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Empfangen — 29. Juli 2026 Französischsprachig

La BCT maintient son taux directeur inchangé à 7 %

29. Juli 2026 um 20:49

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, lors de sa réunion de mercredi, 29 juillet 2026, de maintenir son taux directeur inchangé à 7 %.

Le Conseil a, en effet, examiné les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives, selon un communiqué publié, mercredi, sur le site officiel de la BCT.

D’après l’institut d’émission, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques. Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique.

Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment, pour les économies importatrices d’énergie.

Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.

L’inflation à 5,3 %

Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3 % en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2 %, contre 13,2 % le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5 % pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix.

Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3 % en juin 2026 contre 1,2 % le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4 241 MDT (2,3 % du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2 844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit, notamment, l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8 502 MDT.

Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2 538 MDT, à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

 23,4 milliards de dinars d’avoirs nets en devises…

La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance.

 À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.

Le Conseil a souligné, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment, à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.

Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.

Nécessité d’une stabilité des prix

Le Conseil a affirmé que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques.

À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.

 La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert, également, la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi, que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

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L’Ambassade américaine célèbre 80 ans de Fulbright autour de l’innovation

29. Juli 2026 um 15:21

L’Ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a participé, aux côtés de Jeremy Berndt, Chargé d’affaires de la Mission des États-Unis en Libye, et d’Annie Stetler, Directrice nationale d’Amideast pour la Tunisie et la Libye, à la Conférence régionale des anciens boursiers Fulbright. Cet événement a réuni 40 anciens participants au programme Fulbright Foreign Student Program — 20 Tunisiens et 20 Libyens — afin d’examiner la manière dont l’intelligence artificielle peut stimuler l’innovation, renforcer la coopération régionale et créer de nouvelles opportunités en Afrique du Nord.

En 2026, la Tunisie et la Libye se joignent aux pays du monde entier pour célébrer le 80e anniversaire du programme Fulbright, dont l’ambition est de favoriser la compréhension mutuelle grâce aux échanges éducatifs et culturels et de tisser des liens durables entre les États-Unis et les pays partenaires. Depuis sa création en 1946, plus de 450 000 étudiants, chercheurs, enseignants, artistes et professionnels issus de 162 pays ont participé au programme Fulbright. Parmi ses anciens boursiers figurent 46 chefs d’État, 63 lauréats du prix Nobel et 89 lauréats du prix Pulitzer.

À ce jour, plus de 959 Tunisiens et 176 Libyens, ainsi que 240 Américains en Tunisie, ont bénéficié du programme Fulbright. Leurs activités ont couvert un large éventail de domaines, allant de l’accompagnement des étudiants à l’enseignement, à la recherche et à la conduite d’études dans des établissements d’enseignement supérieur parmi les plus prestigieux aux États-Unis, en Tunisie et en Libye. En outre, en 2024, les États-Unis ont signé un protocole d’accord avec l’Université du Wyoming et plusieurs universités tunisiennes. Grâce à ce partenariat, de jeunes enseignants tunisiens en début de carrière sont accueillis chaque année universitaire à l’Université du Wyoming pour y enseigner la langue arabe.

Depuis quatre-vingts ans, le programme Fulbright contribue à l’histoire de l’innovation américaine, et la Tunisie a joué un rôle dans cette réussite. La Conférence régionale des anciens boursiers Fulbright, organisée à Tunis, témoigne de l’engagement constant des États-Unis en faveur des échanges éducatifs, des partenariats régionaux et du renforcement des liens entre les peuples.

« Alors que nous célébrons à la fois le 80e anniversaire du programme Fulbright et le 250e anniversaire des États-Unis, nous réaffirmons notre conviction qu’investir dans les personnes, encourager l’innovation et développer les partenariats internationaux continueront de façonner l’avenir », a déclaré l’Ambassadeur Bill Bazzi.

Jeremy Berndt, Chargé d’affaires de la Mission des États-Unis en Libye, a souligné l’importance des réseaux d’anciens participants en déclarant : « Les anciens bénéficiaires des programmes d’échanges américains constituent l’un de nos liens les plus directs et les plus durables avec la société libyenne. Ils connaissent à la fois les institutions américaines et les réalités libyennes, et leurs expériences ainsi que les relations qu’ils ont nouées leur permettent d’avoir un impact concret au bénéfice des peuples libyen et américain. »

Annie Stetler, Directrice nationale d’Amideast pour la Tunisie et la Libye, a mis en avant le rôle des échanges éducatifs dans la formation des futurs dirigeants : « Les échanges éducatifs forment des leaders capables d’évoluer dans des environnements complexes et conscients que les meilleures idées naissent de la coopération entre disciplines, institutions et pays. »

À travers le programme Fulbright et d’autres programmes d’échanges, les États-Unis continuent d’accompagner les leaders émergents, de renforcer leur coopération avec la Tunisie et la Libye et de promouvoir l’innovation nécessaire pour relever les défis communs auxquels la région et le monde sont confrontés.

D’après communiqué 

 

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Le Groupe QNB poursuit sa feuille de route stratégique

29. Juli 2026 um 14:24

Le Groupe QNB, institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique, a publié aujourd’hui son rapport stratégique présentant la performance du Groupe au deuxième trimestre 2026 et mettant en évidence la poursuite réussie de ses initiatives en matière d’innovation, de durabilité et de développement des capacités institutionnelles à travers son réseau international.

Au cours du deuxième trimestre de l’année, le Groupe a enregistré des progrès significatifs dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives alignées sur ses priorités stratégiques à long terme, centrées sur le renforcement de la résilience économique, le soutien aux secteurs porteurs et l’accompagnement d’une croissance durable sur ses principaux marchés.

Ces avancées traduisent l’approche rigoureuse adoptée par le Groupe, afin de renforcer la création de valeur durable une approche fondée sur la diversification de ses activités, la solidité de ses dispositifs de gouvernance et la poursuite des investissements dans l’innovation et le développement du capital humain.

À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, directeur général du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance au deuxième trimestre illustre clairement notre leadership dans le financement de l’avenir de la région, depuis le soutien aux projets pionniers d’énergie durable jusqu’à l’autonomisation de la prochaine génération d’innovateurs. Nous restons pleinement mobilisés pour accompagner le développement économique, renforcer la résilience institutionnelle, favoriser l’innovation et générer une valeur durable à long terme sur l’ensemble des marchés où nous opérons. Nos efforts continus de diversification de notre plateforme internationale, conjugués à l’exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques et à la solidité de nos cadres de gouvernance, renforcent la capacité du Groupe à faire face à l’évolution rapide des marchés, tout en maintenant notre priorité sur une croissance responsable et une innovation centrée sur les besoins des clients ».

 

Développer les capacités mondiales grâce aux partenariats stratégiques et au financement

Au deuxième trimestre, QNB a poursuivi son soutien aux secteurs stratégiques et au développement économique à long terme au moyen d’initiatives de financement spécialisées déployées à travers son réseau international.

En Afrique du Nord, QNB Égypte a participé au financement d’un projet historique de 500 millions de dollars américains portant sur l’usine de carburant d’aviation durable de Green Sky Capital, située dans la zone économique du canal de Suez en Égypte et appelée à devenir la plus grande installation de production de carburant d’aviation durable du Moyen-Orient et d’Afrique. Le projet devrait produire jusqu’à 200 000 tonnes de biocarburant par an et permettre une réduction annuelle des émissions pouvant atteindre 500 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette initiative témoigne ainsi l’engagement de notre activité de banque d’entreprises en faveur du financement des infrastructures vertes. Le projet contribue également au développement des solutions énergétiques de demain et renforce la position de la région au sein des chaînes de valeur émergentes du carburant d’aviation durable.

QNB Égypte a également signé un accord de financement à moyen terme d’un montant de 5,5 milliards de livres égyptiennes avec la société Marakez, afin de soutenir la poursuite de l’expansion de son projet immobilier à usage mixte « Fifth Square » dans l’est du Caire. Le projet contribue au dynamisme économique général grâce à la mise en place d’une infrastructure intégrée comprenant des unités résidentielles et commerciales ainsi que des équipements modernes.

Dans le cadre de ses efforts continus visant à soutenir le développement économique et la croissance du secteur privé, QNB Égypte a conclu une convention de facilités de crédit de 3 milliards de livres égyptiennes avec GlobalCorp Financial Services, afin de financer ses activités de crédit-bail et de financement immobilier. Cet accord vise à élargir l’accès à des solutions de financement souples dans différents secteurs, en favorisant l’investissement, la croissance des entreprises et l’inclusion financière.

QNB Égypte a également mené à bien l’arrangement d’un prêt syndiqué de 11,98 milliards de livres égyptiennes au profit de Qased Khair for General Supplies and Contracting, destiné au financement d’un projet de développement de nouveaux quais maritimes au port d’East Port-Saïd. Ce projet devrait renforcer les infrastructures logistiques et maritimes de l’Égypte, améliorer la connectivité commerciale et soutenir la croissance économique à long terme.

Le Groupe a par ailleurs continué d’appuyer les initiatives de transformation du secteur de l’énergie à travers son réseau international. En Turquie, QNB a accordé un financement à long terme de 38 millions de dollars américains pour soutenir deux projets majeurs d’énergie renouvelable. Ce financement stratégique comprend 23 millions de dollars américains destinés à la construction d’une centrale solaire de pointe d’une capacité de 36 MW, dédiée à l’autoconsommation, ainsi qu’une allocation structurée des 15 millions de dollars américains restants dans le cadre d’un partenariat lancé en 2025 pour cofinancer un projet éolien d’une capacité de 140 MW. Ces initiatives illustrent le rôle de premier plan du Groupe QNB dans le financement d’infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques à l’échelle mondiale.

Ces opérations confortent le rôle essentiel joué par le Groupe QNB dans le financement de projets qui renforcent la résilience économique, soutiennent le développement du secteur privé et contribuent à une croissance durable sur les marchés où il est présent.

 

Renforcer l’innovation et les compétences

Le Groupe a continué d’intensifier ses efforts en matière d’innovation, d’éducation et de développement des compétences de ses collaborateurs afin de s’adapter à l’évolution rapide des marchés, au moyen d’initiatives favorisant une croissance fondée sur la connaissance dans l’ensemble des pays où il exerce ses activités.

Au cours du deuxième trimestre, QNB a conclu un partenariat avec Carnegie Mellon University in Qatar afin de créer le QNB Center for Business Innovation, une plateforme destinée à promouvoir l’innovation dans les affaires, l’apprentissage appliqué et la préparation de compétences capables de répondre aux évolutions futures au Qatar et, plus largement, dans la région.

Cette initiative rassemble des expertises académiques et professionnelles spécialisées dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la culture financière, l’analyse de données et les outils pédagogiques interactifs, en appui aux ambitions du Qatar de bâtir une économie diversifiée et fondée sur l’innovation.

Parallèlement, le Groupe QNB a poursuivi le renforcement de son programme de bourses d’études, qui accompagne les étudiants qataris dans des disciplines stratégiques telles que la technologie, la cybersécurité, la finance, l’économie, l’ingénierie et la gestion des entreprises.

Le Groupe a également continué de soutenir le développement des futurs dirigeants du secteur financier grâce à des initiatives internationales de partage des connaissances. Au deuxième trimestre, QNB Suisse a accueilli une délégation du Qatar Leadership Centre à Genève. Cette visite a permis aux participants de bénéficier d’analyses approfondies sur la gestion de fortune internationale, la finance durable et l’évolution rapide des marchés financiers mondiaux. Cette coopération traduit l’engagement de QNB en faveur du développement des futurs dirigeants et du renforcement des expertises financières spécialisées.

Illustrant son engagement à constituer des équipes performantes et prêtes à relever les défis futurs dans l’ensemble de son réseau international, QNB Indonesia a remporté plusieurs distinctions lors des HR Asia Awards 2026, notamment le prix de la meilleure entreprise où travailler en Asie et le prix récompensant une transformation à fort impact dans le domaine des ressources humaines.

En Tunisie, QNB a poursuivi son soutien au développement des compétences des jeunes, à l’innovation et à l’engagement des collaborateurs à travers plusieurs initiatives, dont la première édition des QNB Talent Awards et sa participation à la 13e édition de la Foire aux projets organisée par ESPRIT School of Business. Ces actions ont contribué à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement durable, tout en renforçant les liens avec les étudiants, les universitaires et les futurs talents.

Ces initiatives témoignent de la poursuite des investissements de QNB dans les écosystèmes d’innovation, le développement du capital humain, l’engagement des collaborateurs et l’accompagnement de la prochaine génération de talents régionaux.

 

Créer de la valeur ajoutée

Le Groupe QNB a continué de consolider sa position d’institution financière de premier plan dans la région grâce à une performance solide, une large présence internationale et une attention constante portée à la création de valeur pour ses clients.

Au deuxième trimestre, le Groupe a conservé son statut de marque bancaire la plus valorisée du Moyen-Orient et d’Afrique selon le rapport de Brand Finance, avec une valeur de 10,3 milliards de dollars américains et une place parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde. L’indice de force de la marque du Groupe s’est maintenu à 86, reflétant la confiance durable de ses clients et de ses parties prenantes.

Le Groupe a également consolidé de recevoir une reconnaissance internationale pour ses performances et sa contribution au développement économique. Il a notamment été désigné « Meilleur prestataire de services de financement du commerce au Qatar en 2026 » par le magazine Global Finance, confirmant une nouvelle fois son leadership dans la fourniture de solutions de financement du commerce innovantes adaptées aux besoins évolutifs de ses clients.

QNB a par ailleurs été distingué par la Chambre de commerce française en reconnaissance de ses investissements en France et de son rôle dans le renforcement de la coopération économique entre l’État du Qatar et la République française.

Le Groupe a également pris part à plusieurs grands forums internationaux consacrés au renforcement de la coopération économique et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Europe. Il a notamment participé au Gulf Vision 2026 Forum à Paris, plateforme de référence pour le dialogue entre la France et la région du Golfe, ainsi qu’au Forum économique arabo-allemand à Berlin, organisé sous le thème « Construire des ponts entre l’Allemagne et le monde arabe ». À travers ces participations, QNB a contribué aux échanges sur le commerce, l’investissement et les opportunités de coopération transfrontalière, confirmant son engagement à renforcer les relations économiques entre les marchés régionaux et internationaux.

 

Renforcer la durabilité et la résilience institutionnelle

La durabilité demeure une composante indissociable des activités de financement, des opérations et des priorités stratégiques à long terme du Groupe QNB.

Au deuxième trimestre, le Groupe QNB a remporté le prix « SustainableLender of the Year 2026 » dans le cadre des Middle East Transition Finance Awards organisés par le magazine Environmental Finance, en reconnaissance de son rôle dans le développement de la finance durable à travers la région. Cette distinction reflète l’impact de notre cadre de financement durable, qui a permis d’orienter plus de 11 milliards de dollars américains vers le financement de projets verts, sociaux et liés à la durabilité.

QNB a également continué de renforcer son positionnement institutionnel à l’échelle internationale grâce aux distinctions obtenues sur les marchés de capitaux et dans les classements institutionnels. Le Groupe a été nommé « Meilleur émetteur d’obligations sur les marchés émergents du Moyen-Orient » lors de la première édition des GlobalCapital MTN Awards 2026, illustrant la confiance des investisseurs dans sa stratégie de financement diversifiée et dans sa résilience financière.

Parallèlement, le Groupe QNB a figuré dans le classement Forbes Middle East des 100 plus grandes sociétés cotées de la région par capitalisation boursière en 2026, renforçant encore sa position de marché et sa solidité institutionnelle.

Ces réalisations reflètent l’engagement constant portée par le Groupe à une croissance durable, au renforcement des pratiques de bonne gouvernance et à la création de valeur pour ses clients dans l’ensemble de ses opérations internationales.

 

Soutenir les communautés et le développement inclusif

Le Groupe poursuit son soutien aux initiatives qui contribuent positivement au bien-être des communautés dans lesquelles il opère.

Dans le cadre de ses activités de responsabilité sociétale à l’occasion de l’Aïd al-Adha, QNB Qatar a organisé des visites au centre Enaya de soins spécialisés, au cours desquelles un soutien et des cadeaux ont été remis aux patients afin de favoriser le bien-être et les liens communautaires pendant la période des fêtes.

En Tunisie, QNB a apporté son soutien à une caravane médicale multidisciplinaire organisée à l’hôpital régional de Mareth. Cette initiative a contribué à améliorer l’accès aux soins et aux consultations spécialisées pour les enfants et les familles des communautés environnantes.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’approche plus large du Groupe QNB en matière de responsabilité sociétale et d’appui au développement inclusif.

 

Perspectives

Alors que les marchés régionaux et internationaux continuent d’évoluer, QNB maintient sa priorité sur l’exécution rigoureuse de ses orientations stratégiques, tout en conservant une vision à long terme fondée sur la croissance durable et le renforcement de la résilience institutionnelle.

Le Groupe continuera de développer ses capacités d’innovation, de soutenir les secteurs stratégiques au moyen de financements responsables et d’élargir l’intégration des principes de durabilité dans l’ensemble de ses opérations et de ses activités avec les clients.

À l’approche du troisième trimestre 2026, le Groupe QNB poursuivra sur sa forte dynamique en avançant dans la mise en œuvre de plusieurs priorités stratégiques. Il renforcera son leadership dans la finance durable et accélérera encore le développement de ses capacités de banque digitale afin d’améliorer l’expérience client. Parallèlement, l’activité de gestion d’actifs et de fortune étendra ses services de gestion de portefeuille sur plusieurs marchés nationaux et internationaux clés, afin de proposer aux clients des solutions d’investissement en constante évolution. Fort d’une exécution rigoureuse, d’une gouvernance solide et d’une présence internationale résiliente, le Groupe QNB continue de consolider son positionnement pour saisir de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à long terme sur l’ensemble des marchés où il opère.

 

Avec communiqué

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TRIBUNE – Vers un nouveau modèle de développement : pour une résilience territoriale en Tunisie

29. Juli 2026 um 13:16

Les députés de l’ARP viennent d’adopter le projet de loi relatif au plan de développement 2026 -2030. Ladite loi a franchi la barrière parlementaire avec moins de 40 % des voix. Car bon nombre des députés ont délibérément boudé la séance plénière. Et ce, pour décrier entre autres le délai de trois jours consenti au Parlement pour l’adopter et le manque d’un véritable débat national à ce sujet.

Un plan de développement controversé

Bien que le gouvernement eût annoncé un style inédit de gouvernance dans l’élaboration de ce plan de développement, par l’adoption d’une approche ascendante (bottom-up) en rupture avec les anciens plans, qui étaient la chasse gardée des ministères centraux, les critiques fusent de toutes parts. Puisque pas même les propositions des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, pourtant créés essentiellement pour ce dessein, n’ont été prises en considération, dit-on.

Le texte de loi comporte indéniablement des nouveautés intéressantes, du moins sur le plan des orientations adoptées et des intentions déclarées. On verra bien par la suite ce qu’il en adviendra réellement au niveau de l’exécution. On citera en exemple : la résilience économique, la cohésion sociale, la réduction des disparités territoriales, le développement équilibré et la résistance aux chocs internationaux. Le texte promet aussi l’amélioration de la compétitivité, le soutien à l’innovation, l’encouragement des investissements à forte valeur ajoutée, etc.

 

Lire aussi – L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

Les changements profonds renvoyés aux calendes grecques

Ces bonnes résolutions sont dignes d’intérêt, mais elles restent limitées car gouvernées par la logique de l’ancien paradigme d’un modèle classique d’économie mixte. Autrement dit : on ne passe pas réellement d’un modèle économique à un autre, comme l’ont fait la Corée du Sud dans les années 1960, l’Irlande dans les années 1990 ou le Rwanda récemment pour sortir de la crise et réaliser leurs essors économiques fulgurants. Or, ceci va visiblement à l’encontre de l’avis des experts de tous bords, qui s’accordent sur le fait que le modèle économique tunisien a fait long feu et qu’il est arrivé depuis bien des années à un essoufflement structurel. Ce modèle, qui est de toute évidence un business à perte, est basé sur une forte dépendance de l’export des ressources naturelles en vrac et des produits agricoles non ou peu valorisés, au tourisme de masse « low-cost » et une industrialisation manufacturière extravertie « offshore » à faible valeur ajoutée, qui tire sa raison d’être des faibles coûts salariaux, rendus possibles à coups de subventions pour l’ajustement du niveau de vie du citoyen et qui paradoxalement profitent in fine aux riches locaux et même aux touristes étrangers plus qu’aux couches vulnérables de la société. Continuer dans la même lancée s’apparenterait donc à essayer de traire une vache de réforme pour lui extraire du sang plutôt que du lait.

Bref, un cas d’école de l’ordre postcolonial qui permet au centre de continuer à dilapider la périphérie de ses ressources, nonobstant les dégâts qu’il lui fait subir.

 

Un modèle économique dépassé et un paradigme révolu du rôle de l’état, c’est là que le bât blesse

Après l’indépendance, la Tunisie de l’ère de Bourguiba avait construit un modèle assez dirigiste : État interventionniste, entreprises publiques nombreuses généralement en position de monopole, subventions généralisées, gratuité de nombreux services publics, etc. Ce modèle a bien tenu jusqu’à 1980, mais depuis l’entrée en vigueur des réformes structurelles suite à la crise conjoncturelle de 1986, l’État a abandonné progressivement, par petites doses mais jamais totalement, son rôle d’État providence. Depuis 2011, et surtout depuis 2020-2023, le système social hérité (subventions gaspillées, entreprises publiques déficitaires, caisses sociales en difficulté, etc.) devient budgétairement insoutenable, mais l’État hésite à l’abandonner formellement, d’où les tensions actuelles qu’on observe avec la STEG, la SONEDE, TUNISAIR, STIR, … et j’en passe. L’État qui n’arrive plus à assumer le coût réel de son rôle social, ne se résout pas non plus à renoncer formellement à ce rôle. Ce qui contraint les pouvoirs publics à des élucubrations parfois difficilement intelligibles pour pouvoir gérer ce grand-écart au quotidien.

 

Les entreprises publiques un gouffre abyssal sans fond

Pour emprunter une image de l’actualité sportive, les entreprises publiques s’apparenteraient aujourd’hui à une équipe de foot qui joue seule sur le terrain pendant des décennies sans jamais être confrontée à des adversaires et qui arrive à réaliser l’impensable, c’est-à-dire finir le championnat avec une défaite cuisante…

Analyser la situation actuelle surtout des grandes entreprises publiques révélera un spectacle de désolation à même de vous donner le froid dans le dos. Les entreprises publiques qui étaient destinées à être le moteur de l’économie et à créer de la richesse pour renflouer les caisses de l’État sont aujourd’hui un lourd fardeau dans un contexte de finances publiques tunisiennes déjà tendues voire dans un état critique.

 

Lire également : Entreprises publiques, soutien ou réforme?

 

STEG (électricité/gaz)
Endettement de 7,356 milliards de dinars au 23 juin 2026, avec des créances impayées de 6,061 milliards de dinars auprès de clients publics et privés, à cause d’une déficience structurelle puisque le prix de vente moyen de l’électricité (290,7 millimes/kWh en 2025) ne couvre pas le coût réel de production (456,3 millimes), même déséquilibre pour le gaz. Plus de 95 % de l’électricité tunisienne dépend du gaz naturel, exposant l’entreprise aux fluctuations pétrolières et du dinar. Les pertes du réseau STEG techniques et commerciales sont évaluées à (19 %) en comparaison avec la France (6 %), l’Allemagne (5 %) et Singapour avec la meilleure performance mondiale (2 %).

 

SONEDE (eau)
Impayés atteignant 860 millions de dinars fin 2024, dont plus de 50 % dus par des établissements et entreprises publics, un problème de créances croisées entre les entités de l’État plutôt qu’un simple déficit d’exploitation. Les pertes du réseau SONEDE s’élèvent à plus de (50 %). Alors que la banque mondiale parle d’un seuil tolérable, qui doit rester nettement en deçà de (25 %). Ce qui dépasse de loin la meilleure performance mondiale tenue encore une fois par Singapour (7.2 %).

 

STIR (raffinage)
Interruptions intempestives et prolongées de la production et difficultés récurrentes de conformité des produits aux normes à cause d’un outil de production vétuste, des programmes d’investissement non réalisés et des réformes en suspens, une détérioration financière (endettement chronique, crise de liquidités, dépendance aux subventions publiques, difficultés de recouvrement des créances auprès d’autres opérateurs publics, etc…) surtout depuis que la STIR s’est vu confier l’importation des produits pétroliers. Aujourd’hui la STIR importe plus qu’elle raffine, un rôle qui la contraint à absorber les écarts entre prix mondiaux et prix subventionnés localement. Ce qui la rend de plus en plus vulnérable aux chocs pétroliers internationaux.

 

TUNISAIR (transport aérien)                                                                                                                                                                                           Dette financière de 2 600 millions de dinars et un passif qui coupe la compagnie d’un accès normal aux financements à court terme, au point que le ministre du Transport la qualifie de « non bancable ». Ce qui aggrave davantage la situation, c’est que les états financiers 2023, 2024 et 2025 n’ont pas encore été validés, rendant tout pilotage financier aveugle. La flotte est réduite à 12 appareils exploitables (minimum 21 pour un break-even), avec Tunisair Express en déficit structurel encore plus marqué. Tunisair qui était le fleuron des entreprises publiques, se classe désormais 114ᵉ sur 117 et se place ainsi dans le top 5 des compagnies aériennes les moins cotées à l’échelle mondiale.

 

A ne pas rater — AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies aériennes

 

Un même schéma se répète dans la quasi-totalité des entreprises publiques :

  • Modèle structurellement déficitaire;
  • Tarifs administrés en dessous des coûts réels;
  • Mission de service public non compensée intégralement par l’État avec des créances publiques croisées non apurées;
  • Sous-investissement chronique dans la modernisation;
  • Mauvaise gouvernance, corruption, sureffectifs, caïd syndicaux qui règnent en maître et bloquent toute réforme qui risque de porter atteinte à leurs privilèges, etc.
  • Qualité dégradée des services et des produits;
  • Incapacité accrue de garantir l’approvisionnement continue du marché et adoption implicite d’une nouvelle mission de gestion de la pénurie;
  • Vétusté de l’outil de production par absence, insuffisance ou inadéquation de l’investissement dans la maintenance et la modernisation;
  • Incapacité de recouvrement des créances;
  • Incapacité des clients aussi bien individuels qu’institutionnels privés et publics à payer leurs factures à cause de la dégringolade du pouvoir d’achat et la flambée des tarifs en particulier après l’instauration en 2016, du mécanisme d’ajustement des prix des produits pétroliers.

On se retrouve devant une situation grotesque où le citoyen tunisien n’arrive plus à payer ses factures à cause de son faible pouvoir d’achat alors que les entreprises publiques sont difficulté existentielle d’une part parce les prix administrés n’arrivent pas à couvrir le coût de production et que l’État n’arrive plus à verser les subventions pour couvrir ce gap et d’autre part parce qu’elles peinent à recouvrir leurs créances auprès des clients.

Le contrat-programme 2024-2028 signé entre l’État et la STEG (financements Banque mondiale à l’appui) illustre la méthode retenue : garanties souveraines pour des prêts extérieurs, conditionnées à des réformes structurelles. Ce qui tire tout le pays dans le piège de l’endettement extérieur et obligera les pouvoir publics, tôt ou tard, bon gré mal gré, à privatiser ses « joyaux de la couronne » à prix cassés et à livrer ainsi les besoins essentiels du citoyen à la cupidité du capital étranger.

Les contractions douloureuses de l’accouchement d’un nouvel ordre mondial

Dans un monde densément intriqué à plus d’une dimension et à plus d’un niveau, les malheurs qui nous arrivent, ne dépendent certainement pas uniquement de nos errances. En effet, depuis des années déjà, nôtre monde passe par une période transitoire complexe et fortement turbulente, engendrée par des changements majeurs et simultanés, jusque-là sans précédents dans l’histoire de l’humanité :

  • Transition géopolitique entre une puissance hégémonique en déclin « USA/Occident » et une puissance qui a le vent en poupe (Chine/Brics) et qui aspire à détrôner la première avec les dommages collatéraux occasionnés par des passes d’armes qui déferlent les chroniques (Ukraine, Iran, Yémen, Gaza, Venezuela, etc.) et qui présagent l’Armageddon biblique. Puisqu’à tout moment, ces « accrochages » limités peuvent dégénérer en une troisième guerre mondiale, nécessairement nucléaire, une fois que le piège de Thucydide se serait refermé et que les titans s’affrontent directement.
  • Cataclysme financier attendu, une fois que le Dollar américain se serait définitivement effondré sous le poids de la dette souveraine américaine, qui a atteint le chiffre astronomique de 40 Trillions USD, soit 134% du PIB du pays. De sorte qu’il n’arrive plus à se maintenir en tant que monnaie hégémonique de référence et comme devise dominante des réserves de change et des échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
  • Changement climatique et montée fulgurante en fréquence et en intensité des catastrophes naturelles (sécheresses, inondations, incendies, etc.). Ce qui risque de mettre en péril ou du moins en grandes difficultés la civilisation dans sa forme actuelle, voire carrément la vie sur terre.
  • Instabilité énergétique engendrée par des ruptures d’approvisionnement et par la volatilité des prix des carburants conventionnels.
  • Crise attendue d’alimentation à l’échelle mondiale comme conséquence de la crise énergétique puisque l’ammoniac est à la base des engrais chimiques et puisque le gaz naturel est à la base d’ammoniac, à hauteur de 75 % à l’échelle mondiale.
  • Transition énergétique vers les énergies renouvelables et la décarbonation de l’économie mondiale. Ce qui ne va pas seulement chambouler l’industrie et le commerce, mais aussi le mode de vie de chaque citoyen lambda.
  • L’émergence de l’IA, devenue, en combinaison avec les cyber-attaques, l’ingénierie de la conscience et la manipulation des masses, une arme redoutable de guerre non conventionnelle, et qui va sans doute creuser davantage la fracture numérique non seulement entre les États, mais aussi entre les citoyens d’une même société.
  • Montée en puissance des crises sanitaires majeures, déclenchées par des épidémies mais pouvant se développer rapidement en pandémies, compte-tenu de la grande mobilité qui caractérise notre ère, (avec la possibilité de l’usage des épidémies, comme acte de guerre nouvelle génération, non exclue) : VIH/SIDA (les années 1980); SRAS (2002-2003); Grippe H1N1 « grippe porcine » (2009-2010); Ebola (2014-2016); Zika (2015-2016); COVID-19 (2020-2022), etc.

Pour toutes ces raisons la tendance à l’échelle mondiale s’éloigne progressivement du paradigme « croissance avant tout », vers « croissance + résilience + cohésion ».

 

Lire également — Vers un nouvel ordre mondial : les dynamiques géopolitiques qui redéfinissent notre avenir

 

Centralisation vs décentralisation

Exprimé d’une façon lapidaire, le modèle centralisé qui régit nôtre économie revient à mettre tous ses œufs dans un seul panier dans un monde à hauts risques. Pour s’inspirer du bio-mimétisme, on pourrait voir comment la nature / le bon Dieu a résolu la question énergétique du corps humain. Sur les trois systèmes, conçus pour répondre à des temps différents d’appel d’énergie, le plus performant se trouve au niveau de chaque cellule dans laquelle la mitochondrie utilise le métabolisme oxydatif pour produire de l’énergie en dégradant glucides, lipides et même des protéines.

Lorsque le département de défense américain a commissionné la DARPA, son bras de recherches avancées, pour développer un système de communication pouvant survivre à une attaque massive lancée à partir de l’empire soviétique, celui-ci a choisit une architecture distribuée pour ARPANET qui est considéré aujourd’hui comme l’ancêtre d’INTERNET.

Selon le degré de centralisation, on distingue des systèmes :

Centralisé : un nœud central contrôle tout — un seul point de défaillance catastrophique.

– Décentralisé : plusieurs centres régionaux — plus résiliente, mais toujours vulnérable.

– Distribué : un maillage où chaque nœud est connecté à plusieurs autres, sans hiérarchie stricte — la plus robuste.

Avantages du modèle centralisé

  • Efficacité économique grâce aux économies d’échelle;
  • Stabilité et prévisibilité de la production;
  • Contrôle simplifié;
  • Maturité technologique et cadre réglementaire bien établis.

Inconvénients du modèle centralisé

  • Vulnérabilité systémique : une panne ou une attaque majeure peut affecter des millions de personnes;
  • Pertes du réseau de transport sur de longues distances;
  • Empreinte territoriale forte;
  • Moindre flexibilité face aux pics de demande locaux.

Avantages du modèle décentralisé

  • Résilience accrue : une défaillance locale n’affecte qu’une zone limitée;
  • Réduction des pertes de transport et de distribution;
  • Intégration facilitée de nouveaux moyens de production (énergies renouvelables);
  • Autonomie partielle des territoires ou des foyers;
  • Création d’emplois locaux et retombées économiques territoriales.

Inconvénients du modèle décentralisé

  • Intermittence de certaines sources nécessitant du stockage ou du backup;
  • Complexité de gestion du réseau de transport et distribution (flux bidirectionnels, synchronisation);
  • Coût unitaire souvent plus élevé;
  • Besoin d’infrastructures intelligentes (smart grids, IoT, etc.) pour coordonner l’offre de multiples producteurs avec les besoins de multiples consommateurs.

 

La parade pour échapper à l’effondrement total : un concept résiliant, smart et durable

La vision d’un nouveau modèle de développement territorial résilient, articulé autour du nexus : Eau-Énergie-Alimentation et porté par la finance participative, les technologies numériques et une gouvernance coopérative, permettra de passer d’un modèle centralisé où quelques grandes infrastructures approvisionnent toute la population et donc d’un modèle vulnérable aux instabilités et crises de toutes sortes vers un modèle distribué, résilient, intelligent et coopératif. Chaque cellule de résilience qui peut être structurée en ménage, immeuble, quartier, exploitation agricole, complexe industriel, centre hospitalier, base militaire, village, île, oasis, etc., serait capable de produire une partie significative de ses besoins essentiels (énergie, eau, alimentation), tout en restant connectée au réseau national et aux chaines d’approvisionnement. Le but escompté dans cette nouvelle approche n’est certainement pas l’autarcie mais plutôt la résilience. Les cellules de résilience avoisinantes pourraient s’échanger le surplus de production pour créer ainsi une économie solidaire de proximité.

Dans ce nouveau modèle, le citoyen-consommateur qui ne faisait que subir les retombés néfastes des crises (pénuries des produits de base, hausse des prix, inflation galopante, coupures d’eau et d’électricité, etc.), des mauvaises décisions prises en son nom, des pratiques du cartel bancaire qui le fait saigner, de la gouvernance défaillante de l’administration et des aléas de l’ordre mondial, prendrait son destin à bras-le-corps pour se métamorphoser en : producteur, investisseur, copropriétaire, fournisseur, acteur de la transition, etc. La souveraineté du citoyen capable de subvenir à ses besoins essentiels et survivre à des crises majeures ne porte point atteinte à la souveraineté exercée par l’État, au contraire, elle ne fait que la renforcer devant les dangers venus d’outre-frontières.

Cette nouvelle approche pourrait être structurée autour de six piliers principaux suivants :

  1. Production distribuée des ressources essentielles (énergie, eau, alimentation).
  2. Intelligence distribuée, grâce à l’IA et aux objets connectés.
  3. Financement distribué, via le crowdfunding, la fintech, les fondations traditionnelles (hubus, waqf,..), etc.
  4. Gouvernance distribuée, dans le cadre de Sociétés Populaires et d’autres formes de coopératives où les citoyens deviennent des codécideurs.
  5. Économie circulaire, avec la valorisation locale des ressources et des déchets.
  6. Résilience distribuée, permettant à chaque territoire de continuer à fonctionner malgré des crises climatiques, économiques, sociales ou géopolitiques.

Puisque la disponibilité de l’énergie conditionne l’accès à l’eau et que la disponibilité de l’eau conditionne l’accès à l’alimentation, il faudrait commencer par réformer le secteur de l’énergie en premier lieu et celui de l’électricité en toute urgence pour qu’il soit en diapason avec ce nouveau modèle de développement. La réforme doit commencer impérativement par le cadre réglementaire, qui régit le secteur de l’électricité et qui a été tripoté pour éterniser le statu quo et défendre bec et ongle le monopole historique de la STEG, nonobstant les préjudices qu’il a causé pour le citoyen lambda, l’économie nationale, la sécurité énergétique, etc. L’autorisation par la STEG d’enfin consentir le stockage de l’électricité en réseau basse tension, qui vient d’être annoncée en pleine crise de coupures du courant est certainement un bon pas vers la bonne direction, mais il ne peut être qualifié que de « trop peu, trop tard ». Le Tunisien ne veut plus de sédatifs, il exige des solutions durables à ses doléances. Il est donc impératif de mettre tout sur la table pour en discuter sans tabous avec l’intérêt suprême de la patrie en priorité absolue.

La vague de chaleur qui a envahit le pays et qui a causé tant de souffrances et de dégâts et qui a mis à mal nos systèmes centralisés était prévisible dans son timing, intensité et répercussions. Je pense qu’on serait bien loti de commencer sans délai à nous préparer pour nous prémunir d’être pris de court par des crises imprévisibles…

 

Chokri Aslouj

Ingénieur, expert et spécialiste des énergies renouvelables, des processus d’hydrogène vert et du développement territorial durable.

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