FTF : Noam Strotz avec les Aiglons de Carthage

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Les forces de la brigade de lutte contre le crime d’El-Gharjani ont réussi à encercler et intercepter un individu considéré comme particulièrement dangereux à Zahrouni, faisant l’objet de plus de 80 avis de recherche émis par des structures judiciaires et sécuritaires. Selon les autorités, le suspect est impliqué dans le trafic de stupéfiants ainsi que […]
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Ce n’est pas encore une vague, mais c’est désormais une tendance mesurable. Parmi les indicateurs qui ressortent d’une étude publiée par Anthropic, laboratoire américain d’intelligence artificielle, l’un retient particulièrement l’attention : dans les secteurs les plus exposés à l’automatisation, le recrutement des 22-25 ans a reculé d’environ 14 %. Aucune montée du chômage n’est pour […]
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Le nouveau classement des “50 meilleures villes du monde à visiter en 2026” publié par Time Out et élaboré avec des experts internationaux et des citadins du monde entier met en lumière les destinations urbaines les plus attractives pour cette année. Si Marrakech se distingue comme la seule ville nord‑africaine et arabe présente dans ce top, […]
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Pantelleria, île italienne située entre la Sicile et la Tunisie, se révèle comme un bastion méconnu d’authenticité méditerranéenne. Avec ses 83 km² de relief volcanique et ses paysages façonnés par la roche et la mer, l’île attire les voyageurs à la recherche de nature brute, de calme et de culture préservée. Proche de la Tunisie, […]
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La Tunisie accuse un retard dans l’adoption du paiement mobile, malgré un taux de pénétration mobile supérieur à 80 % et une infrastructure numérique solide. C’est ce que souligne une note publiée vendredi 13 mars par l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).
Selon l’association, le développement du mobile money pourrait mobiliser jusqu’à 5 milliards de dinars d’épargne informelle et augmenter le PIB de près de 7 % d’ici 2030.
L’ASECTU indique par ailleurs qu’aujourd’hui, seuls 36 % des Tunisiens possèdent un compte bancaire formel, contre plus de 70 % au Maroc et en Égypte, ce qui laisse une large part de la population, notamment les jeunes, les femmes et les habitants des zones rurales, en marge du système financier, regrette l’association. La stagnation de la bancarisation, combinée à la baisse des financements multilatéraux depuis 2022, accentue la nécessité de mobiliser l’épargne nationale, estime-t-elle.
L’analyse de Chedlia Farhat souligne que l’adoption du paiement mobile dépend avant tout des usages quotidiens, de la présence de points d’accès physiques et de règles claires protégeant les consommateurs. Les expériences africaines montrent que la technologie seule ne suffit pas : il faut une stratégie complète incluant interopérabilité, sécurité et engagement des fintechs locales.
Mais ce n’est pas une fatalité. En effet, l’ASECTU assure que si la Tunisie veut réussir, elle devra réformer son cadre réglementaire, créer des « sandbox » fintech et établir un standard national de paiement mobile. Un leadership institutionnel fort, coordonnant Banque centrale, ministère des Finances et secteur privé, est essentiel pour renforcer la confiance des usagers et accélérer l’inclusion financière.
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Basket - Pro A : résultats de la J2 Play-out
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Pourquoi la croissance économique en Tunisie ne profite pas assez aux citoyens ?
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La Tunisie s’affirme comme l’une des destinations les plus sûres d’Afrique pour les touristes, selon le HelloSafe Safety Index 2026, un classement mondial basé sur cinq dimensions de sécurité. En effet, avec un score de 72,9 sur 100, la Tunisie se classe 43ᵉ au niveau mondial, juste derrière le Maroc (42ᵉ, 73,25/100), et occupe la […]
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Bien que la Tunisie soit historiquement plus bancarisée que nombre de ses voisins subsahariens, elle accuse un retard dans l’adoption des solutions de finance digitale. Le paiement mobile y reste encore embryonnaire, privant le pays d’un levier important de croissance, c’est ce qui ressort d’une note d’analyse publiée, vendredi 13 mars 2026, par l’Association des […]
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La Tunisie fait face à cinq risques climatiques majeurs susceptibles d’affecter durablement son économie, ses ressources naturelles et la productivité du travail, a alerté vendredi 13 mars 2026 l’expert en modélisation des risques environnementaux et climatiques, Hazem Krichan. Parmi ces menaces figurent les vagues de chaleur récurrentes, la sécheresse, les pénuries de ressources hydriques face […]
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La Tunisie devrait connaître une dépression atmosphérique affectant la plupart des régions du pays à partir de la fin de cette semaine, a annoncé vendredi 13 mars 2026 le professeur et chercheur en climat, Amer Bahba. Selon lui, le pic de cette perturbation est attendu lundi prochain 16 mars et sera accompagné de fortes pluies, […]
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Dans ma tribune du 12 mars 2026, j’identifiais le paradoxe tunisien dans sa dimension économique : un pays premier en Afrique en densité de développeurs, deuxième dans le monde arabe en maturité de l’IA, mais incapable de transformer ce capital humain en levier structurel de croissance inclusive.
Il existe un second paradoxe, plus silencieux et plus dangereux : la Tunisie déploie l’IA dans ses institutions publiques – 18 projets d’IA identifiés dans le programme de transformation digitale 2025-2026 – sans avoir construit le cadre institutionnel pour les gouverner, les sécuriser et les contrôler.
Ce n’est pas une critique de principe. C’est un constat factuel. La loi organique 2004-63 sur la protection des données personnelles date d’une époque où ChatGPT n’existait pas. Le Code du numérique contient des dispositions utiles mais parcellaires. Il n’existe à ce jour aucun texte spécifique régissant l’usage de l’intelligence artificielle dans la sphère publique tunisienne – lacune documentée par l’UNESCO et par les travaux de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Et pourtant, l’État déploie.
Avant de parler de gouvernance de l’IA, parlons d’une réalité que les communiqués officiels euphémisent régulièrement : la Tunisie est sous attaque numérique permanente.
Les chiffres publiés par l’Agence nationale de cybersécurité sont sans équivoque : plus de 20 000 cyberattaques recensées entre 2024 et 2025, ciblant des institutions publiques, des entreprises privées et des organisations de la société civile. Une attaque toutes les 39 secondes. Plus de 413 000 incidents de sécurité déclarés par le tunCERT en 2024. Et le plus alarmant : les ransomwares ont progressé de 140 % entre 2023 et 2024, passant de 15 411 à 37 076 cas.
Ce contexte n’est pas une toile de fond abstraite. C’est la réalité dans laquelle la Tunisie s’apprête à déployer des systèmes d’intelligence artificielle dans ses administrations publiques, son système financier, ses infrastructures énergétiques et ses services de santé. Toute stratégie d’IA publique qui ne commence pas par une réponse à cette réalité n’est pas une stratégie – c’est une communication.
La Tunisie s’apprête à déployer des systèmes d’intelligence artificielle dans ses administrations publiques, son système financier, ses infrastructures énergétiques et ses services de santé. Toute stratégie d’IA publique qui ne commence pas par une réponse à cette réalité n’est pas une stratégie – c’est une communication.
L’ANCS, créée par le décret-loi n° 2023-17 en remplacement de l’ANSI, a engagé des réponses structurées : les labels de certification G-cloud et N-cloud pour l’hébergement souverain des données publiques constituent une avancée réelle. Mais la stratégie nationale de cybersécurité 2020-2025 arrive à échéance. Son renouvellement pour la période post-2025 n’est pas encore formalisé. Et aucun référentiel national de sécurité spécifique aux systèmes d’IA n’existe à ce jour.
Comparativement, la France s’est dotée d’un Référentiel Général de Sécurité adapté à l’IA, et le règlement européen AI Act impose des exigences de sécurité contraignantes pour les systèmes à haut risque. La Tunisie, elle, improvise.
Soyons précis, car le débat sur la gouvernance de l’IA en Tunisie souffre trop souvent d’un excès de généralité qui masque les problèmes réels.
Ce qui existe : le MTC (ministère des Technologies de la communication) assume un rôle de pilotage stratégique et finalise, depuis novembre 2024, une stratégie nationale d’IA dont l’adoption formelle se fait toujours attendre. L’ANCS est l’autorité de référence pour la sécurité des systèmes. L’Association tunisienne d’intelligence artificielle (ATIA) et les pôles universitaires (ENIT, ENSI, Université de Tunis El Manar) constituent un vivier d’expertise technique indépendante. Ces fondations existent mais restent insuffisantes.
Ce qui manque : un organe de coordination transversal à l’échelle interministérielle. En l’absence d’un équivalent du AI Safety Institute britannique ou d’une autorité de régulation algorithmique à la française, chaque ministère déploie l’IA selon ses propres logiques, sans coordination, sans audit partagé, sans redevabilité commune. Le résultat prévisible : multiplication non coordonnée des initiatives, dépendance croissante à des solutions externes non certifiées, et opacité totale sur les décisions produites par des algorithmes qui affectent des milliers de citoyens.
En l’absence d’un équivalent du AI Safety Institute britannique ou d’une autorité de régulation algorithmique à la française, chaque ministère déploie l’IA selon ses propres logiques, sans coordination, sans audit partagé, sans redevabilité commune.
Ce qu’il faut construire, et vite : un Comité interministériel de gouvernance de l’IA, co-présidé par le MTC et la présidence du gouvernement; un référentiel national de sécurité des systèmes d’IA élaboré sous l’égide de l’ANCS; et un cadre juridique unifié qui remplace le patchwork actuel de textes parcellaires par un corpus cohérent adapté aux enjeux de l’IA.
La gouvernance de l’IA pose une question qui dépasse la technique. Elle est politique, et il faut avoir le courage de la formuler clairement : l’État tunisien est-il prêt à accepter la transparence que l’IA impose ?
Car déployer l’IA dans l’administration, c’est accepter de documenter les données utilisées, de justifier les décisions automatisées, de permettre leur contestation par les citoyens, et d’ouvrir ses systèmes à des audits indépendants. C’est l’exact opposé de la culture administrative de l’opacité qui prévaut encore dans trop d’institutions.
Le Défenseur des droits français alertait en novembre 2024 sur les risques que fait peser l’algorithmisation de l’administration sur les droits des usagers, recommandant des décisions compréhensibles, accessibles et justifiables.
En Tunisie, deux signaux récents méritent d’être soulignés. D’une part, la Cour des comptes a engagé, fin 2025, un processus structuré d’intégration de l’IA – en commençant par la sensibilisation avant le déploiement, modèle de conduite du changement à généraliser. D’autre part, le Conseil de la presse a adopté en février 2026 une charte nationale pour l’IA dans le journalisme, avec un système de gradation des usages et une obligation de transparence. Premier cadre éthique sectoriel du genre en Tunisie.
Ces initiatives sont réelles et prometteuses. Elles restent isolées, sectorielles, non coordonnées. Il manque l’essentiel : un cadre de contrôle à trois niveaux – contrôle interne dans chaque institution, contrôle externe par des organes indépendants et contrôle citoyen avec droit de recours effectif. Sans ce triptyque, l’IA publique tunisienne sera aussi peu redevable que les administrations qu’elle est censée moderniser.
Le projet de Plan de développement 2026-2030, examiné en Conseil ministériel le 2 décembre 2025 et en attente de transmission au Parlement pour adoption formelle, contient une information que ses rédacteurs n’ont probablement pas voulu mettre en évidence, mais qui constitue le diagnostic le plus honnête de l’état de la transformation digitale tunisienne : sur les 138 projets programmés pour 2025-2026, 99 concernent la modernisation des services administratifs, 18 portent sur l’IA… et seulement 12 concernent la cybersécurité et la confiance numérique.
Traduction : pour chaque projet de sécurité, il y a huit projets de déploiement. La Tunisie court plus vite qu’elle ne sécurise. Elle déploie plus vite qu’elle ne gouverne. Elle innove plus vite qu’elle ne contrôle. Ce déséquilibre n’est pas fatal — mais il est urgent de le nommer pour le corriger.
Et le fait que ce projet de plan attende encore son adoption parlementaire aggrave le constat : la Tunisie déploie ses 18 projets d’IA dans un double vide – sans cadre juridique spécifique à l’IA, et sans plan de développement formellement approuvé pour les inscrire. Ce n’est pas de l’audace. C’est de la fragilité institutionnelle.
Et le fait que ce projet de plan attende encore son adoption parlementaire aggrave le constat : la Tunisie déploie ses 18 projets d’IA dans un double vide – sans cadre juridique spécifique à l’IA, et sans plan de développement formellement approuvé pour les inscrire. Ce n’est pas de l’audace.
Le Maroc a engagé 750 millions de dollars dans « Digital Morocco 2030 » avec des axes clairs, des enveloppes budgétaires identifiées et un pilotage institutionnel dédié. L’Estonie a construit sa réputation non sur la vitesse de déploiement, mais sur la robustesse de son cadre de sécurité et de transparence (le même X-Road qui sécurise ses données gouvernementales depuis vingt ans). Le Rwanda a fait de la gouvernance de la donnée un axe stratégique national avant de lancer ses projets d’IA publique. La Tunisie, elle, improvise dans l’urgence, sans filet.
L’objectif n’est pas de freiner la transformation digitale. C’est précisément l’inverse : une gouvernance solide est la condition sine qua non pour que les 18 projets d’IA deviennent 180, que les 138 projets de modernisation produisent des résultats durables et que la Tunisie transforme enfin son capital humain exceptionnel en architecture institutionnelle à sa hauteur. Pour cela, quatre conditions s’imposent.
Première condition — Adopter sans délai la stratégie nationale d’IA et transmettre le projet de Plan au Parlement. ** L’un et l’autre attendent leur adoption formelle. Chaque mois de retard supplémentaire est un mois pendant lequel des projets publics d’IA se déploient sans cadre de référence ni légitimité institutionnelle. Ce n’est pas de la prudence, c’est de la procrastination stratégique dont la Tunisie ne peut plus se permettre le luxe.
Deuxième condition — Créer l’organe de gouvernance interministérielle manquant.** Un Comité interministériel de gouvernance de l’IA, co-présidé par le MTC et la présidence du gouvernement, avec mandat explicite de validation des projets IA publics, d’encadrement des données et de suivi de conformité. La gouvernance de l’IA ne peut pas être l’affaire d’un seul ministère.
Troisième condition — Ériger le Security by Design en norme contraignante. ** L’ANCS doit élaborer, en partenariat avec le secteur privé et les universités, un référentiel national de sécurité des systèmes d’IA applicable à tout projet public selon son niveau de criticité. Et la certification G-cloud/N-cloud doit devenir obligatoire pour tout projet IA porté par une institution publique, sans exception.
Quatrième condition — Instituer la transparence algorithmique comme droit civique. ** Tout système d’IA utilisé dans une décision administrative individuelle doit être documenté, son fonctionnement explicable, et son résultat contestable devant un agent humain habilité. Ce n’est pas une contrainte imposée à l’innovation – c’est la condition pour que les citoyens fassent confiance aux institutions qui les servent.
La Tunisie a déjà prouvé qu’elle pouvait innover. InstaDeep, vendue 636 millions d’euros, 1 450 startups labellisées, deuxième rang africain sur l’AI Talent Readiness Index… le capital est là. Ce qui manque n’est pas le talent. C’est l’architecture institutionnelle pour le valoriser de manière durable, souveraine et responsable. Le projet de Plan 2026-2030 est peut-être la dernière occasion d’aligner les deux. Il serait dommage de la rater, non par manque d’ambition, mais par excès d’impatience.
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Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique ni institution. Elles reflètent la seule appréciation personnelle de l’auteur.
L’article L’IA au service de la Tunisie : les conditions d’une adoption réussie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.