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Tunisie : Cap sur plus de 20 millions de quintaux de céréales

06. Juni 2026 um 11:53

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a engagé les préparatifs de la campagne de récolte céréalière 2025-2026 à travers des actions de sensibilisation dans l’ensemble des zones de production agricole. L’accent est notamment mis sur la prévention des incendies et sur la vérification de l’état de préparation des grandes superficies céréalières afin de préserver la qualité des récoltes et de réduire les pertes, qui peuvent atteindre jusqu’à 15% des superficies concernées.

Certaines régions ont déjà entamé la récolte de l’orge, tandis que d’autres ont commencé la moisson des céréales, notamment les gouvernorats de Nabeul et de Gafsa. Selon la Direction générale de la production agricole, les capacités de collecte du ministère permettent de réceptionner plus de 8 millions de quintaux, sur une capacité nationale totale de collecte et de stockage estimée à 15 millions de quintaux.

Une récolte jugée très satisfaisante

Les estimations officielles du ministère de l’Agriculture prévoient une récolte céréalière dépassant les 20 millions de quintaux en 2026, soit une hausse comprise entre 15% et 20% par rapport à la saison précédente.

Selon les données du ministère, les superficies céréalières atteignent environ 834.000 hectares dans le Nord du pays et 157.000 hectares dans les régions du Centre.

Les autorités évaluent la qualité de la récolte comme suit : 70% des céréales présentent une qualité « très bonne » ; 25% une qualité moyenne ; 5% une qualité inférieure à la moyenne.

Cette performance est attribuée à une campagne agricole marquée par des précipitations favorables et bien réparties sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, les quantités de semences certifiées distribuées dans les zones de production ont atteint près de 524.000 quintaux, soit environ 30% des besoins nationaux en semences. Cet objectif stratégique est atteint pour la première fois, contre seulement 265.000 quintaux lors de la campagne précédente.

Le ministère souligne également la progression de l’utilisation de nouvelles variétés certifiées de blé dur, telles que « INRAT 100 », « Qods » et « Mektaris », développées par des experts tunisiens sous la supervision de l’Institut national de la recherche agronomique de Tunisie. Ces variétés sont classées parmi les « semences d’excellence » dont l’utilisation est encouragée afin d’améliorer les rendements et de renforcer l’autosuffisance alimentaire.

Recommandations pour préserver la qualité de la récolte

Cinq centres de collecte ont été mobilisés avec une capacité totale de stockage estimée à 150.000 quintaux.

Le ministère de l’Agriculture a également alerté contre le risque de pluies orageuses parfois abondantes, accompagnées localement de grêle et de vents forts, notamment dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid, Siliana, Kairouan et Zaghouan.

Les agriculteurs, en particulier les producteurs de céréales, sont appelés à transporter rapidement les quantités récoltées de blé et d’orge vers des espaces de stockage sécurisés ; protéger les tas de céréales stockés dans les champs ou dans les centres temporaires en les couvrant avec des bâches imperméables ; vérifier l’état des entrepôts et assurer leur étanchéité afin d’éviter les infiltrations d’eau et l’humidité ; et maintenir les céréales à l’écart du sol et garantir une ventilation adéquate pour préserver leur qualité.

Le ministère appelle également les centres de collecte et l’ensemble des professionnels de la filière à adopter les mesures préventives nécessaires pour protéger la récolte nationale et garantir la qualité des céréales tout au long des phases de collecte et de stockage.

Huit mesures gouvernementales pour la récolte 2026

A l’issue d’un récent conseil ministériel consacré au lancement de la campagne de moisson, la Présidence du gouvernement a adopté huit mesures principales :

  • Maintien des prix d’acceptation des céréales au même niveau que lors de la campagne précédente.
  • Renforcement du programme d’étalonnage des moissonneuses-batteuses pour couvrir 1.300 machines.
  • Intensification du suivi sur le terrain par les gouvernorats et les services du ministère pour prévenir les incendies.
  • Augmentation des capacités de stockage grâce à des espaces supplémentaires.
  • Mise à disposition de zones additionnelles destinées au stockage de l’orge.
  • Élaboration d’un programme d’évacuation des récoltes en fonction des volumes attendus.
  • Renforcement du rôle de la Société nationale des chemins de fer tunisiens dans le transport, la collecte et l’acheminement des céréales.
  • Renforcement du contrôle des centres de collecte et poursuite de la mise à niveau des collecteurs agréés.

Afin de garantir la qualité de la récolte 2026, les autorités ont homologué les laboratoires d’analyse des céréales après le contrôle de 26 structures spécialisées.

Des mesures préventives ont également été prises pour sécuriser la campagne de moisson et réduire les risques d’incendie, notamment par l’entretien des moissonneuses-batteuses et des tracteurs, la vérification de leur état technique, leur équipement en moyens de lutte contre le feu ainsi que le financement de la récolte avec la garantie de l’État.

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Santé : Une première en Tunisie avec l’implantation d’un stimulateur cardiaque sans sonde

06. Juni 2026 um 11:18

Une avancée médicale majeure vient d’être réalisée dans le secteur public tunisien. L’hôpital universitaire Hédi Chaker de Sfax a réussi, pour la première fois dans le pays, l’implantation d’un stimulateur cardiaque sans sonde, une technologie innovante destinée au traitement des troubles du rythme cardiaque.

Une intervention inédite réalisée à l’hôpital Hédi Chaker

Le ministère de la Santé a annoncé, samedi, la réussite de la première implantation en Tunisie d’un stimulateur cardiaque sans sonde (Leadless Pacemaker – Abbott Aveir).

L’intervention a été effectuée par l’équipe du service de cardiologie de l’Hôpital universitaire Hédi Chaker de Sfax, marquant une étape importante dans l’adoption des technologies médicales de nouvelle génération au sein des établissements publics de santé.

Une technologie innovante pour traiter les troubles du rythme cardiaque

Selon le ministère, ce dispositif se distingue des stimulateurs cardiaques classiques par l’absence de fils de connexion, réduisant ainsi certains risques liés aux sondes traditionnelles.

Le stimulateur implanté dispose également d’une durée de fonctionnement pouvant atteindre 20 ans et présente la particularité de pouvoir être retiré si nécessaire, offrant davantage de flexibilité dans la prise en charge des patients souffrant de troubles du rythme cardiaque.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a estimé que cette première nationale témoigne de la capacité des compétences médicales tunisiennes à maîtriser et intégrer les technologies les plus avancées dans la pratique clinique.

Un pas supplémentaire vers la modernisation des soins

Cette réalisation illustre les efforts entrepris pour renforcer les capacités des structures hospitalières publiques et élargir l’accès aux techniques médicales innovantes.

L’introduction de ce type de dispositif en Tunisie ouvre la voie à de nouvelles perspectives dans le traitement des pathologies cardiaques nécessitant une stimulation électrique permanente.

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Iran – États-Unis : Un nouvel échange de frappes ravive les tensions dans le Golfe

06. Juni 2026 um 11:06

La fragile trêve observée depuis plusieurs semaines entre Washington et Téhéran a de nouveau été mise à rude épreuve. Les États-Unis et l’Iran ont échangé frappes et tirs de missiles ces dernières heures, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz et de négociations toujours bloquées entre les deux adversaires.

Washington frappe des installations iraniennes

L’armée américaine a annoncé avoir mené des frappes contre des sites de surveillance côtière iraniens situés notamment sur l’île de Qeshm et dans la région de Goruk, dans le sud de l’Iran. Selon le commandement militaire américain, cette opération est intervenue après l’interception de drones iraniens considérés comme une menace pour le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Les autorités américaines affirment également avoir neutralisé plusieurs drones et missiles lancés en direction de positions alliées dans le Golfe.

Riposte iranienne contre des bases américaines

En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon les informations communiquées par Washington, la majorité de ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne déployés dans la région.

Cette nouvelle escalade intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions régionales. Cette voie maritime stratégique assure le transit d’une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures, faisant craindre de nouvelles perturbations sur les marchés énergétiques internationaux.

Des négociations toujours dans l’impasse

Ces affrontements surviennent au moment où les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran peinent à progresser. Téhéran réclame notamment un allègement des sanctions et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, tandis que l’administration du président américain Donald Trump maintient la pression sur le régime iranien.

Malgré les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois, les échanges de frappes répétés alimentent les craintes d’un nouvel embrasement régional impliquant plusieurs acteurs du Moyen-Orient.

Les dernières opérations militaires illustrent la fragilité du cessez-le-feu observé depuis le printemps. Plusieurs incidents similaires ont déjà été signalés ces dernières semaines, alimentant un climat d’instabilité dans le Golfe et compliquant les tentatives de médiation internationale.

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Météo en Tunisie : Des orages et pluies localisées attendus dans l’ouest du pays

06. Juni 2026 um 10:05

Après une matinée globalement calme, des cellules orageuses pourraient se développer samedi après-midi sur plusieurs régions de l’ouest tunisien. L’Institut national de la météorologie prévoit également une hausse des températures dans le sud du pays, où le mercure pourrait atteindre 42 degrés sous l’effet du sirocco.

Des nuages plus denses sur le Nord-Ouest et le Centre-Ouest

Le temps sera peu à partiellement nuageux sur la majorité des régions du pays, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Au fil de l’après-midi, les nuages gagneront en densité sur les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, favorisant la formation de cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses.

Jusqu’à 42 degrés dans le Sud

Les températures maximales varieront entre 27 et 32 degrés sur les zones côtières. À l’intérieur du pays, les valeurs oscilleront entre 33 et 38 degrés. Le mercure grimpera davantage dans le Sud-Ouest et l’extrême Sud, où il pourrait atteindre les 42 degrés avec des épisodes locaux de sirocco.

Le vent soufflera du secteur nord sur les régions septentrionales et du secteur est sur le centre et le sud du pays. Il sera relativement fort à localement fort dans les régions méridionales, où des phénomènes locaux de sable sont attendus. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

La mer sera peu agitée à localement moutonneuse.

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Tunisie : Le plastique représente plus des trois quarts des déchets sur les plages

06. Juni 2026 um 09:44

La pollution plastique continue de peser lourdement sur le littoral tunisien. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le ministère de l’Environnement a révélé que quatre déchets marins sur cinq trouvent leur origine à terre. Les produits plastiques à usage unique demeurent les principaux responsables de cette contamination qui menace les écosystèmes côtiers et la santé humaine.

Le plastique domine largement les déchets retrouvés sur les plages

La directrice générale par intérim de l’Environnement et de la Qualité de la vie au ministère de l’Environnement, Aouatef Arbi, a indiqué que près de 80% des déchets qui finissent en mer en Tunisie proviennent de la terre ferme.

Intervenant lors d’une manifestation organisée sur la plage de Gammarth sous le slogan « Agissons pour un littoral sans plastique », elle a souligné que les déchets plastiques constituent la principale source de pollution observée sur les côtes tunisiennes, en particulier les produits à usage unique.

Les opérations de suivi réalisées en collaboration avec le WWF Afrique du Nord montrent que 77% des déchets collectés sur les plages étudiées sont composés de plastique. Les analyses font également état d’une moyenne de 9,5 kilogrammes de déchets plastiques par kilomètre de littoral.

Djerba, Kerkennah et Monastir parmi les zones les plus exposées

Face à cette situation, le ministère a identifié plusieurs zones particulièrement touchées par les flux de déchets plastiques, notamment Djerba, Kerkennah et Monastir.

Des actions ciblées y sont menées afin de réduire l’utilisation du plastique et de protéger les écosystèmes côtiers. Une étude réalisée à Monastir a notamment mis en évidence l’ampleur du phénomène lors des événements publics, avec 317 kilogrammes de déchets plastiques collectés après certaines manifestations sportives.

Les microplastiques au cœur des préoccupations

La responsable a également alerté sur les dangers croissants liés aux microplastiques, dont les effets potentiels concernent aussi bien l’environnement que la santé humaine.

Pour limiter l’arrivée des déchets vers le milieu marin, le ministère envisage l’installation de dispositifs de rétention au niveau des oueds avant leur déversement en mer. Les efforts se poursuivent également pour réduire l’usage des plastiques à usage unique, notamment dans les secteurs du tourisme et des activités portuaires.

Ces annonces ont été faites dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année le 5 juin. Cette journée vise à sensibiliser les citoyens et les décideurs aux enjeux environnementaux et à encourager des actions concrètes contre les différentes formes de pollution.

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Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

05. Juni 2026 um 14:28

Réunie en commission administrative nationale, l’Union générale tunisienne du travail a dressé un constat de la situation économique et sociale du pays. La centrale syndicale appelle à une révision des politiques publiques, dénonce la dégradation des services publics et met en garde contre l’affaiblissement du dialogue social.

L’UGTT durcit son discours face aux choix économiques et sociaux actuels. Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion de sa commission administrative nationale, la centrale syndicale a appelé à une réorientation des politiques publiques afin de soutenir la production, l’emploi et le pouvoir d’achat, tout en renforçant la protection des entreprises publiques.

Diagnostic de la situation sociale

L’organisation syndicale estime que les services publics connaissent une détérioration préoccupante, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

Selon l’UGTT, cette situation s’accompagne d’une érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages en général. La centrale attribue cette réalité à la hausse des prix, à la persistance des pratiques spéculatives ainsi qu’à l’insuffisance des mécanismes de protection des consommateurs.

A travers ce constat, l’organisation remet au premier plan ses revendications traditionnelles en faveur de la justice fiscale et sociale et d’un rôle plus actif de l’État dans la régulation économique.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

L’un des principaux messages adressés par l’UGTT concerne le respect des engagements conclus entre les partenaires sociaux.

La centrale syndicale accuse le gouvernement et certains employeurs de ne pas appliquer plusieurs accords sectoriels, régionaux et collectifs. Elle considère que cette situation fragilise la crédibilité du dialogue social et risque de vider les accords signés de leur portée réelle.

L’organisation met également en garde contre toute remise en cause du principe de négociation, qu’elle considère comme un mécanisme essentiel de régulation des relations professionnelles et de prévention des conflits sociaux.

Soutien aux revendications salariales

Dans ce contexte, l’UGTT a renouvelé son soutien à la grève sectorielle annoncée dans les banques. Le syndicat conteste l’exclusion des employés du secteur bancaire des augmentations salariales relatives à l’année 2025 et appelle à une reprise des discussions.

La centrale plaide également pour l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations dans le secteur privé afin d’examiner les revendications salariales des travailleurs pour la même période.

Ces positions confirment que la question du pouvoir d’achat demeure au centre des priorités syndicales, dans un contexte où les revendications liées aux salaires continuent de mobiliser plusieurs secteurs.

L’UGTT réaffirme son attachement à son indépendance

Au-delà des revendications économiques et sociales, le communiqué réaffirme l’attachement de l’UGTT à son indépendance et à son rôle national. La centrale dénonce également les pressions et les licenciements qu’elle estime motivés par l’activité syndicale de certains travailleurs dans les secteurs public et privé.

Enfin, l’organisation affirme sa détermination à défendre les droits sociaux et les acquis des travailleurs, tout en se déclarant prête à utiliser l’ensemble des moyens d’action prévus par la loi pour faire face à ce qu’elle considère comme des atteintes aux droits sociaux.

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Bac 2026 : Démantèlement d’un réseau de fraude électronique à Tunis

05. Juni 2026 um 11:22

Les services de la police judiciaire de Tunis-ville ont démantelé, vendredi, un réseau spécialisé dans la fraude aux examens nationaux. Trois élèves ont été arrêtés dans le quartier de la Hafsia, tandis que plusieurs équipements électroniques sophistiqués destinés à transmettre et recevoir des réponses à distance ont été saisis.

Trois élèves arrêtés et du matériel sophistiqué saisi

Dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens nationaux, les unités de la police judiciaire de Tunis-ville ont mené, vendredi, une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la fraude électronique au baccalauréat.

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, l’intervention s’est déroulée dans le quartier de la Hafsia, au centre de la capitale, où les membres présumés du réseau ont été interpellés.

Les premières investigations ont révélé que le réseau était composé de trois élèves qui coordonnaient entre eux des opérations visant à transmettre et recevoir des réponses durant les épreuves.

Lors de la perquisition du lieu où se trouvaient les suspects, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements électroniques qualifiés de sophistiqués, ainsi que des oreillettes miniatures dissimulées. Ces dispositifs auraient été utilisés pour recevoir des réponses à distance pendant les examens.

Un établissement scolaire au cœur de l’enquête

D’après les premiers éléments de l’enquête, les personnes arrêtées auraient utilisé ce matériel pour organiser des opérations de fraude au profit de candidats passant les épreuves dans un établissement secondaire situé à Tunis.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue des activités du réseau.

Les trois suspects demeurent à la disposition de la brigade chargée de l’affaire. Les recherches se poursuivent pour établir toutes les responsabilités et identifier les autres personnes susceptibles d’être impliquées.

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Tunisie : Les TRE et le tourisme génèrent 6,3 milliards de dinars en cinq mois

05. Juni 2026 um 10:22

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et les recettes touristiques continuent de jouer un rôle déterminant dans les équilibres financiers du pays. Selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie, ces deux sources de devises ont généré plus de 6,3 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2026, confirmant leur importance dans le soutien de l’économie nationale.

Les entrées de devises provenant de la diaspora tunisienne et du secteur touristique poursuivent leur progression en 2026. À fin mai, les deux principales sources de revenus extérieurs du pays ont rapporté près de 6,32 milliards de dinars, soit une hausse de 4,29% par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution confirme le rôle central que continuent de jouer les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et l’industrie touristique dans le financement de l’économie nationale, à un moment où les besoins en devises demeurent importants.

Les transferts de la diaspora restent le premier contributeur

Les données publiées par la Banque centrale montrent que les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint près de 3,67 milliards de dinars au 31 mai 2026, contre 3,51 milliards de dinars un an auparavant.

Cette progression de 4,51% confirme la résilience de ces flux financiers, qui constituent l’une des ressources les plus stables de l’économie tunisienne. Depuis plusieurs années, les envois de fonds des expatriés représentent une source essentielle de devises, contribuant à soutenir la consommation des ménages et à renforcer les réserves du pays.

La diaspora demeure ainsi le principal pourvoyeur de devises parmi les deux grands moteurs observés durant cette période.

Le tourisme poursuit sa reprise

Les recettes touristiques affichent également une évolution positive, même si leur rythme de croissance reste légèrement inférieur à celui des transferts des TRE.

À fin mai 2026, elles se sont élevées à 2,65 milliards de dinars contre 2,55 milliards de dinars à la même date de 2025, soit une hausse de 3,98%.

Cette progression intervient alors que la saison estivale n’a pas encore atteint son pic d’activité. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer la dynamique observée depuis le début de l’année et permettre au secteur d’améliorer davantage sa contribution aux recettes en devises.

Un pilier des équilibres extérieurs

En additionnant les transferts de la diaspora et les revenus du tourisme, les recettes générées atteignent près de 6,32 milliards de dinars sur les cinq premiers mois de l’année, contre 6,06 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Ces chiffres illustrent le poids grandissant de ces deux secteurs dans les finances extérieures tunisiennes. Ensemble, ils constituent l’un des principaux amortisseurs face aux besoins de financement de l’économie et aux pressions sur les équilibres extérieurs.

Cette tendance s’inscrit dans le prolongement des résultats enregistrés en 2025. Sur l’ensemble de l’année dernière, les transferts des TRE et les recettes touristiques avaient généré 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards de dinars en 2024, soit une augmentation annuelle de près d’un milliard de dinars.

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« Freedom 250 » : Bill Bazzi appelle à renforcer les liens économiques et sécuritaires

05. Juni 2026 um 09:47

A l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la solidité des relations entre les deux pays. Au-delà de la dimension commémorative, son discours a mis en avant les perspectives de coopération économique, sécuritaire et éducative que Washington entend développer avec Tunis.

La célébration du « Freedom 250 », organisée jeudi à Tunis par l’ambassade des États-Unis, a pris une dimension dépassant largement le cadre symbolique des festivités marquant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Devant un parterre composé de responsables tunisiens, d’acteurs économiques, de représentants de la société civile et de partenaires internationaux, l’ambassadeur américain Bill Bazzi a profité de l’événement pour réaffirmer la volonté de son pays de consolider son partenariat avec la Tunisie.

En présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le diplomate a insisté sur la profondeur historique des relations entre les deux États, tout en mettant l’accent sur les opportunités de coopération à venir.

Une relation historique mise en avant

Dans son intervention, Bill Bazzi a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Il a notamment cité le Traité de paix et d’amitié de 1797, considéré comme l’un des plus anciens accords internationaux encore en vigueur dans l’histoire américaine.

Le diplomate a également évoqué la reconnaissance par Washington de l’indépendance tunisienne en 1956, soulignant la continuité des relations bilatérales depuis plus de deux siècles.

Cette référence à l’histoire commune vise à inscrire les relations tuniso-américaines dans une perspective de long terme, alors que les deux pays poursuivent leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Commerce, investissement et sécurité au cœur du message américain

Au-delà des références historiques, l’ambassadeur a surtout insisté sur les perspectives économiques et sécuritaires du partenariat.

Depuis sa prise de fonctions à Tunis en novembre 2025, plusieurs initiatives ont été lancées, selon ses déclarations. Bill Bazzi a notamment évoqué de nouveaux projets commerciaux ainsi que la participation d’entrepreneurs tunisiens à un sommet consacré à l’investissement.

Le responsable américain a également mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, un domaine qui demeure l’un des piliers des relations bilatérales.

Dans le même esprit, il a affirmé la volonté de Washington de créer de nouvelles opportunités d’investissement susceptibles de favoriser l’emploi et de soutenir la croissance économique des deux côtés de la Méditerranée.

Le Mondial 2026 comme nouveau vecteur de rapprochement

Parmi les thèmes abordés lors de la cérémonie figure également la Coupe du monde 2026, que les États-Unis accueilleront conjointement avec le Canada et le Mexique.

L’ambassade américaine considère cet événement planétaire comme une opportunité supplémentaire de renforcer les échanges entre les deux pays. La présence attendue de nombreux supporters et sportifs tunisiens sur le sol américain pourrait, selon les organisateurs, favoriser de nouveaux contacts culturels, touristiques et commerciaux.

Cette référence au Mondial illustre la volonté américaine d’élargir le champ des relations bilatérales au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels pour y intégrer davantage d’échanges humains et économiques.

Un partenariat que Washington veut consolider

A travers cette célébration, l’administration américaine a cherché à envoyer un message clair : les États-Unis entendent poursuivre et approfondir leur coopération avec la Tunisie dans plusieurs domaines clés.

En mettant en avant les 229 années de relations diplomatiques entre les deux pays, les responsables américains ont insisté sur la continuité d’un partenariat fondé sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire, les programmes éducatifs et les liens entre les sociétés civiles.

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Projets publics : Les grands chantiers au cœur d’un rappel à l’ordre gouvernemental

05. Juni 2026 um 08:58

Face à la lenteur persistante de nombreux chantiers publics, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a choisi le ton de la fermeté. Lors d’un Conseil des ministres restreint consacré au suivi des projets de développement, elle a placé la responsabilité des gestionnaires publics au cœur de l’action gouvernementale, tout en dressant la liste des grands projets stratégiques que l’exécutif entend accélérer dans les différentes régions du pays.

La réunion tenue jeudi au Palais du gouvernement de la Kasbah marque une nouvelle étape dans la volonté affichée de l’exécutif d’accélérer la réalisation des projets publics. Plus qu’un simple exercice de suivi administratif, le Conseil des ministres restreint a été l’occasion pour la cheffe du gouvernement de rappeler que les retards et les blocages ne seront plus considérés comme de simples dysfonctionnements bureaucratiques.

Une réponse à des blocages récurrents

En évoquant explicitement la reddition des comptes et l’engagement de la responsabilité des auteurs de manquements professionnels, Sarra Zaâfrani Zenzri adresse un message clair à l’ensemble de l’administration : l’avancement des projets devient désormais un indicateur majeur de performance publique.

Le discours gouvernemental s’articule autour d’un constat implicite : de nombreux projets structurants continuent de souffrir d’obstacles administratifs, fonciers, techniques ou procéduraux qui ralentissent leur concrétisation.

Pour y remédier, la cheffe du gouvernement a insisté sur plusieurs leviers. Elle a notamment appelé à la simplification des procédures administratives, à la réduction des délais de passation des marchés publics et à la suppression de certaines autorisations jugées contraignantes.

L’accent mis sur les études préalables – techniques, foncières et environnementales – traduit également la volonté d’éviter les interruptions de chantier qui ont longtemps affecté plusieurs projets d’infrastructure et d’équipement public.

Cette approche s’accompagne d’un renforcement du suivi de terrain. Les responsables centraux, régionaux et locaux sont désormais appelés à assurer un contrôle quotidien de l’état d’avancement des réalisations, tandis qu’une plateforme numérique nationale doit permettre un suivi en temps réel des projets.

Santé, transport, énergie : les grands chantiers sous surveillance

La présentation effectuée par le ministre de l’Économie et de la Planification a mis en lumière une série de projets considérés comme prioritaires par l’État.

Dans le secteur de la santé, plusieurs infrastructures majeures figurent parmi les dossiers suivis de près, notamment l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan ainsi que les hôpitaux multidisciplinaires de Sidi Bouzid et de Gafsa. À cela s’ajoutent plusieurs établissements régionaux destinés à renforcer l’offre sanitaire dans les zones de l’intérieur.

Les infrastructures de transport occupent également une place centrale. Le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, la première tranche du Réseau ferroviaire rapide et la modernisation des lignes ferroviaires constituent autant de projets dont l’achèvement est présenté comme un levier de développement économique et d’intégration territoriale.

Le Conseil a également examiné l’avancement de projets énergétiques stratégiques, à commencer par l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie à travers le projet ELMED. L’extension des réseaux de gaz et d’électricité ainsi que l’usine de triple superphosphate de Mdhilla figurent également parmi les dossiers suivis par l’exécutif.

Des projets répartis sur l’ensemble du territoire

L’une des caractéristiques de la liste présentée lors du Conseil réside dans sa dimension territoriale. Les projets évoqués concernent aussi bien les régions côtières que les gouvernorats de l’intérieur.

Les nouveaux barrages prévus à Saïda, Kalâa Kebira, Mellègue supérieur, Tessa et Khalled illustrent la priorité accordée aux ressources hydriques et à la sécurité de l’approvisionnement en eau. Les programmes de protection du littoral et de modernisation des stations d’épuration témoignent quant à eux d’une attention particulière aux enjeux environnementaux.

La transformation numérique à travers le programme GovTech, les projets liés à l’éducation et à la formation professionnelle ainsi que la restauration de monuments emblématiques du patrimoine national, dont les mosquées Zitouna et Okba Ibn Nafaâ, complètent un portefeuille de projets particulièrement diversifié.

Au-delà de l’énumération des chantiers en cours, la réunion de la Kasbah met en évidence une orientation politique plus large : faire de l’exécution des projets publics un critère central d’évaluation de l’administration.

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Bac 2026 : Un enseignant écroué dans une affaire de vente de matériel de triche

04. Juni 2026 um 16:21

La justice a ordonné l’incarcération de cinq personnes, dont un enseignant du secondaire et un étudiant, dans le cadre d’une enquête portant sur la commercialisation de dispositifs destinés à la triche aux examens du baccalauréat. L’affaire a été mise au jour après la surveillance de plusieurs pages Facebook faisant la promotion de ces équipements.

Une enquête lancée après la surveillance de pages Facebook

Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a émis, mercredi 3 juin 2026, des mandats de dépôt à l’encontre des cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de vente de matériel destiné à faciliter la triche lors des examens nationaux.

L’affaire trouve son origine dans des investigations menées par les agents de la sous-direction des recherches économiques et financières relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani.

Les enquêteurs ont repéré plusieurs pages et comptes Facebook qui faisaient la promotion et la commercialisation de moyens de fraude destinés aux candidats aux examens nationaux, notamment au baccalauréat.

Les investigations ont permis, dans un premier temps, d’identifier les personnes derrière ces comptes avant d’élargir les recherches pour déterminer l’étendue du réseau.

Cinq personnes arrêtées

À l’issue des opérations menées par les services spécialisés, cinq suspects ont été interpellés. Les forces de sécurité ont également procédé à la saisie d’une quantité de matériel présenté comme étant destiné à la triche lors des épreuves du baccalauréat.

Les personnes arrêtées ont ensuite été déférées devant la justice, qui a décidé leur placement en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.

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Tozeur : L’hôpital régional de Nefta ouvrira ses portes début 2027

04. Juni 2026 um 15:25

Après plusieurs années de travaux, l’hôpital régional de Nefta devrait entrer en exploitation au début de l’année 2027. Doté d’un coût de 16 millions de dinars, cet établissement vise à renforcer l’offre de soins dans le gouvernorat de Tozeur et à améliorer l’accès aux services de santé pour les habitants de la région.

Les travaux de réalisation avancent actuellement à un rythme soutenu, notamment au niveau des finitions intérieures et des raccordements aux différents réseaux publics nécessaires à l’exploitation de la structure. Selon le directeur régional de la santé à Tozeur, Abderrazek Lamouchi, la mise en service de l’établissement est prévue au début de l’année 2027, rapporte l’agence TAP.

Un investissement de 16 millions de dinars

La construction de cet hôpital a mobilisé une enveloppe de 16 millions de dinars. Ce projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les infrastructures sanitaires dans les régions de l’intérieur et à rapprocher les services de santé des citoyens.

L’établissement est appelé à jouer un rôle important dans la prise en charge médicale des habitants de Nefta et des localités avoisinantes, en réduisant la nécessité de se déplacer vers d’autres structures hospitalières pour certains soins.

Plusieurs spécialités au programme

Le nouvel hôpital comprendra plusieurs espaces et services médicaux destinés à répondre aux besoins essentiels de la population.

Parmi les infrastructures prévues figurent une salle d’attente, deux blocs opératoires ainsi que des services de gynécologie-obstétrique, de médecine générale et de pédiatrie.

Un projet attendu par les habitants de la région

Les autorités sanitaires considèrent ce projet comme un levier important pour renforcer la couverture médicale dans le gouvernorat de Tozeur.

L’objectif affiché est de garantir un meilleur accès aux soins et de rapprocher les services hospitaliers des habitants de Nefta, tout en contribuant à désengorger certaines structures de santé de la région.

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Tunisie : Le déficit courant recule à 2,7 milliards de dinars à fin avril

04. Juni 2026 um 14:18

Le déficit courant de la Tunisie s’est légèrement réduit au cours des quatre premiers mois de 2026, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie. L’amélioration de la balance des services et des revenus des facteurs a permis de compenser en partie l’aggravation du déficit commercial liée à la hausse de la facture énergétique.

Le déficit courant de la Tunisie s’est établi à 2,731 milliards de dinars à la fin du mois d’avril 2026, contre 2,957 milliards de dinars à la même période de l’année précédente, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration tenue le 3 juin.

Une amélioration malgré un déficit commercial plus lourd

Rapporté au produit intérieur brut (PIB), ce déficit représente 1,5%, contre 1,7% un an auparavant, confirmant une amélioration progressive des équilibres extérieurs du pays.

Dans son analyse, la Banque centrale souligne que cette évolution favorable a été soutenue par la bonne performance de la balance des services ainsi que des revenus des facteurs.

Ces deux composantes ont permis de limiter l’impact du creusement du déficit commercial, provoqué notamment par l’augmentation de la facture énergétique.

La hausse des importations d’énergie continue ainsi de peser sur les comptes extérieurs du pays, dans un contexte marqué par la dépendance énergétique de la Tunisie et la volatilité des marchés internationaux.

Un excédent en nette progression hors énergie

Les données de la BCT mettent également en évidence une amélioration significative de la balance courante hors énergie.

A fin avril 2026, celle-ci a dégagé un excédent de 1,461 milliard de dinars, contre 726 millions de dinars durant la même période de l’année précédente.

Cette progression traduit une meilleure capacité de l’économie tunisienne à générer des ressources extérieures lorsque l’impact des importations énergétiques est neutralisé.

Ces indicateurs interviennent alors que les autorités monétaires continuent de surveiller l’évolution des équilibres macroéconomiques, dans un contexte marqué par les défis liés à l’énergie, au commerce extérieur et au financement de l’économie.

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Coopération militaire : Les États-Unis livrent 48 véhicules HMMWV à l’Armée tunisienne

04. Juni 2026 um 12:19

Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.

Renforcement des capacités opérationnelles

Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.

Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.

Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.

Un partenariat militaire qualifié de stratégique

La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.

Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.

Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.

Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.

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États-Unis : La Tunisie exclue du nouveau réseau africain de traitement des visas

04. Juni 2026 um 11:53

L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.

Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.

La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US

Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).

Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.

Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.

Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…

Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.

Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions

Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.

S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.

Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?

Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.

Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs

La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.

Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.

Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.

Les services aux citoyens américains maintenus

L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.

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États-Unis : La Chambre des représentants vote un texte réclamant la fin de la guerre contre l’Iran

04. Juni 2026 um 11:22

Dans un revers politique pour Donald Trump, la Chambre des représentants américaine a adopté mercredi une résolution exigeant la fin de l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran. Le texte, soutenu par l’ensemble des démocrates et quelques élus républicains, a été approuvé par une courte majorité et relance le débat sur les pouvoirs de guerre du président américain.

Ce vote intervient alors que les combats se poursuivent et que les critiques se multiplient concernant les conditions dans lesquelles les États-Unis sont entrés en guerre.

Un vote serré qui fragilise la Maison-Blanche

La résolution a été adoptée grâce à l’appui de plusieurs élus républicains qui ont rejoint les démocrates pour réclamer un réexamen du rôle du Congrès dans les décisions militaires.

Les partisans du texte estiment que l’exécutif a engagé le pays dans un conflit majeur sans obtenir une autorisation explicite du pouvoir législatif. Ils invoquent notamment les dispositions de la loi sur les pouvoirs de guerre adoptée en 1973, qui limite la capacité du président à mener des opérations militaires prolongées sans l’accord du Congrès.

Pour ses promoteurs, cette initiative vise à réaffirmer les prérogatives constitutionnelles du Parlement en matière de guerre et de paix.

Une portée politique plus qu’immédiate

Malgré son adoption à la Chambre, la résolution ne signifie pas un retrait automatique des troupes américaines. Le texte doit encore franchir plusieurs étapes institutionnelles avant d’avoir un effet contraignant.

Son examen au Sénat s’annonce particulièrement incertain. Même en cas d’adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer son veto à la mesure.

Le vote constitue néanmoins un signal politique fort adressé à la Maison-Blanche et témoigne des divisions qui émergent au sein de la majorité républicaine sur la conduite du conflit.

Le débat sur les pouvoirs de guerre relancé

Au-delà de la situation en Iran, cette initiative remet au premier plan une question récurrente de la politique américaine : l’équilibre des pouvoirs entre le président et le Congrès en matière militaire.

Depuis plusieurs décennies, les présidents américains ont souvent engagé des opérations armées à l’étranger sans déclaration formelle de guerre. Les défenseurs de la résolution estiment que cette pratique a progressivement réduit le rôle du Congrès dans les décisions stratégiques majeures.

Le vote de la Chambre ouvre ainsi un nouveau bras de fer institutionnel à Washington, alors que la guerre contre l’Iran continue de susciter des interrogations sur ses objectifs, son coût et ses conséquences pour les États-Unis.

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Bac 2026 : Les notes du contrôle continu accessibles jusqu’au 9 juin

04. Juni 2026 um 09:52

Les candidats au baccalauréat 2026 peuvent désormais consulter les notes et codes relatifs au contrôle continu. Le ministère de l’Éducation a annoncé, jeudi, l’ouverture de cette opération qui se poursuivra jusqu’au 9 juin pour les élèves des classes terminales des établissements publics et privés inscrits à l’examen national. Les élèves sont invités à vérifier leurs données sur la plateforme en question et à signaler toute erreur avant le 9 juin.

La consultation s’effectue en ligne via le portail du ministère de l’Éducation (www.edunet.tn), permettant aux candidats d’accéder aux différentes données prises en compte dans leur dossier scolaire.

Plusieurs informations mises à la disposition des candidats

Selon le ministère, les informations consultables comprennent notamment la moyenne annuelle, le code de conduite, la note finale d’éducation physique ainsi que la note finale des travaux pratiques de technologie.

Cette étape vise à permettre aux élèves de vérifier l’exactitude des données enregistrées avant le déroulement des épreuves du baccalauréat.

Vérification et réclamations

Le ministère a appelé l’ensemble des candidats à examiner attentivement les informations affichées sur la plateforme. En cas d’erreur ou d’anomalie, les élèves ont la possibilité de télécharger un formulaire de réclamation mis à disposition sur le site.

Le document devra ensuite être déposé auprès de l’administration de l’établissement scolaire concerné, qu’il soit public ou privé, afin que la demande soit examinée.

Le département de l’Éducation a précisé que les réclamations doivent être déposées au plus tard le 9 juin 2026. Passé ce délai, les données validées serviront de référence dans le cadre du suivi administratif des candidats à la session 2026 du baccalauréat.

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Associations, données personnelles et nationalité : Trois projets de loi stratégiques en débat à l’ARP

04. Juni 2026 um 08:58

La commission des droits et des libertés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a poursuivi, mercredi au palais du Bardo, l’étude de trois propositions de loi considérées comme importantes dans le domaine des libertés publiques et des droits des citoyens. Les travaux portent sur le cadre juridique des associations, la protection des données personnelles ainsi que la révision de certaines dispositions du Code de la nationalité. Les députés insistent sur la nécessité d’une large concertation avec les acteurs concernés avant l’adoption de ces textes.

Consultations attendues sur le texte relatif aux associations

Les discussions autour de la proposition de loi concernant les associations se poursuivent alors que la commission attend toujours les observations des autorités gouvernementales concernées. Une version actualisée du texte a récemment été transmise aux membres de la commission.

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Par ailleurs, les auditions prévues avec les représentants de la société civile n’ont pas encore été programmées. Ces consultations sont jugées essentielles par les députés afin de recueillir les avis des différentes parties prenantes avant la finalisation du projet.

Le président de la commission, Thabet El Abed, a souligné l’importance de cette démarche participative. Selon lui, l’objectif est d’assurer l’efficacité des futures dispositions législatives et d’éviter l’adoption de textes difficilement applicables ou éloignés des réalités du terrain.

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Protection des données personnelles et nationalité à l’étude

Concernant la proposition de loi relative à la protection des données personnelles, la commission a sollicité des avis écrits auprès de plusieurs ministères et institutions publiques compétentes afin d’enrichir l’examen du texte.

Les membres poursuivent également leurs travaux sur la révision de certaines dispositions du Code de la nationalité, un chantier législatif mené parallèlement aux autres dossiers inscrits à l’ordre du jour.

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Glissements de terrain : La protection de la colline de Sidi Bou Saïd classée projet stratégique

03. Juni 2026 um 20:13

Face à la multiplication des zones exposées aux glissements de terrain, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a appelé à une stratégie nationale proactive axée sur la prévention et la sécurisation des infrastructures. Lors d’une journée technique à Tunis, il a présenté l’état des interventions en cours et annoncé plusieurs projets structurants, dont le classement de la protection de la colline de Sidi Bou Saïd comme projet stratégique.

Une priorité nationale face à une menace géologique croissante

S’exprimant lors de l’ouverture d’une journée technique organisée par l’Association tunisienne des routes et l’Association tunisienne de mécanique des sols, le ministre Slah Zouari a qualifié la question des glissements de terrain de priorité absolue.

Il a insisté sur les enjeux liés à la sécurité des citoyens ainsi qu’à la protection des infrastructures, dans un contexte marqué par une recrudescence des zones à risque. Selon les données présentées, 72 points de glissement ont été recensés sur les années 2024 et 2025, dont 18 ont déjà fait l’objet d’un traitement.

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Le ministère a également indiqué qu’un budget annuel de 10 millions de dinars est consacré aux interventions d’urgence.

Des chantiers structurants dans plusieurs régions du pays

Parmi les projets en cours, le ministre a cité la protection de la route régionale n°128 à Korbous, dans le gouvernorat de Nabeul. Le chantier porte sur 4,5 km et mobilise un investissement de 104 millions de dinars, avec un état d’avancement proche de l’achèvement.

Dans le nord-ouest, 12 points critiques situés sur les routes nationales n°11, 17 et 161 dans le gouvernorat de Jendouba font également l’objet d’interventions, dont 9 ont déjà été finalisés.

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Sidi Bou Saïd élevé au rang de projet stratégique

Point central des annonces ministérielles, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement classée « grand projet à caractère stratégique » par décision de la Présidence du Gouvernement, datée du 26 janvier 2026.

Les études techniques relatives à ce chantier sont déjà engagées, marquant le lancement d’une phase préparatoire destinée à renforcer la stabilité de ce site exposé aux risques de glissements.

Le ministre a enfin appelé à l’élaboration de recommandations concrètes par les experts, ingénieurs et chercheurs présents, notamment en matière de systèmes d’alerte précoce, d’adaptation des normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcement de la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

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La BCT maintient son taux directeur à 7% face aux risques inflationnistes

03. Juni 2026 um 19:53

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, mercredi 3 juin 2026, de maintenir son taux directeur à 7%, à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen de la conjoncture économique, monétaire et financière aux niveaux national et international. L’institution justifie cette décision par la persistance des risques inflationnistes et un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

Des pressions inflationnistes toujours présentes

Dans son communiqué, la BCT souligne que les pressions inflationnistes d’origine externe se sont récemment renforcées. L’institution estime que leur transmission aux prix sur le marché intérieur constitue un facteur de risque pour l’évolution future de l’inflation en Tunisie.

Face à cette situation, le Conseil d’administration considère qu’il est nécessaire de poursuivre une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et de contenir les anticipations inflationnistes.

La stabilité des prix comme priorité

La Banque centrale affirme que son orientation actuelle vise également à renforcer la résilience des équilibres macroéconomiques dans un environnement international jugé particulièrement incertain.

Elle indique suivre de près les évolutions économiques, monétaires et financières, tant sur le plan national qu’international, et se dit prête à prendre les mesures appropriées en fonction de l’évolution des perspectives d’inflation.

Un statu quo sur les taux

À l’issue de sa réunion, le Conseil d’administration a donc opté pour le maintien du principal taux directeur de la BCT à 7%, confirmant ainsi la poursuite de sa stratégie de prudence monétaire.

Cette décision était particulièrement attendue par les marchés financiers, les banques, les entreprises et les ménages, le taux directeur constituant l’un des principaux leviers de la politique monétaire tunisienne.

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