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Huile d’olive : Les principales organisations agricoles espagnoles s’unissent contre les importations tunisiennes

25. September 2026 um 14:50

Les principales organisations représentant le secteur agricole et coopératif espagnol ont désormais adopté une position commune contre certaines modalités d’importation d’huile d’olive, en ciblant notamment les produits provenant de Tunisie.

Dans un communiqué commun, l’ASAJA, la COAG, l’UPA et Cooperativas Agro-alimentarias de España ont demandé au gouvernement espagnol et aux différentes administrations de renforcer les contrôles et la traçabilité des importations d’huile d’olive. Elles réclament notamment une meilleure visibilité sur les mouvements des huiles stockées dans les dépôts douaniers et des mécanismes permettant de suivre leur parcours.

La principale nouveauté réside dans le fait que cette revendication est désormais portée conjointement par les quatre organisations. Jusqu’ici, les critiques concernant les importations tunisiennes avaient notamment été formulées par la COAG et certains acteurs du secteur. Le communiqué commun élargit donc cette contestation à l’ensemble des principales organisations agricoles et coopératives espagnoles.

La Tunisie explicitement visée

Les quatre organisations demandent la suppression du régime de perfectionnement actif, un dispositif douanier permettant à des produits non européens d’entrer dans l’Union européenne sans acquitter immédiatement les droits de douane lorsqu’ils sont destinés à certaines opérations de transformation avant réexportation ou mise en libre pratique.

Mais leur demande va plus loin dans le cas tunisien. Le communiqué précise que, concernant la Tunisie, elles souhaitent la suspension non seulement du régime de perfectionnement actif, mais également du contingent tarifaire. Elles considèrent que les importations tunisiennes figurent parmi les flux qui « distorsionnent le marché ».

Les organisations demandent également davantage de transparence sur les importations et la traçabilité des huiles présentes dans les dépôts douaniers. Elles estiment notamment nécessaire de pouvoir suivre les mouvements des produits et de renforcer les mécanismes de contrôle sur l’ensemble de la chaîne.

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Cette demande intervient alors que le poids de l’huile tunisienne dans les importations espagnoles a fortement progressé. Selon des données relayées par l’ASAJA à partir d’un rapport de la Consejería de Agricultura de la Junta de Andalucía, 77,1 % des importations espagnoles d’huile d’olive tunisienne étaient placées sous le régime du perfectionnement actif en 2025. Entre janvier et avril 2026, cette proportion a atteint 96 %.

Les organisations espagnoles associent cette évolution à leurs préoccupations sur la rentabilité du secteur oléicole national. Elles demandent parallèlement un renforcement des inspections, notamment sur les mouvements des produits, les processus industriels et le bilan des masses, afin de mieux détecter d’éventuelles mélanges ou pratiques frauduleuses.

Un paquet beaucoup plus large de mesures réclamées

Le dossier des importations tunisiennes s’inscrit ainsi dans un paquet beaucoup plus large de mesures réclamées par ASAJA, COAG, UPA et Cooperativas Agro-alimentarias de España pour soutenir la rentabilité et la compétitivité de l’olivier espagnol. Parmi leurs autres demandes figurent notamment un renforcement des sanctions contre les fraudes sur la qualité et l’étiquetage, des financements pour les huileries et un plan stratégique pour l’olivier traditionnel.

La convergence des quatre organisations donne toutefois une nouvelle dimension au dossier tunisien : la question des importations en provenance de Tunisie fait désormais partie des revendications communes du principal mouvement agricole et coopératif espagnol du secteur oléicole.

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IA en Tunisie : Ingénieurs, informaticiens, médecins… Quels métiers sont déjà touchés ?

25. September 2026 um 14:11

L’intelligence artificielle commence à modifier en profondeur le marché du travail en Tunisie, avec des effets qui dépassent désormais les seuls métiers de l’informatique. Intervenant vendredi 25 septembre 2026 à l’occasion du Forum international sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les métiers du futur, organisé à la Cité de la Culture à Tunis, l’expert en sécurité informatique et en intelligence artificielle Haythem Mir a estimé que l’IA avait déjà fortement affecté plusieurs professions dans différents secteurs.

Selon lui, certaines entreprises ont supprimé des postes ou des spécialités pour les remplacer par des solutions reposant sur l’intelligence artificielle, notamment dans les domaines de l’ingénierie et des technologies. Il a également évoqué le cas de sociétés opérant dans la sous-traitance en Tunisie qui auraient cessé leurs activités, dans un contexte où l’automatisation permet aux entreprises clientes de réduire certains coûts et de traiter davantage de tâches avec des outils d’IA.

L’impact ne se limiterait toutefois pas aux métiers technologiques. Haythem Mir a cité notamment le droit et la médecine parmi les secteurs désormais concernés par l’essor de l’intelligence artificielle. Selon lui, l’IA tend à devenir une alternative pour certaines tâches en raison de son coût et de sa capacité à produire rapidement certains résultats. Il estime ainsi que la Tunisie se trouve à une étape charnière qui impose de revoir en profondeur les politiques de formation et l’adaptation des compétences.

Cette évolution concerne également les métiers manuels, que l’expert considère comme exposés à terme à l’automatisation. Il distingue ainsi entre les professions appelées à disparaître et celles qui seront surtout profondément transformées par l’utilisation de nouveaux outils.

Une tendance mondiale, mais avec des niveaux d’exposition très différents

Le phénomène observé en Tunisie s’inscrit dans une transformation beaucoup plus large du marché du travail. L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’environ un travailleur sur quatre dans le monde exerce aujourd’hui une profession présentant un certain degré d’exposition à l’intelligence artificielle générative. L’organisation souligne toutefois une nuance importante : dans la majorité des cas, l’IA devrait davantage transformer les emplois qu’entraîner leur disparition complète, car une partie des tâches continuera de nécessiter une intervention humaine.

Les pays ne sont cependant pas exposés de la même manière. Les données analysées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montrent que les professions intellectuelles et hautement qualifiées figurent parmi celles qui sont aujourd’hui les plus exposées aux progrès de l’IA. Les informaticiens, les professionnels du commerce et de la gestion ainsi que certaines professions scientifiques et d’ingénierie font partie des catégories les plus concernées. Cette exposition ne signifie toutefois pas automatiquement une suppression des emplois : elle peut correspondre à une automatisation de certaines tâches et à une évolution du contenu du travail.

Les écarts sont particulièrement importants entre les économies. Selon les estimations de l’OCDE, la proportion de travailleurs exposés à l’IA générative varie fortement selon les pays, allant d’environ 25 % en Inde à près de 65 % aux États-Unis dans les données étudiées. Le Canada se situe également à un niveau élevé, avec environ 57 % de l’emploi considéré comme exposé.

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Cette différence s’explique notamment par la structure des économies. Les pays disposant d’un secteur important de services, de technologies, de finance et d’activités à forte intensité de connaissances sont davantage concernés par l’IA générative. À l’inverse, les secteurs reposant principalement sur certaines activités physiques ou manuelles sont, pour l’instant, moins directement exposés aux capacités actuelles de l’IA générative.

Pour les économies en développement, la problématique comporte une dimension supplémentaire. Une étude conjointe publiée en 2026 par l’OIT et la Banque mondiale, portant sur 135 pays, souligne que certains pays en développement pourraient connaître les perturbations liées à l’IA avant de bénéficier pleinement des gains de productivité qu’elle peut générer. Les écarts d’accès aux infrastructures numériques, aux compétences et aux technologies peuvent en effet conditionner la capacité des entreprises et des travailleurs à tirer profit de cette transformation.

La Tunisie se trouve ainsi dans une situation particulière. Son économie dispose d’un important vivier d’ingénieurs et de compétences numériques, tandis qu’une partie de son activité repose sur les services informatiques et la sous-traitance destinés à des marchés étrangers. L’introduction massive d’outils d’IA peut donc représenter simultanément un risque pour certaines activités fondées sur des tâches facilement automatisables et une opportunité pour les entreprises capables de monter en gamme.

Les premiers signaux montrent d’ailleurs que le marché tunisien ne se limite pas à une logique de suppression de postes. Des entreprises recrutent également des profils spécialisés dans l’intelligence artificielle, le machine learning, l’automatisation et les infrastructures nécessaires au déploiement de ces technologies. Des offres récentes portent notamment sur l’ingénierie des infrastructures IA, le développement d’agents IA et l’automatisation des processus.

Déplacement de 92 millions d’emplois

À l’échelle mondiale, le Forum économique mondial estime d’ailleurs que les transformations technologiques et économiques pourraient entraîner, d’ici 2030, la création de 170 millions d’emplois et le déplacement de 92 millions d’emplois, soit un solde théorique de 78 millions d’emplois supplémentaires. Ces projections concernent l’ensemble des grandes transformations du marché du travail et ne peuvent donc pas être attribuées à l’IA seule.

Pour la Tunisie, l’enjeu apparaît dès lors moins comme celui d’une opposition entre l’homme et la machine que comme celui de l’adaptation des compétences. La question de la formation devient centrale, notamment pour les métiers dont les tâches peuvent être automatisées ou fortement assistées par l’IA. L’évolution pourrait ainsi conduire à une recomposition des professions plutôt qu’à une disparition uniforme des emplois, avec de nouveaux besoins en matière de supervision, de vérification, de cybersécurité, de gestion des données et de maîtrise des outils d’intelligence artificielle.

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Bizerte : Un nouveau marché américain de près d’un million de dollars pour le Centre d’excellence maritime

25. September 2026 um 13:28

Les États-Unis ont attribué un nouveau marché destiné au développement du Centre d’excellence maritime de Bizerte. Le contrat, d’un montant de 998.000 dollars, a été officiellement accordé le 22 septembre 2026 à l’entreprise turque Biltek Uluslararasi Insaat Limited Sirketi, selon les données du portail officiel américain SAM.gov.

Le marché, conclu à prix ferme après une procédure de mise en concurrence, porte sur la phase III du Maritime Center of Excellence à Bizerte. La durée d’exécution prévue est de 600 jours.

Infrastructures destinées au stockage des bateaux

Selon les documents relatifs à l’appel d’offres, cette nouvelle phase comprend notamment des infrastructures destinées au stockage des bateaux et des équipements, ainsi qu’une cale de mise à l’eau et un petit ponton flottant. Le projet prévoit également plusieurs installations liées à l’entraînement et au fonctionnement du centre.

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L’attribution intervient alors que Biltek est déjà impliquée dans le projet. L’entreprise turque avait obtenu en septembre 2024 un premier contrat américain pour la construction du Centre d’excellence maritime à Bizerte. Cette première phase comprenait notamment des installations de stockage, des infrastructures d’entraînement au combat rapproché, un parcours d’obstacles et des champs de tir, ainsi que différents travaux de préparation et de raccordement.

Développement de cette infrastructure maritime à Bizerte

Le nouveau marché confirme ainsi la poursuite du développement de cette infrastructure maritime à Bizerte dans le cadre de la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans les domaines de la formation et de la sécurité maritimes. L’information a notamment été reprise le 24 septembre par l’agence italienne Agenzia Nova, qui a confirmé le montant du contrat et sa durée.

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Dépôts sauvages à Ben Arous : Les camions identifiés deviennent systématiquement recherchés

25. September 2026 um 12:56

Les services régionaux et locaux sont intervenus, vendredi 25 septembre 2026, pour procéder à l’évacuation des déchets industriels, des gravats de construction et autres détritus déposés aux abords de l’accès menant à l’hôpital des Yasmines, dans le gouvernorat de Ben Arous.

L’opération, menée avec l’appui de la police municipale, a mobilisé plusieurs moyens matériels, notamment des engins de nettoyage et des camions afin de débarrasser les lieux des importants dépôts accumulés sur cette voie.

Ce n’est pas une campagne ponctuelle

Intervenant sur les ondes de Mosaïque FM, le lieutenant-colonel Makrem Mansi a précisé que cette intervention ne constitue pas une campagne ponctuelle, mais s’inscrit dans le cadre du travail quotidien des services concernés.

Il a expliqué que les différentes structures interviennent régulièrement pour nettoyer ce type de points, mais que le phénomène des dépôts sauvages a pris une ampleur préoccupante. Selon lui, certains contrevenants utilisent notamment des camions dont les plaques d’immatriculation sont dissimulées, avant de prendre la fuite lorsqu’ils constatent que des citoyens tentent de les photographier ou de les filmer.

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Face à ces pratiques, les autorités entendent renforcer le suivi des véhicules impliqués. Le responsable a ainsi indiqué que tout camion identifié lors de tels dépôts est ensuite recherché par les services sécuritaires.

Récurrence des dépôts sauvages

Cette situation pose également la question de la récurrence des dépôts sauvages dans certaines zones urbaines, malgré les opérations répétées de nettoyage. L’évacuation des déchets permet ainsi de rétablir temporairement la propreté des lieux, tandis que le contrôle des véhicules et l’identification des contrevenants constituent un enjeu majeur pour éviter la réapparition de ces dépôts.

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Pluies : Jusqu’à 115 mm enregistrés à Médenine en 24 heures

25. September 2026 um 11:53

Des quantités variables de pluie ont été enregistrées dans six gouvernorats au cours des dernières 24 heures, avec un cumul maximal de 115 millimètres relevé dans la région de Hassi Jerbi, dans le gouvernorat de Médenine, selon les données publiées par l’Institut national de la météorologie.

Les relevés couvrent la période allant de 7 heures jeudi 24 septembre à 7 heures vendredi 25 septembre. Le gouvernorat de Médenine concentre les principaux cumuls enregistrés durant cette période.

À Hassi Jerbi, les précipitations ont atteint 115 mm. La station de Zarzis-ville a enregistré 100 mm, tandis que le cumul relevé à Midoun s’est établi à 64 mm.

Cinq autres gouvernorats

Ces précipitations ont également concerné cinq autres gouvernorats, avec des quantités variables selon les régions et les stations de mesure. L’Institut national de la météorologie a ainsi fait état d’un épisode pluvieux ayant touché plusieurs zones du pays au cours des dernières 24 heures.

Avec 115 mm enregistrés en l’espace d’une journée, Hassi Jerbi affiche ainsi le cumul le plus élevé communiqué par l’INM pour cette période, devant Zarzis et Midoun.

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Tunisie : Riz, sucre, produits d’hygiène, le gouvernement prévoit une baisse des prix

25. September 2026 um 10:39

Le ministère du Commerce dément les informations faisant état d’une prochaine augmentation des prix des carburants, du gaz domestique et de plusieurs produits alimentaires de base. Au contraire, les autorités annoncent des baisses de prix pour plusieurs produits de consommation dans les prochains jours.

Intervenant vendredi 25 septembre 2026 sur les ondes de Mosaique FM, le directeur général de la concurrence et des recherches économiques au ministère du Commerce, Houssem Eddine Touiti, a indiqué que la période à venir devrait être marquée par une baisse des prix de plusieurs produits, notamment le riz ainsi que certains produits d’hygiène corporelle et de nettoyage.

Plus de 100 tonnes de riz par jour

Concernant le riz, le responsable a expliqué que le problème lié au conditionnement avait été résolu. Quelque 7 000 tonnes de riz en vrac sont actuellement disponibles et font l’objet d’opérations de conditionnement.

À partir du début de la semaine prochaine, plus de 100 tonnes devraient être injectées quotidiennement sur le marché, aux mêmes prix que ceux appliqués par la Société tunisienne du commerce. Le responsable a également confirmé une prochaine réduction des prix du riz importé, conformément aux annonces précédentes.

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Le ministère affirme par ailleurs que les stocks sont disponibles et que les opérations d’approvisionnement depuis les marchés internationaux se poursuivent, notamment pour le sucre et le blé, avec des quantités jugées importantes.

3000 tonnes de sucre destinées aux ménages

Pour le sucre, un programme de distribution renforcé doit démarrer la semaine prochaine. Il prévoit la mise sur le marché de 3000 tonnes destinées à la consommation familiale.

Houssem Eddine Touiti a, dans le même temps, démenti les informations diffusées sur certaines pages des réseaux sociaux concernant une éventuelle augmentation des prix des carburants et du gaz domestique.

Le démenti concerne également plusieurs produits alimentaires de base, notamment le lait, le sucre, l’huile végétale subventionnée, la semoule et la farine. À ce stade, le ministère présente donc la tendance annoncée comme étant celle d’une baisse de certains prix, et non d’une nouvelle hausse.

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Relation client : Avec 6000 m² au Lac II, le Marocain Intelcia vise 1000 postes en Tunisie

25. September 2026 um 10:19

Le groupe marocain Intelcia accélère son développement en Tunisie avec un nouveau site de plus de 6000 m² au Lac II, à Tunis. Inaugurée le 24 septembre, cette implantation dispose de 850 positions opérationnelles et doit atteindre une capacité de 1000 positions dans un délai d’un an, alors que le site compte actuellement plus de 300 collaborateurs.

Cette nouvelle infrastructure constitue une étape importante dans la stratégie du groupe dans le pays. Selon Intelcia, la Tunisie doit devenir un hub de compétences et d’innovation destiné notamment aux marchés européens. Le groupe met en avant la disponibilité de talents qualifiés et multilingues ainsi que la proximité géographique et culturelle avec l’Europe.

Des activités déjà tournées vers l’international

L’activité tunisienne ne se limite pas au marché local. Selon les informations communiquées à l’occasion de l’inauguration, le site opère notamment dans les secteurs des télécommunications et du voyage. Des activités multilingues sont également réalisées depuis la Tunisie pour des marchés italien et américain, en complément de la France, de la Tunisie et d’autres marchés européens et internationaux.

Intelcia entend par ailleurs élargir progressivement les domaines d’activité opérés depuis Tunis. Le groupe prévoit notamment de développer à la fois ses métiers liés à l’expérience client et ses activités informatiques, dans un modèle combinant ressources humaines, technologies et intelligence artificielle.

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Le site, qui a commencé à fonctionner progressivement en juillet 2025, n’utilise actuellement qu’une partie de sa capacité. La presse spécialisée française indique qu’il fonctionne autour de 30 % de ses capacités et que l’objectif est d’atteindre 1 000 positions dans un délai d’un an.

Une présence appelée à s’élargir

Intelcia revendique plus de 40 000 collaborateurs dans 19 pays. Sur son site officiel, le groupe affiche actuellement une présence en Tunisie avec un site et 400 collaborateurs, ce qui montre que les chiffres d’effectifs évoluent avec la montée en puissance de la nouvelle implantation.

Pour Intelcia, cette expansion intervient alors que le secteur de l’externalisation évolue sous l’effet de l’intelligence artificielle. Le groupe cherche désormais à combiner l’automatisation et les services fondés sur l’IA avec l’expertise humaine, notamment pour proposer des prestations plus complexes aux entreprises européennes.

Lire aussi : Centres d’appels : Une croissance record, mais une dépendance excessive à la France

Cette montée en puissance intervient dans un secteur en pleine transformation, notamment sur le marché français, où le démarchage téléphonique commercial des particuliers repose désormais sur le consentement préalable depuis le 11 août 2026, y compris lorsque les prestations sont réalisées par des opérateurs étrangers pour le compte d’entreprises ciblant des consommateurs français.

Pourquoi un groupe marocain investit-il dans un pays concurrent

Dans ce contexte, l’enjeu pour les groupes d’outsourcing est de réduire leur dépendance au « cold calling » et de développer davantage des activités de service client, d’assistance, de support numérique, d’IT et de prestations multilingues.

Le choix de la Tunisie par Intelcia, alors que le Maroc constitue lui-même une importante destination de l’externalisation, peut ainsi s’expliquer par une logique de complémentarité plutôt que de substitution : proximité avec les marchés européens, vivier de compétences multilingues et possibilité de diversifier ses capacités de production sur plusieurs implantations. Le développement du site tunisien correspond précisément à cette évolution, Intelcia indiquant vouloir y renforcer ses activités liées à l’expérience client et aux services IT pour des marchés internationaux.

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Arabie saoudite : Macron annonce l’envoi de forces pour protéger Yanbu

25. September 2026 um 08:35

La France a annoncé le déploiement de moyens militaires en Arabie saoudite afin de contribuer à la protection d’un site énergétique stratégique situé à Yanbu, sur la mer Rouge. L’annonce a été faite jeudi 24 septembre par Emmanuel Macron, dans un contexte marqué par la multiplication des attaques houthies contre le territoire et les infrastructures saoudiennes.

Lors d’un entretien accordé à TF1 et France 2, le président français a confirmé que Paris allait envoyer « des moyens militaires » à Yanbu. Il a précisé que ce dispositif comprendrait des soldats, des radars ainsi que des systèmes de défense destinés à protéger les installations énergétiques.

Des soldats, des radars et des systèmes de défense

Yanbu abrite notamment un important terminal pétrolier et constitue un point stratégique pour l’acheminement du pétrole saoudien vers la mer Rouge. Emmanuel Macron a indiqué que le site avait été fortement endommagé par une attaque et que sa sécurisation était devenue un enjeu important pour les approvisionnements énergétiques.

Paris présente cette intervention comme une opération de protection des infrastructures et non comme une participation aux combats. Emmanuel Macron a insisté sur le fait que les militaires français n’avaient pas vocation à « participer aux combats », mais à protéger le site énergétique.

Lire aussi : Tunis condamne les attaques contre l’Arabie saoudite et appelle à la désescalade

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé que la France était prête à contribuer à la sécurisation des infrastructures énergétiques saoudiennes, à la demande des autorités de Riyad. Paris condamne par ailleurs les attaques des Houthis contre les infrastructures civiles en Arabie saoudite et appelle à la reprise des discussions.

La France a-t-elle déjà déployé ces forces ?

À ce stade, il convient donc de distinguer l’annonce du déploiement de son exécution sur le terrain. Les informations publiées les 24 et 25 septembre font état d’une décision française d’envoyer des soldats et des équipements à Yanbu, mais ne permettent pas d’affirmer que l’ensemble du dispositif est déjà opérationnel sur place.

L’annonce intervient alors que les attaques houthies contre l’Arabie saoudite se poursuivent. Selon l’Agence France-Presse, Riyad a encore fait état, jeudi, de l’interception de missiles balistiques lancés par les Houthis, tandis que Paris confirmait son engagement à fournir des moyens militaires pour protéger le terminal de Yanbu.

Cette décision marque ainsi un engagement militaire français supplémentaire dans la sécurisation des infrastructures énergétiques saoudiennes, tout en étant officiellement limité à une mission défensive.

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Service national : Les jeunes nés entre 2000 et 2006 exposés à des peines en cas de non-régularisation

25. September 2026 um 07:34

Le ministère de la Défense nationale appelle les jeunes nés entre le 1er janvier 2000 et septembre 2006 à régulariser leur situation vis-à-vis du service national, alors que la troisième session de recrutement de 2026 se poursuit jusqu’au 2 octobre.

Tout jeune Tunisien ayant atteint l’âge de 20 ans est tenu de régulariser sa situation, soit par l’accomplissement du service national, soit par l’obtention d’une dispense définitive ou d’un sursis temporaire.

Une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison

Le ministère rappelle surtout qu’un jeune qui ne régularise pas sa situation après quatre sessions de recrutement, soit au terme d’une année, s’expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

Cette disposition concerne notamment les personnes qui ne se présentent pas pour régulariser leur situation dans les délais prévus. La non-régularisation ne constitue donc pas une simple formalité administrative sans conséquence : elle peut entraîner des poursuites et une peine de prison.

Lire aussi : Service national en Tunisie : Vers un modèle plus court, mieux payé et plus utile

Les élèves et étudiants tunisiens, qu’ils poursuivent leurs études en Tunisie ou à l’étranger, peuvent demander un sursis pour études. Celui-ci doit être renouvelé chaque année afin de maintenir leur situation régulière vis-à-vis du service national.

Les étudiants peuvent bénéficier d’un sursis

Des sursis peuvent également être accordés dans certaines situations familiales, tandis que l’exemption définitive concerne notamment certains cas de santé ou certaines situations familiales prévues par la réglementation.

Pour connaître les conditions précises d’exemption ou de sursis, les personnes concernées sont invitées à consulter le site officiel du ministère de la Défense nationale.

La première session de recrutement de 2026 s’est déroulée du 2 mars au 10 avril, tandis que la deuxième a pris fin le 3 juillet. La troisième session a débuté le 1er septembre et se poursuit jusqu’au 2 octobre 2026.

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Aéronautique : Le turc AKSA Composites choisit la Tunisie pour sa première usine en Afrique

25. September 2026 um 07:21

La société turque AKSA Composites a officialisé son implantation en Tunisie. L’entreprise, spécialisée dans les matériaux composites avancés destinés notamment à l’industrie aéronautique, a signé jeudi 24 septembre son bail industriel avec l’Ecopark de Borj Cédria, pour un investissement annoncé de 5 millions de dollars.

Cette implantation constitue, selon la FIPA-Tunisia, la première présence d’AKSA Composites sur le continent africain et la première implantation en Tunisie d’un acteur aéronautique turc. La société est une filiale du groupe turc Akkök.

Des composites avancés pour l’industrie aéronautique

Au-delà du montant de l’investissement, le choix de la Tunisie intervient dans un secteur aéronautique tunisien déjà intégré aux chaînes de valeur internationales. Le pays compte plus de 85 entreprises dans cette filière, qui emploie plus de 20 000 personnes selon les données communiquées par la FIPA lors de la cinquième édition d’Aerospace Meetings Tunisia, en juillet dernier.

AKSA Composites développe des capacités dans la fabrication de pièces et d’éléments en matériaux composites, mais également dans l’usinage, le traitement thermique, la mise en forme de tôles, les traitements de surface et l’assemblage. Son site officiel mentionne notamment des programmes liés à Airbus et Bell. Le groupe indique également avoir conclu en 2025 un contrat avec Leonardo pour la production de pièces métalliques destinées à l’aéronautique.

Ces références internationales donnent une indication sur le niveau technologique du groupe, mais elles ne permettent pas, à ce stade, d’affirmer que l’usine de Borj Cédria produira directement pour Airbus, Bell ou Leonardo. La FIPA n’a pas communiqué de précision sur les programmes aéronautiques ou les donneurs d’ordre qui seront servis depuis la Tunisie.

Une implantation préparée depuis 2025

Le projet tunisien doit notamment contribuer au transfert de technologies et au développement des compétences locales, tout en renforçant l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique et des matériaux composites.

Le projet ne constitue pas une décision prise en quelques mois. Les premiers échanges entre AKSA Composites et l’écosystème aéronautique tunisien remontent au Hamburg Aviation Forum de 2025. Le GITAS indique que l’entreprise avait été rencontrée sur son stand lors de cet événement, avant plusieurs mois d’échanges et d’accompagnement avec la FIPA.

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En juillet 2026, la FIPA avait déjà annoncé que les activités d’AKSA Composites devaient prochainement démarrer dans la zone industrielle de Borj Cédria. La signature du bail industriel du 24 septembre constitue donc une nouvelle étape concrète dans la réalisation du projet.

La FIPA n’a toutefois pas encore détaillé plusieurs paramètres importants du projet, notamment la superficie exacte du site, le nombre d’emplois qui seront créés, le calendrier précis de démarrage de la production et les clients ou programmes aéronautiques concernés. Ces éléments permettront de mesurer plus précisément la portée industrielle de cette première implantation africaine d’AKSA Composites.

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Prix des carburants et produits de base : Le ministère du Commerce dément toute hausse

25. September 2026 um 07:15

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a démenti catégoriquement, dans la soirée du jeudi 24 septembre 2026, les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’une prochaine hausse des prix des carburants, du gaz domestique et de plusieurs produits alimentaires de base.

Selon le ministère, les chiffres et les prix relayés sur plusieurs pages et comptes sur les réseaux sociaux sont dénués de tout fondement. Il précise également qu’aucun communiqué officiel n’a été publié par ses services annonçant les augmentations présentées dans ces publications.

Aucune hausse annoncée

Les rumeurs concernent notamment les produits pétroliers et le gaz domestique, mais également plusieurs produits alimentaires de base, dont le lait, le sucre, l’huile végétale subventionnée, la semoule et la farine.

Le ministère affirme par ailleurs que la question d’une augmentation des prix des produits de base « n’est pas à l’ordre du jour », rappelant l’attachement de l’État à ses choix sociaux et à la protection du pouvoir d’achat des consommateurs.

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Face à la circulation de ces informations, le ministère appelle les citoyens à ne pas se fier aux rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux et à consulter uniquement ses canaux officiels pour toute information concernant l’évolution des prix.

Le ministère appelle à vérifier les informations

Le site officiel du ministère dispose notamment d’une rubrique consacrée aux prix de vente au public des produits réglementés et subventionnés.

Le ministère invite ainsi les consommateurs à vérifier toute annonce relative aux prix sur sa page officielle ou sur son site internet avant de la partager.

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Tunisie : De plus en plus de patients à Razi

24. September 2026 um 19:44

L’hôpital Razi connaît une augmentation du nombre de patients pris en charge, aussi bien au niveau des hospitalisations que des consultations externes. Le Dr Ghassen Amri a fait état d’une hausse notable du nombre de patients résidents au sein de l’établissement, ainsi que d’une progression de l’affluence dans ses différentes consultations.

Cette évolution traduit une demande croissante de soins dans le domaine de la santé mentale et accentue la pression exercée sur les structures spécialisées. L’hôpital Razi, établissement de référence dans la prise en charge psychiatrique en Tunisie, doit ainsi répondre à un nombre de demandes de soins en progression.

Des besoins en santé mentale en progression

Selon le Dr Ghassen El Amri, plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette évolution, notamment les pressions sociales, économiques et environnementales auxquelles est confrontée une partie de la population.

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Ces différents facteurs peuvent avoir des répercussions sur la santé mentale et favoriser le recours aux consultations spécialisées ou, dans certaines situations, à une prise en charge hospitalière.

Besoins croissants en matière de soins psychiatriques

La hausse de la fréquentation de l’hôpital Razi met ainsi en évidence les besoins croissants en matière de soins psychiatriques et pose également la question de la capacité des structures spécialisées à absorber cette demande. Elle souligne l’importance d’un renforcement des dispositifs de prise en charge et d’un accompagnement adapté des personnes confrontées à des difficultés psychologiques ou psychiatriques.

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Algérie : Samsung, Iris, Biolux et Géant renforcent leurs exportations vers la Tunisie

24. September 2026 um 18:52

Mise à jour – Après les premières informations sur les exportations d’appareils électroménagers algériens vers la Tunisie, de nouveaux détails permettent désormais d’identifier plusieurs entreprises et les volumes expédiés. Selon les données publiées jeudi 24 septembre par l’Agence Algérie Presse Service (APS), Iris, Biolux et Géant ont également lancé des cargaisons à destination du marché tunisien.

Depuis la wilaya de Sétif, 15 camions chargés de produits de l’entreprise Iris ont pris la direction de la Tunisie. La cargaison comprend 770 réfrigérateurs, 400 congélateurs et 240 lave-linge, soit un total de 1 410 appareils électroménagers. Il s’agit, selon l’APS, de produits fabriqués en Algérie et destinés au marché tunisien.

Cette expédition intervient parallèlement à celle de Sinova Samsung, dont huit camions ont également quitté Sétif pour la Tunisie. Quatre camions transportaient 342 lave-vaisselle et quatre autres 216 réfrigérateurs, soit 558 appareils au total.

Biolux et Géant également présents

La Tunisie figure également parmi les destinations des exportations de l’entreprise Biolux. Depuis la wilaya d’El Tarf, située à la frontière tunisienne, 10 conteneurs d’appareils électroménagers ont été expédiés vers la Tunisie.

La cargaison de Biolux comprend notamment des réfrigérateurs, des climatiseurs et des machines à laver, sans que l’APS ne précise le nombre d’appareils par catégorie.

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À Bordj Bou Arreridj, l’entreprise Géant a, de son côté, lancé une opération d’exportation de sept conteneurs de produits électroniques et électroménagers vers la Tunisie.

Condor cible également la Tunisie

Une autre opération concerne l’entreprise Condor, qui a lancé l’expédition de 37 conteneurs d’appareils électroniques et électroménagers vers six marchés étrangers : la Mauritanie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, la Jordanie et le Mali. L’APS ne précise toutefois pas combien de ces 37 conteneurs sont destinés spécifiquement à la Tunisie.

Ces nouvelles données complètent ainsi les premières annonces faites mercredi par les autorités algériennes concernant une série d’opérations d’exportation d’appareils électroniques et électroménagers fabriqués en Algérie vers plusieurs marchés, dont la Tunisie.

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France : Six médecins tunisiens élus au Conseil de l’Ordre des médecins à Paris

24. September 2026 um 18:17

Pour la première fois, six médecins tunisiens ont été élus, mercredi 23 septembre, au Conseil départemental de la Ville de Paris de l’Ordre des médecins. Une première saluée par l’ambassade de Tunisie en France, qui y voit une nouvelle illustration de la présence et de la reconnaissance des compétences médicales tunisiennes dans le système de santé français.

Selon un communiqué de l’ambassade de Tunisie en France, le Dr Mokhtar Zghdoud a été élu à la tête d’une liste comprenant cinq autres médecins tunisiens : les Drs Henda Araibi, Olfa Mendhouj, Abdelhakim Kchich, Raouia Ben Ismail et Wajih M’nif. L’élection intervient dans le cadre du renouvellement intégral du Conseil départemental de la Ville de Paris, organisé le 23 septembre 2026.

Une première représentation au sein de l’Ordre des médecins à Paris

L’ambassade tunisienne considère cette élection comme une première pour les médecins tunisiens au niveau du Conseil départemental parisien de l’Ordre des médecins. Elle a adressé ses félicitations aux six élus, en présentant notamment le Dr Mokhtar Zghdoud comme un exemple des compétences tunisiennes qui réussissent et exercent en France.

Cette représentation intervient dans un contexte où les médecins formés à l’étranger occupent une place croissante dans le système de santé français. Selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), la France comptait 242 200 médecins en activité au 1er janvier 2026, dont 11 % étaient diplômés à l’étranger, contre 7 % en 2012.

Lire aussi : Tunisie – L’exode se poursuit : 1450 médecins ont quitté le pays en 2024

Les médecins formés en Tunisie représentent une part importante de cette population. Selon l’Atlas de la démographie médicale du Conseil national de l’Ordre des médecins, la Tunisie était en 2023 le deuxième principal pays d’obtention du diplôme parmi les médecins en activité en France ayant obtenu leur diplôme hors de l’Union européenne, avec 10,4 % du total, derrière l’Algérie (37,4 %) et devant la Syrie (9,5 %).

Les médecins tunisiens parmi les principales communautés médicales étrangères

Cette présence s’inscrit également dans une dynamique plus large de recrutement de médecins formés hors de l’Union européenne. Au 1er janvier 2026, 17 451 médecins titulaires d’un diplôme hors UE étaient inscrits au tableau de l’Ordre en France, soit 8,5 % des médecins en activité régulière, selon des données citées par le Sénat. Leur présence est particulièrement importante dans certaines spécialités et dans des territoires confrontés à des difficultés de recrutement.

L’élection des six médecins tunisiens à Paris donne ainsi une nouvelle visibilité institutionnelle à une communauté médicale déjà fortement implantée en France. Elle intervient alors que la France continue de voir progresser le nombre de médecins formés à l’étranger et que les parcours des praticiens diplômés hors de l’Union européenne occupent une place importante dans les débats sur les ressources humaines médicales.

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Tunisie : Les caméras de contrôle routier attendent toujours les nouveaux textes

24. September 2026 um 18:08

De nouvelles caméras et des équipements de contrôle des infractions routières seront prochainement acquis en Tunisie, dès l’entrée en vigueur de plusieurs réformes juridiques et réglementaires relatives à la sécurité routière.

Le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité routière relevant de l’Observatoire national de la sécurité routière, le colonel Fraj Ben Brahim, a indiqué jeudi à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que l’Observatoire avait achevé l’élaboration du projet de texte réglementaire fixant les appareils et moyens permettant de constater certaines infractions de circulation.

Des caméras pour détecter plusieurs infractions

Ce texte est actuellement en attente de la finalisation de son parcours administratif et de sa publication au Journal officiel de la République tunisienne. Son entrée en vigueur permettra notamment de lancer l’acquisition d’équipements et de caméras destinés à automatiser la détection de plusieurs infractions.

Le dispositif pourra notamment concerner le franchissement du feu rouge, l’utilisation du téléphone portable au volant, le non-port du casque par les motocyclistes et le non-port de la ceinture de sécurité.

Les réformes préparées par l’Observatoire portent également sur plusieurs textes, dont le Code de la route, le système de points associé au permis de conduire ainsi que la réglementation relative à la conduite sous l’influence de l’alcool.

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En parallèle, l’Observatoire a achevé les cahiers des charges relatifs à la fabrication, l’installation et la distribution des motocyclettes à deux roues. Un projet d’arrêté conjoint portant sur les spécifications techniques des casques de protection a également été préparé.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, élaborée depuis 2023 avec la participation des différents ministères, experts, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile.

84 programmes et 168 projets d’ici 2034

La stratégie repose sur cinq axes : les infrastructures, la sécurité des usagers de la route, le transport urbain multimodal, la sécurité des véhicules et l’intervention après les accidents.

Elle prévoit au total 84 programmes comprenant 168 projets opérationnels, dont la mise en œuvre sera confiée aux ministères et organismes concernés des secteurs public et privé.

Dans le volet consacré à l’intervention après accident, l’objectif est notamment de former un million de secouristes, en collaboration avec le ministère de la Santé et le Croissant-Rouge tunisien.

L’Observatoire, chargé de coordonner la stratégie, vise une réduction de 20 % du nombre d’accidents de la route à l’horizon 2027 par rapport à 2023, puis de 25 % en 2030 et de 50 % à l’issue du programme en 2034.

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Budget 2026 : La ministre des Finances sera auditionnée par les députés

23. September 2026 um 07:24

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a décidé de tenir une séance d’audition avec la ministre des Finances, afin de faire le point sur plusieurs dossiers liés à l’exécution du budget de l’État et à la préparation du projet de loi de finances pour 2027.

La commission souhaite notamment obtenir des explications sur le retard enregistré dans la transmission des rapports et données relatifs à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, ainsi que sur les hypothèses retenues pour élaborer le prochain projet de loi de finances.

Des données budgétaires toujours attendues

Lors de sa réunion de lundi, la Commission des finances a relevé qu’elle n’avait pas encore reçu les données relatives à l’exécution du budget de l’État durant le premier semestre 2026, ni les hypothèses retenues pour préparer le projet de loi de finances pour 2027.

Le président de la commission, Maher Kettari, a rappelé que la mission de contrôle du Parlement nécessite la mise à disposition des documents et données budgétaires dans les délais prévus par la législation. Il a notamment évoqué l’article 40 de la loi organique du budget, qui prévoit la présentation au Parlement des hypothèses et grandes orientations du budget de l’État avant la fin du mois de juillet.

Selon la commission, ce retard ne permet pas d’avoir une vision suffisamment précise de l’exécution budgétaire et des perspectives des finances publiques. Il complique également la comparaison entre les prévisions initiales et les réalisations effectives en matière de recettes, de dépenses et de crédits.

Lire aussi : Finances publiques : Les députés réclament des comptes avant le budget 2027

Les députés ont par ailleurs discuté du sort des projets de loi portant règlement du budget de l’État pour les années 2022 et 2023. Leur examen est notamment lié à une problématique concernant l’absence de recours au système de comptabilité en partie double, que la commission considère comme devant être clarifiée au regard des dispositions de la loi organique du budget.

La Commission des finances s’est également penchée sur l’évolution des prix du pétrole et ses conséquences potentielles sur les hypothèses retenues lors de l’élaboration du budget de l’État.

Vers une éventuelle loi de finances rectificative ?

Une hausse durable des cours pourrait modifier certaines prévisions budgétaires et avoir des répercussions sur les ressources de l’État, les dépenses et les équilibres généraux des finances publiques. La commission souhaite ainsi examiner, en fonction de l’évolution des indicateurs économiques et financiers, la possibilité de préparer une loi de finances rectificative.

Les députés ont également appelé le gouvernement à mieux maîtriser et rationaliser les dépenses publiques, tout en évitant une augmentation de la pression fiscale pesant sur les personnes physiques et morales, afin de préserver leur capacité de consommation et d’investissement.

La préparation du projet de loi de finances 2027 devra, selon la commission, s’appuyer sur des hypothèses réalistes et actualisées, fondées sur les dernières données économiques disponibles. Les députés ont également insisté sur la nécessité d’anticiper la préparation du projet et de renforcer la coordination entre les différentes propositions afin d’assurer leur cohérence et leur faisabilité.

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Tunisie-Chine : Pékin annonce de nouvelles avancées dans plusieurs secteurs

23. September 2026 um 07:09

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis l’établissement d’une partenariat stratégique entre les deux pays en 2024. Santé, infrastructures, investissements industriels et échanges commerciaux figurent parmi les principaux axes de cette coopération, selon l’ambassadeur de Chine à Tunis, Wang Li.

Dans une déclaration à Mosaïque FM à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le diplomate a indiqué que la coopération bilatérale avait enregistré plusieurs avancées au cours de la période récente, avec l’objectif de porter les relations entre Tunis et Pékin à un niveau supérieur.

Un centre anticancer à Gabès et une possible extension à Sfax

Dans le secteur de la santé, la Chine a accordé une subvention destinée à la réalisation du Centre de traitement des cancers de Gabès. Les travaux de ce projet ont officiellement démarré en août dernier.

L’ambassadeur chinois a également fait état de discussions autour d’une éventuelle coopération dans le projet d’extension du Centre hospitalo-universitaire de Sfax. Cette coopération s’inscrit dans la volonté des deux pays de renforcer leurs échanges dans le domaine de la santé.

Sur le plan des infrastructures sportives, le projet de reconstruction du stade olympique d’El Menzah avance également, selon Wang Li. Des entreprises chinoises ont participé à l’appel d’offres et les résultats devraient être annoncés prochainement.

Lire aussi : Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

La coopération économique se traduit également par l’arrivée de nouvelles entreprises chinoises en Tunisie. L’ambassadeur a indiqué que plusieurs sociétés chinoises se sont implantées dans le pays au cours de l’année 2026.

Certaines ont déjà commencé la construction de leurs unités industrielles, notamment dans le secteur des composants automobiles et celui des câbles. Ces implantations devraient contribuer à renforcer la présence industrielle chinoise en Tunisie et à développer les échanges dans les chaînes de production liées à l’industrie automobile.

De nouvelles entreprises chinoises dans l’industrie tunisienne

Sur le volet commercial, Pékin et Tunis travaillent par ailleurs à identifier les moyens de tirer profit de la politique chinoise annoncée en faveur de l’application de droits de douane nuls sur les produits importés des pays africains.

Le marché chinois affiche également une demande croissante pour certains produits tunisiens. Selon Wang Li, les exportations tunisiennes d’huile d’olive vers la Chine ont enregistré une hausse notable durant les premiers mois de l’année. Plusieurs entreprises tunisiennes ont par ailleurs rejoint la liste des sociétés autorisées à exporter vers le marché chinois après avoir achevé les procédures d’enregistrement requises.

Pour l’ambassadeur chinois, ces évolutions illustrent le potentiel de développement de la coopération entre les deux pays. Pékin entend poursuivre le renforcement des relations avec Tunis sur la base du respect mutuel, de la coopération et des intérêts communs.

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Grève maintenue : Des ruptures d’essence signalées dans plusieurs stations du Grand Tunis

23. September 2026 um 07:03

La grève des transporteurs de carburant est maintenue ce mercredi 23 septembre 2026, avec des premières conséquences visibles dès les premières heures de la matinée. Plusieurs stations-service du Grand Tunis sont déjà confrontées à une rupture de stock, notamment en essence.

Plusieurs stations déjà à sec

Dans plusieurs zones du Grand Tunis, les automobilistes constatent ce matin l’absence de carburant dans certaines stations-service. Le manque concerne notamment l’essence, alors que les stations encore approvisionnées connaissent une pression accrue de la demande.

La situation reste toutefois différente d’une station à l’autre. Certaines stations indiquent disposer encore de stocks, tandis que d’autres annoncent attendre un nouvel approvisionnement dans les prochaines heures.

Des perturbations attendues dans les prochaines heures

La poursuite de la grève fait craindre une aggravation des perturbations au cours de la journée. Si les opérations de ravitaillement ne reprennent pas rapidement, davantage de stations pourraient être confrontées à des ruptures de stock.

Certaines stations contactées assurent néanmoins qu’un approvisionnement est prévu dans les prochaines heures. L’évolution de la situation dépendra notamment de la disponibilité des camions-citernes et de la reprise du transport des produits pétroliers.

Lire aussi : Transport des carburants : La grève des 23 et 24 septembre toujours maintenue

Les automobilistes notamment du Grand Tunis sont ainsi appelés à prévoir d’éventuelles difficultés d’approvisionnement et des temps d’attente plus importants dans les stations-service, alors que le mouvement de grève se poursuit.

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Nouvelle condamnation contre Nesrine Ben Ali et Sakher Materi

22. September 2026 um 13:49

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mardi 22 septembre 2026, Nesrine Ben Ali, fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, et son ancien époux Sakher Materi à six ans de prison avec exécution immédiate.

Selon les informations rapportées par Mosaique FM, le jugement a été rendu par contumace. L’affaire porte sur des faits qualifiés de corruption financière, de préjudice causé à l’administration et d’utilisation irrégulière de fonds publics. Un expert-comptable poursuivi dans le même dossier a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison.

Plusieurs condamnations dans les dossiers liés à l’ancien régime

Cette nouvelle condamnation intervient alors que le dossier judiciaire de Nesrine Ben Ali et Sakher El Materi connaît plusieurs développements depuis plusieurs années. En février 2026, la chambre criminelle spécialisée avait examiné le dossier relatif à des soupçons de corruption financière et de détournement de fonds publics avant de reporter l’affaire au 30 mars, dans l’attente de l’issue d’un recours concernant une décision de la chambre d’accusation.

Lire aussi : Tunisie : Nouvelles condamnations pour Leila Trabelsi et Sakhr El Materi

Les deux condamnés font déjà l’objet d’autres décisions judiciaires dans des affaires liées à la période de l’ancien régime. En février 2025, la même chambre spécialisée avait notamment condamné par contumace Nesrine Ben Ali, Sakher El Materi et Leïla Trabelsi à six ans de prison avec exécution immédiate dans une affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à une commande publique.

Une amende de plus de quatre milliards de dinars

Sakher Materi avait également été condamné dans une autre affaire à dix ans de prison avec exécution immédiate, assortis d’une amende de plus de quatre milliards de dinars, dans un dossier présenté comme portant sur le détournement de fonds publics.

Ces procédures s’inscrivent dans le vaste contentieux judiciaire ouvert après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, visant notamment des membres de son entourage familial et économique. Les décisions rendues dans ces différents dossiers concernent toutefois des faits et des procédures distincts, qui doivent être distingués les uns des autres.

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Université Tunis El Manar : Une unité pilote dédiée aux alternatives biologiques aux antibiotiques

22. September 2026 um 10:39

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche et le développement d’alternatives naturelles aux antibiotiques. La première unité pilote destinée à produire ces solutions biologiques a été inaugurée à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, avec une capacité de production de 150 litres.

Le doyen de l’Université de Tunis El Manar, Moez Chafra, a annoncé cette avancée mardi 22 septembre 2026, sur la Radio nationale. Il a expliqué que la mise en place de cette unité vise à franchir une nouvelle étape, en passant des résultats obtenus dans les laboratoires à une phase de développement expérimental permettant d’envisager une valorisation industrielle.

Le projet cible le secteur avicole

Le projet cible en particulier le secteur avicole, dans lequel l’objectif est de réduire l’utilisation des antibiotiques et de leur substituer des produits d’origine biologique. Cette démarche s’inscrit dans le contexte des préoccupations croissantes liées à l’usage des antibiotiques et au développement de résistances qui peuvent affecter la santé animale, humaine et environnementale.

Pour tester ces alternatives dans des conditions réelles, l’équipe universitaire a collaboré avec une entreprise privée spécialisée dans l’élevage de volailles. Des expérimentations ont ainsi été menées directement dans le secteur avicole. Selon Moez Chafra, les produits développés ont démontré leur efficacité et leur efficience au cours de ces essais, conduisant l’entreprise partenaire à commencer à les utiliser en remplacement des antibiotiques.

Lire aussi : Tunisie : Mise en garde contre la surconsommation d’antibiotiques

Au-delà de cette première application, l’unité de 150 litres doit servir de plateforme pour poursuivre les travaux de recherche et accompagner le passage vers des applications industrielles. Elle pourrait notamment permettre de développer de nouveaux projets nationaux et internationaux consacrés aux bioprocédés et aux substances biologiquement actives.

Entre recherche académique et besoins des secteurs productifs

Pour l’Université de Tunis El Manar, cette infrastructure constitue ainsi un outil de rapprochement entre la recherche académique et les besoins des secteurs productifs. Elle ouvre également la voie à de nouvelles collaborations avec les entreprises et les partenaires scientifiques autour de solutions biologiques destinées notamment à répondre aux enjeux de santé animale et à la résistance aux antibiotiques.

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