Normale Ansicht

Export : la Tunisie mise sur le Halal pour conquérir le Golfe et l’Asie

05. September 2026 um 13:03

La Tunisie accueillera les 29 et 30 septembre 2026, à la Maison de l’Exportateur à Tunis, la première édition du Forum international du Halal. L’événement se déroule sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des Exportations, et il est organisé par la société FIBGN Global Business Network en coordination avec le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Au total, trois organismes de référence en normalisation participent à cet événement : l’Organisation Islamique de la Métrologie et des Normes, le Centre Islamique pour le Développement du Commerce, et l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI). Leur présence pèse sur un dossier technique sensible pour les exportateurs, celui de la certification halal, souvent considérée comme un frein à l’accès aux marchés du Golfe et d’Asie.

Certification, financement, commerce… 

Le forum ne se limite pas à la mise en réseau. Il vise à devenir une plateforme durable pour la certification, le financement et le commerce des filières halal, en reliant l’Afrique, le Golfe, l’Asie et l’Europe.

Pour cette première édition, les organisateurs attendent des responsables d’institutions publiques, des organismes certificateurs, des dirigeants de banques et institutions financières, des chefs d’entreprise et des investisseurs stratégiques, aux côtés des principaux acteurs régionaux et internationaux du secteur. Le programme comprend des séances plénières, des panels thématiques, des ateliers, des rencontres B2B ciblées, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux produits et solutions halal.

Pour les PME tunisiennes de l’agroalimentaire, de la cosmétique ou de la pharmacie, ce forum constitue une opportunité pour accéder aux marchés halal en forte croissance, notamment dans le Golfe et en Asie. La présence d’organismes de certification internationaux pourrait aussi accélérer la mise à niveau réglementaire des exportateurs, une étape coûteuse, mais souvent incontournable pour percer sur ces marchés.

L’article Export : la Tunisie mise sur le Halal pour conquérir le Golfe et l’Asie est apparu en premier sur Managers.

L’Union africaine troque Fitch, Moody’s et S&P pour sa propre agence de notation, l’AfCRA

05. September 2026 um 11:47

Le 7 octobre prochain à Maurice, l’Union africaine officialisera le lancement de l’African Credit Rating Agency (AfCRA), sa future agence de notation continentale. Maurice a émergé comme juridiction d’accueil au terme d’un processus de sélection encadré par le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

L’organisation panafricaine avait elle-même désigné Port-Louis dès février comme futur siège, en invitant simultanément les autres pays intéressés à se positionner pour des antennes régionales.

Corriger un biais de perception jugé coûteux

L’ambition affichée est claire : produire des notations souveraines et d’entreprises mieux ajustées aux réalités économiques africaines, alors que plusieurs gouvernements du continent reprochent aux méthodologies de Fitch, Moody’s et S&P de gonfler artificiellement le risque africain, renchérissant du même coup le coût de la dette. Le PNUD chiffre ce surcoût : certains États africains empruntent jusqu’à quatre fois plus cher que des pays comparables ailleurs, une amélioration des méthodologies de notation pouvant faire économiser entre 50 et 100 points de base, soit jusqu’à 5 milliards de dollars par an à l’échelle du continent.

Pour asseoir sa crédibilité, AfCRA devra obtenir l’agrément de la Financial Services Commission mauricienne. Sa gouvernance reposera sur une structure détenue par des acteurs africains, mais dirigée par le secteur privé, indépendante des États, une manière d’écarter tout soupçon de complaisance.

Pour les investisseurs et entrepreneurs opérant sur le continent, l’enjeu dépasse la seule symbolique souverainiste : une notation plus fine du risque africain, si elle gagne en crédibilité auprès des marchés, pourrait progressivement faire baisser le coût du capital pour les entreprises et les États emprunteurs. Cependant, tout dépendra de la capacité de l’AfCRA à résister aux pressions politiques et à produire des évaluations réellement indépendantes, sans quoi l’exercice restera un geste diplomatique sans effet réel sur les taux d’emprunt.

L’article L’Union africaine troque Fitch, Moody’s et S&P pour sa propre agence de notation, l’AfCRA est apparu en premier sur Managers.

Agriculture: accompagnement hydrique et investissements calibrés au cœur d’un nouveau dispositif tuniso-italien  

05. September 2026 um 10:42

Le projet ERPAD (Eau, Ressource Pour l’Agriculture de Demain) ouvre la voie à un accompagnement hydrique gratuit dans le cadre d’un appel d’offres financé par le programme Interreg NEXT Italie-Tunisie.

Jusqu’à quinze entreprises fruitières tunisiennes peuvent accéder à ce mécanisme à condition qu’elles évoluent dans la filière fruitière – agrumes, fruits frais, fruits à coque ou fruits exotiques – et qu’elles soient basées dans les gouvernorats de Sousse ou Nabeul.

Un consortium italo-tunisien

C’est Microfinanza qui pilote l’initiative, un cabinet de conseil italien basé à Vicence et spécialisé depuis plus de vingt ans dans la finance inclusive et le financement du développement. Il est épaulé par un consortium académique et technique: l’Université de Catane, FORIS et l’Institut supérieur agronomique de Chott Mariem. L’objectif est d’optimiser l’usage de l’eau dans l’agriculture tout en tissant des liens entre professionnels du fruit tunisiens et siciliens.

L’accompagnement démarre par un diagnostic complet de la consommation d’eau de chaque structure. Les experts identifient ensuite des pistes concrètes pour économiser les ressources disponibles, avant d’aider à bâtir un business plan et à repérer des sources de financement pour les projets retenus. Date limite de candidature: le 20 septembre 2026, 17h00.

Pour les exploitants fruitiers tunisiens, ce type de dispositif dépasse le simple accompagnement technique: il ouvre la voie à des investissements mieux calibrés, s’appuyant sur un diagnostic hydrique précis. Dans un secteur où le stress hydrique pèse déjà lourdement sur les rendements, transformer la gestion de l’eau en argument de business plan pourrait bien devenir un critère de bancabilité à part entière pour les futurs projets agricoles en Tunisie.

L’article Agriculture: accompagnement hydrique et investissements calibrés au cœur d’un nouveau dispositif tuniso-italien   est apparu en premier sur Managers.

Énergie: le photovoltaïque de petite et moyenne puissance gagne en maturité

05. September 2026 um 09:28

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie vient de trancher: sur les dossiers déposés jusqu’au 30 juin 2026 pour le sixième round du régime des autorisations, 309 projets photovoltaïques ont obtenu le feu vert, pour une puissance cumulée de 455 mégawatts.

Le portefeuille validé compte trois paliers: 187 unités de 1 MW, 119 de 2 MW et un noyau restreint de 3 projets calés sur le plafond maximal de 10 MW que le décret n°2016-1123 autorise pour le solaire dans ce cadre réglementaire.

Le même texte encadre aussi les autres filières vertes, avec des seuils qui grimpent à 30 MW pour l’éolien et 15 MW pour la biomasse, contre 5 MW seulement pour le reste des énergies renouvelables. Les sites retenus s’étalent d’ailleurs sur une bonne partie du territoire, de Gafsa à Nabeul en passant par Tataouine, Kébili, Sfax ou Kairouan.

455 MW sur le papier, pas encore sur le réseau

Il faut garder à l’esprit une nuance: ces 455 MW ne sont pour l’heure qu’une capacité autorisée, pas une production installée. Encore faut-il que les porteurs de projets bouclent le financement, la construction, puis le raccordement effectif au réseau de la STEG avant que cette puissance ne se traduise en électricité réellement livrée.

Pour les PME et investisseurs tunisiens, ce régime des autorisations reste l’une des portes d’entrée les plus accessibles de la transition énergétique: plafonds de puissance modérés, procédure allégée, débouché commercial garanti auprès de la STEG.

Avec 309 lauréats en une seule vague, cette dynamique confirme que le photovoltaïque de petite et moyenne puissance s’impose comme un segment d’investissement mûr, ouvert aussi bien aux industriels qu’aux porteurs de projets régionaux.

L’article Énergie: le photovoltaïque de petite et moyenne puissance gagne en maturité est apparu en premier sur Managers.

SFBT: eau, énergie, déchets, les chiffres d’une transformation

04. September 2026 um 16:40

Bâti sur un diagnostic de double matérialité ayant fait ressortir 61 enjeux pertinents, le nouveau rapport ESG de la SFBT décline sa stratégie en douze engagements RSE répartis sur cinq grands axes d’action. Signe de la robustesse de son pilotage financier, le groupe voit sa certification MSI 20000 reconduite, avec une note de 160,982 sur 200, largement au-dessus du seuil de 150 points requis pour l’excellence.

Eau et énergie: des gains qui doublent

L’an dernier, les économies d’eau du groupe ont bondi à 63 181 m³, plus du double des 30 878 m³ enregistrés en 2024. Un basculement technique explique une bonne part de cette performance: le passage des tours de refroidissement à des groupes d’eau glacée, qui fait gagner environ 10 m³ par jour et par installation. L’ensemble des sites reste par ailleurs certifié ISO 14001 et doté de stations d’épuration.

Sur le volet énergétique, la consommation électrique est en baisse de 22% sur les sites de Bab Saadoun, Mahdia, Sfax et La Charguia. Le site de Sfax obtient la certification ISO 50001 dédiée au management de l’énergie, tandis que l’usine SBT Koutine franchit un cap avec une centrale solaire de 1 700 kWc, portant l’autoproduction à 13% de son mix électrique.

Déchets et capital humain

La valorisation des déchets industriels grimpe à 87,47%, tirée par 2 976,875 tonnes de verre recyclées et 26 000 tonnes de drêche redirigées vers l’alimentation animale. Sur le plan social, le groupe a dispensé plus de 51 000 heures de formation, en progression de 24%, tandis que la part des femmes parmi les cadres atteint 42,5%, contre 38% un an plus tôt.

Ces indicateurs, validés par audit externe et adossés à des référentiels internationaux (ISO, GRI, ESRS), consolident la lisibilité extra-financière de la SFBT vis-à-vis des investisseurs institutionnels. Pour les PME du secteur agroalimentaire, la trajectoire tracée par le groupe dessine des pistes concrètes de rationalisation des coûts industriels et d’accès à des financements sensibles aux critères ESG.

L’article SFBT: eau, énergie, déchets, les chiffres d’une transformation est apparu en premier sur Managers.

Tunisia Cloud & Infrastructure Summit: l’énergie s’impose comme le vrai défi du Cloud tunisien

04. September 2026 um 14:47

Le Tunisia Cloud & Infrastructure Summit s’est tenu ce vendredi 4 septembre 2026, à Tunis.

L’événement a rassemblé sur une journée complète des acteurs du Cloud, des datacenters et de la cybersécurité, autour d’une seule et même idée: la transformation numérique et la souveraineté des infrastructures critiques tunisiennes.

Le nerf de la guerre: l’énergie

La matinée s’est ouverte sur une keynote de Tunisie Telecom consacrée à sa vision du Cloud et de l’évolution des infrastructures digitales dans le pays, avant un premier panel sur l’adoption du Cloud, les datacenters hybrides et la résilience des infrastructures IA.

Rami El Golli, docteur ingénieur en énergie et consultant en transition énergétique, y a rappelé un chiffre qui pèse lourd dans le secteur: les datacenters représentent aujourd’hui 1,5% de la consommation électrique mondiale, une part qui devrait doubler d’ici à 2030. Les équipements IT à eux seuls absorbent près de 70% de l’électricité consommée par un datacenter. Pour lui, répondre à cette demande suppose d’alterner petits et gros investissements, afin d’obtenir des résultats à la fois sur le court et le moyen terme. Il est également essentiel d’avoir un réseau électrique stable, disponible et régulier pour pouvoir concrétiser ces objectifs et agir directement sur les infrastructures nécessaires aux datacenters.

Un datacenter, c’est avant tout un investissement

Le marché mondial des datacenters se polarise, aujourd’hui, autour de deux pôles, la Chine et les États-Unis, rappelle Nazeh Ben Ammar, gérant de la société Exellencia et membre du comité directeur de la Chambre tuniso-allemande de commerce et d’industrie. Face à cette concentration, la Tunisie part de loin: le pays ne compte que trois petits datacenters, tous en sous-capacité. Un retard qui n’empêche pas les investisseurs étrangers de s’y intéresser, à une condition devenue quasi systématique à l’international: l’accès à des sources d’énergie verte, seule garantie face à des réglementations de plus en plus strictes, allant jusqu’à sanctionner financièrement les opérateurs qui ne se conforment pas à cette nouvelle règle environnementale.

L’article Tunisia Cloud & Infrastructure Summit: l’énergie s’impose comme le vrai défi du Cloud tunisien est apparu en premier sur Managers.

Le Club Africain et Ooredoo Tunisie renouvellent leur partenariat

04. September 2026 um 13:31

Ooredoo Tunisie, acteur majeur des télécommunications en Tunisie, annonce le renouvellement de son partenariat avec le Club Africain, l’un des clubs sportifs les plus historiques et les plus populaires du pays. Ce renouvellement réaffirme l’engagement continu d’Ooredoo en faveur du sport tunisien, de l’accompagnement des clubs historiques et de l’autonomisation des jeunes, tout en contribuant au développement du paysage sportif national.

Le renouvellement de ce partenariat vient confirmer la solidité de la relation qui unit Ooredoo au Club Africain depuis 2008. Au fil des années, cette collaboration est devenue l’un des partenariats sportifs les plus durables et emblématiques en Tunisie. Elle a notamment permis d’accompagner le club dans son parcours sportif et de contribuer à la mise à disposition de conditions et de ressources favorisant le développement de ses différentes équipes et la réalisation des ambitions de ses nombreux supporters.

 

 

À l’occasion du renouvellement de ce partenariat, Eyas Assaf, Directeur Général d’Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Nous sommes heureux de poursuivre notre partenariat avec le Club Africain, qui remonte à 2008 et compte parmi les partenariats importants d’Ooredoo en Tunisie. Au fil des années, cette relation a démontré que les partenariats réussis reposent sur la confiance, la continuité et une vision partagée. Aujourd’hui, nous renouvelons notre engagement à soutenir le Club Africain et à l’accompagner dans son parcours, à la hauteur de son histoire et de la place particulière qu’il occupe auprès de ses supporters et dans le sport tunisien.

Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le sport ne se résume pas à la compétition. Il constitue un espace où s’expriment l’ambition, la persévérance et l’esprit d’équipe, tout en représentant un vecteur important d’émancipation pour les jeunes. Nous continuerons ainsi à investir dans des initiatives et des partenariats qui contribuent au développement du sport tunisien et créent un impact positif et durable ».

De son côté, Dr Mohsen Trabelsi, président du Club Africain, a exprimé sa fierté de poursuivre ce partenariat historique avec Ooredoo, soulignant l’importance de cette collaboration pour accompagner le club et renforcer sa capacité à poursuivre son parcours et à répondre aux ambitions de ses supporters. Il a déclaré :

« Poursuivre notre aventure avec Ooredoo est une démarche naturelle pour nous. Notre partenariat, qui remonte à 2008, repose sur des objectifs communs et une vision partagée. Nous apprécions pleinement le soutien continu d’Ooredoo et sommes impatients de poursuivre notre collaboration afin d’accompagner le club et de renforcer sa position dans le sport tunisien et continental. »

Il convient de rappeler que le partenariat entre Ooredoo et le Club Africain remonte à 2008. Il n’a cessé d’évoluer au fil des années pour devenir un partenariat stratégique entre deux institutions partageant les mêmes valeurs d’ambition, d’excellence et d’engagement en faveur de la jeunesse et du sport tunisien.

Ooredoo a également œuvré à enrichir l’expérience des supporters du Club Africain à travers des services et initiatives digitales dédiés, notamment « Lefri9i Mobile », qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de mettre la technologie et l’innovation au service d’une relation plus étroite entre les supporters et leurs clubs, tout en leur offrant une expérience digitale plus riche.

À travers le renouvellement de ce partenariat, Ooredoo et le Club Africain réaffirment leur volonté commune de poursuivre cette aventure, d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration et de lancer de nouvelles initiatives renforçant la valeur de ce partenariat, au service du sport tunisien et des générations futures d’athlètes.

Avec communiqué

L’article Le Club Africain et Ooredoo Tunisie renouvellent leur partenariat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Orange / POESAM 2026 : Chitelix gagne le premier prix et représentera la Tunisie à l’international

04. September 2026 um 13:04

Trois projets tunisiens accèdent à la finale internationale du POESAM 2026. Orange Tunisie a rendu son verdict pour la finale nationale du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, désignant les lauréats parmi les candidatures reçues cette année dans le cadre de la 16ᵉ édition du concours.

Chitelix, portée par Anis Ben Ghalia, décroche la première place. Le projet valorise les déchets issus du crabe bleu, une espèce envahissante qui pose problème sur les côtes tunisiennes, en les transformant en chitosane et en biomatériaux durables, utilisables dans l’agriculture, le traitement de l’eau, la cosmétique et l’industrie.

PigmentOCO, fondée par Amal Chebbi, remporte le deuxième prix ainsi que le Prix Féminin national, catégorie lancée l’an dernier avec le PNUD et le soutien financier du Canada. La startup mise sur le CO2 supercritique et la chimie verte pour développer des solutions textiles à impact environnemental réduit.

Troisième du classement, HandiSuccess International, dirigée par Nejah Cherif, facilite l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Sa plateforme Handitalents met en relation candidats et entreprises tunisiennes, tout en accompagnant ces dernières dans le respect de leurs obligations légales en matière d’emploi inclusif.

Cap sur la phase internationale

Les trois lauréats représenteront désormais la Tunisie face aux vainqueurs des 16 autres pays du footprint Orange en Afrique et au Moyen-Orient, pour le Grand Prix International.

Ces trois profils illustrent la diversité des créneaux porteurs pour les investisseurs tunisiens : économie circulaire, greentech textile et tech inclusive restent des segments encore peu structurés localement. L’accompagnement international offert par le POESAM est, en ce sens, capable d’accélérer la levée de fonds et l’accès à des marchés export.

L’article Orange / POESAM 2026 : Chitelix gagne le premier prix et représentera la Tunisie à l’international est apparu en premier sur Managers.

Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC

03. September 2026 um 16:22

La coopération économique entre Séoul et le continent africain souffle ses vingt bougies avec un virage technologique assumé. La 8e Conférence ministérielle de la Korea-Africa Economic Cooperation (KOAFEC) se tiendra à Séoul du 8 au 11 septembre 2026, avec pour fil conducteur l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques comme leviers de transformation pour l’Afrique.

Lancé en 2006, ce mécanisme de coopération demeure aujourd’hui le principal cadre d’échange économique liant la Corée au continent. Cette édition anniversaire rassemblera ministres africains, hauts responsables coréens, investisseurs, dirigeants privés et fondateurs de start-up, sous la présidence de la Première ministre coréenne Han Seong-sook. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, s’y rendra pour la première fois depuis sa prise de fonction, un an plus tôt.

Un bilan chiffré qui pèse lourd

Depuis sa création en 2007, le Fonds fiduciaire KOAFEC s’est hissé au rang de plus grand fonds bilatéral du Groupe de la Banque encore actif. Avec seulement 50 millions de dollars consacrés à la préparation de projets, il a servi de levier pour un portefeuille avoisinant six milliards de dollars et pour la mobilisation d’environ quatre milliards de dollars supplémentaires, dans des secteurs allant de l’énergie à l’agriculture en passant par le numérique. Le dispositif se targue également d’avoir soutenu plus de 1 300 jeunes pousses et porteurs de projets, avec des retombées estimées à plus de 1 200 entreprises accompagnées et 5 000 emplois générés.

Vers un plan d’action 2027-2028

La rencontre doit déboucher sur une Déclaration conjointe ainsi que sur le lancement d’un nouveau Plan d’action couvrant la période 2027-2028, articulé autour du numérique, de l’énergie, des infrastructures, du commerce et du capital humain.

Pour les start-up et PME tunisiennes et africaines positionnées sur le numérique ou l’IA, ce renouvellement de partenariat ouvre un accès potentiel à de nouveaux instruments de financement et à l’expertise technologique coréenne, un signal à suivre de près pour les écosystèmes d’innovation du continent.

L’article Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC est apparu en premier sur Managers.

Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA

03. September 2026 um 16:05

Les startups africaines de l’intelligence artificielle peuvent désormais candidater à l’Askya AI Growth Platform, un programme de six semaines lancé par Askya Investment Partners. Dix entreprises seront retenues pour bénéficier gratuitement d’un accompagnement destiné à renforcer leur produit, leur stratégie commerciale et leur capacité à changer d’échelle. Le programme ne prend aucune participation au capital des startups. À l’issue de celui-ci, Askya pourra toutefois investir jusqu’à 200 000 dollars dans la startup la plus prometteuse de la cohorte, sous forme d’investissement en capital.

Le dispositif s’adresse à des entreprises déjà au-delà du stade de l’idée. Askya recherche des startups disposant d’un produit opérationnel et ayant commencé à démontrer une demande commerciale, notamment avec des clients payants ou des projets pilotes. Les entreprises peuvent être situées n’importe où sur le continent africain et évoluer du stade MVP jusqu’à la série A.

L’accompagnement sera principalement à distance et combinera des sessions de coaching individuel, des ateliers et des masterclasses animés par des entrepreneurs et dirigeants ayant développé des entreprises de plus de 100 millions de dollars. Les startups auront également accès à des entreprises susceptibles de tester leurs solutions d’IA, ainsi qu’à des infrastructures cloud et de calcul, des ressources technologiques et différents partenaires spécialisés.

Le programme débutera le 26 octobre 2026 et se terminera le 4 décembre. Une présentation publique de la première cohorte est prévue les 28 et 29 octobre à Lagos, dans le cadre de Moonshot by TechCabal. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026, avec une sélection de dix startups annoncée le 15 octobre.

L’article Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA est apparu en premier sur Managers.

Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

03. September 2026 um 14:44

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

L’article Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier est apparu en premier sur Managers.

Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis

03. September 2026 um 12:34

La course aux véhicules autonomes s’intensifie aux États-Unis. Zoox, filiale d’Amazon, va lancer de nouveaux tests à Houston et San Diego, portant à 12 le nombre de marchés américains où l’entreprise est désormais présente.

Dans un premier temps, les essais seront réalisés avec des Toyota Highlander spécialement adaptés et accompagnés de conducteurs de sécurité. Ils doivent servir de transition avant le déploiement des robotaxis conçus directement pour fonctionner sans volant ni pédales.

Waymo accélère sur le terrain commercial

Face à Zoox, Waymo continue de privilégier une stratégie davantage orientée vers le déploiement commercial. La filiale d’Alphabet étend son service à Denver, San Diego et Tampa, où les premiers passagers peuvent progressivement accéder à des trajets entièrement autonomes. Avec ces nouvelles villes, Waymo porte à 14 le nombre de marchés couverts par son service de robotaxis aux États-Unis.

Zoox a pour sa part franchi une première étape commerciale en août en commençant à facturer ses trajets à Las Vegas. L’entreprise avait auparavant multiplié les courses gratuites à Las Vegas, San Francisco, Austin et Miami afin de tester son service et de recueillir des données avant son passage à une activité payante.

Waymo poursuit parallèlement son expansion au-delà du marché américain. L’entreprise prépare notamment des essais à Munich et vise un lancement commercial en Allemagne à l’horizon fin 2027.

La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux acteurs. Tesla poursuit également le développement de son offre de conduite autonome, tandis que les constructeurs et les entreprises technologiques cherchent à résoudre un double défi : fiabiliser les systèmes et parvenir à exploiter des flottes autonomes à grande échelle de manière rentable.

L’article Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis est apparu en premier sur Managers.

New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans

03. September 2026 um 11:44

New York City impose, pour un an, un moratoire sur l’utilisation directe de l’IA générative par les élèves jusqu’à la 8th grade, soit environ 13-14 ans. La mesure concerne près de 600 000 élèves du plus grand système scolaire public des États-Unis et s’appliquera durant l’année scolaire 2026-2027.

L’objectif n’est pas de bannir l’intelligence artificielle de l’école, mais d’éviter que les plus jeunes prennent l’habitude de déléguer immédiatement leurs recherches, leurs réponses ou leur réflexion à une machine. La ville veut ainsi privilégier le développement de compétences comme le raisonnement, la créativité, la résolution de problèmes et l’apprentissage par l’erreur.

Le dispositif change toutefois au lycée. Les élèves bénéficieront de cours consacrés au fonctionnement de l’IA, à ses biais, à ses limites, à la protection des données et à ses risques. Jusqu’à 50 000 lycéens pourront également participer à cinq programmes pilotes utilisant des outils d’IA sélectionnés et encadrés par leurs enseignants.

New York accompagne cette mesure d’une politique visant à réduire le temps d’écran individuel. La ville recommande jusqu’à 30 minutes par jour pour les élèves de la 3e à la 5e année et 45 minutes pour ceux de la 6e à la 8e année. Le moratoire sera évalué au terme de cette première année. La ville devra ensuite décider de le maintenir, de le modifier ou de l’abandonner. Le message est donc moins un rejet de l’IA qu’une volonté de maîtriser son introduction : former d’abord les capacités humaines, puis apprendre à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil plutôt que comme un substitut à la réflexion.

L’article New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans est apparu en premier sur Managers.

La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

03. September 2026 um 10:39

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

L’article La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus est apparu en premier sur Managers.

L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial

03. September 2026 um 09:14

Le marché immobilier africain devrait progresser de 5,58 % par an entre 2025 et 2029, contre 2,69 % attendu à l’échelle mondiale. Le secteur pèse déjà environ 17 600 milliards de dollars, soit près de 2,7 % de la valeur immobilière mondiale, selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa.

Cette croissance repose d’abord sur la transformation démographique du continent. L’Afrique s’urbanise rapidement : la proportion de sa population vivant en ville devrait atteindre environ 60,4 % en 2050, contre environ 45 % en 2025. Cette évolution devrait soutenir la demande de logements, mais aussi celle des bureaux, commerces, entrepôts, infrastructures logistiques et autres actifs urbains.

Le résidentiel reste largement dominant, avec une valeur estimée à 14 900 milliards de dollars. Mais le potentiel ne se limite plus au logement. Les entrepôts, les espaces commerciaux, les infrastructures numériques et notamment les centres de données gagnent progressivement en importance. Le rapport relève par exemple un taux moyen d’occupation des entrepôts modernes de 83 % sur le continent au premier semestre 2025, tandis que la capacité opérationnelle des data centers africains atteignait environ 450 MW à la mi-2025.

Le Nigeria domine actuellement le marché immobilier africain, avec une valeur estimée à 2 600 milliards de dollars. Il est suivi par l’Égypte, à 1 600 milliards, l’Éthiopie, à 1 300 milliards, et l’Afrique du Sud, à 1 200 milliards. Le Kenya et le Ghana suivent avec respectivement environ 773 milliards et 533 milliards de dollars. Cette hiérarchie reflète notamment le poids démographique des marchés, l’expansion des grandes métropoles et l’accélération des investissements urbains. Au Nigeria, le déficit de logements dépasse à lui seul 28 millions d’unités. Le Ghana affiche un déficit d’environ 1,8 million de logements et le Kenya autour de 2 millions.

Pour les promoteurs, cette pénurie représente donc un marché considérable. Mais elle révèle surtout un décalage : la demande la plus importante se situe dans le logement abordable et intermédiaire, alors qu’une partie importante des nouveaux projets se concentre sur le haut de gamme.

Le vrai risque 

C’est l’un des principaux paradoxes relevés par LEAF Africa. Le marché dispose de fondamentaux solides, mais une partie de l’offre immobilière reste trop chère par rapport aux revenus locaux. Le financement constitue un autre frein majeur. Dans la plupart des marchés africains, les prêts hypothécaires représentent moins de 5% du PIB. Au Kenya, par exemple, le crédit hypothécaire ne représente qu’environ 1,86 % du PIB. L’accès limité au financement réduit mécaniquement la capacité des ménages à acheter leur logement.

À cette faiblesse structurelle s’ajoutent l’inflation et les risques de change. Selon la Banque africaine de développement, l’inflation moyenne du continent avait atteint 18,7 % en 2024, avant de retomber à une projection de 13,8 % en 2025. Les coûts de construction restent eux aussi élevés : l’enquête internationale de Turner & Townsend estimait l’inflation des coûts de construction en Afrique à 6,6 %. Le financement en monnaie locale devient ainsi plus difficile et les variations de change peuvent rapidement modifier le coût réel d’un projet, son rendement et la capacité d’achat des ménages.

 

L’article L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial est apparu en premier sur Managers.

Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW

03. September 2026 um 08:54

El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, s’apprête à accueillir un parc éolien terrestre de 75 MW. Le Japon a validé ce dossier début juillet 2026 dans le cadre de son mécanisme de crédits carbone, le Joint Crediting Mechanism (JCM), désigné côté tunisien sous l’appellation MCC, adossé à l’article 6 de l’Accord de Paris.

Deux industriels se partagent le développement du site : le japonais Eurus Energy Holdings Corporation, qui perçoit directement la subvention, et son partenaire norvégien Scatec. La production sera écoulée sur le marché local, un accord d’approvisionnement liant le futur parc à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Jusqu’ici, le mécanisme japonais en question n’avait financé que du solaire en Tunisie. Avec El Fahs, l’éolien fait désormais partie de ce portefeuille, aux côtés des quatre projets photovoltaïques déjà engagés. Côté climat, le calcul est déjà fait : selon le ministère japonais de l’Environnement, le parc devrait éviter le rejet d’environ 88 367 tonnes de CO₂ chaque année.

Un portefeuille tunisien qui s’étoffe

El Fahs vient compléter une liste déjà bien fournie : les centrales photovoltaïques jumelles de 50 MW de Tozeur et Sidi Bouzid tournent depuis avril 2026, un troisième site solaire de 100 MW est en cours de construction à Sidi Bouzid, et Gabès a vu son propre projet de 130 MW validé en février. Au niveau mondial, ce mécanisme fédère plus de 300 projets répartis dans 32 pays partenaires, signe d’une montée en puissance continue du dispositif japonais.

Ce cinquième projet confirme le statut de la Tunisie comme destination privilégiée du JCM japonais dans la région. Pour les développeurs locaux et les PME actives dans la maintenance électrique, la montée en puissance de ce portefeuille solaire et, désormais éolien, constitue un vivier de partenariats techniques appelé à se densifier.

L’article Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW est apparu en premier sur Managers.

Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

02. September 2026 um 20:33

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

L’article Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

02. September 2026 um 20:15

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

L’article Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face

02. September 2026 um 16:49

Nvidia serait en passe de conclure l’acquisition de Hugging Face, l’une des principales plateformes mondiales consacrées aux modèles et aux outils d’intelligence artificielle. L’opération pourrait être finalisée dès cette semaine pour une valeur d’environ 12,9 milliards de dollars, à laquelle s’ajouterait un programme de fidélisation pouvant atteindre 1 milliard de dollars pour les salariés de la startup. Aucun accord définitif n’aurait toutefois encore été signé.

Créée en 2016, Hugging Face s’est rapidement imposée comme une référence dans l’IA open source. Sa plateforme rassemble des modèles, des jeux de données et des outils permettant aux développeurs de concevoir, entraîner et déployer des applications d’intelligence artificielle. La startup revendique ainsi une importante communauté de développeurs et d’utilisateurs à travers le monde.

Pour Nvidia, ce rachat permettrait d’aller au-delà de son activité historique de fabricant de puces. Le groupe cherche désormais à renforcer l’ensemble de son écosystème IA, des infrastructures informatiques aux logiciels et aux modèles. L’intégration de Hugging Face lui offrirait notamment un accès privilégié à une vaste communauté de développeurs et aux technologies open source utilisées dans l’IA.

Nvidia connaît déjà bien la startup. Le groupe avait participé à sa levée de fonds de 235 millions de dollars en 2023, opération qui avait porté sa valorisation à 4,5 milliards de dollars. Nvidia aurait ensuite proposé en 2025 d’investir 500 millions de dollars sur la base d’une valorisation de 7 milliards de dollars, une offre qui aurait été rejetée.

Une acquisition stratégique

Le projet intervient alors que Nvidia multiplie les investissements pour consolider sa position dans l’intelligence artificielle. Face à la montée en puissance d’acteurs comme OpenAI et Anthropic, le fabricant de puces cherche à contrôler davantage de briques technologiques de la chaîne de valeur.

L’opération pourrait ainsi atteindre près de 14 milliards de dollars en incluant le dispositif destiné aux salariés. Elle reste toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord définitif et pourrait encore évoluer, voire ne pas aboutir.

L’article IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face est apparu en premier sur Managers.

BAD: un programme d’inclusion financière pour 34 000 entreprises dirigées par des femmes

02. September 2026 um 16:28

La Banque africaine de développement et le groupe AXIAN passent à l’action avec le lancement d’un vaste programme d’inclusion financière destiné à plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes, réparties dans cinq pays africains.

En dépit de son potentiel de développement, l’entrepreneuriat féminin en Afrique souffre d’un accès au financement limité. Il s’agit du principal frein pour les entreprises africaines gérées par des femmes, avec un manque à gagner estimé à 49 milliards de dollars. Le programme, adossé aux initiatives AFAWA de la BAD et We-Fi, mobilise les plateformes de services financiers numériques du groupe AXIAN, Mixx et MVola.

Deux volets: financement et formation

Concrètement, 34 000 micro, petites et moyennes entreprises à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal bénéficieront de produits financiers numériques taillés sur mesure. Un second volet, élargi au Togo et aux Comores, formera 25 000 femmes à la gestion financière, aux compétences numériques et à l’entrepreneuriat. Paiement mobile, prêt numérique et scoring alternatif de solvabilité doivent permettre de toucher un public longtemps resté à l’écart du système bancaire classique.

Ce partenariat s’ajoute à un prêt de 160 millions de dollars déjà accordé par la BAD à AXIAN Telecom début 2025, qui incluait un volet dédié à 22 000 entrepreneures malgaches.

Pour les fintechs et acteurs du financement numérique en Afrique du Nord, ce type de programme confirme l’appétit croissant des bailleurs pour les modèles de scoring alternatif et de crédit mobile ciblant les femmes entrepreneures. Les porteurs de projets tunisiens actifs sur l’inclusion financière ou la banque numérique peuvent identifier des passerelles avec AFAWA et We-Fi, deux guichets encore sous-exploités par l’écosystème local.

L’article BAD: un programme d’inclusion financière pour 34 000 entreprises dirigées par des femmes est apparu en premier sur Managers.

❌