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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

24. August 2026 um 14:58

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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Le groupe MTN débloque 375 millions de dollars pour racheter ses propres actions

24. August 2026 um 14:41

MTN Group va lancer son programme de rachat d’actions de 6 milliards de rands, soit environ 375 millions de dollars, alors que le géant sud-africain des télécoms affiche une nette amélioration de ses performances au premier semestre 2026. Le groupe a confirmé la mise en œuvre du programme à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels.

Sur les six mois arrêtés au 30 juin, le bénéfice ajusté par action (HEPS) a progressé de 21,3% à 793 cents. Le chiffre d’affaires des services a atteint 115,3 milliards de rands, en hausse de 17,5% à taux de change constant. La croissance a notamment été portée par le Nigeria, le Ghana et plusieurs autres marchés africains. Le Nigeria reste un moteur majeur de cette dynamique, avec une progression de 25,7% des revenus de services, tandis que le Ghana affiche une croissance de 32,3%. Le groupe compte désormais 317,7 millions de clients dans 19 marchés, soit une hausse de 6,7% sur un an.

Le programme de 6 milliards de rands s’inscrit dans la nouvelle politique de rémunération des actionnaires de MTN. Le groupe vise une distribution annuelle représentant 40% à 60% de son equity free cash-flow, combinant dividendes et rachats d’actions. Le programme sera exécuté progressivement et de manière opportuniste sur la période 2026-2028.

En parallèle, MTN avance sur son projet de prise de contrôle d’IHS Towers. L’autorité nigériane de la concurrence a donné son feu vert sous conditions : MTN devra céder progressivement jusqu’à 30% de sa participation dans les activités nigérianes d’IHS, aux prix du marché. Cette condition fait partie des dernières étapes réglementaires avant la finalisation de l’opération.

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ChatGPT entre dans Apple Messages : l’IA peut désormais lire vos conversations et répondre à votre place

24. August 2026 um 13:39

ChatGPT peut désormais accéder à Apple Messages depuis un Mac, rechercher des conversations, les analyser, préparer des réponses et envoyer des messages à la demande de l’utilisateur. La fonctionnalité a été annoncée le 20 août dans les notes de version d’OpenAI.

Concrètement, l’utilisateur peut demander à ChatGPT de retrouver une information dans ses échanges, d’identifier des messages nécessitant un suivi ou encore de rédiger une réponse à partir du contexte d’une conversation. L’intégration prend en charge iMessage, SMS et RCS sur les Mac équipés d’une puce Apple. Elle est accessible depuis l’application ChatGPT pour macOS, notamment via ChatGPT Work et Codex.

Un garde-fou avant l’envoi

OpenAI maintient toutefois une étape de contrôle avant toute action potentiellement sensible : par défaut, ChatGPT doit obtenir l’autorisation de l’utilisateur avant d’envoyer un message et avant de valider ses destinataires. L’entreprise met également en garde contre les risques liés à l’activation d’une autorisation persistante, qui peut supprimer cette étape de vérification. Cette précaution est particulièrement importante dans un contexte professionnel. Un assistant capable de parcourir l’historique des échanges peut faciliter le suivi des clients, la préparation de relances ou la gestion de conversations dispersées. Mais il peut aussi manipuler des informations confidentielles : accorder à une IA l’accès aux messages d’un ordinateur devient donc une décision de sécurité, et pas seulement un gain de productivité. Cette évolution illustre surtout le changement de rôle recherché par OpenAI : ChatGPT ne se limite plus à produire du texte à partir d’une demande. Sur ordinateur, il commence à agir directement dans les applications utilisées au quotidien, avec les permissions de l’utilisateur. Pour les professionnels, le véritable enjeu sera désormais de trouver le bon équilibre entre automatisation, contrôle humain et confidentialité.

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Véhicules électriques / Bornes de recharge : l’ANME met le paquet

24. August 2026 um 13:29

L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME) prépare un élargissement du réseau de recharge pour véhicules électriques, avec de nouvelles installations prévues dans plusieurs régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le transport à l’ANME, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle de l’Agence.

L’Agence collabore déjà avec des investisseurs privés pour développer les stations, pendant que certains établissements publics et municipalités installent de leur côté leurs propres bornes. À terme, même un commerce ou une station-service pourra héberger un point de recharge, en marge de son activité principale, sous réserve de respecter un cahier des charges encore en préparation, qui fixera les normes techniques, les responsabilités en cas de panne et l’obligation d’afficher clairement le tarif du service. Les exploitants auront leur identifiant fiscal propre, y compris pour les projets solaires.

Le solaire en toile de fond

L’ANME envisage également d’alimenter progressivement ces infrastructures à l’énergie solaire. L’enjeu dépasse la seule mobilité : le secteur des transports absorbe environ un tiers de l’énergie consommée dans le pays.

Le cahier des charges à venir dessine, en ce sens, une vraie opportunité pour les commerçants, exploitants de parkings et gérants de stations-service désireux de diversifier leurs revenus. Côté investisseurs, la structuration réglementaire du secteur, couplée à l’ouverture aux capitaux privés, pourrait accélérer l’émergence d’un véritable marché tunisien de la recharge électrique, encore largement à construire.

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Le brésilien Petrobras négocie quatre blocs pétroliers dans ce pays africain

24. August 2026 um 12:50

Le géant pétrolier brésilien Petrobras avance ses pions en Afrique de l’Ouest. La compagnie publique a obtenu le feu vert des autorités du Ghana pour négocier des contrats d’exploration portant sur quatre blocs offshore dans le bassin de Keta, à l’est du pays. Il s’agit encore d’une phase de négociation : aucun montant d’investissement, aucune participation et aucun calendrier de forage n’ont été annoncés à ce stade.

Cette opération intervient alors que le Ghana cherche à relancer une industrie pétrolière confrontée au vieillissement de ses principaux champs. La production nationale est tombée à 37,3 millions de barils en 2025, contre plus de 71 millions en 2019. Les recettes pétrolières ont, elles aussi, fortement diminué, atteignant environ 770 millions de dollars en 2025, contre plus de 1,36 milliard de dollars en 2024. Pour Petrobras, l’intérêt est différent : le groupe cherche de nouvelles zones capables de renouveler ses réserves et d’alimenter sa croissance future. La compagnie considère le bassin de Keta comme une frontière exploratoire intéressante, notamment en raison de similitudes géologiques avec la marge équatoriale du Brésil.

Une stratégie africaine qui s’accélère

Le Ghana n’est pas un mouvement isolé. Petrobras multiplie depuis plusieurs mois les démarches sur le continent africain, avec des positions ou des projets d’exploration en Namibie, en Côte d’Ivoire, à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud. La compagnie a clairement fait de l’exploration internationale un levier pour compléter ses activités brésiliennes. L’enjeu est donc double : pour le Ghana, attirer un acteur disposant d’une forte expertise dans l’exploration offshore ; pour Petrobras, sécuriser de nouvelles ressources dans des bassins encore peu explorés. Mais le dossier reste au stade des discussions. La négociation d’un contrat ne signifie ni découverte de pétrole ni engagement ferme de production. Le véritable test viendra avec les études géologiques, puis d’éventuels forages et leur capacité à démontrer l’existence de réserves commercialement exploitables.

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Shein vaut désormais 27 milliards de dollars. Détails

24. August 2026 um 12:05

Shein lance son introduction en Bourse à Hong Kong avec une valorisation pouvant atteindre 27 milliards de dollars, très loin des 98,2 milliards de dollars auxquels le géant de la fast-fashion était valorisé en 2022. En quatre ans, la valorisation du groupe a ainsi perdu près de 72 %.

Le groupe propose 280 millions d’actions, à un prix compris entre 47,60 et 49,50 dollars hongkongais. Au prix haut, l’opération pourrait lui rapporter jusqu’à 13,86 milliards de dollars hongkongais, soit environ 1,77 milliard de dollars. Cette forte décote reflète surtout le changement de contexte pour Shein. En 2025, son chiffre d’affaires a progressé de 8 %, à 41,85 milliards de dollars, mais son bénéfice net a chuté de près de 39 %, à 2,06 milliards de dollars. Au premier trimestre 2026, le groupe a même enregistré une perte nette de 99 millions de dollars.

Le marché américain constitue l’un des principaux points de pression. La suppression du régime douanier de minimis, qui permettait aux petits colis de moins de 800 dollars de bénéficier d’un traitement douanier favorable, renchérit désormais le modèle de livraison transfrontalière de Shein. Dans le même temps, Temu et Amazon Haul intensifient la concurrence sur les prix. Pour Shein, l’enjeu de cette IPO dépasse donc les 1,77 milliard de dollars recherchés. Le groupe doit désormais démontrer qu’il peut maintenir sa croissance et ses marges dans un environnement marqué par les droits de douane, une concurrence accrue et une réglementation plus contraignante. Le cas Shein illustre surtout un changement de règle pour le e-commerce : les investisseurs ne paient plus seulement pour la croissance. Ils veulent désormais voir des marges, une rentabilité durable et un modèle capable de résister aux chocs réglementaires.

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Huile d’olive : la Tunisie exporte plus, mais ne valorise pas encore assez sa production

24. August 2026 um 10:30

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont fortement accéléré sur les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026. 368.000 tonnes ont été exportées, contre 236.900 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont, elles, atteint 4,6 milliards de dinars, en hausse de 44,4%.

Derrière cette performance se trouve toutefois un enjeu majeur pour la filière : la Tunisie vend encore l’essentiel de son huile en vrac. L’huile conditionnée ne représente que 14% des volumes exportés, contre 86% pour le vrac. Pourtant, le conditionné pèse déjà 18,6% des recettes, ce qui montre le potentiel de valeur supplémentaire à capter en développant cette activité. La progression des volumes ne s’est d’ailleurs pas accompagnée d’une hausse comparable des prix. En juillet 2026, le prix moyen s’est établi à 13,16 DT/kg, contre 12,97 DT/kg un an auparavant, soit seulement +1,4%. La hausse des recettes repose donc avant tout sur l’augmentation des quantités exportées. La demande reste largement concentrée sur l’Europe, qui absorbe 57,1% des volumes, avec l’Espagne et l’Italie en tête. L’Amérique du Nord représente néanmoins 24%, principalement grâce aux États-Unis et au Canada. Au total, l’huile d’olive tunisienne est désormais commercialisée dans plus de 70 pays. Le bio confirme également son poids dans la filière, avec 51.200 tonnes exportées pour environ 673,4 millions de dinars. Mais ici aussi, le conditionnement reste marginal : seulement 6,2% des volumes bio sont exportés sous cette forme. Or le prix moyen atteint 16,56 DT/kg pour le bio conditionné, contre 12,93 DT/kg pour le vrac.

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Transport aérien : l’Afrique du Nord, première sous-région africaine en volume

24. August 2026 um 10:04

Le secteur aérien mondial retrouve des couleurs, mais de manière très inégale selon les régions. Certains marchés stagnent, d’autres accélèrent nettement, et l’Afrique fait clairement partie de cette deuxième catégorie.

En août, 568,2 millions de sièges sont programmés à travers le monde, mobilisant 732 compagnies sur près de 4 000 aéroports, avec une croissance mondiale de 2,6 % sur un an. Le continent africain, lui, affiche une tout autre cadence : 27,3 millions de sièges programmés, en hausse de 8,4%, pendant que le Moyen-Orient continue de payer le prix des tensions géopolitiques régionales.

Avec 7,9 millions de sièges programmés, l’Afrique du Nord reste la première sous-région africaine en volume, même si c’est l’Afrique centrale et occidentale qui progresse le plus vite en proportion. L’Égypte domine largement le classement continental avec 3,2 millions de sièges (+12,1%), suivie du Maroc (2,21 millions, +8,8%) et de l’Algérie (1,21 million, +10%). La Tunisie ferme la marche du quatuor nord-africain, avec une hausse plus contenue : 931 300 sièges, en progression de 4,7%.

Air Algérie et Royal Air Maroc en tête de peloton

Ce sont surtout les pavillons nationaux qui portent cette dynamique. Air Algérie affiche carrément la plus forte hausse de la région, à +16,8% ; Royal Air Maroc suit avec +13,2% (868.100 sièges), ce qui la hisse au 4ᵉ rang des compagnies africaines. Côté aéroports, Casablanca conforte son statut de porte d’entrée entre l’Europe et l’Afrique avec 800 000 sièges (+10,1%), tandis que Tunis-Carthage progresse de 7,3% à 530 000 sièges. Sans surprise, l’Europe capte à elle seule la moitié du trafic international africain, avec 10,8 millions de sièges programmés.

Investissement et entrepreneuriat

Cette montée en puissance du transport aérien nord-africain ouvre des perspectives concrètes pour les acteurs du tourisme, de la logistique aéroportuaire et des services connexes en Tunisie et dans la région. La percée des low-cost (+9,8%, 5,6 millions de sièges) est synonyme d’opportunités pour des modèles économiques agiles capables de capter une demande intra-régionale encore sous-exploitée.

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Les affiliés Cnss et Cnrps peuvent retirer leurs pensions 24h/24 s’ils détiennent cette carte

24. August 2026 um 09:51

Le retrait d’une pension de retraite ne dépend plus uniquement des horaires d’ouverture des bureaux de poste. Depuis le samedi, qui tombe le 22 août 2026, les retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (Cnrps), détenteurs de la carte de paiement “Jirayti”, peuvent retirer leurs pensions auprès des distributeurs automatiques de billets (DAB) postaux et bancaires, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, a annoncé la Poste Tunisienne.

Cette évolution reflète la transformation progressive des services financiers publics. Le retrait d’espèces constitue ici un point d’entrée vers un modèle moins dépendant du passage en agence et davantage orienté vers les canaux automatisés. Depuis 6 ans, le dispositif existe. Il s’insère dans le programme “Sahili Jirayti”, lancé dans le contexte de la crise sanitaire. À l’époque, la digitalisation des opérations liées aux pensions répondait notamment à un impératif de réduction des déplacements et des contacts physiques.  

Pour la Poste Tunisienne, l’enjeu est également opérationnel. L’utilisation des DAB permet de répartir une partie des opérations sur un réseau automatisé et disponible en continu. Elle peut ainsi contribuer à fluidifier la gestion des flux dans les bureaux de poste, particulièrement lors des périodes de versement des pensions, où la demande est concentrée sur quelques jours.

Cette évolution traduit aussi un changement dans la relation entre l’institution et l’usager. La disponibilité du service devient un élément de l’expérience client. L’objectif n’est plus seulement de verser la pension, mais de permettre au bénéficiaire d’y accéder au moment et dans le lieu qui lui conviennent. L’accès au service reste toutefois soumis à certaines conditions. Il concerne les personnes physiques affiliées à la CNSS ou à la CNRPS et titulaires d’une carte d’identité nationale dont le numéro se termine par 0 ou 1. Et ce, selon les modalités rappelées par la Poste Tunisienne.

Rappelons, de façon générale, la Tunisie comptait 6,151 millions de cartes bancaire au premier semestre 2026, selon les données de “fiche des paiements en Tunisie”, publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Le pays disposait également de quelque 3 300 DAB et GAB.

 

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Armée néerlandaise : la chaleur tunisienne retarde les nouveaux uniformes militaires

24. August 2026 um 09:47

La distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été. C’est ce qu’affirme l’Agence de presse néerlandaise ( ANP) qui cite le ministère de la défense néerlandais.

Les militaires néerlandais devront patienter au moins quatre mois de plus avant de recevoir leur nouvel équipement de combat. C’est ce qu’a révélé le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, dans des documents adressés au Parlement des Pays-Bas. Prévue initialement pour septembre 2026, la distribution des nouvelles tenues ne débutera finalement qu’au premier trimestre 2027. Vestes et pantalons de combat figurent parmi les pièces dont la livraison n’a pu être honorée dans les temps.

À l’origine de ce contretemps : des perturbations survenues en Tunisie, où est implanté un fournisseur de l’entreprise allemande Hexonia. C’est à cette dernière que la Défense néerlandaise avait confié, il y a deux ans, la fabrication de son nouveau système de vêtements de combat, dans le cadre d’un contrat de grande ampleur destiné à ses forces armées. Or les températures extrêmes enregistrées cet été ont entraîné des coupures d’électricité chez ce sous-traitant tunisien, ralentissant la production de plusieurs composants de la tenue.

Le ministère néerlandais de la Défense se veut toutefois rassurant : ce report ne devrait avoir aucune incidence concrète sur l’équipement des soldats actuellement en poste ni sur celui des futures recrues. Ces dernières se verront remettre des vêtements de remplacement à titre provisoire, en attendant l’arrivée des nouvelles tenues.

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Dot Landing : réintégrer la diaspora dans l’écosystème entrepreneurial tunisien

21. August 2026 um 13:58

The Dot dévoile Dot Landing, un nouveau dispositif d’accompagnement pensé pour les Tunisiens de l’étranger souhaitant lancer ou développer une entreprise dans leur pays d’origine.

Il s’agit d’un pari qui repose sur un constat simple : la Tunisie dispose déjà d’un écosystème entrepreneurial parmi les plus dynamiques de la région, porté notamment par le Startup Act, mais sa diaspora, qualifiée et engagée, reste souvent en marge de ce tissu local faute de passerelles concrètes.

L’initiative n’en est pas à son coup d’essai : deux cohortes pilotes ont déjà permis d’épauler 35 jeunes pousses, réparties entre un premier lot de 27 porté par la Région Île-de-France, la FIPA et MEET Africa 2, et un second de 8 pris en charge par la GIZ Tunisie.

Concrètement, le parcours s’étale sur quatre mois après un diagnostic initial et une phase d’immersion dans l’écosystème local. Six modules structurent le coaching ; business model, financement, cadre juridique, marketing et export, management, écosystème avec un coach en résidence dédié à chaque projet, un accès à un réseau d’experts et une communauté d’entrepreneurs. Point final du parcours : un Demo Day devant des investisseurs et des partenaires. D’ici 2028, le programme ambitionne d’accompagner entre 30 et 45 porteurs de projet sur trois cohortes.

Cette initiative cible des projets déjà en activité, MVP, premiers clients ou revenus générés, tous secteurs confondus, avec un accent particulier sur les TIC, l’IA, la green tech, la santé, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via un formulaire en ligne.

Impact sur l’investissement en Tunisie

Ce type de dispositif cible un maillon souvent négligé du financement entrepreneurial tunisien : les porteurs de projet déjà installés à l’étranger, disposant d’un capital financier et de réseaux internationaux, mais peu connectés aux mécanismes locaux. En structurant ce pont, Dot Landing peut accélérer des transferts de compétences et de capitaux vers des secteurs jugés stratégiques comme la tech ou les énergies renouvelables, tout en offrant aux fonds d’investissement tunisiens un flux de projets déjà validés par un accompagnement structuré.

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L’entrepreneur portefeuille, la nouvelle tendance au Royaume-Uni  

21. August 2026 um 11:46

Un chef d’entreprise britannique sur quatre pilote désormais plusieurs sociétés à la fois. C’est ce que révèle une étude du GoDaddy Small Business Research Lab, qui suit l’activité de plus de 600 000 petites entreprises numériques au Royaume-Uni.

Cette nouvelle génération, baptisée «entrepreneurs à portefeuille», affiche des performances nettement supérieures aux dirigeants d’une seule structure: un cinquième d’entre eux dépasse les 10 000 livres de revenus mensuels, soit plus du double du taux observé chez les mono-entrepreneurs. Ils sont même trois fois plus nombreux à franchir la barre des 25 000 livres par mois. Autre signal fort, 44% de ces entrepreneurs envisagent d’embaucher dans l’année, contre seulement 19% pour les entreprises uniques. Fait notable: un tiers d’entre eux s’est lancé avec un capital de départ inférieur à 500 livres.

Ces résultats tombent alors que les patrons britanniques multiplient les critiques contre le gouvernement travailliste, jugé responsable d’un coût du travail qui s’alourdit: cotisations sociales patronales en hausse, salaire minimum revalorisé et nouvelles lois sur les droits des travailleurs qui alourdissent la paperasse administrative.

Cette montée en puissance de l’entrepreneuriat multiple s’explique surtout par la technologie: l’IA et les outils numériques rendent le lancement d’une activité moins coûteux et moins complexe, permettant même aux moins technophiles de tester et commercialiser rapidement leurs idées. Une dynamique qui se traduit concrètement par des salaires plus élevés et davantage d’emplois créés à l’échelle locale.

Un modèle qui interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial

Ce modèle interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial, encore largement centrée sur le projet unique. Il ouvre une piste pour les incubateurs et bailleurs locaux: accompagner des porteurs de projets multiples plutôt qu’un seul plan d’affaires, notamment via des outils IA à bas coût qui peuvent démocratiser davantage l’initiative entrepreneuriale.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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La Tunisie et la Belgique misent sur les investissements pour changer d’échelle

21. August 2026 um 10:59

La Tunisie veut attirer davantage d’investissements belges. Le sujet était au cœur de la rencontre, jeudi 20 août, à Tunis, entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw.

La demande intervient alors que la présence économique belge est déjà bien installée. Selon les statistiques FIPA 2025 citées par l’ambassade de Belgique en Tunisie, 222 investissements belges sont actuellement recensés dans le pays. Ils représentent plus de 19 200 emplois. La Belgique figure ainsi parmi les principaux investisseurs étrangers en Tunisie en nombre d’entreprises, d’emplois créés et d’investissements directs étrangers.

L’enjeu pour Tunis est désormais de faire progresser cette présence. Lors de l’entretien, Mohamed Ali Nafti a appelé à accroître le volume des investissements belges et à renforcer les échanges dans les secteurs d’intérêt commun. Il a également insisté sur l’importance de multiplier les visites bilatérales de haut niveau pour faire émerger de nouveaux projets. Cette coopération ne se limite pas à l’industrie. Les relations entre les deux pays couvrent également le commerce, l’enseignement supérieur, la culture et le tourisme. Chaque année, la Tunisie accueille autour de 100 000 visiteurs belges.

Le prochain enjeu sera aussi de voir dans quels secteurs cette coopération peut se développer. Une mission économique wallonne est notamment annoncée en Tunisie en décembre 2026 avec un intérêt pour des secteurs comme l’eau, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, les déchets et l’environnement. Cette orientation donne un aperçu des domaines où de nouveaux partenariats pourraient se développer.

La mobilité constitue un autre volet de la discussion. Le ministre tunisien a appelé à renforcer la coopération en matière de mobilité humaine “dans les deux sens”. Derrière cette formule se trouvent notamment les questions liées aux compétences, aux études et aux parcours professionnels entre les deux pays. Selon le communiqué, pour le nouvel ambassadeur belge, l’objectif est désormais d’élargir les domaines de coopération et de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat qualifié de “stratégique”.

Après plus de 7 décennies de relations diplomatiques, le sujet n’est donc plus seulement de maintenir les liens existants. Pour Tunis, l’enjeu est désormais de convertir une présence belge déjà significative en davantage d’investissements, de projets et d’emplois.

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Afrique: le marché des smartphones à moins de 100 dollars vacille

21. August 2026 um 10:03

L’Afrique demeure la seule région du globe où les téléphones à moins de 100 dollars pèsent encore lourd dans les importations: 30% des expéditions au deuxième trimestre 2026, contre à peine 1% en Chine continentale, 2% en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord, et 8% au Moyen-Orient. Un chiffre qui isole totalement le continent, mais qui, en raison de la conjoncture internationale, commence à montrer des signes de faiblesse.

Ce segment d’entrée de gamme s’est effondré de 34% en Afrique sur un an au deuxième trimestre, un recul cinq fois plus marqué que celui de l’ensemble du marché continental de smartphones, limité à 7% sur la même période. En cause: l’explosion des prix des puces mémoire DRAM et NAND, portée par l’appétit des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Sur un appareil vendu sous les 99 dollars, la mémoire absorbe désormais 64% du coût des composants, elle n’en pesait qu’un tiers un an auparavant.

Sous cette pression, le continent avance en ordre dispersé. Certains pays prennent leurs distances avec le low cost: l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie voient leurs consommateurs se tourner vers le renouvellement d’appareil, la 5G et des gammes plus onéreuses, portés par un pouvoir d’achat moins sensible aux variations de prix. À l’inverse, au Mozambique, au Malawi ou au Liberia, la moindre hausse tarifaire referme un peu plus l’accès au smartphone. Les fabricants, eux, ont changé de tactique: plutôt que de baisser le prix affiché, ils misent sur le crédit, l’abonnement et les partenariats avec les opérateurs pour préserver leurs marges sans perdre leurs clients.

Un marché en recomposition qui offre des opportunités

Cette recomposition du marché du smartphone constitue une opportunité concrète pour les acteurs tunisiens du financement d’appareils et des services numériques. À mesure que la Tunisie glisse vers le segment moyen-haut de gamme, les opportunités se déplacent vers les solutions de paiement échelonné, les partenariats opérateurs-fabricants et les services d’écosystème comme le stockage cloud, plutôt que vers la simple distribution de terminaux à bas coût.

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Le Kenya veut attirer 300 millions de dollars pour accélérer son virage numérique

21. August 2026 um 09:30

Le chinois Guodong Network Communications Group envisage d’investir 38,8 milliards de shillings kényans, soit environ 300 millions de dollars, au Kenya dans les prochaines années. Le projet cible plusieurs infrastructures stratégiques : tours de télécommunications, fibre optique, centres de données, cloud, villes intelligentes et technologies numériques vertes.

L’annonce a été faite à la suite d’une rencontre, le 17 août, entre une délégation de Guodong conduite par son vice-président et associé senior Kobe Hu et Abubakar Hassan Abubakar, secrétaire principal kényan chargé de la Promotion des investissements. Les autorités présentent ce projet comme une opportunité de renforcer les infrastructures nécessaires à la transformation numérique du pays.

Mais les 300 millions de dollars ne constituent pas encore un investissement finalisé. Il s’agit d’un montant envisagé dans le cadre de discussions entre le groupe chinois et les autorités kényanes. Les modalités concrètes des futurs investissements et partenariats doivent encore être définies.

Le projet s’inscrit directement dans le Digital Superhighway, l’un des principaux axes de la politique numérique du gouvernement de William Ruto. Nairobi ambitionne notamment de déployer 100 000 kilomètres de fibre optique à travers le pays afin d’étendre la connectivité et de soutenir la digitalisation des services publics et de l’économie. La stratégie nationale du haut débit prévoit également le développement d’infrastructures de centres de données et de capacités numériques.

L’intérêt d ce groupe pour le Kenya n’est pas nouveau. En avril, Guodong avait déjà discuté avec les autorités kényanes de projets liés aux réseaux de fibre optique et aux infrastructures de tours télécoms. Le groupe s’est également rapproché de Konza Technopolis, le projet de ville technologique développé par le Kenya, avec des discussions portant notamment sur le cloud, l’intelligence artificielle, le calcul haute performance et les technologies de ville intelligente.

Pour Nairobi, l’enjeu dépasse donc la simple amélioration de la connexion Internet. Le pays cherche à construire l’infrastructure qui permettra de soutenir une économie numérique plus importante : hébergement des données, services cloud, applications d’intelligence artificielle, plateformes numériques et services publics dématérialisés. Cette perspective explique aussi pourquoi les centres de données et le cloud figurent parmi les secteurs ciblés par Guodong. Plus le Kenya augmente sa capacité de connexion et de stockage des données, plus il peut renforcer son attractivité auprès des entreprises technologiques et des investisseurs à la recherche d’une base régionale en Afrique de l’Est. 

La prochaine étape sera toutefois décisive : transformer cette intention d’investissement en engagements fermes. Si les discussions aboutissent, les 300 millions de dollars annoncés pourraient accélérer le déploiement du Digital Superhighway et renforcer la position du Kenya comme l’un des principaux hubs numériques du continent.

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Startups africaines, l’Égypte prend la tête des financements

20. August 2026 um 15:17

L’Égypte arrive en tête du financement des startups africaines au premier semestre 2026. Selon  The Big Deal, qui suit les opérations de financement des startups sur le continent et publie des analyses semestrielles du marché, les jeunes pousses égyptiennes ont attiré 327 millions de dollars entre janvier et juin. Le Nigeria arrive derrière avec 254 millions de dollars, suivi du Kenya (126 millions) et de l’Afrique du Sud (83 millions).

Ce résultat est toutefois largement porté par une seule opération. Spiro, spécialisée dans la mobilité électrique, a levé à elle seule 327 millions de dollars, dont 270 millions en fonds propres et 57 millions en dette.

Le classement change lorsqu’on regarde uniquement les investissements en capital. Le Nigeria reprend alors la première place avec 214 millions de dollars, contre 183 millions pour l’Égypte. La performance égyptienne traduit donc surtout sa capacité à attirer de gros tickets dans des projets nécessitant des capitaux importants.

À l’échelle du continent, environ 1,4 milliard de dollars ont été levés par les startups africaines au premier semestre. Le montant reste proche de celui enregistré un an plus tôt, mais le nombre d’opérations a fortement diminué. Les investisseurs financent donc moins d’entreprises, mais concentrent davantage leurs capitaux sur les projets jugés capables de changer d’échelle.

Pour les entrepreneurs, cette évolution signifie une sélection plus exigeante. Un signe. La technologie ou le potentiel de marché ne suffisent plus. La capacité à démontrer un modèle économique solide et une trajectoire de croissance devient déterminante pour accéder aux gros financements.

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Startups africaines : la dette prend le pas sur le capital-risque

20. August 2026 um 14:59

Un plancher inédit depuis mars 2025 ! Les startups africaines n’ont mobilisé que 102 millions de dollars en juillet 2026, selon les chiffres de la plateforme spécialisée The Big Deal, bien en deçà des 258 millions de dollars mensuels enregistrés en moyenne sur l’année écoulée.

Au total, 44 jeunes pousses ont tout de même annoncé des opérations d’au moins 100 000 dollars, un volume proche de la normale : le problème n’est donc pas le nombre de deals, mais leur taille.

Sur les 102 millions levés, seulement 25 proviennent de fonds propres, un niveau inédit depuis avril 2019 ! La dette, elle, capte 75 millions, soit près des trois quarts du total, portée par les grosses opérations qui ont été réalisées.

Un ralentissement qui dure depuis janvier

Sur les sept premiers mois de 2026, le continent a mobilisé 1,46 milliard de dollars, en repli de 27 % sur un an. Le nombre de startups financées recule à 241, contre 302 en 2025, et les investisseurs actifs tombent à 256, contre 328.

Ce basculement vers la dette traduit une prudence accrue des investisseurs en capital, plus regardants sur la rentabilité que sur la croissance pure. Pour les startups africaines, l’enjeu devient donc de démontrer des modèles économiques solides avant de lever, la dette servant de relais en attendant un retour de l’appétit pour le capital-risque.

 

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XSquare lève un tour pre-seed pour accélérer son infrastructure de paiements B2B dans le Golfe

20. August 2026 um 14:41

La fintech émiratie XSquare, spécialisée dans les paiements entre entreprises, vient de boucler un tour de financement pre-seed mené par Raed Ventures, avec la participation d’AngelSpark, 500 Global et Oraseya Capital. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public.

Fondée à Dubaï en 2023, XSquare développe une infrastructure destinée à simplifier les paiements B2B, un marché où les entreprises doivent encore composer avec plusieurs prestataires, systèmes bancaires et outils de rapprochement comptable. La startup veut réunir ces opérations derrière une seule intégration.

Concrètement, XSquare fonctionne comme une couche d’orchestration : elle permet aux entreprises de collecter des paiements, régler leurs fournisseurs et automatiser le rapprochement des transactions, sans devoir connecter séparément chaque prestataire. La plateforme s’appuie notamment sur des acteurs comme Telr, Geidea, VaultsPay, Spare et TESS Payments. Le partenariat avec Spare permet notamment d’intégrer le « Pay by Bank » dans les flux de paiement B2B, avec des règlements quasi instantanés et potentiellement moins coûteux que les paiements par carte.

Autre volet stratégique: son partenariat avec Mastercard. XSquare permet aux entreprises d’utiliser leurs cartes corporate pour payer des fournisseurs, même lorsque ceux-ci n’acceptent pas directement les cartes. Le fournisseur reçoit alors les fonds sur son compte bancaire. XSquare indique que ce modèle peut également transformer certaines dépenses fournisseurs en dépenses éligibles aux mécanismes économiques des cartes professionnelles.

Du marché émirati au Qatar, puis à l’Arabie saoudite

Après son lancement aux Émirats arabes unis, XSquare a étendu ses activités au Qatar, où elle dispose d’une présence au Qatar Financial Centre et travaille avec des banques et des prestataires de paiement locaux. Son partenariat avec TESS Payments, prestataire agréé par la Qatar Central Bank, constitue notamment une brique de son infrastructure locale.

Cette implantation qatarie constitue sa première expansion hors des Émirats. La prochaine étape annoncée est désormais l’Arabie saoudite, parallèlement au développement de nouveaux partenariats bancaires et de paiement. Les fonds fraîchement levés doivent servir à renforcer cette infrastructure, élargir le réseau de partenaires et recruter davantage dans les équipes techniques et commerciales.

Pour XSquare, l’enjeu dépasse donc le simple paiement en ligne : la startup cherche à devenir une infrastructure financière B2B unifiée pour les entreprises du GCC, en reliant facturation, encaissements, paiements fournisseurs et réconciliation sur une même plateforme. Son architecture est présentée comme non-custodiale : les fonds transitent par des prestataires de paiement agréés plutôt que par le bilan de XSquare.

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Fukuoka à Béja: une technologie japonaise à l’essai

20. August 2026 um 14:16

À Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise de traitement des décharges appelée “Fukuoka”. Le principe consiste à améliorer la circulation de l’air et de l’eau dans les déchets afin d’accélérer leur stabilisation et de limiter notamment les émissions de méthane produites par leur décomposition.

Le projet est mené dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise et du Joint Crediting Mechanism (JCM). Il s’inscrit également dans l’article 6 de l’Accord de Paris, qui prévoit des mécanismes de coopération entre pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les échanges de crédits carbone.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule question du traitement des déchets. L’expérience de Béja doit permettre de mesurer les réductions d’émissions obtenues et d’examiner leur potentiel dans les mécanismes carbone.

Pour les entreprises, cette évolution mérite d’être suivie. La gestion des déchets entre progressivement dans les politiques de réduction des émissions, au même titre que l’énergie ou les transports. Pour les industriels, notamment ceux qui travaillent avec des donneurs d’ordre étrangers, être capable de mesurer et de documenter son empreinte environnementale devient un enjeu de plus en plus concret.

Le projet peut aussi contribuer à faire émerger en Tunisie des compétences autour de la mesure des émissions, de la gestion durable des déchets et du développement de projets carbone. Les entreprises spécialisées dans l’ingénierie, le traitement des déchets ou les services environnementaux pourraient ainsi être appelées à accompagner ce type de projets.

L’expérience ne restera pas cantonnée à Béja. D’ailleurs, les 18 et 19 août 2026, une formation consacrée au projet a réuni des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat. L’objectif était notamment de partager les pratiques en matière de gestion des déchets et de réduction des émissions.

Le projet reste à ce stade une expérimentation. Mais il met en lumière une évolution à suivre pour les entreprises. Les déchets ne sont plus seulement une charge à traiter. Ils deviennent aussi une source d’émissions qu’il faut mesurer et réduire, avec à la clé la possibilité de valoriser certains projets dans les mécanismes carbone.

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