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Nouvel An : pourquoi le calendrier scolaire inquiète les professionnels du tourisme

09. Oktober 2026 um 14:57

La programmation des vacances scolaires d’hiver pour l’année 2026-2027 suscite la contestation des professionnels du tourisme. La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T) appelle le ministère de l’Éducation à revoir les dates retenues, qui imposent aux élèves une reprise des cours avant les festivités du Nouvel An. Une situation qui risque de compromettre les projets...

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Vacances d’hiver bouleversées: la Fi2T alerte sur l’impact touristique

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T) appelle à revoir le calendrier des vacances scolaires d’hiver 2026-2027. Elle propose de les prolonger jusqu’au 1er janvier 2027 afin de soutenir le tourisme intérieur, de permettre aux familles de profiter davantage des fêtes de fin d’année et de mieux répartir l’activité touristique.

Le changement dans le calendrier des vacances scolaires cette année initié par le ministère de l’Education qui a décidé qu’elles auront lieu du 14 au 27 décembre 2026 a fait réagir la Fi2T.

Dans un communiqué, la Fédération exprime ses préoccupations quant aux conséquences du calendrier retenu par le ministère de l’Éducation sur le tourisme intérieur. Les vacances scolaires constituent habituellement une période favorable aux déplacements des familles tunisiennes, aux activités de loisirs et aux séjours dans les hôtels comme dans les structures d’hébergement touristique alternatif.

Selon la Fi2T , les dates actuelles risquent de limiter les possibilités de profiter pleinement des offres de fin d’année et, par conséquent, de peser sur la fréquentation et la rentabilité des opérateurs du secteur. Les agences de voyages, les hôtels, les établissements d’hébergement alternatif, les restaurants et les autres prestataires de services touristiques sont notamment concernés.

Étaler la demande touristique

Au-delà de la prolongation des vacances d’hiver, la Fédération avance une seconde proposition : instaurer un principe d’alternance dans la programmation des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays.

L’objectif serait d’étaler la demande touristique au lieu de concentrer les déplacements sur une même période. Cette organisation pourrait notamment bénéficier aux régions intérieures à vocation touristique, à l’image du Sud tunisien, en favorisant une répartition plus régulière des flux.

La Fi2T estime qu’un tel dispositif contribuerait à réduire la pression sur les établissements touristiques, à limiter les hausses de prix et à améliorer l’utilisation des capacités d’hébergement et des services disponibles. Il permettrait également à davantage de familles de bénéficier des offres touristiques dans de meilleures conditions.

Un enjeu économique et social

La Fédération met également en avant les retombées économiques et sociales de ces propositions. Dans un secteur où l’emploi saisonnier occupe une place importante, l’allongement de la période des vacances pourrait contribuer à prolonger la durée des emplois saisonniers et à stabiliser davantage les revenus des travailleurs, plutôt qu’à concentrer l’activité sur quelques semaines.

Pour l’organisation patronale, les vacances scolaires ne doivent donc pas être considérées uniquement sous l’angle du calendrier éducatif. Elles constituent aussi un levier potentiel de soutien aux entreprises, à l’emploi et au développement économique des régions.

La Fédération précise enfin que ses propositions s’inscrivent dans une démarche participative et appelle à une concertation entre le ministère de l’Éducation et les structures concernées par le tourisme. Elle se dit disposée à prendre part à un dialogue visant à mieux coordonner le calendrier scolaire et les programmes touristiques, avec pour objectifs de soutenir les entreprises, de favoriser le tourisme intérieur et d’améliorer les possibilités de loisirs pour les familles tunisiennes.

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Vacances d’hiver : le tourisme tunisien réclame le 1er janvier

09. Oktober 2026 um 14:44

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (FIPT) demande de prolonger les vacances d’hiver 2026-2027 jusqu’au 1er janvier 2027, au lieu du 14 au 27 décembre fixé par le ministère de l’Éducation. Dans un communiqué publié le vendredi 9 octobre 2026, l’organisation estime que ce calendrier prive les familles et les professionnels des offres de fin d’année.

Cette décision menace l’activité du tourisme intérieur, dont le pic coïncide habituellement avec les congés scolaires. Agences de voyages, hôtels, structures d’hébergement alternatif et restaurants en subiraient les conséquences, tout comme les emplois dans les régions.

La FIPT propose d’instaurer une rotation des vacances scolaires entre les cinq régions. Une telle mesure répartirait mieux la demande, notamment dans les régions de l’intérieur, allégerait la pression sur les établissements, limiterait la hausse des prix et améliorerait l’exploitation des capacités d’hébergement.

Des vacances plus longues étaleraient par ailleurs l’emploi saisonnier, très présent dans le secteur, au lieu de le concentrer sur quelques semaines, ce qui stabiliserait les revenus des travailleurs.

Inscrites dans une approche participative, ces propositions appellent au dialogue entre le ministère et les acteurs du tourisme, afin que le calendrier scolaire tienne compte des enjeux sociaux, économiques et touristiques.

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Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

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