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Tunisie – Union africaine | Cap sur l’industrialisation et le développement des échanges

29. Juli 2026 um 21:52

L’Ambassadeur de la République tunisienne en Côte d’Ivoire a pris part aux travaux de la réunion ministérielle conjointe de la 9ᵉ session du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et de la 5ᵉ session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l’industrie et les mines, tenue à Abidjan du 20 au 24 juillet 2026.

Il était accompagné d’une délégation composée de M. Kamel Hendaoui, Directeur général de la promotion des petites et moyennes entreprises au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et de M. Mohamed Rachid Ben Ammar, Conseiller des services publics à la Direction de l’Union africaine au ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Placée sous le thème « Financer l’industrialisation en Afrique pour un développement durable », cette réunion s’est conclue par l’adoption d’une Déclaration ministérielle définissant une feuille de route visant à renforcer le financement de l’industrialisation en Afrique, à travers la mobilisation des ressources nationales, la promotion de l’investissement productif, l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que le développement des corridors économiques et des chaînes de valeur régionales, en vue de soutenir la transformation économique du continent.

La participation de la délégation tunisienne s’inscrit dans l’engagement constant de la Tunisie en faveur des initiatives de l’Union africaine visant à promouvoir l’intégration économique du continent et le développement d’un partenariat économique mutuellement bénéfique entre les pays africains, tout en consolidant la présence économique tunisienne sur les marchés africains.

Communiqué

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Le SNJT solidaire avec Hichem Snoussi condamné à six mois de prison

29. Juli 2026 um 21:41

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé la condamnation à six mois de prison prononcée par le tribunal de première instance de Tunis à l’encontre de Hichem Snoussi, journaliste et ancien membre de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle audiovisuelle (Haica).

Cette décision de justice fait suite à une plainte pénale déposée en 2019 par Nabil Karoui suite à la publication, par Hichem Snoussi sur son compte personnel Facebook d’un document détaillant la liste des actionnaires de la chaîne Nessma TV ( dont faisait partie le plaignant, alors candidat à la présidentielle et qui niait alors toute possession ou participation dans le capital de ce média lors de la campagne électorale ).

Le SNJT indique que Hichem Snoussi a formé opposition contre ce jugement rendu par défaut et que le tribunal de première instance de Tunis a accepté cette démarche sur la forme et a reporté l’examen de l’affaire au mois d’octobre prochain.

Y. N.

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Quand le président du Parlement interdit le téléphone aux députés en séance plénière

29. Juli 2026 um 15:44

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, interdit aux députés l’usage du téléphone portable pendant les séances au sein de l’hémicycle ; tout contrevenant sera déféré devant le parquet.

Quelle magnifique leçon d’ironie que nous offre ce Parlement ! Ce sont ces mêmes députés qui avaient  soutenu le décret-loi 54, texte ayant conduit à des poursuites contre des citoyens pour des publications sur les réseaux sociaux.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

29. Juli 2026 um 13:57

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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Tunisie | Prêt de la Berd pour relancer le secteur du phosphate

29. Juli 2026 um 12:06

Vue de Carthage et de la Kasbah, la coupole du Bardo, siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ne sert plus qu’à adopter les accords de prêts contractés par le gouvernement. Pour ce qu’elle coûte aux contribuables, au moins, elle sert à quelque chose, dirait l’autre : donner un semblant de vernis démocratique à des décisions régaliennes imposées par le pouvoir exécutif. Cela s’appelle une démocratie représentative… en trompe l’œil.

Pour ne pas déroger à une habitude bien installée dans leurs mœurs, les députés ont approuvé, mardi 28 juillet 2026, le projet de loi autorisant une garantie de l’État pour un prêt de 110 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) pour relancer le secteur du phosphate, qui a perdu une grande partie de son poids dans l’économie nationale au cours des quinze dernières années. Le projet a été adopté par 58 voix pour, 9 abstentions et 13 voix contre.

Ce prêt est destiné à financer un programme global de modernisation des opérations minières et d’amélioration de la performance environnementale.

Lors de la séance plénière au Palais du Bardo, présidée par Ibrahim Bouderbala, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a exposé les détails du programme d’investissement, soulignant que «le financement permettra l’acquisition de nouveaux équipements miniers et la construction de l’usine Capsa», une unité de pointe dédiée au traitement des eaux usées par filtration à haute pression.

Ce prêt s’accompagne d’une subvention d’assistance technique de 7 millions d’euros ; le remboursement est échelonné sur 10 ans, incluant une période de grâce de 3 ans.

Selon le ministre, ce plan devrait accroître la capacité d’extraction de la CPG d’environ 30 %, tout en améliorant la qualité et la continuité de la production. Un volet important du projet porte sur la durabilité environnementale : le nouveau système permettra de porter le taux de réutilisation des eaux industrielles de 60 % à 90 %, réduisant ainsi la dépendance aux ressources en eaux souterraines dans un contexte de pénurie d’eau croissante.

Dans son intervention, M. Abdelhafidh a relevé que «la contribution du secteur des phosphates au produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie a chuté, passant d’environ 4 % à 0,8 %», illustrant la gravité de la crise qui frappe l’une des sources historiques majeures d’exportation et de devises du pays. Le ministre a attribué ce recul à la vétusté des installations, aux difficultés d’approvisionnement en eau, à la situation financière précaire des entreprises publiques, dont la CPG, ainsi qu’à des problèmes structurels accumulés au fil du temps.

Le gouvernement, a-t-il expliqué, considère le recours à l’emprunt pour financer des investissements productifs comme un «choix nécessaire pour soutenir la croissance économique, l’emploi et la compétitivité». Et de souligner que le ratio de la dette publique tunisienne par rapport au PIB se maintient autour de 82 %, affirmant que «seule une augmentation de la production et du taux de croissance permettra une réduction progressive de ce fardeau»
L’un des moments forts du débat a porté sur la future structure industrielle de la chaîne de valeur du phosphate en Tunisie. Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de «préserver le caractère public des entreprises stratégiques du secteur», excluant toute privatisation. Il a également annoncé la nomination d’un PDG commun pour la CPG et le Groupe chimique tunisien (GCT) ; cette mesure vise à renforcer la coordination opérationnelle et pourrait, à terme, conduire à la fusion des deux entités, considérées comme complémentaires au sein d’une même chaîne industrielle.

Toutefois, de nombreux députés ont exprimé des réserves quant à la gestion du secteur, réclamant «davantage de transparence» sur les causes de la baisse de la production, la situation de l4endettement de la CPG et le rendement réel des financements garantis par l’État.

Plusieurs intervenants ont également plaidé pour une refonte globale de la gouvernance des entreprises publiques, la modernisation des infrastructures de transport du minerai, l’élaboration d’une stratégie sectorielle à long terme et des garanties renforcées concernant le respect des normes environnementales — en particulier dans la région de Gabès, qui pâtit depuis longtemps de la pollution liée à l’industrie des engrais.

L’approbation de ce prêt s’inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement tunisien visant à relancer un secteur jugé vital pour la balance commerciale nationale. L’objectif affiché est de rétablir progressivement les capacités de production, de stimuler les exportations et de renforcer la contribution de l’industrie du phosphate à la croissance économique, grâce à des investissements dans les technologies d’extraction, la durabilité environnementale et la restructuration de la gouvernance des principales entreprises publiques du secteur.

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ARP : feu vert à une garantie de 110 millions d’euros pour la CPG, les débats se poursuivent

29. Juli 2026 um 10:32

L’Assemblée des représentants du peuple a levé, mardi soir, sa séance plénière, avant une reprise attendue ce mercredi matin pour poursuivre l’examen des projets de loi inscrits à l’ordre du jour. 

Au cours de cette séance, tenue en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont adopté le projet de loi n°49 de 2026 approuvant une convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette garantie porte sur un financement de 110 millions d’euros en faveur de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), auquel s’ajoute une subvention de 7 millions d’euros accordée par la BERD.

Ce financement permettra l’acquisition d’équipements miniers modernes, la modernisation du transport du phosphate ainsi que l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement des eaux usées. Le texte a été adopté par 58 voix pour, 13 contre et neuf abstentions.

Les députés ont ensuite entamé l’examen du projet de loi n°50 de 2026, relatif à une convention de garantie conclue avec la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC). Cet accord porte sur une opération de mourabaha de 70 millions de dollars destinée au Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation des matières premières nécessaires à ses activités.

La séance a ensuite enchaîné avec l’examen du projet de loi n°51 de 2026, portant sur une convention de garantie entre la Tunisie et une institution islamique de financement du commerce, liée à un accord de murabaha au bénéfice du Groupe chimique pour importer des engrais et des matières premières. Les textes 49 à 52 de 2026 figurent parmi les projets jugés urgents par le Parlement.

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