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​Ahmed Néjib Chebbi suspend sa grève de la faim

07. Oktober 2026 um 21:28

Ahmed Néjib Chebbi a décidé de suspendre la grève de la faim qu’il avait entamée il y a une semaine à la suite d’engagements pris par l’administration pénitentiaire.

C’est ce qu’indique sa famille via un post publié sur Facebook dans la soirée de ce mercredi 7 octobre 2026, en précisant que des représentants de l’administration pénitentiaire ont rencontré M. Chebbi en affirmant prendre ses revendications au sérieux et s’engageant, dans la limite de ses prérogatives, à garantir le droit des détenus à l’accès à une source d’information fiable.

La même source ajoute qu’au cours de cette semaine, Ahmed Nejib Chebbi a enregistré une perte de poids significative et son état de santé a nécessité plusieurs transferts à l’hôpital, notamment le vendredi et le mardi, en raison de complications médicales.

Une troisième hospitalisation lui a été préconisée aujourd’hui par l’équipe médicale, mais il l’a refusée afin de pouvoir recevoir la visite de ses proches, s’enquérir de leur avis et prendre connaissance des messages de solidarité transmis depuis le début de son mouvement.

Après les engagements pris par l’administration pénitentiaire et en signe de bonne foi et dans l’attente de la mise en œuvre effective de ces engagements et après consultation des siens, Ahmed Néjib Chebbi a donc annoncé la suspension de sa grève de la faim, lit-on encore dans l’annonce faite par s famille.

Y. N.

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À propos de l’expérience carcérale d’Ahmed Néjib Chebbi

05. Oktober 2026 um 10:56

La veille de son arrestation le 4 décembre 2025, lors d’une conversation avec Meriem Zghidi — fille du militant défunt Salah Zghidi —, Ahmed Néjib Chebbi lui a dit : «J’ai commencé mon expérience carcérale avec Salah, ton père, en 1968, et je la terminerai avec Mourad, ton frère.» (D’après la page Facebook de Meriem Zghidi).

Fathi Ben Haj Yahia *

1968 – 2026 : cinquante-huit années se sont écoulées entre ces deux dates.

Le pays a traversé de longues années de crises et de bouleversements successifs, depuis la grave crise du coopérativisme qui a failli l’anéantir jusqu’à la situation actuelle — une situation telle que même le plus méchant n’oserait se réjouir de notre sort, quand bien même il s’y efforcerait.

Entre ces deux époques, au cœur de la tourmente, s’est écrite une autre histoire : celle tracée par Ahmed Néjib Chebbi, depuis sa détention à la prison de Borj Erroumi en 1968 jusqu’à son incarcération actuelle à la prison de Mornaguia, où il observe une grève de la faim. Il a peut-être même oublié le nombre de grèves de la faim qu’il a menées au cours de près de soixante années de militantisme, alors qu’il a désormais dépassé le cap des quatre-vingts ans.

Un homme qui ne s’est jamais incliné face à l’arbitraire

Il a été incarcéré en 1968, devenant ainsi témoin de la mise en place du premier tribunal de sûreté de l’État, des lieux de torture physique et morale au sein des locaux de la police politique, ainsi que d’une justice aux ordres du «Grand Combattant».

En prison, son parcours a croisé celui du groupe «Perspectives» ; il en est devenu par la suite l’une des figures de proue avant sa transformation en l’organisation clandestine «L’Ouvrier tunisien» (Al-Amil al-Tounsi), dont il fut l’un des principaux dirigeants en exil à Paris jusqu’au début des années 1980.

Il a ensuite créé le Parti démocrate progressiste (PDP) en 1983, formation qui s’est transformée en Parti républicain (Al-Joumhouri) au début de la révolution de 2011.

Au-delà de toute évaluation globale de ces expériences politiques, il faut reconnaître à cet homme qu’il n’a jamais plié l’échine face à l’autoritarisme, de l’ère Bourguiba à nos jours. Il a été de toutes les pages glorieuses de l’histoire des luttes démocratiques menées par l’opposition au cours des soixante dernières années, figurant toujours au premier rang et parmi les figures de proue de ceux qui ont brisé le mur de la peur — ce mur que les régimes successifs n’ont cessé d’ériger en entretenant une confusion délibérée entre le prestige de l’État et la crainte qu’il inspire.

Son seul tort, aujourd’hui, est d’avoir refusé de plier, en dépit de son état de santé, de la toute-puissance du pouvoir et de la dureté de la prison.

Quelque chose de Sisyphe qui force l’admiration

Son unique moyen d’action aujourd’hui est la grève de la faim, une méthode qu’il avait déjà employée lors de l’une des étapes les plus marquantes de la lutte contre Ben Ali — alors au sommet de sa puissance. C’était à l’époque où un groupe de militants de diverses obédiences politiques s’était réuni dans le cabinet de l’avocat Ayachi Hammami — lui-même emprisonné aujourd’hui — pour réclamer les libertés et la libération des prisonniers politiques. Cet événement eut lieu le 18 octobre 2005, alors que la Tunisie accueillait le Sommet mondial sur la société de l’information.

L’histoire de cet homme revêt une dimension tragique indéniable. On y décèle peut-être une part de Sisyphe qui force l’admiration et le respect, mais elle témoigne aussi, peut-être, de la métamorphose du mythe et d’une réécriture de son dénouement. N’avons-nous pas vécu la journée du 14 janvier 2011 alors que nul Tunisien ne s’attendait à une telle issue ? (À l’exception, bien entendu, des mages et des devins).

Une personne arborant un tel sourire permanent, un optimisme inébranlable et la conviction que la Tunisie mérite ce qu’il y a de plus beau, ne peut que vivre un nouveau moment marquant la fin de l’absurde !

Traduit de l’arabe.

* Militant de gauche et ancien prisonnier politique.

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Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»

03. Oktober 2026 um 12:59

«Lorsque des détenus politiques, des journalistes, des avocats et des militants n’ont plus d’autre moyen pour être entendus que de mettre leur santé en jeu» (en observant une grève de la faim), «c’est que la prison est devenue un lieu de négation organisée de la dignité humaine», explique le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), une ONG tunisienne basée en France, dans un communiqué publié ce samedi 3 octobre 2026.

Tout en rappelant la longue liste de détenus politiques dans les prisons tunisiennes observant actuellement ou ayant observé récemment la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions d’incarcération, cette forme extrême de protestation étant devenue «le dernier recours de celles et ceux à qui l’on a retiré tous les autres moyens de se faire entendre», le CRDHT «exige le rétablissement immédiat des visites en directe entre les détenus et leurs familles, et la fin de toute restriction arbitraire de ce droit fondamental ; l’accès effectif de tous les détenus à une information pluraliste, à la presse, aux radios, aux chaînes d’information et aux médias indépendants ; un suivi médical régulier, sérieux et indépendant pour tous les grévistes de la faim, ainsi qu’une information complète des familles et des avocats sur leur état de santé ; le respect absolu du droit des détenus à communiquer librement et confidentiellement avec leurs avocats et à disposer des moyens nécessaires à leur défense ; la fin de l’isolement abusif, des mesures punitives, des privations administratives et de toutes les pratiques destinées à épuiser, humilier ou briser les détenus ; l’accès sans entrave aux mécanismes indépendants de contrôle, notamment le Mécanisme national de prévention de la torture, des établissements pénitentiaires et des détenus dont l’état de santé est préoccupant ; la cessation des campagnes de haine, de diffamation et de diabolisation visant les détenus politiques, leurs familles, leurs avocats et les personnes qui les soutiennent ; la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions, leur droit à l’expression , leur activité politique pacifique, leur travail journalistique, leur défense des droits humains ou leur solidarité civique.»

Le CRLDHT appelle, également, les autorités tunisiennes à «cesser de traiter la prison comme un instrument de vengeance politique», à «protéger la vie et la dignité des détenus n’est ni une faveur, ni une concession» mais «une obligation légale, constitutionnelle et conforme aux droits humains.»

Parmi ces détenus politiques ou d’opinion observant actuellement une grève de la faim, le CRLDHT cite Ahmed Néjib Chebbi (83 ans), président du Front de salut national, et Sahbi Atig (67 ans), dirigeant du mouvement Ennahdha. Ils prolongent les nombreuses grèves de la faim déjà observées en prison par Jawher Ben Mbarek, dirigeant du collectif Citoyens contre le coup d’état, les journalistes Zied El Heni et Mourad Zeghidi,  mais aussi Rached Ghannouchi (84 ans), président du mouvement Ennahdha, Ayachi Hammami, avocat, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, Chawki Tabib, ancien bâtonnier, Wael Naouar, animateur de la flottille Soumoud, et ses camarades Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi.

I. B.

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​Tunisie | Ahmed Néjib Chebbi en grève de la faim

01. Oktober 2026 um 19:35

Depuis sa cellule Ahmed Néjib Chebbi a entamé, ce jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim afin de dénoncer la censure en prison, selon un communiqué publié sur la page de l’intéressé

Ahmed Néjib Chebbi explique que par cette action, il souhaite protester « contre la privation du droit à l’information imposée aux détenus et le blocage des médias indépendants dans les établissements pénitentiaires ».
​Une dénonciation du « blackout » médiatique

​Selon le communiqué, les autorités carcérales restreignent l’accès aux médias en autorisant uniquement la presse et les chaînes diffusant la propagande officielle et dénonce en parallèle, une situation politique, sociale et économique du pays qui se dégrade rapidement.

Et de commenter ; « Le pouvoir en place accentue la censure et le contrôle de l’information, tant dans la société que derrière les barreaux », ajoutant que les conditions de détention des opposants visent à les isoler du monde extérieur.

La même source affirme que la grève de la faim est l’ultime recours pour briser le siège imposé aux détenus et à la société tunisienne, ​en concluant : «Je préfère mourir, que vivre sans dignité. ».

Y. N.

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« Mourir dans la dignité » : l’opposant Ahmed Néjib Chebbi, 80 ans, entame une grève de la faim en prison

01. Oktober 2026 um 16:07

L’opposant politique et président du Front de salut national, Ahmed Néjib Chebbi, a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim ouverte depuis sa cellule.

Figurant parmi les personnalités clés de l’opposition tunisienne avec six décennies d’engagement au compteur, le vétéran de plus de 80 ans proteste contre les sévères restrictions imposées aux détenus en matière d’accès à l’information et aux médias indépendants.

Dans un communiqué rendu public, sa famille dénonce « une politique visant à isoler les prisonniers du monde extérieur », réduisant leur accès à l’actualité aux seuls organes diffusant « la propagande du pouvoir ». Face à ce blocage, l’ancien prisonnier politique sous Habib Bourguiba a affirmé préférer « mourir dans la dignité plutôt que vivre sans elle ».

Bien évidemment, cette action extrême suscite une vive inquiétude quant à sa santé. Incarcéré depuis décembre 2025 pour purger une peine de douze ans de prison dans le cadre de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État », Ahmed Néjib Chebbi a déjà été victime de malaises et d’épuisement en détention. D’ailleurs, son avocate et plusieurs ONG avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur sa santé déclinante et dénoncé les violations des garanties d’un procès équitable, doit-on rappeler.

La décision de Chebbi s’inscrit dans une vague sans précédent de “protestations par la faim au sein des prisons tunisiennes“. Ces dernières semaines, plusieurs figures politiques et autres militants y ont eu recours pour contester leurs conditions de détention ou exiger leur libération. Parmi eux, on citera Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), en grève depuis le 23 septembre, ainsi que les militants Ghassen Henchiri et Ghassen Boughdiri. D’autres, comme Wael Naouar ou Nabil Chennoufi, ont été contraints de suspendre leur mouvement in extremis après de graves complications médicales.

Bien que les motifs judiciaires diffèrent, cette multiplication des grèves de la faim illustre le recours généralisé à ce mode d’action désespéré face au durcissement des conditions carcérales.

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Ahmed Néjib Chebbi entame une grève de la faim contre les restrictions d’accès à l’information en prison

01. Oktober 2026 um 14:09

L’opposant et détenu politique Ahmed Néjib Chebbi a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim ouverte pour protester contre les restrictions imposées aux prisonniers en matière d’accès à l’information et aux médias. Dans un communiqué publié jeudi, sa famille affirme que les détenus sont privés d’un accès à des sources d’information diversifiées...

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