Nafti appelle à renforcer la solidarité arabe

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Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani a annoncé que chaque citoyen disposera, avant la fin de l’année, d’un identifiant santé national unique. Une mesure présentée comme un pilier de la modernisation de l’administration sanitaire et de la circulation de l’information médicale.
Derrière cette annonce, une question s’impose : à quoi servira réellement cet identifiant dans le parcours de soins, au-delà de l’effet d’annonce ?
Selon les éléments fournis par le ministère, cet identifiant vise d’abord à centraliser les données médicales du patient dans un dossier électronique unique. L’objectif est de permettre à un médecin, quel que soit l’établissement consulté, d’accéder à l’historique du patient, à ses examens et à ses traitements, afin d’éviter les ruptures de suivi et les répétitions inutiles d’actes médicaux. À ce jour, plus de quinze mille identifiants ont déjà été attribués dans une phase de déploiement progressif.
Le projet s’inscrit dans une plateforme plus large, baptisée « plateforme nationale de santé du citoyen », conçue comme un espace numérique sécurisé où chaque personne pourra consulter ses données de santé et suivre son parcours médical. Le ministère insiste sur un point central : cet outil ne remplace pas le personnel soignant, mais vise à améliorer sa capacité de décision en réduisant les délais d’accès à l’information et en fluidifiant la coordination entre structures de santé.
Sur le plan fonctionnel, l’identifiant santé joue donc un rôle d’index unique. Il relie les différents épisodes de soins d’un même patient dans un système souvent fragmenté entre hôpitaux publics, cliniques privées et structures locales. Sans cet identifiant, les données restent dispersées, ce qui complique le suivi médical, en particulier pour les maladies chroniques.
Cette logique n’est pas propre à la Tunisie. Plusieurs pays ont déjà structuré leurs systèmes de santé autour d’identifiants uniques. Au Danemark, par exemple, chaque citoyen dispose d’un numéro personnel utilisé pour accéder à l’ensemble des services publics de santé et relier automatiquement les données médicales. En Estonie, l’un des systèmes les plus avancés au monde, le dossier médical électronique est centralisé et accessible en temps réel à tous les professionnels autorisés. En France, le numéro de sécurité sociale est progressivement couplé au dossier médical partagé, même si son usage reste encore partiel et inégal selon les régions.
La logique est similaire au Royaume-Uni, où le numéro du National Health Service permet d’identifier chaque patient dans un système intégré. Dans tous ces cas, l’enjeu dépasse la simple administration : il s’agit de réduire les erreurs médicales, d’améliorer la continuité des soins et de mieux exploiter les données de santé à l’échelle nationale.
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Dans le cas tunisien, l’enjeu est toutefois plus complexe. Le défi ne réside pas seulement dans la création de l’identifiant, mais dans la capacité du système à le généraliser, à interconnecter les établissements de santé et à garantir la protection des données personnelles. La réussite du projet dépendra donc autant de l’infrastructure technique que de l’adhésion des professionnels et de la confiance des citoyens.
Cet identifiant santé pose une question plus large : celle de la transition d’un système médical encore largement fragmenté vers une logique de santé numérique intégrée, où l’information devient un levier central de performance et de gouvernance.
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La Tunisie investit près de 100.000 dinars pour former un ingénieur. Pourtant, une part importante de ces compétences quitte le pays une fois diplômée, emportant avec elle un savoir-faire précieux dont l’économie nationale a pourtant grand besoin.
C’est le constat alarmant dressé par le président de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharssi, lors d’une audition devant l’Assemblée des représentants du peuple. Selon lui, la fuite des compétences a atteint un niveau préoccupant, au point de menacer la capacité du pays à mener à bien ses grands projets de développement.
D’après les chiffres présentés par l’Ordre des ingénieurs, plus de 45.000 ingénieurs ont quitté la Tunisie au cours de la dernière décennie. Ce chiffre représente environ 42 % de l’ensemble des ingénieurs inscrits auprès de l’organisation professionnelle.
Pour Mohsen Gharssi, cette situation constitue une véritable perte pour le pays. Chaque ingénieur bénéficie d’un investissement public important durant son parcours universitaire, estimé à près de 100.000 dinars. Or, une fois qualifiés, nombre d’entre eux choisissent de poursuivre leur carrière à l’étranger, attirés par de meilleures perspectives professionnelles et salariales.
La tendance ne concerne plus uniquement les jeunes diplômés. Le président de l’Ordre a souligné que des ingénieurs disposant de 15 à 20 années d’expérience quittent également le pays.
Certains occupaient des postes stratégiques au sein des ministères, des entreprises publiques ou de grandes sociétés nationales. Leur départ fragilise davantage les institutions et réduit les capacités d’expertise disponibles sur le territoire.
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Selon lui, la poursuite de cette hémorragie soulève de sérieuses interrogations quant à l’avenir des grands projets nationaux et à la capacité de la Tunisie à préserver ses ressources humaines hautement qualifiées.
Mohsen Gharssi a rappelé que plusieurs études et rapports ont qualifié le phénomène de « migration massive des compétences ». Une réalité qui dépasse désormais le simple cadre économique pour toucher à des enjeux liés à la sécurité nationale et au développement durable.
Face à cette situation, il estime qu’une révision des politiques publiques s’impose afin de mieux gérer la relation entre la Tunisie et ses compétences établies à l’étranger.
Le responsable a toutefois tenu à nuancer le tableau. Selon lui, de nombreux ingénieurs expatriés ne sont pas opposés à un retour en Tunisie. Beaucoup souhaitent vivre, investir et travailler depuis leur pays d’origine tout en conservant leurs activités auprès d’employeurs étrangers.
Mais plusieurs obstacles administratifs, fiscaux et bancaires compliquent aujourd’hui cette possibilité. Les règles liées à la résidence, aux comptes en devises ou encore aux modalités du travail à distance sont souvent jugées inadaptées aux nouvelles réalités du marché mondial.
Mohsen Gharssi a ainsi appelé les autorités à s’inspirer des expériences de pays ayant réussi à attirer leurs talents expatriés grâce à des incitations financières, administratives et législatives.
Pour le président de l’Ordre des ingénieurs, la Tunisie doit désormais adopter une nouvelle approche. L’objectif ne serait plus seulement de freiner les départs, mais aussi de créer les conditions favorables au retour volontaire des compétences et au développement du travail à distance depuis le territoire national.
Une stratégie qui permettrait de conserver un lien avec les marchés internationaux tout en renforçant l’économie tunisienne et les entrées de devises.
Dans un contexte où chaque ingénieur représente un investissement public conséquent, la question est désormais de savoir comment éviter que les 100.000 dinars investis dans sa formation ne profitent finalement à d’autres économies.
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L’ancien président de la Réserve Fédérale (Fed), d’août 1987 à janvier 2026, Alan Greenspan, est mort à l’âge de 100 ans, rapportent plusieurs médias. Son mandat à la tête de la Fed fut le deuxième mandat le plus long après celui de William McChesney Martin (1951-1970).
Nommé par Ronald Reagan en 1987, il a dirigé la Banque centrale américaine jusqu’en 2006. Figure incontournable de l’économie mondiale, il a traversé des crises majeures – krach de 1987, bulle Internet, attentats de 2001 – tout en cultivant une influence rare sur les marchés financiers, qu’il savait tant rassurer que faire trembler.
Son expression la plus célèbre, « exubérance irrationnelle » prononcée en décembre 1996, avait provoqué une chute de 3 % de la Bourse de Tokyo et des baisses sur d’autres places, préfigurant l’éclatement de la bulle Internet en 2001. Républicain de longue date, il a néanmoins collaboré avec des présidents des deux partis, de Nixon à George W. Bush, en passant par Clinton, avec qui il a participé à la réduction du déficit budgétaire.
Un humoriste africain dirait que tout le monde va mourir un jour, même Alan Greenspan.
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Une importante explosion survenue dimanche soir dans le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, a fait au moins 13 morts et 66 blessés, selon un nouveau bilan communiqué lundi 22 juin 2026 par le ministre qatari de l’Énergie, Saad Al-Kaabi. Lors d’une conférence de presse, le ministre a précisé qu’aucun des blessés ne se...
L’article Au Qatar, une explosion meurtrière frappe le cœur de l’industrie gazière : 13 morts et 66 blessés est apparu en premier sur Business News.
Annoncé comme un projet structurant pour le centre du pays, l’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan ne devrait finalement ouvrir ses portes qu’en 2029. Entre promesses et échéances sans cesse repoussées, ce chantier est devenu l’un des symboles les plus frappants des retards qui plombent les grands projets publics en Tunisie.
En Tunisie, certains projets semblent avancer au rythme des annonces plutôt qu’à celui des travaux. L’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan en est l’illustration parfaite.
Lundi 22 juin 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a assuré lors d’une séance de dialogue avec les députés du Conseil national des régions et des districts, que le chantier était enfin entré dans sa phase de réalisation et que l’établissement devrait accueillir ses premiers patients en 2029.
Une annonce qui pourrait apparaître comme une bonne nouvelle, si elle n’intervenait pas près de neuf ans après la signature de l’accord tuniso-saoudien ayant donné naissance au projet.
Car derrière cette nouvelle échéance se cache une réalité moins reluisante : entre la signature du protocole en 2017 et l’ouverture annoncée en 2029, il se sera écoulé douze années.
Lorsque la Tunisie et l’Arabie saoudite signent leur accord en octobre 2017, les ambitions sont élevées. Le futur hôpital universitaire doit renforcer l’offre de santé dans les régions de l’intérieur et contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins spécialisés.
Le projet bénéficie d’un important financement saoudien et figure rapidement parmi les réalisations présentées comme prioritaires. Pourtant, les années passent sans que le chantier ne démarre réellement. Depuis 2020, les autorités annoncent le lancement imminent des travaux.
A chaque fois, les délais expirent sans qu’aucune avancée tangible ne soit observée sur le terrain. Face aux critiques, les autorités expliquent alors que les aménagements préparatoires sont en cours et que les études techniques doivent être finalisées avant le lancement effectif des travaux. Mais là encore, les mois passent sans changement notable.
L’affaire est d’autant plus sensible que le projet a régulièrement été cité dans les discours officiels comme l’exemple même des lourdeurs administratives. Depuis 2019, le président Kaïs Saïed a évoqué à plusieurs reprises ce dossier pour dénoncer les blocages bureaucratiques qui freinent les investissements publics.
En octobre 2025 encore, des députés effectuant une visite sur le site constataient l’absence d’activité et s’interrogeaient publiquement sur le sort du projet. Ce n’est qu’en décembre 2025 que le contrat de réalisation est finalement signé et que le terrain est officiellement remis au groupement chargé de la construction.
Sur le papier, le futur établissement a tout d’un projet majeur : 320 lits, plusieurs spécialités médicales, un statut universitaire et des équipements annoncés aux standards internationaux.
Le véritable défi consiste désormais à restaurer la crédibilité de la parole publique autour des grands projets. Car à Kairouan, les habitants ont entendu défiler les dates de 2021, puis de 2022, puis de 2024, avant d’apprendre aujourd’hui que l’ouverture n’interviendrait finalement qu’en 2029.
L’hôpital Roi Salman pourrait devenir un fleuron sanitaire pour le centre du pays. Mais il restera aussi, quoi qu’il advienne, le rappel qu’en Tunisie un projet annoncé comme urgent peut parfois mettre plus d’une décennie à devenir réalité.
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Le bras de fer entre les syndicats et les organisations patronales du secteur financier s’intensifie. Faute d’accord sur les augmentations salariales et après plusieurs mois de négociations infructueuses, les employés des banques, établissements financiers et compagnies d’assurance observeront une grève générale de trois jours à partir du 23 juin.
La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a confirmé ce lundi le maintien de la grève sectorielle prévue les 23, 24 et 25 juin 2026.
Cette décision intervient après l’échec des dernières tentatives visant à relancer les négociations avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance. Pour les syndicats, le dialogue social est désormais dans une impasse.
Le conflit ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs mois, les relations entre les partenaires sociaux du secteur bancaire et des assurances se détériorent autour de la question des augmentations salariales et du renouvellement des accords sociaux.
Une première alerte avait déjà été donnée en novembre 2025 avec une grève générale de deux jours largement suivie dans les banques et les institutions financières. Malgré plusieurs réunions et tentatives de rapprochement, aucun compromis n’a permis de mettre fin au différend.
Début juin, la fédération syndicale avait annoncé une nouvelle escalade en programmant une grève de trois jours, estimant que les négociations étaient au point mort.
Au centre du bras de fer figure l’application des augmentations salariales au titre de l’année 2025.
Les représentants syndicaux considèrent que l’interruption des négociations constitue une violation des engagements prévus par la convention collective sectorielle et par les mécanismes habituels du dialogue social.
La fédération juge également insuffisantes les propositions avancées par la partie patronale, qui porteraient sur des augmentations mensuelles comprises entre 70 et 100 dinars.
Pour les syndicats, ces montants ne reflètent ni l’évolution du coût de la vie ni les performances économiques enregistrées par les établissements financiers ces dernières années.
Les responsables syndicaux s’appuient notamment sur les résultats financiers du secteur pour défendre leurs revendications.
Selon les données évoquées lors des précédentes négociations, les banques tunisiennes ont enregistré en 2024 un résultat net global de 1,6 milliard de dinars, en hausse de près de 12% par rapport à l’année précédente.
Pour la fédération, ces performances démontrent la capacité du secteur à répondre aux revendications salariales des employés.
Un autre dossier continue également d’alimenter les tensions : celui des crédits accordés aux salariés des banques. Les syndicats dénoncent le refus de certaines mesures destinées à alléger les charges financières supportées par les employés du secteur.
Sauf reprise de dernière minute des discussions, les banques, établissements financiers et compagnies d’assurance devraient connaître trois journées de fortes perturbations à partir de mardi.
Cette mobilisation pourrait marquer une nouvelle étape dans le conflit social qui oppose depuis plusieurs mois les syndicats aux organisations patronales. La fédération syndicale a d’ailleurs averti que d’autres mouvements de protestation pourraient suivre si aucune avancée concrète n’est enregistrée sur les revendications en suspens.
Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour un secteur stratégique de l’économie tunisienne, où le dialogue social semble aujourd’hui plus fragilisé que jamais.
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L’article Banques et assurances : Le dialogue rompu, la grève de trois jours confirmée est apparu en premier sur webdo.
La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé le démarrage du versement des pensions de retraite du mois de juin 2026. Les bénéficiaires recevant leurs pensions par virement bancaire sont crédités dès ce lundi.
La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé, ce lundi 22 juin 2026, le lancement de l’opération de versement des pensions de retraite au titre du mois de juin.
Selon un communiqué publié par l’organisme, les pensions destinées aux retraités bénéficiant d’un virement bancaire sont versées à partir d’aujourd’hui.
La CNRPS précise également que les retraités percevant leurs pensions via des transferts postaux devront attendre jusqu’à demain, mardi 23 juin, pour recevoir leurs allocations.
Cette opération concerne l’ensemble des pensionnés relevant du régime géré par la caisse.
Comme chaque mois, le versement des pensions constitue un rendez-vous important pour des milliers de retraités de la fonction publique et du secteur public, qui attendent la mise à disposition de leurs revenus mensuels pour faire face à leurs dépenses courantes.
La CNRPS invite ainsi les bénéficiaires concernés à vérifier la disponibilité de leurs pensions selon le mode de paiement choisi, bancaire ou postal.
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L’article Le Maroc en force au sein des principaux organes continentaux de l’Union africaine est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

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