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Startup World Cup Tunisie 2026 : Trois startups tunisiennes qualifiées pour la Silicon Valley

09. Juli 2026 um 18:29

Les startups tunisiennes Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie lors de la Startup World Cup 2026, dont la finale internationale se tiendra en novembre prochain dans la Silicon Valley. Elles ont décroché leur qualification à l’issue de la première finale nationale de cette compétition, organisée les 22 et 23 avril en marge de la 10e édition du Tunisia Digital Summit (TDS 10). Lauréate de cette sélection, Pwn & Patch défendra les couleurs de la Tunisie à San Francisco avec l’ambition de remporter un investissement d’un million de dollars.

Une première finale nationale organisée au Tunisia Digital Summit

La première édition tunisienne de la Startup World Cup s’est déroulée à l’occasion du Tunisia Digital Summit (TDS 10), rendez-vous annuel dédié à l’innovation, à la transformation numérique et à l’entrepreneuriat technologique.

Cette 10e édition a réuni plus de 2500 participants, parmi lesquels des entrepreneurs, des startups, des experts, des entreprises, des institutions ainsi que plusieurs partenaires, dont Orange Tunisie en qualité de partenaire technologique. L’événement confirme ainsi son positionnement comme l’une des principales plateformes de l’innovation en Tunisie et en Afrique.

Organisée par TPM Events, la finale nationale s’inscrit dans le cadre de la Startup World Cup, une compétition internationale portée par Pegasus Tech Ventures, fonds de capital-risque basé dans la Silicon Valley.

Dix finalistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures

Plus de 160 startups tunisiennes avaient déposé leur candidature pour participer à cette première édition nationale. À l’issue d’un processus de sélection, dix startups ont été retenues pour présenter leurs projets devant un jury composé d’investisseurs, d’experts et de décideurs tunisiens et internationaux.

Le jury a décerné les trois premières places à :

  • Pwn & Patch, spécialisée dans la cybersécurité, qui a remporté le premier prix avec le soutien de Tunisie Place de Marché (TPM) ;
  • Pixii Motors, active dans la mobilité durable, qui s’est classée deuxième avec le soutien de Rose Blanche Group ;
  • WaterSec, spécialisée dans les solutions intelligentes de gestion de l’eau, qui a obtenu la troisième place avec le soutien d’Orange Tunisie.

Direction la Silicon Valley en novembre

Les trois startups lauréates prendront part, en novembre prochain, aux événements de la Startup World Cup en Californie. Ce rendez-vous leur permettra de rencontrer des investisseurs internationaux, des partenaires industriels et de potentiels clients afin d’accélérer leur développement à l’international.

Grâce à sa victoire lors de la finale nationale, Pwn & Patch représentera officiellement la Tunisie à la grande finale mondiale organisée à San Francisco, où les meilleures startups de plusieurs pays seront en compétition pour décrocher un investissement d’un million de dollars.

Des partenaires engagés dans le développement de l’écosystème

À travers son accompagnement de Pixii Motors, Rose Blanche Group affirme sa volonté de soutenir une innovation créatrice de valeur et de renforcer les liens entre le tissu industriel et les jeunes entreprises technologiques. Le groupe agroalimentaire considère ce type d’initiative comme un levier pour encourager l’émergence de solutions innovantes à fort impact économique, environnemental et sociétal.

De son côté, Orange Tunisie met en avant le rôle de son Orange Digital Center dans l’accompagnement des startups à fort potentiel. L’opérateur rappelle que Pwn & Patch a intégré le programme Orange Fab Tunisie (saison 5) en 2023, tandis que WaterSec et Pixii Motors avaient respectivement été lauréate et finaliste de l’édition nationale du concours POESAM 2022.

Un écosystème tunisien qui gagne en visibilité

Pour les organisateurs et les partenaires de cette première finale nationale, la qualification de trois startups tunisiennes pour la Startup World Cup illustre la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial du pays et sa capacité à faire émerger des solutions innovantes à vocation internationale.

Le prochain rendez-vous est fixé en novembre, dans la Silicon Valley, où les représentants tunisiens tenteront de transformer cette qualification en succès sur la scène mondiale.

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OpenAI s’apprête à lancer son modèle GPT le plus abouti

09. Juli 2026 um 13:41

C’est officiel: la dernière version de GPT s’apprête à voir le jour chez OpenAI, qui la présente comme son IA la plus aboutie jamais conçue.

Le calendrier a pourtant été décalé de plusieurs semaines : avant le lancement, l’entreprise a voulu pousser plus loin ses vérifications, notamment autour des failles informatiques exploitables et des usages potentiellement dangereux.

Au terme de ces vérifications, l’entreprise a obtenu l’aval de Washington. Plutôt qu’une mise en ligne immédiate et massive, la firme opte pour un déploiement étalé dans le temps.

Anthropic, Google, xAI : la bataille technologique fait rage

Sur le papier, le nouveau GPT constitue un bond en avant. Il apporte plusieurs innovations sur tous les plans ; logique, code informatique, traitement d’images et de sons et solidité scientifique. OpenAI espère, ainsi, garder une longueur d’avance pendant que ses concurrents redoublent d’efforts.

Ce lancement traduit, une fois de plus, l’ampleur que prend la course mondiale à l’IA. Les géants du secteur multiplient les investissements à coups de milliards, tous à la recherche de systèmes plus puissants, taillés aussi bien pour les professionnels que pour le grand public.

Pour OpenAI, le nouveau modèle GPT doit prouver une chose : il est possible de repousser les limites techniques sans sacrifier la sécurité ou la fiabilité. Reste à voir comment le marché, développeurs en tête, mais aussi entreprises et investisseurs, accueillera cette nouvelle étape de l’IA générative.

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KPMG cherche la prochaine pépite technologique africaine

09. Juli 2026 um 10:09

Le cabinet de conseil KPMG a officiellement lancé les candidatures de l’édition 2026 de son concours international Global Tech Innovator, une compétition destinée aux startup technologiques à fort potentiel. Les jeunes pousses africaines ont jusqu’au 2 août 2026 à 23h59 pour déposer leur dossier.

À l’issue des sélections nationales et régionales organisées à travers le continent, une seule startup représentera l’Afrique lors de la finale mondiale prévue en novembre 2026 à Lisbonne (Portugal), en marge du Web Summit, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux de la technologie. Au-delà du trophée, le concours constitue une véritable vitrine internationale pour les entrepreneurs. Les finalistes auront l’occasion de présenter leur innovation devant des investisseurs, des dirigeants d’entreprises, des partenaires commerciaux et des acteurs majeurs de l’écosystème technologique mondial. KPMG met également en avant les opportunités de visibilité médiatique et de développement de réseau offertes par cette compétition.

Le programme s’adresse principalement aux startup en phase de démarrage ou d’accélération. Pour être éligibles, les entreprises doivent notamment être enregistrées dans l’un des pays participants, exister depuis sept ans maximum, proposer une solution technologique ou fortement axée sur la technologie, ne pas être détenues majoritairement par un grand groupe et afficher un chiffre d’affaires compris entre 1 et 15 millions de dollars, ou avoir levé au moins 500 000 dollars en capital. Les candidatures seront évaluées selon plusieurs critères, notamment le caractère innovant de la solution, l’esprit entrepreneurial, le potentiel de croissance, l’orientation client et la capacité de l’entreprise à gérer les risques. Les lauréats des compétitions nationales et régionales accéderont ensuite à la finale mondiale, où sera désignée la KPMG Private Enterprise Global Tech Innovator 2026.

Pour les startup africaines en quête d’une exposition internationale, cette compétition représente une opportunité de se faire connaître bien au-delà de leur marché domestique et d’accélérer leur développement grâce à des connexions avec des investisseurs et des partenaires stratégiques à l’échelle mondiale.

 

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Tunisie: l’aéronautique tourne à plein régime, les commandes affluent !

09. Juli 2026 um 10:02

Tunis a ouvert ses portes, mardi, à la 5e édition de l’Aerospace Meetings Tunisia. Organisé par l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur, FIPA, ce forum international dédié à l’industrie aéronautique et spatiale se déroule sur trois jours et rassemble un nombre record d’exposants : 85 entreprises, contre 56 lors de l’édition précédente. Cet évènement constitue ainsi une opportunité pour les acteurs tunisiens de l’aéronautique pour côtoyer des groupes européens et américains.

Selon Jalel Tebib, directeur général de la FIPA, l’industrie aéronautique tunisienne suscite désormais un intérêt marqué à l’international. Le secteur, qui regroupe plus de 85 entreprises, tourne actuellement à plein régime, les commandes affluant chez la plupart des opérateurs ! L’écosystème reste concentré autour du parc aéronautique d’El Mghira, où un grand constructeur français est également installé. D’autres sites comme ceux de Soliman, Sousse et Bizerte complètent l’infrastructure aéronautique en Tunisie. Le pays abrite d’ailleurs la plus importante fonderie aéronautique du continent africain, propriété d’une entreprise américaine.

Une entreprise turque bientôt implantée

Tebib a révélé qu’une société turque cotée à la Bourse d’Istanbul, fournisseur du marché allemand, finalise actuellement son implantation en Tunisie. Ses clients allemands lui auraient eux-mêmes conseillé de s’y installer.

Au programme du forum : rencontres B2B, conférences sur l’innovation, l’intelligence artificielle et la décarbonation, ainsi qu’un pavillon «Made in Tunisia» réservé aux PME et start-up locales.

Stefania Sonia Dallali, présidente de l’institut Gitas, a, pour sa part, insisté sur la fiabilité des entreprises tunisiennes du secteur. Elle a souligné que la position stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe et sa jeunesse talentueuse constituent des atouts solides face aux mutations technologiques et environnementales du secteur. Son ambition : faire du pays une plateforme industrielle de référence en Méditerranée et en Afrique.

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Les frustrations silencieuses des retraités en Tunisie

09. Juli 2026 um 09:31

Pour de nombreux retraités tunisiens, cette étape de la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Derrière les sourires de façade et les mots traditionnels de résignation («labès» et «hamdullah») se cachent souvent des frustrations profondes, faites de désillusions, d’inquiétudes et de solitude. (Illustration : Une tableau de peinture à l’huile de Zoubeir Turki).

Dr Sadok Zerelli

Selon les données les plus récentes publiées par l’INS, nous sommes (j’en fais partie) environ 1,2 million de retraités, dont environ 800 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), principalement les salariés du secteur privé, et environ 380 000 retraités affiliés à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), qui couvre essentiellement les fonctionnaires et les agents du secteur public. Avec une population d’environ 12 millions d’habitants, cela signifie qu’environ un Tunisien(ne) sur dix est retraité(e). A noter que cette proportion ne peut que croître d’une année à l’autre sous les effets conjugués de la baisse du taux de natalité en raison de la baisse du nombre de mariages et l’accroissement de la durée de vie en raison des progrès immenses réalisés par la médecine en une seule génération

A l’inverse de toutes les autres catégories sociales qui sont représentées par des organisations syndicales ou patronales ou professionnelles qui peuvent parler en leurs noms, défendre leurs intérêts, les faire descendre dans la rue ou faire grève pour satisfaire leurs revendications, les retraités ne sont représentés par aucune organisation sociale ou structure syndicale ou même associative qui peut parler en leurs noms et exprimer leurs frustrations qui se retrouvent réduites au silence (d’où le titre que j‘ai choisi pour cet de l’article).

Pourtant, c’est une catégorie de la population qui fait face à de nombreux défis : des pensions souvent modestes, un coût de la vie en hausse, des dépenses de santé importantes et, pour beaucoup, un sentiment de solitude et d’être insuffisamment reconnus après une vie de travail et de dévouement pour le pays. 

La retraite nous a été souvent présentée comme une période de repos bien méritée, où l’on peut enfin profiter du temps retrouvé après des décennies de travail. Pourtant, pour de nombreux retraités tunisiens, cette nouvelle étape de la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Derrière les sourires de façade et les mots traditionnels de résignation («labès» et «hamdullah») se cachent souvent des frustrations profondes, faites de désillusions, d’inquiétudes et de solitude.

En tant que retraité moi-même, je peux témoigner que la retraite nous enlève bien plus qu’un salaire : elle nous retire une partie de notre dignité. Le plus difficile n’est pas de vieillir. Vieillir est dans l’ordre des choses. Ce qui fait mal, c’est de sentir que l’on devient peu à peu transparent et inutile à la société, y compris à nos propres enfants qui n’ont plus besoin de nous et ont appris à voler de leurs propres ailes.

La première frustration est d’ordre financier. Après avoir consacré parfois quarante années de leur vie au service de l’État ou des entreprises, beaucoup voient leur pouvoir d’achat diminuer au moment où leurs dépenses augmentent. Les soins médicaux, les médicaments et le coût de la vie absorbent une part importante de leur pension. Ils ont parfois le sentiment que les sacrifices consentis durant leur carrière ne sont plus reconnus à leur juste valeur.

À cette inquiétude matérielle s’ajoute une perte de statut social. Hier encore, nous étions enseignants, ingénieurs, médecins, cadres ou ouvriers. Nous étions consultés, écoutés, respectés. Du jour au lendemain, nous sommes devenus des «retraités», comme si toute notre expérience appartenait désormais au passé. Cette impression d’être devenus invisibles et inutiles peut être mal vécue et profondément douloureuse pour certain(e)s d’entre nous, dont, je l’avoue, moi-même.

La solitude constitue une autre épreuve. Les enfants ont souvent construit leur vie loin du foyer familial, parfois même à l’étranger. Les amis disparaissent progressivement, emportés par la maladie ou le temps. Les journées deviennent longues, les conversations plus rares et le téléphone sonne moins souvent. Beaucoup d’entre nous découvrent que la solitude est parfois plus difficile à supporter que les problèmes de santé.

La santé, justement, devient une préoccupation quotidienne. Les douleurs apparaissent, les articulations grincent et les principaux organes tombent de plus en plus en panne, comme les pièces mécaniques d’un moteur qui a trop roulé ! Les consultations médicales se multiplient, les scanners, radiographies, écographies, IRM, etc., se succèdent mais ne se ressemblent pas et les capacités physiques diminuent malgré les soins, le sport, la marche à pied, les régimes alimentaires, etc. Pour des personnes qui ont toujours été actives et autonomes, accepter cette fragilité représente un véritable défi psychologique.

Il existe également une frustration plus intime : celle de voir leurs compétences et leur immense expérience peu sollicitées. Dans une société qui valorise souvent la jeunesse et la nouveauté, nous autres les anciens, avons parfois l’impression que notre savoir-faire et notre sagesse n’intéressent plus personne. Pourtant, nous pourrions transmettre notre savoir, accompagner les jeunes générations et contribuer encore au développement de notre pays.

À cela s’ajoute le sentiment que la société avance sans nous. Les nouvelles technologies, les démarches administratives numériques et les changements rapides des modes de vie peuvent nous donner l’impression d’être progressivement exclus d’un monde qui évolue trop vite et sans nous.

Enfin, il existe une souffrance plus discrète, celle des rêves inachevés. Beaucoup de nos retraités regardent leur passé avec un mélange de fierté et de regret. Ils pensent aux voyages qu’ils n’ont jamais faits, aux projets qu’ils ont remis à plus tard, aux proches qu’ils ont perdus ou aux relations familiales qui se sont éloignées. Le temps devient alors plus précieux que l’argent, car chacun d’entre nous sait qu’il ne peut être rattrapé et que chaque jour supplémentaire vécu nous rapproche de notre heure fatidique, qu’elle soit proche ou lointaine.

Pourtant, malgré ces difficultés, la retraite ne doit pas être considérée comme la fin d’une vie utile. Elle peut devenir un temps de transmission, de création, d’engagement associatif, de lecture, d’écriture ou de partage avec les générations plus jeunes.

Une société qui respecte ses retraités est une société qui respecte sa propre mémoire.

On a fait notre temps mais on a encore beaucoup à donner. Sur le plan individuel et pour ma part, je tiens à continuer à rêver, à lire, à écrire (beaucoup d’articles et même de temps à autre quelques poèmes publiés dans Kapitalis), à transmettre ce que j’ai appris.

Je suis convaincu que les rides ne diminuent ni l’intelligence, ni la sensibilité, ni l’amour que l’on peut porter aux autres, et qu’un retraité n’est pas un homme usé. C’est une bibliothèque vivante, un témoin de son époque, une mémoire que la société aurait tort de négliger.

Sur le plan collectif, la Tunisie gagnerait à mieux valoriser ses aînés. Ils ne représentent pas seulement une catégorie sociale à protéger, ils ne sont pas seulement une charge financière pour les caisses de retraite, CNSS ou CNRPS, mais ils sont également une richesse humaine, culturelle et intellectuelle. Leur offrir des conditions de vie dignes, favoriser leur participation à la vie publique et reconnaître leur contribution passée constituent non seulement un devoir moral, mais aussi un investissement pour l’avenir.

Une nation qui oublie ceux qui l’ont construite risque un jour d’oublier les valeurs qui la fondent.

Post-scriptum pour les jeunes : Quand vous croisez un vieil homme marchant lentement dans une rue de Tunis, de Sfax, de Sousse ou de n’importe quel ville ou village de notre pays, dites-vous qu’il a peut-être consacré sa jeunesse à construire les écoles où vous avez étudié, les routes que vous empruntez, les entreprises où vous travaillez ou les institutions qui vous servent aujourd’hui. Respectez-le et ne le regardez pas avec ce regard qui semble dire : «Tu as fait ton temps», comme il m’arrive quelquefois de le ressentir, malgré que mes connaissances et mon expérience de la vie dépassent largement celles de ces jeunes.

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