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PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique

17. Oktober 2026 um 10:21

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.

Un soutien ciblé aux exportateurs tunisiens

L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.

La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.

La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.

Une réduction du coût de l’assurance, pas de la valeur exportée

La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.

L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.

L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.

Un levier pour renforcer la présence tunisienne en Afrique

En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.

Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.

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Tunisie : le gouvernement table sur une croissance de 3,1 % en 2027

17. Oktober 2026 um 08:53

Le gouvernement tunisien prévoit une croissance économique de 3,1 % en 2027, contre 2,7 % attendus en 2026. Le projet de balance économique mise également sur une progression de l’investissement, un ralentissement des importations et un léger recul de l’inflation et du chômage.

La Tunisie devrait enregistrer une accélération de sa croissance économique en 2027. Selon les données du projet de balance économique pour l’année prochaine, le gouvernement table sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 3,1 %, contre 2,7 % prévus pour l’ensemble de l’année 2026.

Déposé par le gouvernement auprès de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts, ce document présente les principales perspectives économiques et sociales du pays pour l’année à venir.

Le revenu par habitant devrait également progresser, passant de 15 605,7 dinars en 2026 à 16 735,9 dinars en 2027, selon les estimations officielles.

L’investissement et les exportations en soutien à la croissance

Le gouvernement prévoit une amélioration de l’effort d’investissement. Sa part dans le PIB devrait atteindre 16,4 % en 2027, contre 15,5 % attendus en 2026. L’investissement direct étranger (IDE) devrait, lui aussi, progresser, passant de 4 milliards de dinars en 2026 à 4,8 milliards de dinars en 2027.

Sur le front des échanges extérieurs, les exportations de biens et de services devraient augmenter de 8 % en 2027, après une progression estimée à 7,5 % en 2026. En parallèle, le rythme de croissance des importations devrait ralentir à 7,9 %, contre 10 % cette année.

Ces évolutions devraient contribuer à ramener le déficit commercial à 3,7 % du PIB en 2027, contre 3,9 % attendus en 2026.

Inflation et chômage : un léger recul attendu

Les prévisions gouvernementales tablent également sur une amélioration modérée des principaux indicateurs économiques et sociaux. Le taux d’inflation devrait ainsi s’établir à 5,2 % en 2027, contre 5,3 % en 2026. Sur le marché du travail, le taux de chômage global devrait reculer à 14,5 %, contre 14,9 % attendus cette année. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans devrait passer de 35,4 % en 2026 à 35 % en 2027. Pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage est estimé à 25 %, contre 26,6 % en 2026.

Ces projections dessinent une amélioration graduelle des indicateurs économiques et sociaux. Elles maintiennent toutefois le chômage des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur à des niveaux élevés.

Une croissance 2026 revue à la baisse

Le projet de balance économique revient également sur la révision des perspectives de croissance pour 2026. Initialement estimée à 3,3 %, la progression du PIB est désormais attendue à 2,7 %. Le gouvernement explique cet ajustement par la persistance de plusieurs facteurs conjoncturels, malgré la poursuite du redressement progressif de l’activité économique. Il cite notamment les performances limitées de certains secteurs, en particulier les phosphates et l’énergie, ainsi que les pressions liées aux changements climatiques et à l’évolution de la conjoncture économique internationale.

Ces contraintes continuent de peser sur les perspectives économiques et soulignent les difficultés auxquelles la Tunisie reste confrontée pour consolider sa reprise.

Les réformes structurelles au cœur des enjeux de 2027

Pour le gouvernement, l’enjeu des prochaines années réside dans la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs et à s’adapter aux mutations économiques. Le projet met notamment l’accent sur l’accélération des réformes structurelles favorables à la croissance et à l’investissement, une meilleure cohérence des politiques publiques ainsi que le développement de mécanismes plus réactifs pour anticiper les risques et gérer les crises.

L’objectif affiché est d’instaurer une croissance plus dynamique et mieux équilibrée, dans un contexte marqué par les incertitudes internationales et les contraintes structurelles de l’économie tunisienne.

Le projet de balance économique 2027 constitue l’un des documents de référence définissant les orientations économiques et sociales de l’État. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, en complément des projets de loi de finances et de budget de l’État pour 2027.

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