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Le Japan Festival 2026 s’installe à la Cité de la Culture de Tunis

10. Oktober 2026 um 23:13

À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie, la culture nipponne sera à l’honneur dans la capitale.

L’ambassade du Japon en Tunisie organise un événement exceptionnel, le Japan Festival 2026, qui se tiendra sur trois jours consécutifs à la Cité de la Culture de Tunis : du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre pour une mmersion au cœur des traditions et des arts japonais

Les amoureux de la culture asiatique sont invités à voyager au Pays du Soleil-Levant à travers une programmation riche, variée et interactive, avec notamment des ateliers d’initiation à la calligraphie japonaise, démonstrations fascinantes de l’art floral (Ikebana) et cérémonies du thé traditionnelles et de nombreux spectacles vivants et animations, qui se succéderont sur scène tout au long du festival pour émerveiller petits et grands.

L’entrée est gratuite et ouverte à tous, précis l’ambassade du Japon, en ajoutant que les horaires détaillés et les différentes étapes du programme seront dévoilés progressivement sur les canaux officiels de l’événement placé sous le signe du partage et de l’amitié tuniso-japonaise.

Y. N.

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Michael Jackson version symphonique | L’évènement musical à ne pas manquer à la Cité de la Culture

10. Oktober 2026 um 20:22

Trente ans après le concert historique du King of Pop à Tunis, l’Orchestre symphonique tunisien, sous la direction de Shady Garfi, ressuscite la magie de Michael Jackson le jeudi 29 octobre 2026 à l’Opéra de Tunis.

Un spectacle symphonique inédit mêlant musique, chant et danse pour faire revivre les plus grands tubes de la légende pop sera ainsi donné au Théâtre de l’Opéra de Tunis de la Cité de la Culture Chedly Klibi, le jeudi 29 octobre 2026.

A l’initiative et sous la direction de son chef, Shady Garfi, l’Orchestre symphonique tunisien est en train de vous préparer quelque chose d’ENORME : Un concert Tribute to Mickael Jackson !

Oui ! vous avez bien lu, bien entendu ! 30 après son passage pareil à celui d’une étoile filante, on fait ressusciter la légende du King of pop et cette magie qui traverse les frontières et les générations !!

Trente ans déjà ! Le 7 octobre 1996, Michael Jackson faisait vibrer Tunis lors de son inoubliable concert au stade olympique d’El Menzah. Un événement historique, des milliers de fans en folie et des souvenirs qui, trois décennies plus tard, n’ont pas pris une ride. Le King of Pop a beau nous avoir quittés, sa musique, elle, n’a jamais cessé de danser !

En évocation de cet anniversaire symbolique, l’Orchestre symphonique tunisien vous donne rendez-vous avec un spectacle unique : Tribute to Michael Jackson , une célébration toute en rythme et en émotions, baignée du goût doux-amer de la nostalgie, conçue par le dynamique chef Shady Garfi et produite par le Théâtre de l’Opéra de Tunis – Pôle Musique et Opéra.

Au programme : les plus grands tubes du King of Pop revisités par les sonorités puissantes d’un orchestre symphonique, avec chant et danse pour faire monter la température et amplifier le plaisir! De Billie Jean à Thriller, de Beat It à Smooth Criminal, préparez-vous à retrouver ces mélodies mythiques gravées dans la mémoire des générations et font l’effet d’un courant électrique qui fait automatiquement bouger, danser les corps, touts âges confondus.

Et pour que la soirée soit au top, de jeunes et nouvelles voix tunisiennes seront de la partie pour interpréter les lyrics. Vous aurez donc le plaisir de découvrir Daly Mj, Rabaa Ammar, Farah Zribi

Une intention que Michael Jackson aurait sans doute adorée ! Faire dialoguer la magie de la musique symphonique avec son irrésistible énergie, dans un spectacle où les cordes rencontrent le groove, où les grandes envolées orchestrales côtoient les rythmes légendaires et où la danse promet de faire revivre l’esprit du King.

Que vous ayez vécu le concert de 1996 ou que vous ayez découvert Michael Jackson sur YouTube, dans les playlists de vos parents ou grâce à TikTok, une chose est sûre : son univers appartient au monde entier, faisant fi de toutes les frontières. Les fans de la première heure retrouveront leurs classiques, tandis que les plus jeunes pourront découvrir, en live et en grand format, pourquoi Michael reste cette légende absolue de la pop.

Trente ans après El Menzah, l’histoire continue. Cette fois, pas besoin de remonter le temps: il suffit de se laisser emporter par la musique, de suivre le rythme et, qui sait, de tenter quelques pas de Moonwalk en sortant !
Alors, venez vite, venez vite, on vous invite, on vous attend !

Communiqué

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« Voix des femmes du monde » de Solak Balik aux JMC : Au carrefour des styles

10. Oktober 2026 um 18:30

Le groupe français Solak Balik s’est produit au Théâtre des Régions, à la Cité de la culture de Tunis, lors de la soirée du 6 octobre. Cette prestation, inscrite dans le cadre des Journées musicales de Carthage, marque son premier concert en Tunisie. Au menu de son projet « Voix des femmes du monde », un tour […]

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Mes Humeurs – « L’Iliade » est de retour

10. Oktober 2026 um 18:15

La Presse — Certains livres ne sont pas près de mourir, ils sommeillent et traversent les siècles : « L’Iliade » est le meilleur exemple de ces ouvrages qui ont une vie sans fin, la voici de retour, convoquée, commentée, réinventée par des écrivains qui, à des milliers d’années de distance, semblent entendre encore le fracas des armes devant les […]

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Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

10. Oktober 2026 um 18:04

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

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MENART FAIR 2026 : « Where is home ? »

10. Oktober 2026 um 18:00

Vaste sujet, d’autant plus d’actualité à l’ère où les grandes migrations reprennent, où les guerres jettent les populations sur les routes, où les métissages offrent plusieurs pays et origines à chacun, et où les frontières deviennent symboliques pour certains. La Presse — Où donc est-on « chez soi » aujourd’hui ? Là où on est né ? Où on […]

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3e édition du Salon national des arts plastiques au MACAM-Tunis : Au-delà du nombre, l’enjeu de la qualité

10. Oktober 2026 um 17:45

Organisée sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles, la 3e édition du Salon national des arts plastiques se tiendra du 17 octobre au 12 décembre 2026 au Musée national d’art moderne et contemporain (Macam-Tunis), à la Cité de la culture. La Presse — Selon un communiqué publié par le musée sur ses réseaux sociaux, […]

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Djerba: Pierre Gassin clôt sa tétralogie photographique avec « RÉSILIENCE(S) »

10. Oktober 2026 um 13:16

L’Alliance Française de Djerba accueille, du 14 octobre au 29 novembre, 30 tirages en noir et blanc du photographe installé à Kerkennah. Une seconde étape, ouverte à deux peintres de l’île, suivra en décembre.

Le photographe Pierre Gassin présente à l’Alliance Française de Djerba, du 14 octobre au 29 novembre 2026, RÉSILIENCE(S), une série de 30 photographies en noir et blanc. Le vernissage aura lieu mercredi 14 octobre, de 18h à 20h. L’exposition, qui porte le sous-titre « Quelques gouttes de bonheur pour un océan de vie », est le quatrième et dernier volet d’Archéologie du présent, tétralogie que l’artiste mène depuis plusieurs années sur le Sud tunisien.

Le vivant plutôt que les ruines

Les images de Pierre Gassin montrent des enfants qui plongent, un cheval qu’on baigne en fin de journée, des voiles latines qui se croisent. Le photographe, qui vit à Kerkennah, les a prises à hauteur d’eau, à travers des scènes de vie quotidienne, populaires et partagées. Le propos : vivre coûte que coûte, choisir ses valeurs pour avancer avec sérénité, renouer avec un art de vivre ancestral.

Ce volet referme un cycle dont chaque étape avait son thème. Embarquement Sfax explorait la mémoire de la pierre et de l’eau, Cercinae la lumière et les voiles latines, Berbérités les fondations du monde berbère. Avec RÉSILIENCE(S), Pierre Gassin change d’approche, selon le communiqué de l’exposition : il laisse les ruines pour s’intéresser à la mémoire du vivant.

Un second acte avec deux peintres kerkenniens

L’exposition se prolonge du 2 décembre 2026 au 10 janvier 2027 avec Correspondances Insulaires. Pierre Gassin y présente une sélection resserrée de ses photographies et invite deux artistes de Kerkennah, Souheila Arous et Salah Ben Amor, à répondre à son travail par la peinture. Les organisateurs annoncent un dossier plus complet sur cette seconde étape.

Un parcours entre Paris et la Tunisie

Pierre Gassin a enseigné à l’université Paris VIII et dirigé pendant 22 ans IRIS, centre de formation professionnelle et galerie d’art à Paris. Il s’installe ensuite en Tunisie, où il passe huit ans à Sfax. Il y crée le Palais de la Photographie, dans le cadre de « Sfax, capitale de la culture arabe », et dirige des expositions collectives avec de jeunes photographes, dont Demain (2016) et Vestiges & Traces, présentée à la cathédrale de Sfax avec six artistes en résidence. Il réalise par ailleurs 90 % des photographies du magazine 1001 Tunisie.

Ses expositions personnelles se sont tenues à Sfax, Carthage, La Manouba et Ramla, ainsi qu’aux Rencontres internationales de Ghar el Melh en 2025. L’Alliance Française de Djerba avait déjà accueilli Berbérités à l’automne 2025. Photographe conventionné par l’AMVPPC, il préside l’association Centre Photographique du Maghreb et a ouvert la Galerie Gassin à Kerkennah en novembre 2023.

Il a également signé les photographies de Felouques, recueil de poèmes d’Ahlem Ghayaza (Éditions 55 et Orients Éditions, avec le concours de l’Institut Français de Tunisie), et de Dar & Borj, ouvrage de 300 pages piloté par Aida Zahaf (Med Ali Édition). Tunisiennes et Saveurs des Terroirs et Infiniment Khroumirie sont en cours de réédition. Ses sites pierregassin.com et pierokif.com viennent d’être lancés.

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Institut Cervantes : Morisques Andalous et patrie perdue

10. Oktober 2026 um 10:00

Le cycle des conférences reprend à l’institut Cervantes de Tunis. Ainsi, l’institut accueille ce mercredi 14 octobre à 18h30 une conférence du professeur Houssem Eddine Chechia, historien et spécialiste des Morisques et des diasporas sépharades en Méditerranée.

Intitulée « Les ambassadeurs de la patrie perdue », cette conférence s’intéresse à la diplomatie de la « survie » telle que vécue par les Morisques Andalous.

Le conférencier se penchera sur la manière dont les Morisques ont défendu leur cause avant leur exil à partir de 1609 et permettra à l’auditoire de découvrir les soubassements d’une période historique qui relie l’Espagne et la Tunisie du dix-septième siècle.

L’intervention du professeur Chachia sera présentée en langue espagnole. Des synthèses en arabe et en français seront mises à la disposition du public.

Lire aussi :

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Stress hydrique : l’expert Hussein Rhili plaide pour une refonte du modèle de production agricole

Von: tmps
10. Oktober 2026 um 09:20

Face à une pression de plus en plus importante sur les ressources en eau, la Tunisie se trouve confrontée à la nécessité de revoir ses orientations agricoles. Entre raréfaction des précipitations, diminution des réserves hydriques et besoins croissants en irrigation, le modèle de production actuel soulève des interrogations quant à sa viabilité à long terme. Pour Hussein Rhili, chercheur spécialisé dans le développement et la gestion des ressources en eau, une réorganisation de la carte agricole nationale devient indispensable afin de préserver les ressources disponibles et de mieux anticiper les conséquences du changement climatique. Dans une déclaration accordée à un journal en ligne, l’expert a notamment attiré l’attention sur le poids considérable de l’agriculture dans la consommation nationale d’eau. Selon les chiffres qu’il a avancés, ce secteur absorbe à lui seul 77% des volumes d’eau mobilisés annuellement dans le pays. Une proportion particulièrement importante, d’autant que les superficies agricoles bénéficiant de l’irrigation ne représentent que 8% de l’ensemble des terres consacrées à l’activité agricole.

Cette situation illustre l’importance des besoins hydriques liés aux cultures irriguées et pose, plus largement, la question de l’adéquation entre les ressources naturelles disponibles et les orientations de la production agricole. Toutefois, Hussein Rhili précise que cette prédominance de l’agriculture dans l’utilisation de l’eau ne constitue pas une particularité tunisienne. À l’échelle internationale, les activités agricoles représentent généralement entre 70 et 80% des prélèvements hydriques. La véritable difficulté réside donc moins dans cette proportion que dans la capacité de chaque pays à adapter ses pratiques agricoles à ses propres contraintes climatiques et géographiques.

Une agriculture confrontée aux limites des ressources disponibles

En Tunisie, cette problématique prend une dimension particulière en raison de la vulnérabilité du pays face aux épisodes de sécheresse et à l’irrégularité des précipitations. La diminution des apports pluviométriques, conjuguée aux fluctuations des réserves des barrages, réduit les marges de manœuvre dans la gestion de l’eau et accentue la concurrence entre les différents usages. L’approvisionnement en eau potable, les besoins industriels et les activités agricoles reposent sur des ressources limitées, dont la disponibilité varie considérablement selon les régions et les saisons. Dans ces conditions, maintenir certaines orientations agricoles sans tenir compte de leur consommation hydrique pourrait accentuer les déséquilibres existants.

C’est précisément sur ce point que le chercheur insiste, en appelant à une transformation profonde de l’organisation de la production agricole. Il ne s’agit plus uniquement d’améliorer les techniques d’irrigation ou de rationaliser ponctuellement les quantités utilisées, mais de s’interroger sur la pertinence des cultures pratiquées, leur répartition géographique et leur compatibilité avec les ressources hydriques disponibles. Une telle réflexion suppose notamment de mieux prendre en considération les caractéristiques climatiques de chaque région, les besoins en eau des différentes productions ainsi que leur contribution à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire. L’enjeu consiste à parvenir à un équilibre entre les impératifs de production, les revenus des agriculteurs et la préservation d’une ressource naturelle devenue particulièrement précieuse.

Les exportations agricoles au cœur du débat sur l’eau

Parmi les questions soulevées par Hussein Rhili figure également celle des productions agricoles destinées aux marchés étrangers. Si les exportations constituent une source de revenus et contribuent à l’activité économique, elles impliquent aussi une consommation de ressources naturelles qui mérite d’être intégrée dans l’évaluation de leur rentabilité. Le chercheur rappelle ainsi que la commercialisation de produits agricoles à l’étranger représente indirectement un transfert des quantités d’eau nécessaires à leur production. Cette notion, connue sous le nom d’«eau virtuelle», permet de mesurer l’empreinte hydrique des produits alimentaires, depuis leur culture jusqu’à leur commercialisation. Pour illustrer ce phénomène, Hussein Rhili prend l’exemple des agrumes, en estimant qu’une orange exportée correspond à une mobilisation de huit litres d’eau. Cette estimation, avancée par l’expert, met en évidence une dimension souvent peu visible des échanges agricoles : derrière chaque produit commercialisé se trouvent des ressources hydriques utilisées au cours de sa production.

Dans un pays caractérisé par un stress hydrique structurel, cette réalité invite à examiner plus attentivement les choix de spécialisation agricole, notamment lorsque certaines cultures nécessitent des apports en eau importants. Il ne s’agit pas nécessairement de remettre en cause l’ensemble des exportations agricoles, mais plutôt d’évaluer leur intérêt économique au regard de leur coût environnemental et hydrique. La valeur ajoutée des productions, leur capacité à générer des emplois et des recettes, ainsi que leur consommation d’eau constituent autant de paramètres susceptibles d’orienter les décisions futures. Cette approche pourrait également conduire à privilégier, dans certaines régions, des cultures mieux adaptées aux conditions climatiques locales, tout en accompagnant les exploitants dans une éventuelle transition vers des systèmes de production moins exigeants en eau.

Moderniser les réseaux d’irrigation et préparer les cinq prochaines années

Au-delà de la nature des cultures, la question des infrastructures hydrauliques représente un autre défi majeur. Hussein Rhili souligne notamment les pertes enregistrées dans les réseaux destinés à l’irrigation, dont une partie souffre du vieillissement des installations. Les défaillances des conduites, les fuites et les insuffisances d’entretien peuvent entraîner un gaspillage de volumes d’eau pourtant indispensables à la production agricole. Dans un contexte de pénurie, ces pertes constituent une difficulté supplémentaire pour les exploitants comme pour les gestionnaires des ressources hydriques. La réhabilitation des infrastructures apparaît dès lors comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Elle pourrait s’accompagner d’une modernisation des équipements, d’un meilleur suivi des volumes distribués et d’une généralisation progressive des techniques d’irrigation économes lorsque les conditions techniques et financières le permettent.

Cependant, l’amélioration des réseaux ne saurait, à elle seule, répondre à l’ensemble des défis auxquels l’agriculture tunisienne est confrontée. Une réflexion plus globale sur les orientations productives, les disponibilités régionales en eau et les conséquences du réchauffement climatique demeure nécessaire. Pour Hussein Rhili, les cinq prochaines années devraient ainsi constituer une période déterminante pour engager cette réorganisation. L’objectif serait de construire un modèle agricole davantage adapté aux contraintes hydriques du pays, capable de préserver les ressources tout en maintenant une activité économique essentielle pour de nombreuses régions.

Une telle évolution nécessiterait une coordination entre les politiques agricoles, hydrauliques et environnementales, mais également un accompagnement des agriculteurs, qui demeurent les premiers concernés par les changements envisagés. A terme, la question dépasse largement celle de la seule gestion de l’irrigation. Elle touche directement à la sécurité alimentaire, à la pérennité des exploitations, à l’équilibre économique des territoires ruraux et à la capacité de la Tunisie à faire face aux transformations climatiques. Dans un environnement où chaque ressource hydrique disponible revêt une importance croissante, l’avenir de l’agriculture tunisienne pourrait ainsi dépendre autant des quantités produites que de la manière dont l’eau est utilisée pour les obtenir.

Leila SELMI

 

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Démarrage du 3e concours de scénarios «Ecrire pour l’écran»

10. Oktober 2026 um 08:18

Diletta D’Ascia et Nidhal Chatta annoncent le démarrage, le 15 octobre 2026, de la troisième édition du concours international de scénarios de courts métrages «Écrire pour l’écran», qu’ils organisent en collaboration avec Cinémasters – Académie de l’acteur et du cinéma. Les auteurs de toutes nationalités sont invités à explorer le thème de «L’héritage — patrimoine et mémoire en Méditerranée». Et la date limite de dépôt des candidatures est fixé au 10 avril 2027 à minuit.

Gratuit et ouvert à toutes et à tous, sans limite d’âge, le concours s’adresse aussi bien aux auteurs émergents qu’aux scénaristes plus expérimentés. Il entend promouvoir l’écriture cinématographique, encourager de nouvelles voix et favoriser le dialogue entre les cultures à travers des récits destinés au grand écran.

L’héritage ne se limite pas aux monuments et aux traces visibles du passé. Il comprend également les traditions, les langues, les savoir-faire, les récits familiaux, les souvenirs et les identités qui se transmettent d’une génération à l’autre. Il interroge ce que nous recevons, ce que nous choisissons de préserver et ce que nous transmettons à notre tour.

Au cœur de cette réflexion, la Méditerranée apparaît comme un espace de rencontres, d’échanges, de migrations et de métissages, où les histoires individuelles et collectives se croisent depuis des siècles.

Fiction ou documentaire, approche intime, historique, sociale ou contemporaine : les auteurs sont libres d’aborder le thème selon leur propre sensibilité et leur regard sur le monde.

Les candidats peuvent soumettre un scénario original et inédit de court métrage, de fiction ou documentaire, rédigé dans la langue de leur choix.

Les projets doivent compter entre 3 et 20 pages, hors page de titre, et être envoyés au format PDF.

Le dossier comprend le scénario, une note d’intention d’une page maximum et une fiche auteur.

Chaque participant peut présenter un seul projet et la participation est gratuite.

Les œuvres doivent être écrites par les participants eux-mêmes. L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour générer tout ou partie du texte est interdite

La précédente édition, consacrée au thème «L’Océan dans tous ses états», a réuni des auteurs de Tunisie, d’Europe, de Madagascar, du Bénin, de Côte d’Ivoire et d’Haïti, confirmant la vocation internationale du concours.

Cette expérience a permis de développer des collaborations avec différents acteurs institutionnels et culturels, en Tunisie et en Italie.

Pour cette troisième édition, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique d’échanges et de transmission, en faisant du scénario un espace de rencontre entre les générations, les cultures et les imaginaires. Informations pratiques

L’annonce des résultats et la remise des prix sont fixées au début mai 2027.

Le règlement complet peut être demandé à l’adresse suivante : concoursecrirepourlecran@gmail.com

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