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Tunisie : Les grandes orientations de la réforme du système de sécurité sociale

18. August 2026 um 20:16

Lire plus tardUne séance de travail ministérielle consacrée à l’examen des grandes orientations de la réforme du système de sécurité sociale, présidée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a décidé d’engager immédiatement l’élaboration des textes relatifs aux réformes structurelles du système de sécurité sociale, en tenant compte des axes suivants : Système de […]

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Libye – Commerce extérieur : suspension des activités de 27 entreprises liées à trois bénéficiaires d’une même famille

18. August 2026 um 20:15

Lire plus tardEn Libye, le ministère de l’Économie et du Commerce du Gouvernement d’unité nationale a décidé de suspendre l’activité commerciale de 27 entreprises, dans le cadre d’un examen de la situation des sociétés ayant bénéficié de crédits documentaires et d’une vérification de leur respect des règles et procédures encadrant le commerce extérieur. Selon les […]

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Présidence du gouvernement: Lancement de la préparation des textes relatifs aux réformes structurelles du système de sécurité sociale

18. August 2026 um 19:58

Lire plus tardLa cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé, ce mardi 18 août 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, une réunion ministérielle consacrée à l’examen des grandes orientations de la réforme du système de sécurité sociale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer les performances du système, […]

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Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie

18. August 2026 um 19:51

Le projet du barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte, devrait être fonctionnel avant la fin de l’année 2026, selon le directeur général chargé de la gestion des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Kamel Moueddeb.

Cette annonce intervient à l’issue d’une réunion de travail et d’une visite de terrain effectuée mardi au chantier du barrage, en présence du gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, ainsi que de représentants des services centraux, régionaux et locaux concernés et des entreprises chargées des travaux.

Les difficultés foncières, logistiques et administratives qui retardaient certains volets du projet ont été en partie résolues, permettant, selon les autorités, d’accélérer les travaux restants. Les interventions portent notamment sur l’installation des équipements hydromécaniques, ainsi que sur le renforcement et la protection du corps et de l’évacuateur du barrage.

45 millions de m³ pour renforcer la sécurité hydrique

Le barrage de Douimis aura une capacité de stockage d’environ 45 millions de mètres cubes d’eau. Une partie de cette ressource sera transférée vers le barrage de Sejnane à travers le système de transfert des eaux du Nord.

L’objectif est de renforcer l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans plusieurs régions du pays, notamment Bizerte, le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Le responsable du ministère de l’Agriculture a également souligné une particularité technique du barrage : l’écoulement de ses eaux pourra s’effectuer de manière gravitaire, sans recours à l’énergie électrique. Cette configuration devrait permettre de réduire la pression exercée sur certains équipements hydromécaniques, de limiter la consommation énergétique et d’améliorer la mobilisation des ressources disponibles, notamment au niveau du barrage de Barak.

Un projet au cœur de la stratégie de mobilisation de l’eau

Pour les autorités régionales, la mise en service du barrage constitue un enjeu important dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques et les besoins d’approvisionnement en eau potable.

Le gouverneur de Bizerte a assuré que les mesures nécessaires avaient été prises afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais annoncés. L’objectif est de commencer son exploitation à pleine capacité avant la fin de 2026.

Lire aussi : Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

Au-delà du stockage de l’eau, le projet comporte également une dimension de développement local. Une zone irriguée doit notamment être aménagée au profit des habitants, entre la délégation de Sidi Amer et les limites de la délégation de Louata. Plusieurs pistes rurales sont également prévues afin de désenclaver les zones environnantes et de faciliter leur développement économique et social.

Le dernier barrage de la décennie

Financé à 100 % sur fonds nationaux, le barrage de Douimis s’étend sur une superficie d’environ 300 hectares. Il constitue le sixième et dernier barrage réalisé dans le cadre du plan décennal de mobilisation des ressources hydriques et du système de transfert des eaux du Nord dans la région.

Sa mise en service devrait ainsi ajouter une nouvelle capacité de stockage au dispositif hydraulique national et contribuer à sécuriser davantage l’alimentation en eau de plusieurs régions, alors que la Tunisie fait face à une pression durable sur ses ressources en eau.

La réalisation de Douimis s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à mobiliser davantage les ressources disponibles, optimiser leur transfert entre les régions et renforcer la résilience du système national d’approvisionnement en eau.

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Bourse de Tunis : les valeurs qui ont le plus progressé et reculé ce 18 août

18. August 2026 um 19:34

Lire plus tardLa Bourse de Tunis a enchaîné une deuxième séance de baisse. Le 18 août 2026, le Tunindex a reculé de 1,61 %, à 19 178,96 points, tandis que le Tunindex20 a cédé 1,66 %, à 8 419,35 points, selon le bulletin officiel de la BVMT. Tous les indices sectoriels publiés ont également terminé dans le rouge. Les indices financiers affichent les baisses les plus marquées : services financiers −2,34 %, sociétés financières −2,16 %, banques −2,15 % et assurances −2,12 %. Depuis le début de l’année, le Tunindex conserve néanmoins une progression de 42,60 %. Le classement ci-dessous […]

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Une nouvelle crise s’installe : la grande ruée vers l’eau 

Von: tmps
18. August 2026 um 19:29

Depuis près de trois semaines, l’eau embouteillée se fait de plus en plus rare sur le marché dans une période de grande chaleur persistante. Une situation paradoxale que vit le citoyen tunisien tout essoufflé et en sueur, ne sachant plus à quel saint se vouer, étant donné qu’il doit «batailler» pour obtenir un peu d’eau à boire pour étancher sa soif devenue continuelle dans de pareilles circonstances exceptionnelles.

C’est une crise inattendue, puisqu’elle ne s’est peut-être jamais produite en pareille période estivale. Là où il ne fallait pas qu’elle ait lieu. Dans les grandes surfaces, les rayons d’eau minérale et de source sont pratiquement vides, ayant été «dévalisés» par les consommateurs assoiffés depuis belle lurette. Il en est de même chez les épiciers et chez les boutiques de vente de fruits secs et de tabac où l’eau minérale a tari. Et s’il y a un ou deux débits qui amènent de l’eau en bouteille, même en petit format, c’est la ruée vers l’or, pardon, vers l’eau qui a lieu. Tout le stock s’épuisera en quelques minutes. Et faut-il signaler que le prix de vente au public de ces petites bouteilles à 50 ou à 30 centilitres a augmenté d’un cran, feignant d’atteindre celui d’une bouteille d’un litre et demi d’eau dans les grandes surfaces, hors temps de crise. Les spéculateurs naissent de la crise qu’ils auraient eux-mêmes inventée, dirions-nous sans pour autant avoir de preuves tangibles pour argumenter notre propos. 

A qui profite la crise ?

Les profiteurs-veinards savent-ils s’organiser et garantir à eux seuls un pactole alléchant aux dépens du consommateur ordinaire ? Ce dernier se trouve, et de toute évidence, dans l’obligation de payer à tout prix son eau minérale à boire, sa source de vie. Cette eau, aujourd’hui tant convoitée, ne coule plus de source. Elle a changé de système de fonctionnement. Elle semble couler en goutte à goutte, étant donné le manque d’eau existant. Après la crise de la souffrance en eau potable due aux coupures d’eau qui a intéressé le pays depuis quelques semaines, voilà que l’eau minérale lui emboîte le pas, créant un grand problème qui aurait pu être évité et qui semble perdurer. Un commerce juteux pour ceux qui en profitent et un véritable supplice pour tous les citoyens qui, parfois, se trouvent dans l’obligation d’être en file indienne  pour pouvoir acheter une ou deux bouteilles d’eau. Et parfois, le consommateur est contraint de prendre des boissons gazeuses, à défaut d’eau manquante. Serait-ce là une grande ruée ou une bataille de l’eau en ces jours de chaleur insurmontable qui est venue s’abattre sur le citoyen lambda ? 

Lotfi BEN KHELIFA



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JORT – Stades d’El Menzah et de Radès : une responsable désignée pour piloter les projets d’aménagement

18. August 2026 um 19:19

Lire plus tardLe ministère de l’Équipement et de l’Habitat a désigné une responsable à la tête de l’unité de gestion par objectifs chargée de la réalisation de plusieurs projets d’aménagement d’infrastructures sportives à El Menzah et à Radès. Selon une décision du ministre de l’Équipement et de l’Habitat datée du 10 août 2026 et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°83 du 18 août, Nadia Mazni, ingénieure générale, est chargée de diriger cette unité au sein du ministère. Quatre infrastructures sportives concernées La mission confiée à cette unité porte sur quatre équipements majeurs : le stade olympique […]

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Le pétrole dépasse les 85 dollars le baril

18. August 2026 um 18:57

Lire plus tardLes cours du pétrole brut ont franchi mardi 18 août la barre des 85 dollars le baril, portés par les inquiétudes persistantes entourant la situation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures. Cette progression des prix intervient alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent élevées, sans […]

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L’Institut Salah Azaïez lance des consultations pour aider à arrêter de fumer

18. August 2026 um 18:51

À partir du mardi 25 août 2026, l’Institut Salah Azaïez de Tunis mettra en place des consultations dédiées à l’aide au sevrage tabagique. Destinées aussi bien aux patients qu’aux agents de l’établissement, ces consultations visent à offrir un accompagnement médical aux personnes souhaitant mettre fin à leur consommation de tabac.

Les prises de rendez-vous débuteront dès aujourd’hui. Les consultations seront assurées chaque mardi au service de médecine préventive et communautaire par une équipe médicale spécialisée, a indiqué l’Institut dans une publication sur sa page Facebook.

L’initiative prend une dimension particulière au sein de cet établissement, qui constitue un centre national de référence dans la surveillance, le diagnostic et le traitement des cancers. L’Institut Salah Azaïez compte notamment 187 lits et assure plusieurs dizaines de milliers de consultations chaque année.

Plus de 13 000 décès par an liés au tabac

Le lancement de ces consultations intervient alors que le tabagisme continue de représenter un lourd problème de santé publique en Tunisie.

Selon les données issues du modèle d’investissement consacré à la lutte antitabac en Tunisie, élaboré avec le ministère de la Santé, l’OMS et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le tabac est associé à plus de 13 200 décès chaque année dans le pays. Ce chiffre représente environ 20 % de l’ensemble des décès. Près de la moitié de ces décès sont prématurés, survenant avant l’âge de 70 ans.

Le tabagisme passif constitue également une part importante de cette mortalité : selon cette même étude, 18 % des vies perdues en lien avec le tabac sont associées à l’exposition à la fumée secondaire.

La prévalence reste particulièrement élevée chez les hommes. Les données citées récemment par l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme font état d’environ 48 % d’hommes fumeurs en Tunisie.

Une facture économique de 2 milliards de dinars

Au-delà de la mortalité, le tabagisme représente également un coût considérable pour l’économie tunisienne et le système de santé.

L’étude nationale sur l’investissement dans la lutte antitabac estimait à environ 2 milliards de dinars les pertes économiques liées au tabagisme en 2019, soit l’équivalent de 1,8 % du PIB. La majeure partie de cette facture provenait des pertes de productivité, tandis qu’une partie était directement liée aux dépenses de santé.

Selon les chiffres avancés en 2025 par le président de l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme, Hatem Bouzayene, le traitement d’un patient atteint d’un cancer du poumon peut représenter une charge annuelle de plusieurs centaines de milliers de dinars. Ces estimations illustrent le poids financier des pathologies associées au tabac, même si leur coût varie fortement selon le type de cancer, le stade de la maladie et les traitements utilisés.

Le tabagisme ne concerne plus uniquement la cigarette classique

L’enjeu est d’autant plus important que la consommation de nicotine évolue, notamment chez les jeunes, avec la progression des cigarettes électroniques et des produits du tabac chauffé.

Les données de l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) 2024 en Tunisie, publiée par l’OMS, permettent désormais de suivre plus précisément les comportements tabagiques des adolescents.

Lire aussi : Tunisie : Interdiction de fumer dans tous les établissements scolaires

L’OMS rappelle par ailleurs que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe pas de niveau d’exposition considéré comme sans danger. La nicotine demeure fortement addictive, ce qui explique notamment les difficultés rencontrées par de nombreux fumeurs lorsqu’ils tentent d’arrêter.

Le sevrage, un enjeu de prévention autant que de traitement

Avec l’ouverture de ces consultations, l’Institut Salah Azaïez met donc l’accent sur un autre volet de la lutte contre le cancer : prévenir la maladie en accompagnant les personnes dépendantes avant l’apparition de complications.

L’objectif n’est plus seulement de traiter les conséquences du tabagisme, mais également d’intervenir en amont à travers l’accompagnement médical au sevrage. Une approche qui s’inscrit dans les recommandations internationales de lutte contre le tabac, alors que l’OMS souligne que la réduction de la consommation et l’arrêt du tabac constituent des leviers majeurs de prévention des maladies cardiovasculaires, respiratoires et cancéreuses.

À l’échelle tunisienne, le renforcement de ce type de consultations pourrait ainsi contribuer à réduire à la fois la mortalité évitable, la pression exercée sur les services hospitaliers et le coût économique du tabagisme. Selon le modèle d’investissement du PNUD, la mise en œuvre de mesures efficaces de lutte antitabac pourrait permettre d’éviter plusieurs milliards de dinars de pertes économiques et de sauver des dizaines de milliers de vies sur une période de 15 ans.

L’ouverture de ces consultations à l’Institut Salah Azaïez constitue ainsi un signal supplémentaire : face au poids du tabagisme en Tunisie, le sevrage ne relève pas uniquement d’une décision individuelle, mais devient également un enjeu de santé publique et de prévention du cancer.

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Fidel Castro, l’avocat devenu chef d’État : un centenaire placé sous le signe de la solidarité

Von: tmps
18. August 2026 um 18:48

« La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop cher l’acheter »

Alain-René Lesage

 À l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel Castro, né le 13 août 1926, des avocats, juristes et représentants d’organisations de défense des droits ont marqué cet anniversaire par une rencontre organisée devant Dar Al Mouhami, au boulevard Bab Benat, à Tunis.

Cette initiative a réuni notamment l’Union des avocats arabes (UAA), représentée par son secrétaire général adjoint, Me Béchir Essid, l’Association des avocats et juristes méditerranéens (AJAM), représentée par son président, Me Mohamed Bassar, ainsi que l’association ATTASSIMO, représentée par sa présidente, Ratiba Miladi. Plusieurs avocats et juristes ont également pris part à cette rencontre.

Au-delà de la dimension commémorative, cette initiative a été présentée comme un hommage à une personnalité dont le parcours demeure étroitement lié au droit, à la politique et aux combats de libération nationale.

Avant de devenir le dirigeant emblématique de Cuba, Fidel Castro avait exercé la profession d’avocat. Formé au droit à l’Université de La Havane, il obtient son diplôme en 1950 et commence à exercer comme avocat à La Havane. Il s’intéresse rapidement aux questions politiques et sociales et utilise également sa formation juridique comme un instrument de défense des droits et de dénonciation des injustices qu’il attribue au système politique cubain de l’époque. Son parcours illustre ainsi une trajectoire particulière, celle d’un professionnel du droit qui s’est progressivement engagé dans l’action politique jusqu’à devenir l’une des figures majeures de l’histoire contemporaine de Cuba.

Pour les avocats et juristes réunis à Tunis, cette dimension juridique constitue précisément l’un des éléments permettant de comprendre la portée symbolique de cette commémoration.

L’hommage rendu à Fidel Castro s’inscrit également dans une conception du droit comme moyen de défense des peuples et de lutte contre les formes de domination. Les participants ont notamment souligné son soutien historique à plusieurs causes de libération nationale et aux peuples considérés comme victimes de l’oppression. La question palestinienne occupe, dans ce registre, une place particulière. Fidel Castro avait exprimé à plusieurs reprises son soutien à la cause palestinienne et dénoncé les politiques israéliennes à l’égard des Palestiniens.

Cette position explique en partie la dimension particulière que revêt cette commémoration auprès d’une partie des organisations arabes et méditerranéennes d’avocats.

Pour ces professionnels du droit, la solidarité internationale ne constitue pas uniquement une position politique. Elle peut également être envisagée comme une expression de la défense des principes de justice, de souveraineté des peuples et de respect du droit international.

La présence de l’Union des avocats arabes et de l’Association des avocats et juristes méditerranéens donne à cette initiative une dimension particulière.

En célébrant le centenaire de la naissance de Fidel Castro, les avocats et juristes réunis à Tunis ont donc voulu mettre en lumière moins le chef d’État que l’avocat devenu acteur politique, ainsi que l’idée selon laquelle le droit peut être un instrument de défense des causes collectives. Cette commémoration rappelle surtout que, pour une partie de la communauté juridique arabe et méditerranéenne, la solidarité avec les peuples opprimés et la défense des droits fondamentaux demeurent au cœur d’une certaine conception de la profession d’avocat.

Divorce : quand les lenteurs judiciaires retardent la mise à jour de l’état civil

La notification des jugements de divorce aux services de l’état civil constitue une étape essentielle pour permettre aux personnes concernées de faire officiellement actualiser leur situation matrimoniale. En droit tunisien, cette formalité ne repose toutefois pas sur les ex-époux, elle relève de la procédure judiciaire et de la transmission officielle du jugement par le greffe du tribunal à l’officier de l’état civil compétent.

Cette règle, qui vise notamment à garantir la fiabilité des registres de l’état civil, peut cependant produire des conséquences particulièrement pénalisantes lorsque la rédaction ou la transmission des décisions judiciaires intervient avec retard.

Après le prononcé définitif d’un divorce, les anciens époux ne sont pas censés se rendre eux-mêmes à la municipalité avec une copie du jugement afin de demander la modification de leur état civil. La procédure prévoit une transmission officielle de la décision judiciaire à l’officier de l’état civil du lieu où le mariage a été célébré. Le greffe du tribunal joue ainsi un rôle déterminant dans cette chaîne administrative et judiciaire.

Selon les règles régissant l’état civil, le greffier doit transmettre l’extrait ou le dispositif du jugement de divorce à l’officier de l’état civil dans le délai prévu par la réglementation, notamment après l’expiration des délais de recours.

Cette formalité permet à la municipalité de procéder à la transcription du divorce dans les registres et d’assurer ensuite la mise à jour des actes d’état civil concernés.

Une fois la décision officiellement transmise et transcrite, le divorce fait l’objet d’une mention marginale sur l’acte de naissance des ex-conjoints.

Cette mention constitue un élément essentiel de la situation juridique de la personne. Elle permet notamment aux administrations et aux officiers de l’état civil de vérifier que l’intéressé n’est plus engagé dans le mariage précédemment contracté.

En pratique, cette mise à jour revêt une importance particulière lorsqu’une personne souhaite contracter un nouveau mariage.

Tant que le divorce n’est pas régulièrement transcrit dans les registres d’état civil et que la situation matrimoniale n’apparaît pas comme étant actualisée sur les documents administratifs requis, des difficultés peuvent se poser lors de la constitution du dossier de mariage.

Le problème apparaît lorsque le jugement est bien prononcé, mais que sa rédaction intervient tardivement. Dans certaines juridictions, le volume important des affaires, conjugué au manque de personnel judiciaire, peut entraîner des retards dans la rédaction des décisions. Or, sans jugement rédigé et formalisé, la chaîne de transmission vers les services de l’état civil ne peut fonctionner normalement. Il en résulte une situation paradoxale : une personne peut être juridiquement divorcée à la suite d’une décision devenue définitive, tout en continuant, sur certains documents administratifs, à apparaître dans une situation matrimoniale qui n’a pas encore été actualisée.

Ce décalage entre la réalité judiciaire et sa traduction administrative peut avoir des conséquences très concrètes.

Des personnes divorcées peuvent ainsi se retrouver dans l’impossibilité de finaliser leur nouveau mariage à la date initialement prévue, simplement parce que la décision de divorce n’a pas encore été transmise à l’état civil.

Des dates de mariage peuvent être reportées, des démarches administratives suspendues et des projets familiaux retardés, alors même que le divorce a déjà été prononcé.

Pour les intéressés, il s’agit d’une difficulté qui dépasse largement une simple question administrative. Le retard peut entraîner des conséquences personnelles, familiales et parfois financières, notamment lorsque des réservations ou des engagements ont déjà été pris pour la célébration du nouveau mariage.

Cette situation soulève une question plus générale sur la modernisation du fonctionnement de la justice et de l’état civil.

À l’heure de la transformation numérique de l’administration, il paraît difficilement concevable que la transmission d’une décision judiciaire définitive vers une municipalité puisse dépendre exclusivement d’un circuit matériel et de délais de rédaction qui s’allongent parfois considérablement.

La numérisation de la chaîne judiciaire pourrait apporter une réponse efficace. Une fois le jugement définitif établi, sa transmission électronique sécurisée au service de l’état civil pourrait permettre une actualisation beaucoup plus rapide des registres. Un système interconnecté entre tribunaux et municipalités réduirait également les risques d’erreur, les pertes de documents et les délais liés aux transmissions physiques. Une telle évolution nécessiterait naturellement des garanties en matière de sécurité informatique, de protection des données personnelles et d’authentification des décisions judiciaires.

La question de la notification des divorces met également en lumière un problème plus profond : la rédaction des jugements. Prononcer une décision ne suffit pas. Pour qu’elle produise pleinement ses effets dans l’ordre administratif et qu’elle permette aux justiciables d’exercer leurs droits, elle doit être rédigée dans un délai raisonnable et suivre l’ensemble des procédures nécessaires à son exécution.

Le manque de magistrats, de greffiers ou de personnel administratif ne devrait pas avoir pour conséquence de prolonger indéfiniment les effets pratiques d’une décision judiciaire.

Le justiciable ne devrait pas être pénalisé par les difficultés internes de fonctionnement de l’institution judiciaire.

La solution passe donc par une approche globale : renforcer les moyens humains des juridictions, améliorer les méthodes de gestion des dossiers, accélérer la rédaction des décisions et développer l’interconnexion numérique entre les tribunaux et les services de l’état civil. La mise en place d’un système permettant de suivre électroniquement le parcours d’un jugement et de son prononcé à sa transmission et à sa transcription, pourrait constituer une avancée importante.

Elle permettrait également au justiciable de connaître l’état d’avancement de la procédure sans avoir à multiplier les déplacements auprès du tribunal ou de la municipalité. Le droit doit produire ses effets dans des délais raisonnables. La question est finalement celle de l’effectivité du droit.

Une personne dont le divorce est devenu définitif doit pouvoir bénéficier, dans un délai raisonnable, de la pleine reconnaissance administrative de sa nouvelle situation.

Le numérique ne doit plus être considéré comme un simple outil de modernisation, mais comme un moyen de garantir l’effectivité des droits des justiciables. Lorsqu’une personne divorcée doit reporter son remariage parce qu’un jugement déjà rendu tarde à être rédigé ou transmis, c’est toute la chaîne judiciaire et administrative qui montre ses limites. L’enjeu n’est donc pas seulement d’accélérer une formalité, mais de faire en sorte que la décision de justice puisse produire, sans retard injustifié, les effets juridiques auxquels le citoyen a droit.

Convention de partenariat : rapprocher l’université du monde professionnel

Les conventions de partenariat conclues entre les institutions universitaires et les organisations professionnelles constituent aujourd’hui un instrument privilégié pour rapprocher la formation académique des réalités du monde du travail. Dans le domaine juridique en particulier, cette coopération revêt une importance particulière, dans la mesure où la formation des futurs professionnels ne peut se limiter à l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit également permettre aux étudiants de découvrir les pratiques professionnelles, les exigences déontologiques et les réalités concrètes de l’exercice du droit.

C’est dans cette perspective qu’une convention de partenariat a été signée entre le Barreau régional de Sfax et l’École supérieure privée d’études administratives et commerciales de Sfax. Cet accord entend instaurer un cadre de coopération durable entre les deux institutions et favoriser une meilleure articulation entre l’enseignement supérieur, la pratique professionnelle et les exigences du marché de l’emploi.

La convention vise principalement à développer les échanges entre le monde académique et le milieu professionnel, en mettant à la disposition des étudiants les compétences et l’expérience des praticiens du droit.

Elle prévoit ainsi le développement d’actions communes dans plusieurs domaines, notamment la formation, le mentorat académique et professionnel, l’organisation de rencontres spécialisées ainsi que l’accompagnement des étudiants dans leur parcours vers la vie active.

Cette coopération doit permettre de créer un véritable espace d’échange entre enseignants, chercheurs, avocats et étudiants. Les premiers pourront bénéficier de l’expérience pratique des professionnels, tandis que les praticiens auront l’occasion de partager leurs préoccupations et leurs besoins en matière de formation avec le milieu universitaire.

Cette complémentarité apparaît d’autant plus nécessaire que le droit est aujourd’hui confronté à des transformations rapides. Les réformes législatives successives, la digitalisation de la justice et de l’administration, le développement de nouvelles formes d’activité économique ainsi que l’apparition de nouveaux contentieux imposent aux futurs juristes une capacité d’adaptation permanente.

Drame d’El Mourouj : la protection de l’enfant au cœur de l’urgence

Un drame familial particulièrement grave s’est produit lundi 10 août 2026 à El Mourouj 1, dans le gouvernorat de Ben Arous. Un père a été interpellé après avoir jeté ses deux fillettes depuis le balcon de son appartement situé au troisième étage. Le nourrisson de six mois a succombé à ses blessures, tandis que sa sœur, âgée de trois ans, a été grièvement blessée et hospitalisée dans un état critique.

Les secours de la Protection civile sont rapidement intervenus et ont transporté les deux enfants vers un établissement hospitalier. Le père a été interpellé par les agents du poste de la sûreté nationale d’El Mourouj. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame et les motivations ayant conduit aux faits.

À ce stade, il convient de rester prudent sur la qualification juridique et les responsabilités pénales qui devront être établies par l’enquête et, le cas échéant, par la justice. La présomption d’innocence demeure naturellement applicable.

Au-delà de ce drame, cette affaire remet en lumière la question des violences intrafamiliales et de la protection des enfants.

Les violences commises dans le cadre familial peuvent prendre des formes multiples : agressions physiques, violences psychologiques, menaces, humiliations, négligence ou exploitation. Elles demeurent souvent difficiles à détecter parce qu’elles se déroulent dans l’espace privé et que les enfants, en raison de leur âge et de leur dépendance, ne sont pas toujours en mesure de dénoncer les situations qu’ils subissent.

La famille doit constituer le premier espace de protection de l’enfant. Lorsque cet environnement devient au contraire une source de danger, les institutions publiques doivent pouvoir intervenir rapidement.

La Tunisie dispose d’un cadre juridique destiné à lutter contre les violences et à protéger les victimes. La loi organique n°2017-58 du 11 août 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes a notamment renforcé les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge.

La protection de l’enfant repose également sur les dispositions spécifiques du droit tunisien et sur l’intervention des structures chargées de l’enfance.

Mais l’existence des textes ne suffit pas. Leur efficacité dépend de la capacité des institutions à détecter rapidement les situations à risque et à intervenir avant que la violence ne dégénère.

L’un des principaux défis consiste donc à renforcer la prévention. Les services sociaux, les établissements scolaires, les structures sanitaires, les autorités judiciaires et les services de sécurité doivent pouvoir échanger efficacement les informations lorsqu’un enfant est identifié comme étant en danger.

La prise en charge doit également être globale : protection immédiate, accompagnement social, soutien psychologique et, lorsque les faits le justifient, intervention judiciaire.

Le drame d’El Mourouj rappelle ainsi que la lutte contre les violences intrafamiliales ne peut être limitée à la sanction pénale. Il faut agir avant que le drame ne survienne.

La protection de l’enfant constitue une responsabilité collective. Elle incombe à l’État, aux institutions, aux familles, mais également à la société tout entière. Lorsqu’un enfant est en danger, le silence ou l’indifférence peuvent avoir des conséquences irréversibles.

Le droit doit donc être non seulement un instrument de sanction, mais surtout un moyen de prévention et de protection. Car lorsqu’il s’agit de protéger un enfant, intervenir trop tard signifie souvent qu’il est déjà trop tard.

Au-delà de l’émotion provoquée par le drame d’El Mourouj, cette affaire rappelle une exigence fondamentale : aucun enfant ne devrait être laissé sans protection lorsqu’il se trouve en situation de danger, y compris lorsque ce danger se trouve au sein même de sa famille. Le droit doit protéger l’enfant avant qu’il ne soit trop tard. La responsabilité de l’État est d’assurer l’efficacité des mécanismes de signalement et d’intervention ; celle de la société est de ne pas fermer les yeux sur les violences qui se déroulent dans l’espace privé. Car protéger l’enfant n’est pas seulement une obligation juridique, c’est une responsabilité collective et un impératif de dignité humaine.

Ahmed NEMLAGHI

 

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CPG et Groupe chimique tunisien : un représentant de la Présidence du gouvernement nommé aux deux conseils d’administration

18. August 2026 um 18:45

Lire plus tardUn représentant de la Présidence du gouvernement a été nommé aux conseils d’administration de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), selon une décision publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°83 du 18 août 2026. Par décision du ministre chargé d’assurer provisoirement la gestion […]

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Tunesien: Staudamm von Douimis steht kurz vor der Inbetriebnahme

18. August 2026 um 18:32

Der Staudamm von Douimis im Süden des Gouvernorates Bizerté soll noch vor Ende des Jahres 2026 betriebsbereit sein. Mit einem Fassungsvermögen von 45 Millionen Kubikmetern soll Mehr

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Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

18. August 2026 um 18:22

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

Lire aussi : Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

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Chine : les constructeurs automobiles accélèrent leur conquête des marchés étrangers

18. August 2026 um 18:19

Les constructeurs automobiles chinois se tournent de plus en plus vers les marchés étrangers alors que les ventes sur leur marché intérieur montrent des signes d’essoufflement.

Après plusieurs années de croissance soutenue, le marché chinois arrive à un tournant. La multiplication des marques, la guerre des prix et le ralentissement de la demande rendent la concurrence particulièrement difficile pour les constructeurs locaux, a annoncé Counterpoint Research dans un rapport publié lundi 17 août.

Cette situation pousse les groupes chinois à accélérer leur internationalisation. L’Europe, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Amérique latine figurent parmi les marchés privilégiés pour écouler une production devenue largement supérieure aux capacités d’absorption du marché domestique.

Les véhicules électriques et hybrides constituent le principal moteur de cette offensive. Les constructeurs chinois disposent désormais d’une avance industrielle importante dans ces technologies et proposent des modèles souvent moins chers que leurs concurrents occidentaux.

La Chine change de rapport de force

Le phénomène marque un renversement spectaculaire du rapport de force dans l’industrie automobile mondiale. La Chine n’est plus seulement le premier marché automobile de la planète : elle est devenue l’un des principaux centres de production et d’exportation.

Les difficultés rencontrées par les constructeurs étrangers sur le marché chinois illustrent cette transformation. Volkswagen, Mercedes-Benz et BMW ont enregistré des baisses de ventes particulièrement importantes au deuxième trimestre 2026, alors que les marques chinoises gagnent des parts de marché grâce à leurs véhicules électriques et à leur capacité à renouveler rapidement leurs gammes.

Le mouvement est également visible en Europe. Les marques chinoises y renforcent progressivement leur présence, profitant d’une offre électrique plus large et d’une politique commerciale agressive. En Grèce, par exemple, les marques chinoises ont représenté 8,9 % des immatriculations de voitures particulières neuves au premier semestre 2026, avec 7.452 véhicules vendus.

Pour les constructeurs chinois, l’expansion internationale répond donc à un double impératif : compenser le ralentissement de la demande intérieure et valoriser leurs capacités industrielles.

Mais cette stratégie se heurte à de nouveaux obstacles. Les droits de douane, les réglementations européennes, les tensions commerciales avec les États-Unis et les exigences croissantes en matière de production locale pourraient limiter leur progression sur certains marchés.

La bataille automobile mondiale entre ainsi dans une nouvelle phase. Après avoir conquis son immense marché intérieur, la Chine cherche désormais à transformer sa puissance industrielle en domination mondiale.

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Algérie : deuxième pic record de consommation d’électricité en 24 heures, le quatrième cette année

18. August 2026 um 18:02

Lire plus tardEn Algérie, le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables a annoncé l’enregistrement d’un deuxième pic record en l’espace de 24 heures de la demande en électricité, qui a atteint 21 727 MW, le 18 août 2026 à 14h30. Ce niveau intervient dans un contexte de vague de chaleur exceptionnelle, accompagnée de taux […]

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TGV tunisien : La SNCFT lance les premières études

18. August 2026 um 17:59

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) vient de franchir une nouvelle étape dans le projet stratégique de création d’une ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord au Sud de la Tunisie. La compagnie a lancé un appel à candidatures destiné à constituer une liste restreinte de bureaux d’études, tunisiens et internationaux, spécialisés dans le transport ferroviaire.

Cette première phase porte sur la réalisation de « l’étude de faisabilité et des études d’ingénierie préliminaires » du projet.

Les bureaux d’études ou groupements candidats devront notamment justifier d’une expérience dans la réalisation d’études similaires en termes de complexité et de spécificités. Les candidats seront sélectionnés sur la base des conditions, de la méthodologie et des critères définis dans le cahier des références relatif à la présélection.

Les dossiers devront être déposés auprès du bureau d’ordre central de la SNCFT, à la gare de Tunis, place Barcelone. La date limite de participation est fixée au 24 septembre 2026 à 11 heures. Toute offre reçue après ce délai sera écartée.

L’ouverture publique des offres aura lieu le même jour à 11h15, en présence des représentants des soumissionnaires souhaitant y assister, munis d’une procuration écrite.

De Bizerte à Ben Guerdane

Le lancement de cette étude intervient dans le cadre des grands projets stratégiques programmés pour la période 2026-2030. Lors d’un conseil ministériel tenu le 25 février 2026, le gouvernement avait notamment examiné l’état d’avancement du projet de train à grande vitesse (TGV) ainsi que la définition du corridor de la future ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord et le Sud du pays.

Le projet est présenté par les autorités comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la cohésion territoriale, désenclaver plusieurs régions et améliorer la connexion entre les différentes zones du pays.

Lire aussi : Le TGV Nord-Sud en phase d’études : Le tracé final encore ouvert

Le tracé envisagé doit relier le Nord au Sud, de Bizerte à Ben Guerdane, tout en desservant les principaux pôles urbains, les équipements publics, les ports, les zones logistiques et les principaux centres de fret.

Une connexion avec l’Algérie et la Libye

Au-delà de la liaison nationale, le projet doit également renforcer les connexions ferroviaires de la Tunisie avec ses voisins. Au Nord-Ouest, le réseau doit permettre à terme une connexion avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, à travers le corridor Tabarka-Nefza-Mateur-Jdeida.

Au Sud, le projet prévoit la poursuite de l’infrastructure vers Ras Jedir, via Mareth et Médenine, ainsi qu’une connexion avec le port de Zarzis.

L’objectif est ainsi de créer un axe ferroviaire structurant capable de soutenir le développement économique et social, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises et de contribuer à la création d’emplois.

À plus long terme, cette infrastructure pourrait également constituer une base pour connecter la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges et renforcer son intégration dans les espaces maghrébin et africain.

La constitution de la liste restreinte de bureaux d’études constitue donc une étape préparatoire importante : elle doit permettre de définir la faisabilité, les caractéristiques techniques et les conditions de réalisation d’un projet ferroviaire appelé à jouer un rôle majeur dans la future architecture des transports en Tunisie.

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