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Formation professionnelle – La Tunisie engagée de plain-pied dans la transition écologique

24. Juni 2026 um 20:59

Un panel, organisé en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, vient d’exposer les initiatives engagées pour gagner les défis de l’économie verte. Des récits rassurants.

Quel est le prix à payer si notre pays tourne le dos à la transition écologique ? Réponse de Kamel Tounsi, expert dans les politiques de changements climatiques : une perte de 3,4 % du PIB (environ 6,5 milliards de dinars) à l’horizon 2030.

Intervenant le 24 juin 2026 dans le panel « Métiers et compétences à l’ère de la transition écologique », organisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), à la Maison de la culture, et en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, Kamel Tounsi assure, par ailleurs, que ce coût est estimé à 54 milliards de dinars à l’horizon 20 »5. Et que les projets en rapports avec la nécessaire transformation écologique créeront 70 000 emplois.

Des défis importants sonnent, à ce propos, comme des impératifs incitant donc la Tunisie à aller de l’avant sur la voie de l’économie verte : changements climatiques, dépendance énergétique, préservation des ressources et nouvelle croissance durable. Et dans le même sillage, des risques pour l’exportation à destination du plus important marché, l’Union européenne (près de 70 % de nos échanges) et qui installe une « neutralité carbone en 2025 ». Comprenez l’obligation de réduire les émissions au strict minimum. Et taxer les « pollueurs ».

La Tunisie en est largement consciente et a déjà commencé à évoluer en fonction des mutations qui se dessinent dans ce domaine. A commencer par la formation aux métiers qui doivent accompagner ce tournant. Avec l’impératif de former donc les compétences nécessaires dans tous les domaines de la vie économique.

« Optimiser la conduite »

Et les besoins commencent à se faire sentir pour recruter ces compétences qui bénéficient déjà dans leur formation d’une introduction des principes de l’économie verte. Des compétences qui doivent évoluer en fonction de la demande du marché. Un aéropage de cadres appartenant aussi bien à l’administration qu’aux entreprises et autres structures d’appuis sont venus d’ailleurs exposer leur projet d’« intégrer des compétences vertes et des métiers verts dans le dispositif de la formation professionnelles ».

Des récits souvent rassurants qui montrent que les choses bougent et que l’appareil de production est en train de gagner ses paris. Exemple parmi d’autres, celle de ce cadre d’une entreprise de transport qui est venu nous dire que le monde n’aura – et n’a pas déjà – besoin de chauffeurs qui sachent seulement conduire. Mais qui sache « optimiser la conduite » et savoir manier « les Systèmes Avancés d’Aide à la Conduite (ADAS) qui améliorent la sécurité et le confort routier ». Ajoutant que « ces technologies comprennent des dispositifs de sécurité active (freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne,…) des assistants de conduite (régulateur adaptatif) et des outils de stationnement (caméras 360°) ».

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Sabri Lamouchi … Et bis repetita

17. Juni 2026 um 17:37

Sabri Lamouchi est-il le seul responsable de ce que certains considèrent comme une nouvelle débâcle de notre football national ? Comme en toute chose, la complexité est au rendez-vous.

A regarder de près, tout le monde peut remarquer que le courroux se déverse pour l’essentiel sur les entraîneurs et les arbitres, quasiment toujours responsables des mauvais résultats aussi bien de nos équipes nationales que de nos clubs.

Impossible n’est pas tunisien ! C’est la troisième fois dans l’histoire du football tunisien qu’un entraîneur national se trouve limogé alors que l’équipe est en pleine course pour un titre. Vous vous souvenez peut-être. Youssef Zouaoui fut le premier. Et c’était, à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), que la Tunisie organisait, en 1994. Remplacé par Faouzi Benzarti, la Tunisie n’avait pourtant pas pu arracher de victoire lors de la seconde rencontre (1-1).

Le second sur la liste à être limogé pour avoir eu de maigres résultats lors des deux premières rencontres de la phase finale de la Coupe du monde de Football de 1998, en France, est Henryk Kasperczak : 2-0 face à l’Angleterre et 1-0 face à la Colombie. Et c’est son adjoint, Ali Selmi, qui dirigera la troisième rencontre de la poule face à la Roumanie (1-1).

Le dernier limogeage vient de se dérouler sous nos yeux, après une lourde défaite face à la Suède lors de la présente Coupe du monde au Mexique (1-5), le 15 juin 2026. Sabri Lamouchi qui a perdu, en amical, le 6 juin 2026, devant la Belgique (0-5), a été remplacé, en toute hâte, par le technicien français, Hervé Renard.

Lire aussi: Mondial 2026 : Renard remplace Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage

Une tactique qui ne pouvait conduire au succès

Des limogeages accompagnés par un large mécontentement évidemment de la rue sportive qui a estimé que l’entraîneur national assume une grande responsabilité dans ces trois résultats. Et qui a conduit, encore une fois, au remplacement du sélectionneur national.

Un vécu qui a toujours un nom : la responsabilité quasi entière du coach qui, à en croire, notamment les analystes des plateaux radio et Tv, a choisi des joueurs et une tactique qui ne pouvaient conduire au succès.

Et encore une fois, disons-le sans ambages, et au risque de nous répéter qu’il s’agit là d’un bis repetita qui risque, à ce qu’on voit, de se reproduire. Même si évidemment des commentateurs n’ont pas manqué de mettre le doigt sur les insuffisances et autres disfonctionnements du sport roi en Tunisie. Sans doute pas assez.

Les discours ne sont pas rationnels

Il serait sans doute bon de relever avant d’aller plus loin que rares sont les sélectionneurs qui sont partis de leur propre gré dans notre football. Les deux derniers en charge de l’équipe nationale, en date, Mondher Kebaier et Sami Trabelsi, ont été carrément limogés. Ou contraints au départ !

A regarder de près, tout le monde peut remarquer que le courroux se déverse pour l’essentiel sur les entraîneurs et les arbitres, quasiment toujours responsables des mauvais résultats autant de nos équipes nationales que de nos clubs. Et lorsqu’on s’attaque aux questions du management des équipes ou encore des infrastructures et autres formations dans notre football, on a l’impression, souvent, que les discours ne sont pas rationnels et tiennent quelquefois de règlements de comptes lorsqu’il ne s’agit pas de prises de positions partiales, subjectives et mêmes régionalistes.

Absence d’une évaluation exacte

Pour revenir aux entraîneurs, on s’étonne souvent que des techniciens autrefois limogés soient quelque temps après de nouveau appelés à la rescousse. Et accueillis quelquefois comme des sauveurs. Que de techniciens vilipendés, atteignent des sommets lorsqu’ils sortent du carcan de notre football.

Ces lignes ne veulent pas dire que Sabri Lamouchi n’a pas gaffé. Loin s’en faut. Mais, il faut savoir raison garder. Inutile de dire, à ce juste propos, que la responsabilité ne peut être assumée par un seul homme. Encore moins un seul facteur ne peut toujours conduire à la réussite ou à l’échec.

A-t-on assez évoqué le contrat signé avec Sabri Lamoucih ? Et pourquoi ce dernier ne contenait pas des conditions traitant d’objectifs à atteindre comme ce fut le cas du moins pour son prédécesseur ?

Difficile de croire que l’épisode Sabri Lamouchi ne puisse pas se reproduire en l’absence d’une évaluation exacte de notre vécu footballistique national et que disparaisse certains freins – pour ne pas dire – des handicaps qui, à chaque fois, ne sont pas pris en considération et en compte et solutionné comme il se doit.

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Tunisie : Avec 17% de la population, les séniors sont-ils un levier de croissance ?

07. Juni 2026 um 07:00

Ils constituent un vivier pour le tissu économique. Qu’il s’agisse du soutien qu’ils peuvent apporter aux entreprises ou du marché qu’ils constituent, ils sont à même d’être d’une grande utilité. Le tout est d’investir des efforts afin d’en profiter.

« La Tunisie est confrontée à une transformation démographique majeure qui redéfinit progressivement les enjeux sociaux et sanitaires du pays. Selon les résultats du dernier recensement relayés par Radio France Internationale (RFI), les personnes âgées de plus de 60 ans représentent désormais 17 % de la population tunisienne. En l’espace d’une décennie, leur nombre a triplé, faisant de la Tunisie le pays africain où le rythme du vieillissement démographique est le plus rapide », écrivions-nous mardi 2 juin 2026 dans ce même site.

Lire aussi : La Tunisie fait exception en Afrique : le pays vieillit à un rythme record

Une information qui ne peut se passer de commentaires. Nous l’avions nous-mêmes fait. Ce vieillissement pose de nombreuses questions au pays qui se doit d’évoluer en fonction de cette réalité indéniable. Beaucoup évoquent, à ce sujet, les soucis de santé publique que cela pose. Mais aussi les besoins de financement des retraites. D’autant plus que l’emploi ne connaît pas la croissance espérée. Et que nombre de jeunes notamment parmi ceux ayant de hauts revenus prennent le large. Pour aller travailler à l’étranger. Sollicités qu’ils sont pour leur niveau de connaissances et de compétences.

Ne faut-il pas cependant voir les choses autrement ? Dans la mesure où les séniors – c’est ainsi que l’on appelle les personnes de plus de 60 ans – sont un trésor pour l’économie. Beaucoup sont en bonne santé et peuvent et aider le monde du travail et constituer un réservoir pour la consommation des biens et services.

La formule est à trouver

Côté aide aux activités économiques, l’expérience professionnelle, mais aussi le réseau de connaissances, pour ne citer que ces deux aspects, peuvent être utiles au tissu économique. Mais comment en profiter ? Les avis divergent ici au sujet d’un emploi rémunéré pour les séniors. Il faudra pourtant trouver une formule qui ne nuise pas aux uns et aux autres. Surtout en matière d’emplois des jeunes. Et considérer que cela peut aggraver le chômage et l’état des caisses sociales.

Faut-il s’orienter vers le statut de “travailleur“ et donc une patente ? Ou carrément opter pour un certain cumul retraite-emploi rémunéré ? La formule est à trouver, du moins pour ceux qui accepteraient de prolonger leur vie professionnelle au détriment d’un repos et du rituel café-mosquée. Ou encore voyage, excursion et randonnée.

L’autre débat qui se doit d’être initié : comment profiter de ce public de séniors pour développer des activités qui leur sont propres ? On regrette, à ce propos, que nombre de nos entrepreneurs ne réfléchissent pas en termes de “séniors“. Contrairement à de nombreux autres pays, il n’existe pas en Tunisie, par exemple, de restaurants pour diabétiques. Pourtant, 1,4 million de personnes adultes (dont évidemment des séniors) sont atteintes de diabète. Et allez demander un substitut de sucre ou édulcorant dans un café, un salon de thé ou encore un restaurant ! Or les séniors peuplent ces lieux.

Des opportunités

Ils ont souvent du temps libre et de l’argent à dépenser du fait qu’ils n’ont plus d’enfants à charge. Y a-t-il, comme on le voit sous d’autres cieux, des rayons pour séniors dans nos supermarchés ? Ou carrément des boutiques, des agences de voyages, des hôtels ou des espaces de loisirs dédiés ? Le marketing nous apprend l’importance des niches ; comprenez des petits segments très spécifiques d’un marché.

On voit du reste naître dans notre pays une certaine conscience de l’importance d’asseoir une économie des séniors. Rappelons, à ce titre, la tenue il y a une année, le 15 mai 2025, du premier forum Silver Économie en Tunisie. Une rencontre qui a montré que les séniors peuvent constituer des opportunités à divers niveaux. Et pas seulement comme beaucoup peuvent le penser. Au niveau du marché de la santé et de l’autonomie des personnes âgées. Mais aussi de l’habitat, des loisirs, du tourisme, des services à la personne, des médias,… le tout est d’investir dans cette niche.

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