❌

Normale Ansicht

Pétrole : la BM alerte sur les marges de manœuvre limitées de l’Asie

07. Oktober 2026 um 12:11

Les économies d’Asie de l’Est et du Pacifique disposent de marges de manœuvre de plus en plus limitées pour absorber le choc pétrolier provoqué par le conflit au Moyen-Orient, avertit la Banque mondiale. Malgré une croissance qui reste résiliente, la prolongation de prix élevés de l’énergie pourrait rapidement accentuer les pressions budgétaires, inflationnistes et financières.

Dans sa nouvelle mise à jour économique régionale rendue publique le 6 octobre, la Banque mondiale estime que la croissance de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait atteindre 4,5 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,3 point par rapport à sa précédente prévision. Elle prévoit ensuite une croissance de 4,4 % en 2027.

Cette résistance s’explique notamment par le dynamisme des investissements et des exportations liés à l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Mais cette performance masque des vulnérabilités croissantes face au renchérissement de l’énergie.

Plusieurs gouvernements asiatiques ont choisi de limiter la répercussion de la hausse du pétrole sur les consommateurs en renforçant les subventions aux carburants. Cette stratégie a permis d’atténuer, dans l’immédiat, l’impact du choc énergétique sur les ménages et les entreprises. Mais son coût devient de plus en plus lourd.

La Banque mondiale cite notamment l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam, qui ont pris différentes mesures pour contenir les prix de l’essence. Ces interventions ont contribué à réduire leurs réserves de change en dollars de 15 % à 40 % depuis le début de l’année, selon l’institution.

Pour la Banque mondiale, prolonger ces dispositifs pourrait retarder les ajustements nécessaires à une hausse durable des prix de l’énergie, tout en aggravant les déficits publics et en réduisant les réserves disponibles pour faire face à de nouveaux chocs.

Un choc qui pourrait durer jusqu’en 2027

L’institution internationale estime que les exportations pétrolières du Moyen-Orient pourraient ne pas retrouver leurs niveaux d’avant le conflit avant la mi-2027. Cette perspective complique la stratégie des pays importateurs d’énergie, qui ne peuvent plus considérer la flambée actuelle comme un phénomène temporaire.

La hausse des coûts énergétiques commence déjà à affecter l’industrie manufacturière et le transport. Tandis que l’augmentation des prix du carburant pèse sur la consommation des ménages. La Banque mondiale avertit ainsi qu’une nouvelle accélération des prix de l’énergie pourrait avoir un impact économique plus important que prévu initialement, notamment si elle s’accompagne d’une inflation persistante et de conditions financières plus restrictives.

L’IA amortit pour l’instant le choc

L’un des éléments qui permettent à la région de conserver une croissance relativement élevée est le boom mondial de l’intelligence artificielle. Plusieurs économies asiatiques bénéficient directement de leurs chaînes de production et d’exportation de composants et de produits liés à l’IA. Le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande figurent parmi les économies dont les perspectives ont été sensiblement relevées par la Banque mondiale. Mais l’institution souligne que cette dynamique ne constitue pas une protection permanente contre un choc énergétique prolongé.

Un ralentissement du cycle d’investissement dans l’IA, combiné à une nouvelle flambée du pétrole ou à un épisode climatique sévère lié à El Niño, pourrait accroître fortement les risques pour la croissance régionale. L’Asie se retrouve ainsi face à une équation délicate : protéger les consommateurs contre la hausse des carburants sans épuiser les finances publiques ni les réserves de change.

Le Fonds monétaire international avait déjà souligné que la hausse des prix du pétrole et du gaz mettait sous pression les balances commerciales, l’inflation et la capacité d’intervention des gouvernements asiatiques, particulièrement dans les économies fortement dépendantes des importations énergétiques.

La situation actuelle marque donc un changement de nature du choc pétrolier. Tant que les perturbations de l’offre au Moyen-Orient persistent, les économies asiatiques devront progressivement passer d’une logique d’amortissement des prix à une adaptation structurelle de leur consommation énergétique.

Pour la Banque mondiale, la résilience actuelle de l’Asie est réelle, mais elle ne pourra pas être indéfiniment financée par les subventions et les réserves publiques.

L’article Pétrole : la BM alerte sur les marges de manœuvre limitées de l’Asie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme

06. Oktober 2026 um 14:50

Le conflit déclenché en février 2026 et la fermeture du détroit d’Ormuz freinent la croissance de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP), qui devrait se contracter de 2,1 % en 2026, avec un recul marqué dans les pays exportateurs de pétrole du Golfe (-4,3 %).

Un communiqué de la Banque mondiale relève que les pays importateurs de pétrole résistent mieux (+4,3 %). Mais l’inflation, les perturbations logistiques et la détérioration des infrastructures pèsent sur les perspectives dans la région MENAAP. Si le conflit s’atténue, un rebond à 7,8 % est possible en 2027. Et ce, à condition de protéger les ménages vulnérables et de restaurer les capacités productives.

Parallèlement, le rapport de la Banque mondiale souligne que l’intelligence artificielle pourrait augmenter la productivité dans 13 à 20% des emplois de la région. Pour cela des lacunes structurelles sont à combler, comme : les données et langues locales sous-représentées; la faible adoption des outils d’IA; le déficit en capital humain et en infrastructures; et un secteur privé peu dynamique.

Au final, une collaboration régionale, associant les pays leaders en IA, les économies à revenu intermédiaire et les États plus vulnérables, représente une piste clé à même de bâtir un écosystème régional d’IA et de transformer ce potentiel en gains concrets de productivité et de croissance, conclut la BM.

L’article MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Groupe de la Banque mondiale : nomination d’un nouveau Représentant pour la Tunisie

Von: farhat
05. Oktober 2026 um 19:24

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé la nomination de Alexander Kremer au poste de nouveau Représentant pour la Tunisie. Il succède à Alexandre Arrobbio, qui occupait ce poste depuis cinq ans, selon un communiqué publié lundi à Tunis.
Basé à Tunis, il pilotera les relations du Groupe de la Banque mondiale avec le gouvernement tunisien, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement. Il supervisera la conception et la mise en œuvre du programme d’engagement dans le pays et coordonnera les efforts de l’équipe pays pour promouvoir une croissance inclusive, la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement de la résilience économique et sociale.
Kremer est le premier Représentant du Groupe de la Banque mondiale à représenter conjointement les trois institutions du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Cette évolution reflète les réformes en cours du Groupe de la Banque mondiale visant à apporter des solutions plus intégrées couvrant à la fois les secteurs public et privé, précise le Groupe de la Banque mondiale.
Avant d’être affecté à la Tunisie, Kremer qui est de nationalité britannique, était Représentant de la Banque mondiale pour la République démocratique populaire lao. Il a également occupé les postes de Représentant pour la Biélorussie, la Moldavie, la République kirghize et le Turkménistan, ainsi que de directeur pays par intérim pour l’Ukraine.
Kremer a travaillé sur les politiques économiques, agricoles, énergétiques et de développement territorial dans plusieurs pays de la région, dont la Tunisie, la Syrie et le Liban.

 

L’article Groupe de la Banque mondiale : nomination d’un nouveau Représentant pour la Tunisie est apparu en premier sur Le Temps News.

Alexander Kremer nommé nouveau directeur pays du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie

05. Oktober 2026 um 15:12

Le Groupe de la Banque mondiale a nommé Alexander Kremer au poste de directeur pays pour la Tunisie. Il remplace Alexandre Arrobbio, qui occupait cette fonction depuis cinq ans. Basé à Tunis, il supervisera les relations avec les autorités tunisiennes, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.

Premier responsable à représenter conjointement la BIRD, la SFI et l’AMGI en Tunisie, Alexander Kremer aura pour mission de renforcer la croissance inclusive, la création d’emplois, le développement du secteur privé et la résilience économique et sociale du pays.

Fort de plus de 35 ans d’expérience dans la coopération internationale et le développement économique, il a notamment dirigé les bureaux de la Banque mondiale au Laos, en Biélorussie, en Moldavie, au Kirghizistan et au Turkménistan.

L’article Alexander Kremer nommé nouveau directeur pays du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌