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Chute des IDE en Afrique, mais pas pour l’Égypte et la Guinée

09. Juli 2026 um 16:03

En 2025, l’Afrique n’a capté que 4,4% des investissements mondiaux, et l’essentiel est allé à dix pays seulement.

Le dernier rapport de la CNUCED sur l’investissement mondial indique que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont grimpé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars dans le monde. L’Afrique, elle, a connu la tendance inverse : ses IDE ont chuté de 26 %, tombant à 70 milliards de dollars, soit à peine 4,4 % du total mondial.

A cet égard, la CNUCED rappelle que cette reprise mondiale reste cependant fragile, les chiffres ne se traduisant pas toujours par de nouvelles usines ou de nouveaux emplois. Les investissements restent très concentrés : les 20 premières économies d’accueil captent plus de 80 % des flux mondiaux.

Concentration des IDE dans le monde et en Afrique

En Afrique, ce phénomène de concentration est encore plus marqué : les 10 premiers pays bénéficiaires ont capté 72,3 % des IDE reçus par le continent.

Ainsi, l’Égypte reste en tête, malgré une chute de 67 % par rapport à 2024, année dopée par le mégaprojet immobilier de Ras El-Hekma. Elle conserve la première place grâce notamment au projet touristique d’Alam El-Roum. De son côté, la Guinée-Conakry connaît la progression la plus spectaculaire (+457 %), portée par les investissements miniers liés au gisement de fer de Simandou, entré en production fin 2025. Le Mozambique et le Nigeria profitent des hydrocarbures et du gaz naturel liquéfié; tandis que l’Éthiopie bénéficie des investissements du groupe Dangote dans les engrais. Le Maroc enregistre une forte hausse (+91 %), tirée par l’extension de l’usine Stellantis à Kénitra.

Seule l’Afrique du Sud affiche un flux négatif, lié à des mouvements financiers intragroupes plutôt qu’à un véritable désinvestissement.

Et on remarquera également que la Tunisie ne fait pas partie des pays les plus attractifs.

Top 10 des pays africains bénéficiaires d’IDE en 2025 (en milliards $)

Pays IDE 2025 IDE 2024 Variation Secteurs clés
Égypte 15,45 46,58 -66,8% Tourisme, immobilier
Guinée 7,80 1,40 +457% Minerais
Mozambique 5,70 3,12 +82,7% Gaz
Nigeria 4,00 1,60 +150% Pétrole & gaz
Éthiopie 3,80 3,98 -4,5% Engrais
Ouganda 3,36 3,12 +7,7% Pétrole, raffinage
Maroc 3,34 1,75 +90,9% Automobile, énergie
Kenya 3,20 2,32 +37,9% Énergie, agriculture, minerais
Côte d’Ivoire 2,03 1,48 +37,2% Minerais
Ghana 1,91 1,77 +7,9% Hydrocarbures, minerais

Source : rapport de la CNUCED 2026

Le rapport souligne enfin une tendance de fond : la valeur des grands projets « greenfield » a reculé d’un tiers, au profit d’un plus grand nombre de projets de taille plus modeste. Un signe que le modèle du mégaprojet unique cède peu à peu la place à une diversification des investissements.

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Etihad propulse Fastjet vers plus de 120 destinations internationales

09. Juli 2026 um 13:20

La compagnie aérienne Fastjet Zimbabwe a signé un protocole d’accord avec Etihad Airways pour mettre en place un partenariat d’interligne, première étape d’une coopération plus large qui prévoit également un futur accord de partage de codes (codeshare) et l’intégration au programme de fidélité Etihad Guest. L’information a été officiellement annoncée par Etihad Airways.

Concrètement, ce partenariat permettra aux voyageurs d’Etihad de réserver, sur un seul billet, des correspondances opérées par Fastjet Zimbabwe vers Bulawayo, Victoria Falls et Johannesburg. Les ventes débuteront le 24 août 2026, tandis que l’accord a été signé à Harare le 7 juillet 2026.

Cette alliance accompagne le lancement de la future liaison directe d’Etihad entre Abou Dhabi et Harare, prévue le 24 mars 2027. En s’appuyant sur le réseau domestique et régional de Fastjet, la compagnie émiratie élargit ainsi son accès au marché d’Afrique australe sans avoir à déployer immédiatement de nouvelles lignes.

Pour Fastjet Zimbabwe, l’accord représente une opportunité majeure. La compagnie pourra connecter ses passagers à plus de 120 destinations desservies par Etihad à travers le Moyen-Orient, l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Australie via le hub d’Abou Dhabi. Cette ouverture renforce sa visibilité internationale et pourrait stimuler les flux touristiques et d’affaires vers le Zimbabwe. Le partenariat ne s’arrête pas à l’interligne. Les deux compagnies prévoient de mettre en place un accord de partage de codes ainsi qu’une réciprocité des avantages de fidélité. Fastjet Zimbabwe deviendra ainsi le 32e partenaire du programme Etihad Guest, offrant à terme la possibilité aux voyageurs de cumuler et d’utiliser leurs miles sur les réseaux des deux transporteurs.

Pour Etihad, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion sur le continent africain, où la compagnie privilégie les partenariats avec des transporteurs régionaux afin d’étendre rapidement sa couverture tout en limitant les investissements opérationnels. De son côté, Fastjet se positionne comme un acteur clé de la connectivité régionale en Afrique australe, capable de servir de relais vers le réseau mondial d’un grand transporteur international.

 

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Cyber Africa Forum 2026 : Cotonou au cœur de la bataille pour la confiance numérique en Afrique

09. Juli 2026 um 10:30

Les 16 et 17 novembre 2026, Cotonou, capitale du Bénin, accueillera la sixième édition du Cyber Africa Forum (CAF), principal rendez-vous africain dédié au numérique, à la cybersécurité et à l’innovation.

Organisé avec l’appui des autorités béninoises, l’événement réunira plus de 1 500 participants, parmi lesquels des décideurs publics, dirigeants d’entreprises, investisseurs, experts internationaux et acteurs de l’écosystème technologique africain, rapportent nos confrères d’Agence Ecofin.

Placée sur le thème « Construire la confiance numérique de demain », cette édition intervient dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle et l’accélération de la transformation digitale à l’échelle mondiale. Pour les organisateurs, la confiance numérique s’impose désormais comme un levier stratégique pour attirer les investissements, stimuler l’innovation et renforcer la compétitivité des économies africaines.

Le défi est de taille. L’Afrique compte aujourd’hui près de 500 millions d’internautes et son économie numérique pourrait atteindre la valeur de 712 milliards de dollars à l’horizon 2050. Mais reconnaissons-le au passage,  c’est mince par rapport aux autres sommes annoncées ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis.

Pertes liées à la cybercriminalité

Dans le même temps, le continent demeure fortement exposé aux cybermenaces, avec près de 3 milliards de dollars de pertes liées à la cybercriminalité entre 2019 et 2025, selon INTERPOL.

Pour répondre à ces enjeux, le CAF 2026 introduit plusieurs nouveautés. Parmi elles, la création d’un Collège d’experts réunissant universitaires, entreprises, institutions publiques et organisations internationales afin d’alimenter la réflexion stratégique du Forum. L’initiative « Tech 4 Creatives » mettra en lumière les talents africains qui exploitent déjà l’intelligence artificielle dans les industries créatives. Tandis que le HackerLab, organisé avec l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN) du Bénin, rassemblera de jeunes talents autour d’un hackathon consacré à la cybersécurité.

Durant deux jours, conférences, tables rondes, sessions ministérielles et rencontres d’affaires aborderont les sujets clés de la prochaine décennie numérique africaine : intelligence artificielle, souveraineté numérique, cyberdiplomatie, protection des données, identité numérique, santé connectée, infrastructures satellitaires et financement de l’économie numérique. Plusieurs ministres africains, responsables d’agences nationales et représentants d’organisations internationales ont déjà confirmé leur participation.

Nous y reviendrons.

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KPMG cherche la prochaine pépite technologique africaine

09. Juli 2026 um 10:09

Le cabinet de conseil KPMG a officiellement lancé les candidatures de l’édition 2026 de son concours international Global Tech Innovator, une compétition destinée aux startup technologiques à fort potentiel. Les jeunes pousses africaines ont jusqu’au 2 août 2026 à 23h59 pour déposer leur dossier.

À l’issue des sélections nationales et régionales organisées à travers le continent, une seule startup représentera l’Afrique lors de la finale mondiale prévue en novembre 2026 à Lisbonne (Portugal), en marge du Web Summit, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux de la technologie. Au-delà du trophée, le concours constitue une véritable vitrine internationale pour les entrepreneurs. Les finalistes auront l’occasion de présenter leur innovation devant des investisseurs, des dirigeants d’entreprises, des partenaires commerciaux et des acteurs majeurs de l’écosystème technologique mondial. KPMG met également en avant les opportunités de visibilité médiatique et de développement de réseau offertes par cette compétition.

Le programme s’adresse principalement aux startup en phase de démarrage ou d’accélération. Pour être éligibles, les entreprises doivent notamment être enregistrées dans l’un des pays participants, exister depuis sept ans maximum, proposer une solution technologique ou fortement axée sur la technologie, ne pas être détenues majoritairement par un grand groupe et afficher un chiffre d’affaires compris entre 1 et 15 millions de dollars, ou avoir levé au moins 500 000 dollars en capital. Les candidatures seront évaluées selon plusieurs critères, notamment le caractère innovant de la solution, l’esprit entrepreneurial, le potentiel de croissance, l’orientation client et la capacité de l’entreprise à gérer les risques. Les lauréats des compétitions nationales et régionales accéderont ensuite à la finale mondiale, où sera désignée la KPMG Private Enterprise Global Tech Innovator 2026.

Pour les startup africaines en quête d’une exposition internationale, cette compétition représente une opportunité de se faire connaître bien au-delà de leur marché domestique et d’accélérer leur développement grâce à des connexions avec des investisseurs et des partenaires stratégiques à l’échelle mondiale.

 

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À Agadir, Timitar fait chanter l’âme amazighe

09. Juli 2026 um 08:45
Agadir vibrera bientôt au rythme de la nouvelle édition du Festival Timitar. Fidèle à sa vocation de faire dialoguer les cultures, le rendez-vous réunira des artistes marocains et internationaux autour d’une programmation où se rencontrent traditions amazighes, musiques africaines, orientales…

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