une évolution déjà engagée. Drones, capteurs connectés, plateformes de suivi, intelligence artificielle, prévisions météorologiques ou encore systèmes d’irrigation intelligente s’intègrent progressivement dans les pratiques agricoles, offrant de nouvelles possibilités pour anticiper les besoins des cultures, optimiser l’utilisation des ressources et améliorer la performance des exploitations.

Cette évolution répond à plusieurs défis auxquels fait face l’agriculture tunisienne, ou même ailleurs… Le changement climatique, la pression sur les ressources hydriques, la nécessité d’améliorer la productivité et de renforcer la compétitivité des filières alimentaires imposent de repenser certains modèles de production. 

Il est vrai que la transition vers une agriculture plus connectée reste confrontée à plusieurs contraintes comme l’accès aux technologies, leur coût, l’accompagnement des exploitants, la disponibilité des compétences numériques…toutefois, l’écosystème tunisien connaît des évolutions avec l’émergence de startups qui développent des solutions adaptées aux besoins des agriculteurs, des industriels et des différents acteurs des filières alimentaires. On peut citer l’exemple d’EcoFeed, fondée en 2023 par Malek Boukthir et basée à Gabès, développe des solutions de nutrition animale durable à partir de ressources locales. La startup mise sur la valorisation des produits locaux pour proposer des alternatives aux importations, à travers un processus éco-responsable intégrant notamment une unité de production, une unité de déshydratation et une culture hydroponique.

Face aux défis à venir, les startups tunisiennes sont ainsi appelées à jouer un rôle croissant dans la conception de solutions innovantes capables d’améliorer les pratiques agricoles et de contribuer à une agriculture plus résiliente et durable. 

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la 4e édition du concours national Green’TIC 2026, lancé par l’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia). Le concours vise à identifier et accompagner des projets développant des solutions numériques ou basées sur l’IA appliquées à l’agriculture, à la pêche, à l’agroalimentaire et aux services associés.

Ouvert aux startups, aux développeurs et aux porteurs de projets tunisiens résidant en Tunisie ou à l’étranger, Green’TIC 2026 entend encourager l’innovation technologique au service des systèmes alimentaires. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2026.

Les lauréats bénéficieront, en plus des récompenses prévues, d’un accompagnement comprenant notamment du mentorat, du coaching, une assistance technique ainsi qu’un accès à des dispositifs d’incubation, d’accélération, de financement et de développement de partenariats. Les projets retenus seront présentés dans le cadre du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026), prévu du 28 au 31 octobre 2026.

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Tunisie, Maroc, Algérie, Turquie… comment financer la nouvelle génération d’aires marines protégées en Méditerranée?

10. Juli 2026 um 10:37

Alors que la communauté internationale s’est fixé l’objectif de protéger 30% des espaces terrestres et marins d’ici 2030 dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, la question ne porte plus uniquement sur la création de nouvelles aires protégées, mais aussi sur leur capacité à être gérées de manière efficace et durable. C’est dans ce contexte que le fonds fiduciaire environnemental The MedFund a lancé son appel à manifestation d’intérêt 2026 en faveur des structures gestionnaires et cogestionnaires d’aires marines protégées (AMP) en Méditerranée.

Cette nouvelle édition s’adresse aux organismes opérant en Albanie, en Algérie, en Croatie, en Égypte, en Grèce, au Liban, au Maroc, au Monténégro, en Tunisie et en Turquie, lit-on dans le communiqué publié. L’objectif est de leur fournir un accompagnement technique ainsi qu’un soutien financier destiné à renforcer durablement la gestion de ces espaces.

Le programme cible les aires marines protégées officiellement créées ou en cours de création, disposant d’un plan de gestion validé ou d’un document d’orientation équivalent et d’une équipe de gestion dédiée. Les organisations non gouvernementales devront, en outre, joindre une lettre d’approbation des autorités nationales compétentes.

Au-delà de la création de nouvelles aires protégées, plusieurs organisations internationales soulignent que le manque de financements pérennes demeure l’un des principaux freins à leur gestion efficace. Les besoins concernent notamment les moyens humains, la surveillance des espaces protégés, le suivi scientifique des écosystèmes, l’entretien des infrastructures ou encore les actions de sensibilisation. C’est précisément sur ces dépenses de fonctionnement que le MedFund concentre son intervention afin d’assurer la continuité des activités de gestion.

Les subventions accordées peuvent ainsi financer les ressources humaines, les opérations de surveillance et de contrôle, le suivi scientifique, la maintenance des équipements, les actions de communication et de gouvernance, ainsi que des initiatives liées à l’adaptation au changement climatique et à l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la gestion des AMP.

L’appel se déroule en deux étapes. La première phase, consacrée aux manifestations d’intérêt, est ouverte jusqu’au 31 juillet 2026. Les structures présélectionnées pourront ensuite bénéficier, à leur demande, d’un accompagnement technique du MedFund pour préparer leur candidature complète avant la clôture de la seconde phase, fixée au 2 octobre 2026.

Créé en 2015, The MedFund est un fonds fiduciaire environnemental dédié au financement durable des aires marines protégées en Méditerranée. Il accompagne les gestionnaires de ces espaces afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine et au renforcement de la résilience des écosystèmes méditerranéens.

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Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025

10. Juli 2026 um 10:28

Si le contexte économique demeure serré, c’est qu’il y a certaines difficultés structurelles qui empêchent l’économie de redémarrer. La première d’entre elle est la faiblesse de l’épargne nationale.

Les dernières années étaient décevantes à ce niveau, et nous avons désormais les chiffres de 2025. Un redressement a été observé à 9 471 MTND, en hausse de 1,5 % par rapport à 2024, mais encore en deçà des 9 828 MTND enregistrés en 2023. Cette légère amélioration s’explique par la hausse de l’épargne intérieure, soutenue par la progression de l’activité économique. La croissance du PIB nominal (+8%) était plus rapide que celle de la consommation (+7,4%). À cela s’ajoute la contribution positive du secteur extérieur, notamment à travers l’augmentation des transferts effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger, qui ont totalisé 11 445 MTND, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration Centrale a poursuivi son redressement pour la deuxième année consécutive, sous l’effet d’une progression des recettes propres, notamment fiscales, à un rythme plus soutenu que celui des dépenses de fonctionnement. Ainsi, l’excédent des ressources propres et dons par rapport aux dépenses courantes, (y compris les intérêts de la dette) est passé de 409 MTND en 2024 à 903 MTND en 2025.

Toutefois, par rapport au RNDB, le taux de l’épargne nationale a reculé à 5,3 % contre 5,6 % en 2024.

Globalement, ce niveau demeure faible et n’a permis de couvrir que 9,3% des dépenses d’équipement, contre 4,1% en 2024. D’ailleurs, le taux de financement intérieur de la FBCF, il a connu une baisse, revenant de 38,4% contre 35,4% une année auparavant. L’objectif de 2026 est d’atteindre une épargne de 11 021 MTND, soit un taux d’épargne de 5,7 %.

L’insuffisance de l’épargne intérieure est structurelle, liée notamment à la faiblesse des revenus, à une propension élevée à la consommation et à des déséquilibres budgétaires persistants. Dans ces conditions, le financement de la FBCF continue de dépendre largement des ressources extérieures, notamment à travers l’endettement extérieur et les flux nets d’investissements étrangers. C’est pourquoi l’endettement extérieur demeure vitale pour la croissance économique. Il faut juste l’orienter vers la création de valeur, pas vers les dépenses courantes.

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Pourquoi l’Afrique est la région où le nombre de millionnaires explose le plus au monde

10. Juli 2026 um 09:39

L’Afrique s’impose désormais comme la région où la richesse progresse le plus rapidement. En 2025, le nombre de particuliers détenant au moins 30 millions de dollars de patrimoine a bondi de 23,7 %, atteignant 3 440 ultra-riches, soit la plus forte croissance enregistrée parmi toutes les régions du monde, selon le World Ultra Wealth Report 2026 publié par le cabinet Altrata.

Cette dynamique s’est également traduite par une forte hausse des fortunes. Le patrimoine cumulé des ultra-riches africains a progressé de 22,4 % en un an pour atteindre 400 milliards de dollars à la fin de 2025. Cette performance dépasse largement celles observées en Amérique du Nord (+15 %), en Europe (+14,5 %) ou encore en Asie (+15,8 %). Selon Altrata, plusieurs facteurs expliquent cette accélération. La baisse des coûts de financement, l’appréciation de plusieurs monnaies africaines face au dollar, la poursuite de la transformation numérique sur le continent ainsi que l’afflux d’investissements vers les minerais stratégiques ont fortement soutenu la création de richesse.

Pour autant, le poids de l’Afrique dans la richesse mondiale reste encore limité. Le continent ne représente que 0,6 % de la population mondiale des ultra-riches et 0,7 % de leur patrimoine total, malgré cette progression record. À l’échelle mondiale, les particuliers possédant plus de 30 millions de dollars sont désormais 556 850, avec une fortune cumulée de 63 800 milliards de dollars, un niveau inédit. Le rapport estime toutefois que cette tendance est loin d’être terminée. D’ici à 2030, l’Afrique devrait compter environ 5 200 ultra-riches, soit un rythme de croissance annuel moyen de 8,4 %, le plus élevé au monde. Le développement des infrastructures, l’essor des marchés de consommation, la demande soutenue en matières premières critiques et la poursuite de la digitalisation devraient continuer d’alimenter cette expansion.

À l’échelle mondiale, les États-Unis restent de très loin le premier pôle de richesse avec 206 880 ultra-riches, devant la Chine (55 490), l’Allemagne (28 330), le Japon (22 435) et le Royaume-Uni (20 495). Altrata prévoit que la population mondiale des ultra-riches atteindra 746 570 personnes d’ici 2030, tandis que leur patrimoine cumulé devrait grimper à 85 000 milliards de dollars.

 

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Moins de 10 % des sociétés communautaires créées ont obtenu un financement de l’État à mars 2026

09. Juli 2026 um 14:38

Au total, 75 sociétés communautaires ont décroché un financement à fin mars 2026, tandis que le registre national de ces structures recense pas moins de 791 initiatives ! Ces chiffres ont été dévoilés, mercredi, lors de l’audition des représentants du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle par les membres de la Commission des services et du développement social au sein du Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Ces 75 sociétés regroupent 16 000 personnes, avec une nette majorité d’hommes (11 000, contre 5 000 femmes). Le profil des salariés et administrateurs de ces structures inclut 2 300 titulaires d’un diplôme universitaire ; on y trouve également plus de 160 travailleurs en situation de handicap.

Cadre juridique et accompagnement

La séance a été l’occasion, pour les cadres du ministère, de détailler le dispositif juridique encadrant la création de ces sociétés, ainsi que les dispositifs de soutien proposés aux porteurs de projets ; formation, coaching et suivi de terrain assuré par de futures commissions régionales.

Plusieurs membres de la commission ont interrogé les représentants du ministère sur l’ordre chronologique de traitement des dossiers. D’autres ont réclamé une révision à la hausse du montant maximal accordé à ces sociétés, tout en évoquant la complexité des démarches qui pèse encore sur ces structures.

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Boomplay signe avec Sony Music et muscle son catalogue pour accélérer sa croissance en Afrique

09. Juli 2026 um 14:11

Boomplay poursuit sa stratégie d’expansion sur le marché africain du streaming musical. La plateforme a conclu un accord de licence avec Sony Music Entertainment, lui permettant d’intégrer à son catalogue les artistes et les productions du géant mondial de la musique. Cette alliance renforce l’offre de contenus de Boomplay et consolide sa position face aux plateformes internationales.

Grâce à ce partenariat, les utilisateurs de Boomplay peuvent désormais accéder au répertoire de Sony Music, qui comprend des artistes internationaux de premier plan ainsi que plusieurs figures majeures de la scène africaine. Selon Music in Africa, l’objectif est d’élargir le choix proposé aux abonnés tout en améliorant l’attractivité de la plateforme auprès de nouveaux utilisateurs. 

Pour Boomplay, cette opération s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à devenir la référence du streaming musical en Afrique. Lancée au Nigeria en 2015, la plateforme s’est développée dans plusieurs marchés du continent en misant sur une combinaison de contenus internationaux et de musique africaine locale, ainsi que sur des modèles de paiement adaptés aux habitudes de consommation des utilisateurs africains.

L’accord présente également un intérêt stratégique pour Sony Music. En s’appuyant sur l’audience de Boomplay, le groupe renforce sa distribution sur un continent où le marché du streaming affiche l’une des croissances les plus rapides au monde. Les artistes du label bénéficient ainsi d’une meilleure visibilité auprès des millions d’utilisateurs actifs de la plateforme.

Ce partenariat illustre l’intérêt croissant des majors de l’industrie musicale pour l’Afrique, un marché porté par la montée en puissance des usages mobiles, l’amélioration de l’accès à Internet et le succès mondial des musiques africaines. Pour Boomplay, disposer du catalogue de Sony constitue un levier supplémentaire pour fidéliser ses utilisateurs et renforcer sa compétitivité dans un secteur où la bataille des contenus est devenue déterminante.

 

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Wifak Bank inaugure sa 60ᵉ agence à Kheireddine Pacha et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

09. Juli 2026 um 14:09

Conformément à son orientation stratégique, Wifak Bank poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, Wifak Bank annonce l’ouverture officielle de sa 60ᵉ agence « l’Agence Wifak Bank Kheireddine Pacha », située àN°39 Bis, Avenue Kheireddine Bacha, Montplaisir, Tunis, à compter du jeudi 09Juillet 2026.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée — particuliers, TPE, professionnels et entreprises — à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence Wifak Bank Kheireddine Pacha se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantesaccessible24h/24et 7j/7.
Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de Wifak Bank

À travers cette nouvelle agence, Wifak Bank réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

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OpenAI s’apprête à lancer son modèle GPT le plus abouti

09. Juli 2026 um 13:41

C’est officiel: la dernière version de GPT s’apprête à voir le jour chez OpenAI, qui la présente comme son IA la plus aboutie jamais conçue.

Le calendrier a pourtant été décalé de plusieurs semaines : avant le lancement, l’entreprise a voulu pousser plus loin ses vérifications, notamment autour des failles informatiques exploitables et des usages potentiellement dangereux.

Au terme de ces vérifications, l’entreprise a obtenu l’aval de Washington. Plutôt qu’une mise en ligne immédiate et massive, la firme opte pour un déploiement étalé dans le temps.

Anthropic, Google, xAI : la bataille technologique fait rage

Sur le papier, le nouveau GPT constitue un bond en avant. Il apporte plusieurs innovations sur tous les plans ; logique, code informatique, traitement d’images et de sons et solidité scientifique. OpenAI espère, ainsi, garder une longueur d’avance pendant que ses concurrents redoublent d’efforts.

Ce lancement traduit, une fois de plus, l’ampleur que prend la course mondiale à l’IA. Les géants du secteur multiplient les investissements à coups de milliards, tous à la recherche de systèmes plus puissants, taillés aussi bien pour les professionnels que pour le grand public.

Pour OpenAI, le nouveau modèle GPT doit prouver une chose : il est possible de repousser les limites techniques sans sacrifier la sécurité ou la fiabilité. Reste à voir comment le marché, développeurs en tête, mais aussi entreprises et investisseurs, accueillera cette nouvelle étape de l’IA générative.

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Etihad propulse Fastjet vers plus de 120 destinations internationales

09. Juli 2026 um 13:20

La compagnie aérienne Fastjet Zimbabwe a signé un protocole d’accord avec Etihad Airways pour mettre en place un partenariat d’interligne, première étape d’une coopération plus large qui prévoit également un futur accord de partage de codes (codeshare) et l’intégration au programme de fidélité Etihad Guest. L’information a été officiellement annoncée par Etihad Airways.

Concrètement, ce partenariat permettra aux voyageurs d’Etihad de réserver, sur un seul billet, des correspondances opérées par Fastjet Zimbabwe vers Bulawayo, Victoria Falls et Johannesburg. Les ventes débuteront le 24 août 2026, tandis que l’accord a été signé à Harare le 7 juillet 2026.

Cette alliance accompagne le lancement de la future liaison directe d’Etihad entre Abou Dhabi et Harare, prévue le 24 mars 2027. En s’appuyant sur le réseau domestique et régional de Fastjet, la compagnie émiratie élargit ainsi son accès au marché d’Afrique australe sans avoir à déployer immédiatement de nouvelles lignes.

Pour Fastjet Zimbabwe, l’accord représente une opportunité majeure. La compagnie pourra connecter ses passagers à plus de 120 destinations desservies par Etihad à travers le Moyen-Orient, l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Australie via le hub d’Abou Dhabi. Cette ouverture renforce sa visibilité internationale et pourrait stimuler les flux touristiques et d’affaires vers le Zimbabwe. Le partenariat ne s’arrête pas à l’interligne. Les deux compagnies prévoient de mettre en place un accord de partage de codes ainsi qu’une réciprocité des avantages de fidélité. Fastjet Zimbabwe deviendra ainsi le 32e partenaire du programme Etihad Guest, offrant à terme la possibilité aux voyageurs de cumuler et d’utiliser leurs miles sur les réseaux des deux transporteurs.

Pour Etihad, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion sur le continent africain, où la compagnie privilégie les partenariats avec des transporteurs régionaux afin d’étendre rapidement sa couverture tout en limitant les investissements opérationnels. De son côté, Fastjet se positionne comme un acteur clé de la connectivité régionale en Afrique australe, capable de servir de relais vers le réseau mondial d’un grand transporteur international.

 

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L’entreprise japonaise ispace lance le taxi collectif, version spatiale

09. Juli 2026 um 13:03

500 kilogrammes de fret, environ 50 millions de dollars : c’est le ticket d’entrée qu’ispace vient de payer pour embarquer sur une prochaine mission lunaire du Starship de SpaceX. Rendez-vous fixé à partir de 2030 pour cette livraison hors du commun.

Un trajet lunaire à partager entre plusieurs clients

L’idée derrière ce contrat ? Un peu comme un taxi collectif, mais version spatiale : au lieu de payer seul l’intégralité du voyage, chaque client ; entreprise, agence, institution, ne finance que sa part de la mission, ce qui fait mécaniquement baisser la note pour tout le monde. Une fois le fret posé sur le sol lunaire, ispace prendra le relais avec un véhicule maison, conçu spécifiquement pour livrer chaque cargaison à son destinataire final.

Un tremplin vers l’économie lunaire

Avec sa puissance de feu, Starship peut embarquer des tonnages considérables jusqu’à la Lune, ce qui en fait, du coup, un allié de poids pour toutes les entreprises qui rêvent de se faire une place dans l’industrie spatiale commerciale. ispace compte bien surfer là-dessus pour bâtir plus vite ses futures infrastructures lunaires et convaincre des clients aux quatre coins du monde. Signe, en somme, qu’un secteur spatial privé en pleine expansion cherche désormais à démocratiser, tant bien que mal, l’accès à notre satellite.

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Très bientôt, le chantier de protection de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain démarre

09. Juli 2026 um 11:48

Les travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les risques de glissements de terrain devraient démarrer en août 2026, selon le ministère de l’Équipement et de l’Habitat. Cette échéance a été annoncée lors d’une réunion de la commission de pilotage du projet, consacrée à l’examen des résultats de la première phase de l’étude technique.

Cette première étape a permis d’établir un diagnostic de l’état actuel de la colline et d’identifier les interventions urgentes ainsi que les travaux nécessaires à réaliser sur le terrain. Le bureau d’études chargé du projet a présenté ses recommandations aux différents acteurs concernés.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a appelé à accélérer la mise en œuvre du programme et à respecter le calendrier fixé, en mobilisant les moyens nécessaires pour lancer les interventions dans les délais prévus. L’objectif est de réduire les risques liés aux mouvements de terrain qui menacent cette zone emblématique du littoral tunisien, tout en renforçant la sécurité des habitants, des visiteurs et des infrastructures existantes.

Le projet s’inscrit dans le cadre d’une mission confiée au ministère de l’Équipement à travers une décision de la cheffe du gouvernement datée du 26 janvier 2026, portant sur la réalisation des études et des travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd. Il fait partie d’un programme plus large visant à protéger les zones urbaines, le littoral et les ouvrages exposés aux risques naturels.

 
 

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Les chiffres de la BCT sur l’endettement renforcent le statu quo de l’investissement en Tunisie

09. Juli 2026 um 11:46

En 2025, l’endettement total de la Tunisie n’a augmenté que de 3,9%, contre 4,5% un an auparavant, selon le dernier rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La BCT attribue ce coup de frein à un double mouvement : la dette extérieure recule plus fortement (-9,9% contre -6,6% en 2024), tandis que la dette intérieure marque le pas, mais de façon plus modeste (+9,6% contre +9,8%).

L’extérieur recule, l’intérieur s’impose

L’encours de la dette extérieure s’est établi à 67 160 MTD à fin 2025, poursuivant sa baisse entamée depuis 2023. La BCT l’explique par des remboursements de principal supérieurs aux nouveaux financements mobilisés, combinés à un effet de change défavorable lié aux fluctuations du dinar. De son côté, la dette intérieure a atteint 199 254 MTD, tirée notamment par l’endettement de l’État (+21,6%, contre +24% en 2024).

Autre enseignement du rapport : le financement domestique pèse désormais trois quarts de la dette globale du pays, un poids qui ne cesse de grimper d’année en année (67% en 2023, 71% en 2024, 75% en 2025) !

L’État concentre la moitié de la dette

Toujours d’après le rapport 2025 de la BCT, l’État concentre à lui seul environ 50% de l’endettement national. Sa dette a progressé de 5,2% en 2025, une hausse moins marquée que celle de 2024, 6,6%. Les autres agents économiques non financiers ont pour leur part vu leur endettement croître de 2,7%.

Les dépenses liées au remboursement de la dette publique ont, elles, diminué de 1,5% sur l’année, s’établissant à 24 441,5 MTD. Cette baisse est portée principalement par le recul de 12,5% du service de la dette extérieure. La BCT anticipe cette même tendance pour 2026, avec un service à 23 057 MTD, en baisse de 5,7%.

Toujours pas assez pour encourager l’investissement

La baisse de la dette extérieure peut être interprétée comme un élément encourageant. Elle allège mécaniquement la pression sur les finances publiques et libère un peu de marge budgétaire. Pour les entrepreneurs et les investisseurs, le signal est plutôt positif: moins de dette extérieure à rembourser, c’est potentiellement moins de recours de l’État aux marchés financiers, donc moins de concurrence pour les liquidités disponibles localement.

Cependant, le poids croissant de la dette intérieure, portée à 75% du total, pourrait, à terme, peser sur l’accès au crédit bancaire pour le secteur privé, si l’État continue de mobiliser une large part de l’épargne domestique.

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Avant le 31 juillet 2026 : quelles entités sont concernées par le dépôt obligatoire des états financiers au RNE ?

09. Juli 2026 um 11:01

Les entreprises tunisiennes, associations et certaines structures publiques ont jusqu’au 31 juillet 2026 pour déposer leurs états financiers annuels auprès du Registre national des entreprises (RNE). Cette obligation concerne également les personnes physiques soumises à la tenue d’une comptabilité. Le dépôt doit être effectué exclusivement en ligne via la plateforme électronique du RNE.

Le délai fixé correspond à sept mois après la clôture de l’exercice comptable, conformément aux règles prévues par les textes régissant les entités concernées.

Sont concernées par cette obligation toutes les sociétés, quelle que soit leur forme juridique, les personnes physiques soumises à l’obligation comptable, les associations inscrites au registre, ainsi que les établissements publics ne présentant pas un caractère administratif et les autres organismes publics concernés.

À travers cette procédure, le RNE cherche à garantir l’actualisation des informations financières des acteurs enregistrés et à renforcer la transparence sur leur activité économique.

Le dépôt doit être réalisé uniquement sur le portail officiel du RNE : registre-entreprises.tn.

Pour les dirigeants et entrepreneurs, cette échéance représente une formalité obligatoire à respecter. Tout retard ou absence de dépôt peut exposer les concernés aux conséquences juridiques prévues par la réglementation en vigueur.

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KPMG cherche la prochaine pépite technologique africaine

09. Juli 2026 um 10:09

Le cabinet de conseil KPMG a officiellement lancé les candidatures de l’édition 2026 de son concours international Global Tech Innovator, une compétition destinée aux startup technologiques à fort potentiel. Les jeunes pousses africaines ont jusqu’au 2 août 2026 à 23h59 pour déposer leur dossier.

À l’issue des sélections nationales et régionales organisées à travers le continent, une seule startup représentera l’Afrique lors de la finale mondiale prévue en novembre 2026 à Lisbonne (Portugal), en marge du Web Summit, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux de la technologie. Au-delà du trophée, le concours constitue une véritable vitrine internationale pour les entrepreneurs. Les finalistes auront l’occasion de présenter leur innovation devant des investisseurs, des dirigeants d’entreprises, des partenaires commerciaux et des acteurs majeurs de l’écosystème technologique mondial. KPMG met également en avant les opportunités de visibilité médiatique et de développement de réseau offertes par cette compétition.

Le programme s’adresse principalement aux startup en phase de démarrage ou d’accélération. Pour être éligibles, les entreprises doivent notamment être enregistrées dans l’un des pays participants, exister depuis sept ans maximum, proposer une solution technologique ou fortement axée sur la technologie, ne pas être détenues majoritairement par un grand groupe et afficher un chiffre d’affaires compris entre 1 et 15 millions de dollars, ou avoir levé au moins 500 000 dollars en capital. Les candidatures seront évaluées selon plusieurs critères, notamment le caractère innovant de la solution, l’esprit entrepreneurial, le potentiel de croissance, l’orientation client et la capacité de l’entreprise à gérer les risques. Les lauréats des compétitions nationales et régionales accéderont ensuite à la finale mondiale, où sera désignée la KPMG Private Enterprise Global Tech Innovator 2026.

Pour les startup africaines en quête d’une exposition internationale, cette compétition représente une opportunité de se faire connaître bien au-delà de leur marché domestique et d’accélérer leur développement grâce à des connexions avec des investisseurs et des partenaires stratégiques à l’échelle mondiale.

 

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Tunisie: l’aéronautique tourne à plein régime, les commandes affluent !

09. Juli 2026 um 10:02

Tunis a ouvert ses portes, mardi, à la 5e édition de l’Aerospace Meetings Tunisia. Organisé par l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur, FIPA, ce forum international dédié à l’industrie aéronautique et spatiale se déroule sur trois jours et rassemble un nombre record d’exposants : 85 entreprises, contre 56 lors de l’édition précédente. Cet évènement constitue ainsi une opportunité pour les acteurs tunisiens de l’aéronautique pour côtoyer des groupes européens et américains.

Selon Jalel Tebib, directeur général de la FIPA, l’industrie aéronautique tunisienne suscite désormais un intérêt marqué à l’international. Le secteur, qui regroupe plus de 85 entreprises, tourne actuellement à plein régime, les commandes affluant chez la plupart des opérateurs ! L’écosystème reste concentré autour du parc aéronautique d’El Mghira, où un grand constructeur français est également installé. D’autres sites comme ceux de Soliman, Sousse et Bizerte complètent l’infrastructure aéronautique en Tunisie. Le pays abrite d’ailleurs la plus importante fonderie aéronautique du continent africain, propriété d’une entreprise américaine.

Une entreprise turque bientôt implantée

Tebib a révélé qu’une société turque cotée à la Bourse d’Istanbul, fournisseur du marché allemand, finalise actuellement son implantation en Tunisie. Ses clients allemands lui auraient eux-mêmes conseillé de s’y installer.

Au programme du forum : rencontres B2B, conférences sur l’innovation, l’intelligence artificielle et la décarbonation, ainsi qu’un pavillon «Made in Tunisia» réservé aux PME et start-up locales.

Stefania Sonia Dallali, présidente de l’institut Gitas, a, pour sa part, insisté sur la fiabilité des entreprises tunisiennes du secteur. Elle a souligné que la position stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe et sa jeunesse talentueuse constituent des atouts solides face aux mutations technologiques et environnementales du secteur. Son ambition : faire du pays une plateforme industrielle de référence en Méditerranée et en Afrique.

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Le FMA accorde un prêt de 312 millions de dollars à la Tunisie

09. Juli 2026 um 09:22

La Tunisie bénéficiera d’un nouveau financement de près de 312 millions de dollars du Fonds monétaire arabe (FMA). L’accord de prêt a été signé le 7 juillet 2026 et vise à soutenir les efforts du pays pour renforcer sa stabilité économique et financière.

Le prêt, d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte, a été conclu entre le gouvernement tunisien, représenté par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, et le Fonds monétaire arabe, représenté par son directeur général, Fahad Alturki.

Selon la Banque centrale de Tunisie, ce financement accompagnera le programme de réformes économiques et financières engagé par les autorités. Les fonds serviront notamment à contribuer au financement de la balance des paiements, un levier essentiel pour préserver les équilibres financiers et extérieurs du pays et renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux chocs externes. Le décaissement du prêt s’effectuera en trois tranches. La première sera versée dès l’entrée en vigueur de l’accord. Chaque tranche est accordée pour une durée de sept ans, avec une période de grâce de trois ans et demi, avant un remboursement en huit échéances semestrielles égales.

La Banque centrale souligne que cet accord illustre la poursuite de la coopération entre la Tunisie et le Fonds monétaire arabe ainsi que la confiance accordée au programme de réformes économiques et financières du pays. L’objectif est de consolider la stabilité financière, d’améliorer la résilience de l’économie tunisienne et de soutenir une croissance durable.

 

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