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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

08. Juni 2026 um 16:11

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat

05. Juni 2026 um 19:39
Artiste franco-marocaine reconnue sur la scène internationale, Sara Ouhaddou développe une œuvre singulière nourrie par les savoir-faire artisanaux du Maroc et les questions d’identité. À travers un alphabet qu’elle a inventé et un travail étroit avec des artisans, elle réinterprète…

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Tanit, la divinité phénicienne continue de résonner en Tunisie

31. Mai 2026 um 11:58

Le Tanit est un symbole qui traverse l’histoire tunisienne depuis plus longtemps que de nombreuses dynasties, plus longtemps que de nombreuses conquêtes, plus longtemps que Carthage elle-même Il a survécu dans les mémoires après la destruction de la cité antique par les troupes romaines en 146 av. J.-C.

Paolo Paluzzi

Il s’agit d’un triangle surmonté d’une ligne et d’un disque, parfois accompagné d’un croissant de lune, d’une main levée ou de symboles astraux.

Pour les archéologues, c’est le «signe de Tanit». Dans la Tunisie contemporaine, il est une présence discrète mais tenace : sur les stèles des musées, dans les boutiques d’artisanat, sur les pendentifs en argent, dans les réinterprétations graphiques qui transforment l’ancienne divinité punique en un emblème culturel et identitaire.

Tanit était la grande déesse de Carthage, au cœur d’une religion qui mêlait héritage phénicien, racines nord-africaines et imagerie méditerranéenne. Son nom est associé à Baal Hammon, divinité masculine du panthéon punique, avec lequel elle formait le couple sacré le plus important de la cité. Des ex-voto découverts à Carthage et sur d’autres sites puniques la désignent comme «Dame Tanit», une formule qui suggère son rang, son prestige et son rôle protecteur.

Figure énigmatique de la Méditerranée antique

Déesse mère, divinité de la fertilité, figure céleste et peut-être lunaire, Tanit incarnait diverses fonctions : protéger la cité, assurer la fertilité et veiller sur le passage de la vie et de la mort. C’est précisément cette pluralité qui fait d’elle l’une des figures les plus énigmatiques de la Méditerranée antique.

Contrairement aux divinités grecques et romaines, dont les récits ont été contés par les poètes, les historiens et les mythographes, Tanit n’a pas laissé un corpus narratif aussi riche. Nous la connaissons principalement à travers des inscriptions, des stèles, des objets votifs, des monnaies et des artefacts disséminés en Tunisie, en Algérie, en Sardaigne, en Sicile, à Ibiza et dans les principaux musées européens. Son image n’est pas un simple visage, mais un système de symboles : le triangle, la ligne horizontale, le disque, le croissant de lune, les bras stylisés. Un langage simple, presque abstrait, qui a favorisé sa pérennité visuelle.

Sur le site archéologique de Carthage, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le nom de Tanit réapparaît, notamment dans le contexte du Tophet, un espace sacré et funéraire situé dans le quartier de Salammbô, près des anciens ports puniques. Des urnes, des cippes et des stèles dédiées à Tanit et à Baal Hammon y ont été découverts. C’est l’un des sites les plus controversés de l’archéologie méditerranéenne. Certains chercheurs pensent que le Tophet est lié à des pratiques de sacrifices d’enfants, également mentionnées dans des sources gréco-romaines hostiles à Carthage. D’autres estiment que les urnes contenaient principalement les restes d’enfants morts avant ou peu après leur naissance, déposés dans un espace séparé pour des raisons religieuses et rituelles.

La prudence reste de mise : le sujet est lourd de conséquences historiques, morales et propagandistes, et les sources antiques ont souvent été écrites par des ennemis de la cité punique.

Une divinité à la fois urbaine et cosmique

Ces questions mises à part, le Tophet témoigne de l’importance de Tanit dans la vie religieuse carthaginoise. Elle n’était pas une figure marginale, mais une divinité publique et familière, à la fois urbaine et cosmique, associée à la protection de la communauté et à l’espoir de sa pérennité. Sa présence sur les stèles votives témoigne d’une relation directe entre les fidèles et la déesse : offrandes, prières, demandes de faveurs, remerciements.

Dans cette perspective, Tanit appartenait non seulement aux temples, mais aussi à la vie quotidienne d’une cité marchande ouverte sur la mer, carrefour de langues, de biens, de croyances et de pouvoirs.

La chute de Carthage n’’a pas complètement effacé ce monde symbolique. Rome a anéanti le pouvoir politique carthaginois, puis a reconstruit la ville en tant que colonie et centre romain de l’Afrique proconsulaire, mais des formes de religiosité punique ont continué à se sédimenter, à se transformer et à se fondre avec d’autres cultes.

En Afrique du Nord, de nombreuses pratiques anciennes n’ont pas disparu brutalement : elles ont changé de nom, de contexte et de justification. La tradition tunisienne, par exemple, transmet «Omek Tangou» ou «Omek Tannou», invoquée dans certains rituels ruraux pour demander la pluie. Le lien direct avec Tanit doit être considéré avec prudence, mais la similitude du nom et la fonction maternelle et propitiatoire montrent comment la mémoire populaire peut préserver et réinterpréter des traces très anciennes.

Une féminité enracinée dans l’identité tunisienne

C’est ici que Tanit devient une figure du récit méditerranéen, et non un simple thème archéologique.Sa figure unit Carthage et la Tunisie moderne, le sacré et l’artisanat, le musée et la médina, la recherche scientifique et le folklore. Son symbole, aujourd’hui souvent réinterprété comme une incarnation de la protection, de la féminité, de l’enracinement et de l’identité tunisienne, a perdu sa signification cultuelle originelle, mais non sa force évocatrice.

Dans une région où les civilisations se sont entremêlées sans jamais s’effacer complètement, Tanit nous rappelle que la mémoire se transmet non seulement par les textes, mais aussi par les formes, les gestes, les amulettes, les noms et les images.

La déesse de Carthage survit car elle n’a pas été emprisonnée par les ruines. Elle a évolué, passant de la pierre votive au bijou, de l’inscription punique au design contemporain, du sanctuaire au récit touristique et culturel. Au fil de ce parcours, elle a cessé d’être un objet de vénération pour devenir un symbole de continuité.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

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Foire internationale de Sfax | Place de choix pour l’artisanat  

28. Mai 2026 um 12:01

Le Palais des Expositions de Sfax se prépare à accueillir la 60e édition de la Foire internationale de Sfax, du 9 au 23 juin 2026, sous le thème, pour le moins curieux, de «l’Émerveillement».

Selon Issam Ben Abdallah, directeur commercial et responsable des relations extérieures de l’Association des foires et conférences internationales de Sfax, le comité d’organisation s’emploie à créer une esthétique unique, notamment en embellissant les espaces extérieurs et en proposant un nouveau concept d’exposition dans le but d’enrichir l’expérience des visiteurs et des exposants. Espérons que ces derniers seront agréablement surpris, voire «émerveillés», comme promis par les organisateurs !   

M. Ben Abdallah explique qu’en coordination avec les délégations régionales de l’artisanat, des espaces dédiés ont été prévus pour les artisans spécialisés des différents gouvernorats, a expliqué M. Ben Abdallah, ajoutant que la foire s’attend également à une forte participation des principales entreprises tunisiennes de céramique, et prévoit un pavillon entièrement consacré à la poterie.

Outre son aspect commercial, l’exposition accorde un grand intérêt pour le divertissement, en consacrant plus de 4 000 mètres carrés d’espace extérieur à la création d’un parcours de jeux complet destiné à tous les groupes d’âge, des enfants et des jeunes aux personnes âgées, faisant de l’exposition une destination familiale de premier plan, a encore indiqué le directeur commercial de la Foire international de Sfax dans une déclaration faite à Diwan FM.

I. B.

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