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Émirats : un bulletin n°3 exigé des Tunisiens pour tout nouveau visa de travail

09. Oktober 2026 um 16:38

Les Tunisiens souhaitant travailler aux Émirats arabes unis devront bientôt présenter un bulletin n°3 authentifié. La mesure s’applique à partir du 26 octobre 2026.

Le consulat général de Tunisie à Dubaï a annoncé jeudi que la délivrance de nouveaux visas de travail aux citoyens tunisiens aux Émirats arabes unis sera désormais subordonnée à la présentation d’un bulletin n°3. Cette exigence découle d’une décision du Conseil des ministres émirati et entrera en vigueur le 26 octobre 2026.

Le document devra être délivré par les autorités compétentes, puis authentifié par l’ambassade des Émirats arabes unis en Tunisie. La mesure vise les Tunisiens qui sollicitent de nouveaux visas de travail. Ceux qui se trouvent actuellement dans le pays avec un visa de visite et qui ont décroché un emploi disposeront d’un délai de 45 jours, à compter de l’entrée en vigueur de la décision, pour régulariser leur situation et finaliser leurs démarches.

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15-30 ans : une génération tunisienne en salle d’attente, le départ se prépare et la facture s’annonce lourde

09. Oktober 2026 um 12:29

Chômage des jeunes à 35,4 %, diplômes sans emploi, départ envisagé par 71 % des 18-29 ans. Pour le sociologue Mamdouh Ezzeddine, la jeunesse tunisienne attend et la facture s’annonce lourde.

C’est dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le sociologue livre son analyse sur la situation des 15-30 ans en Tunisie. Selon lui, cette tranche d’âge représentant la jeunesse tunisienne, censée être celle de la formation, de l’entrée dans le travail et de la construction d’un projet personnel, ressemble pour une grande partie des jeunes à une salle d’attente : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’un logement, d’un mariage, voire du moment de partir.

Le sociologue refuse d’y voir une simple difficulté conjoncturelle. La question qui se pose, estime-t-il, est celle du devenir d’une génération lorsque l’école et le travail, voies traditionnelles d’accès à l’autonomie, ne tiennent plus la promesse d’avenir qui était la leur.

Des chiffres qui dessinent l’ampleur du problème

Les données les plus récentes donnent la mesure de cette inquiétude. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteignait 35,4 % chez les 15-24 ans, soit plus du double du taux observé pour l’ensemble de la population active, établi à 14,9 %. Il grimpait à 37,1 % chez les jeunes femmes. Les diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés : leur taux de chômage s’élève à 26,6 %, avec un écart considérable entre les femmes (35,6 %) et les hommes (14,2 %).

Pour Mamdouh Ezzeddine, ces chiffres traduisent une réalité qui dépasse le marché de l’emploi, puisque c’est l’entrée dans la vie adulte qui devient de plus en plus incertaine.

De la crise économique à la précarité

Le sociologue rappelle d’abord que le chômage des jeunes n’est pas un simple déficit de revenu. Survenant au début du parcours adulte, il retarde l’accès à l’autonomie, prolonge la dépendance à l’égard de la famille, repousse le mariage comme l’installation dans un logement indépendant et limite la capacité à se projeter sur le long terme. Cette précarité prend souvent racine dès l’école. Si la Tunisie a accompli des progrès considérables en matière de scolarisation, l’accès à l’école, souligne-t-il, ne garantit pas la réussite du parcours. D’après l’UNICEF, entre 63 000 et 100 000 enfants quittent chaque année le système éducatif à différents niveaux, et près de 30 000 d’entre eux ne trouvent aucune alternative de formation ou d’éducation. Ce décrochage constitue, selon le sociologue, l’une des premières portes d’entrée dans la vulnérabilité, car il réduit les chances d’accéder à un emploi stable et expose davantage à l’économie informelle, à la dépendance familiale ou à l’exclusion durable.

Mais la difficulté touche aussi ceux qui restent sur les bancs et décrochent un diplôme. L’éducation continue d’être présentée comme le principal levier de mobilité sociale, alors que le marché du travail ne crée pas assez d’opportunités à la hauteur des qualifications acquises. Le jeune est alors conduit à se demander à quoi sert l’effort scolaire si le diplôme ne garantit ni l’emploi ni l’autonomie. Lorsque ce doute devient collectif, précise l’expert, c’est la confiance dans l’ascenseur social qui se fragilise.

La famille joue dans ce contexte un rôle de protection déterminant, mais celui-ci a ses limites. Quand un jeune adulte reste plusieurs années dépendant de ses parents, le soutien familial peut devenir source de tensions, car l’argent, la liberté, les choix professionnels, le mariage, la migration et l’avenir deviennent des sujets de négociation permanente.

C’est à ce stade que la vulnérabilité économique commence, estime Mamdouh Ezzeddine, à produire du déséquilibre social. Le jeune n’est plus seulement privé d’emploi : il se trouve empêché d’acquérir les ressources matérielles et symboliques de son autonomie. Le sociologue parle à ce propos de « panne biographique », c’est-à-dire d’une situation où l’individu subit non seulement une interruption de sa trajectoire professionnelle, mais aussi le retard de plusieurs étapes fondamentales de son parcours de vie. L’attente cesse alors d’être un passage pour devenir un état durable.

Une salle d’attente aux places inégales

Il met toutefois en garde contre la tentation de parler d’une jeunesse homogène. La crise est fortement différenciée selon le sexe, le territoire, le milieu social et le niveau d’éducation. Les données de l’Institut national de la statistique montrent que la pauvreté frappe davantage les zones non communales et les régions de l’intérieur : en 2021, elle atteignait 37 % dans le Centre-Ouest, contre 12,7 % dans les zones communales. Les écarts se retrouvent à l’école, puisqu’en 2024 le taux de fréquentation scolaire et universitaire des 3-24 ans s’établissait à 81,1 % en milieu urbain, contre 72,1 % en milieu rural.

Les jeunes femmes illustrent une autre contradiction. Très présentes dans l’enseignement supérieur, elles peinent davantage que leurs homologues masculins à convertir leurs qualifications en emploi et en indépendance économique, ce que confirme un chômage féminin nettement supérieur.

Le sociologue évoque ainsi plusieurs jeunesses tunisiennes : celle qui quitte l’école trop tôt, celle qui obtient un diplôme sans trouver d’emploi, celle qui vit dans une région où les opportunités sont rares, celle dont le capital familial permet de prolonger l’attente et celle qui n’a même pas cette possibilité. La crise est commune, mais les moyens d’y faire face sont profondément inégaux.

Le départ se prépare : l’avenir se projette à l’étranger

Cette transformation des trajectoires trouve, selon lui, son expression la plus nette dans le désir de migration. D’après le Baromètre arabe, 46 % des Tunisiens déclaraient envisager de partir en 2023-2024, une proportion qui atteignait 71 % chez les 18-29 ans.

Mamdouh Ezzeddine juge réducteur d’expliquer ce choix par la seule quête d’un meilleur salaire. Pour une partie de la jeunesse, partir, c’est chercher une vie où le travail permet l’autonomie, où les institutions paraissent plus prévisibles et où l’avenir peut être planifié. On ne parle donc plus seulement de « fuite des cerveaux », mais d’une véritable migration des attentes, une partie du futur imaginé par les jeunes se situant désormais ailleurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il ne concerne pas uniquement les jeunes peu qualifiés. Une proportion importante de diplômés envisage également le départ, et le pays risque de perdre ainsi, au-delà des compétences, une part de son potentiel d’innovation et de transformation.

Sur le plan social, le sociologue appelle à la rigueur. Il serait scientifiquement abusif, avertit-il, d’établir un lien mécanique entre chômage ou pauvreté, d’une part, et délinquance, addictions ou suicide, d’autre part. Ces phénomènes résultant de facteurs économiques, familiaux, psychologiques, culturels et institutionnels étroitement imbriqués.

Il existe en revanche, observe-t-il, une relation plus générale entre vulnérabilité, perte de reconnaissance, isolement et fragilisation des perspectives d’avenir. Certaines études consacrées aux adolescents tunisiens font ainsi apparaître une consommation de substances psychoactives associée à d’autres fragilités, comme l’absentéisme scolaire, la consommation d’alcool et de tabac ou la rupture avec les cadres familiaux et scolaires. Il applique la même prudence au suicide : ni la pauvreté ni le chômage ne le « causent » mécaniquement, mais l’accumulation de l’échec, de la dépendance, de l’humiliation et du sentiment d’un avenir fermé peut constituer un terrain de vulnérabilité. La véritable question sociologique, résume-t-il, est de savoir ce qui se passe lorsque l’individu ne perçoit plus de correspondance entre ses efforts et les résultats qu’il peut raisonnablement espérer.

Du « comment réussir ? » au « comment survivre ? »

C’est là, selon lui, que se situe le cœur de la crise. Longtemps, la société tunisienne a proposé à ses jeunes un récit relativement clair : étudier, obtenir un diplôme, travailler, devenir autonome, fonder une famille et améliorer sa condition. Ce récit n’a jamais fonctionné à la perfection, mais il formait un horizon collectif dont l’efficacité symbolique semble aujourd’hui s’affaiblir.

Quand le diplôme ne garantit plus l’emploi, que l’emploi ne garantit plus l’autonomie et que celle-ci devient difficile d’accès, la confiance dans les institutions et dans les parcours traditionnels s’érode. Le jeune s’interroge alors sur l’intérêt de longues études, sur l’acceptation d’un emploi précaire, sur l’utilité d’attendre des années avant de construire sa vie, voire sur la nécessité de rester dans un pays dont l’avenir semble plus accessible ailleurs. La question centrale glisse ainsi de « comment réussir ma vie ? » vers « comment parvenir à vivre ? » Ce qui marque, pour Mamdouh Ezzeddine, le passage d’une société de la projection à une société de la survie.

Une facture économique et démographique qui s’annonce lourde

Ce basculement a un prix, que le sociologue juge bien supérieur au montant des allocations ou des programmes dédiés aux jeunes. Il faut compter d’abord l’investissement éducatif qui ne se convertit pas en activité productive, puis le chômage prolongé, synonyme d’années de travail potentiel perdues. S’y ajoutent les coûts du décrochage scolaire, de l’économie informelle, de l’exode des compétences, des problèmes sociaux et de la pression financière qui pèse sur les familles.

Il existe enfin un coût démographique. Lorsque l’entrée dans la vie adulte est retardée, le mariage et la constitution d’une famille le sont aussi, si bien que la difficulté économique finit par modifier les comportements démographiques eux-mêmes. La jeunesse devient dès lors, selon lui, un enjeu de développement national, car un pays ne peut durablement financer l’éducation de ses jeunes sans parvenir à la transformer en autonomie, en emploi et en production.

Sortir de la salle d’attente : reconstruire le passage vers la vie adulte

Pour le sociologue, la réponse ne saurait se limiter à la création de quelques milliers d’emplois ou à la multiplication de programmes temporaires. Il plaide d’abord pour une refonte du lien entre l’école et le travail, en repensant comme un système unique l’orientation, la formation professionnelle, les stages et l’acquisition de compétences réellement adaptées aux besoins de l’économie.

Le décrochage scolaire doit en outre être traité comme un problème national d’inclusion sociale, car quitter l’école ne devrait jamais signifier quitter du même coup l’éducation, la formation et toute perspective d’insertion. Le chômage des diplômés relève quant à lui d’un défaut structurel d’articulation entre l’université et l’économie : il ne s’agit pas de demander aux jeunes de réduire leurs aspirations, mais de bâtir une économie capable de mieux employer leurs qualifications.

Mamdouh Ezzeddine insiste également sur la dimension territoriale, une politique uniforme ne pouvant répondre aux mêmes difficultés dans le Grand Tunis, le Centre-Ouest, le Sud ou les zones rurales. Il appelle enfin à réintroduire la santé mentale dans les politiques publiques de jeunesse, à renforcer la prévention et à créer des espaces où les jeunes puissent exprimer leurs difficultés avant qu’elles ne se muent en ruptures. Toutes ces mesures resteront toutefois insuffisantes, prévient-il, si elles ne s’accompagnent pas d’une reconstruction de la confiance.

Le véritable enjeu : l’avenir

En conclusion, le sociologue estime que la jeunesse tunisienne ne fait pas face à une simple crise de l’emploi, mais à une crise des transitions : de l’école vers le travail, de la dépendance vers l’autonomie, de l’autonomie vers la famille et du présent vers l’avenir. Quand ces passages s’éternisent, l’attente finit par devenir une condition sociale.

Le processus, explique-t-il, est progressif : la crise économique engendre la vulnérabilité, celle-ci installe le déséquilibre et la dépendance, puis un chômage qui suspend le parcours de vie et, au bout du compte, une crise du sens. Il ne frappe pas tous les jeunes de la même manière, mais il touche assez largement la société pour devenir une question collective.

Le risque pour la Tunisie, avertit Mamdouh Ezzeddine, n’est donc pas seulement de compter davantage de chômeurs, de diplômés sans emploi ou de candidats à l’exil. Il est plus profond : qu’une génération cesse peu à peu de croire que son avenir peut se construire dans son propre pays.

Investir dans la jeunesse, conclut-il, ne revient pas à dépenser davantage pour elle, mais à rebâtir les conditions qui permettent de passer de la dépendance à l’autonomie, de l’attente à l’action et de l’incertitude à la capacité de se projeter. Car lorsque les jeunes ne parviennent plus à construire leur avenir, c’est la société tout entière qui cesse de construire le sien.

La question n’est donc plus seulement de savoir que faire pour la jeunesse, mais bien de déterminer quelle société les Tunisiens veulent bâtir pour que leurs jeunes aient de nouveau envie d’y construire leur vie.

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Tunisie : le ministre des Technologies de la communication rencontre le secrétaire général de l’Union panafricaine des postes

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 11:08

Le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi, s’est entretenu jeudi soir, au siège du ministère, avec le secrétaire général de l’Union panafricaine des postes (UPAP), Sifundo Chief Moyo.

Les moyens de renforcer et de développer les relations de coopération et de partenariat entre la Tunisie et l’organisation africaine, à travers le lancement de nouveaux projets et initiatives dans les domaines de la formation, du renforcement des capacités, du commerce électronique à l’échelle africaine et des services financiers numériques ont été au centre de cet entretien, indique un communiqué du ministère.

Les deux parties ont souligné l’importance de poursuivre les efforts conjoints et de partager les expertises afin de contribuer au développement du secteur postal, de renforcer son rôle dans l’accompagnement des transformations numériques et de soutenir le développement économique et social en Afrique.

Cette rencontre, organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre de chaque année, a également permis de réaffirmer la profondeur des relations de coopération et de partenariat entre la Tunisie et l’Union panafricaine des postes.

Ont pris part à cette rencontre, le PDG de la Poste tunisienne, Yassine Friâa, et plusieurs cadres du ministère des technologies de la communication.

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Dubaï : un Tunisien à besoins spécifiques obtient le renouvellement de sa carte par le ministère de l’Intérieur

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 10:45

Une équipe technique du ministère de l’Intérieur s’est rendue, jeudi soir,  au domicile d’un Tunisien en situation de handicap résidant à Dubaï pour finaliser le renouvellement de sa carte d’identité nationale.

Selon un communiqué du Consulat général de Tunisie à Dubaï, cette initiative fait suite aux instructions données par le président de la République, Kais Saïed, en vue d’accorder une attention particulière à la communauté tunisienne à l’étranger.

L’équipe comprenait le consul général par intérim, Mohamed Wael Khammassi, le consul Maher Zaghouan, le capitaine, Mehrez Majri et le brigadier-chef, Mohamed Zied Ayari.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne de délivrance, renouvellement et remplacement des cartes d’identité à Dubaï et dans les Émirats du Nord, qui se poursuit jusqu’au 10 octobre courant.

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Kaïs Saïed : la reddition des comptes, sans vengeance ni exception

09. Oktober 2026 um 08:53

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que la reddition des comptes était une exigence légitime, précisant qu’il n’était animé par aucune volonté de vengeance. Il a appelé à des mesures rapides et concrètes pour surmonter les difficultés et répondre aux attentes des citoyens, soulignant que le pays était engagé dans une course contre la montre.

Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, le chef de l’État a évoqué plusieurs projets et propositions, notamment ceux relatifs à la situation sociale des citoyens. Il a insisté sur la nécessité d’assurer la complémentarité entre les différentes fonctions de l’État, dans le respect des compétences définies par la Constitution.

Selon un communiqué de la présidence de la République, Kaïs Saïed a souligné que l’État tunisien n’était pas faible et ne serait laissé à la merci de personne. Il a assuré que les difficultés seraient surmontées et que les réalisations se concrétiseraient, non par de simples communiqués ou déclarations, mais par des mesures rapides et effectives.

Le président de la République a assuré que toute la vérité serait dévoilée et qu’aucune immunité ni exception ne serait accordée à qui que ce soit.

Évoquant une période qu’il a qualifiée d’historique, il a estimé qu’il était nécessaire de rompre avec toutes les formes d’injustice et d’iniquité. Il a également affirmé que ceux qui avaient cherché à diviser le pays et à le fragmenter continuaient de regretter le passé, tout en tentant, selon lui, de diviser l’État conformément à des desseins qui leur auraient été imposés.

Le chef de l’État s’est toutefois dit convaincu que la conscience historique du peuple tunisien ferait échouer ces tentatives et leurs manœuvres. Il a réaffirmé que l’État tunisien resterait uni et ne céderait au chantage de personne, quels que soient les rôles distribués et les efforts déployés par certains pour se présenter en victimes alors qu’ils sont, selon ses propres termes, des auteurs de méfaits.

Kaïs Saïed a reconnu que les obstacles étaient nombreux, qu’ils soient naturels ou délibérément provoqués, tout en affirmant que la volonté de les surmonter était plus forte. Il a assuré que les efforts se poursuivaient sans interruption pour répondre aux revendications du peuple tunisien.

Il a précisé que cette démarche ne devait pas se limiter à l’adoption de textes législatifs, mais devait également s’appuyer sur une pensée révolutionnaire fondée sur de nouveaux concepts.

Enfin, le président de la République a salué la profonde conscience du peuple tunisien, estimant que chaque responsable public, quel que soit son niveau de responsabilité, devait pleinement en prendre la mesure. Il a appelé les responsables à partager, à chaque instant, les souffrances et les difficultés des citoyens et à œuvrer résolument à l’élimination de leurs causes.

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Kaïs Saïed appelle à garantir l’égalité des chances dans l’éducation

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 08:12

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, 8 octobre courant, au palais de Carthage, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, qui a assuré, en sa qualité de doyenne d’âge, la présidence de la séance inaugurale du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, ainsi que le secrétaire général du Conseil, Mohamed Ali Boughdiri.

Cité dans un communiqué, le chef de l’État a souligné que l’inscription de ce conseil dans le texte de la Constitution, à l’issue de la consultation nationale organisée avant même l’élaboration de la Loi fondamentale du pays, « ne relève pas du hasard ».

Ce conseil étant unique au monde, sa création procède d’une ferme conviction que l’éducation et l’enseignement sont partie intégrante de la sécurité nationale, a-t-il encore renchéri.

Le président Saïed a en outre mis l’accent sur l’impératif d’instaurer un système éducatif national garantissant l’égalité pour tous, appelant à cet égard à inculquer aux jeunes générations les principes de liberté et de justice sociale dès la première année du primaire.

Evoquant les tentatives de réforme du système éducatif engagées par le passé en Tunisie, le président de la République a estimé que celles-ci étaient souvent des manœuvres biaisées et peu innocentes plutôt que des réformes profondes et sérieuses.

Dans le même contexte, il a appelé à la nécessité de créer des clubs culturels au sein des établissements éducatifs et d’assurer le transport, la restauration, l’hébergement, l’habillement et les fournitures scolaires afin de garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’apprentissage en coordination avec les parties concernées.

Le président Saïed a conclu que la Tunisie, qui a été de tout temps un vivier de savants ayant émerveillé le monde, en comptera davantage encore grâce à un système éducatif national démocratique et accessible à tous consacrant l’égalité des chances et traduisant les principes consacrés dans les textes constitutionnels en une réalité concrète et palpable.

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Kaïs Saïed : la reddition des comptes, un impératif de justice

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 08:10

e président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, 8 octobre courant, au palais de Carthage, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali.

L’audience a permis de discuter de plusieurs projets relatifs à la situation sociale des citoyens ainsi que de la complémentarité des rôles entre les fonctions de l’État, chacune dans le cadre de ses attributions fixées par le texte de la Constitution, cite un communiqué de la présidence de la République.

Dans ce contexte, le chef de l’État a rappelé que les obstacles, habituels ou provoqués, restent nombreux, soulignant que la volonté de les surmonter est « plus forte encore ».

Il a précisé que le travail se poursuit sans relâche pour répondre aux revendications du peuple tunisien à travers la législation mais aussi une pensée révolutionnaire fondée sur de nouveaux concepts.

Il a salué la conscience profonde dont fait preuve le peuple tunisien, rappelant qu’il incombe à chaque responsable de s’en inspirer et de partager les souffrances des citoyens en veillant scrupuleusement à en éliminer les causes.

Le président Saïed a par ailleurs affirmé que la Tunisie traverse des « moments historiques » nécessitant de rompre frontalement avec toute forme d’injustice, rappelant que ceux qui cherchent vainement à diviser le pays affichent encore une nostalgie envers le passé.

« Tant que le peuple tunisien fait preuve de conscience historique, leurs plans et manoeuvres seront certes voués à l’échec », a assuré le chef de l’Etat, soulignant que l’État tunisien restera uni et ne cédera plus jamais à aucun chantage, quels que soient les les artifices dont ces parties usent pour vendre leur image de « victime » alors qu’ils sont les vrais « coupables ».

Le président Saïed a en outre mis l’accent sur le « caractère légitime » de la reddition des comptes, loin de toute forme de règlement de comptes, affirmant que l’État n’est pas faible et ne sera pas le butin de qui que ce soit.

« Les difficultés seront certes surmontées non à travers les communiqués et les déclarations mais plutôt par des mesures concrètes et rapides », a-t-il encore promis, soulignant que « toute la vérité sera dévoilée, sans nulle immunité ou exception pour qui que ce soit »

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