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Climat : Le renforcement d’El Niño inquiète, la Tunisie concernée

09. August 2026 um 10:41

Le phénomène El Niño devrait rapidement se renforcer au cours des prochains mois et atteindre un niveau potentiellement fort, selon les dernières prévisions de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Un phénomène climatique mondial qui pourrait accentuer les températures élevées et modifier les régimes de précipitations dans plusieurs régions du monde, mais dont les effets sur la Tunisie doivent être interprétés avec prudence.

Dans son dernier bulletin climatique publié le 3 juillet 2026, l’OMM prévoit une évolution rapide vers un épisode de fort El Niño durant la période juillet-septembre. Les modèles utilisés par les principaux centres météorologiques mondiaux tablent sur une anomalie moyenne d’environ 2 °C de la température de surface de la mer dans les principales zones de référence du Pacifique tropical. La tendance devrait rester orientée à la hausse durant l’automne dans l’hémisphère Nord.

L’OMM souligne surtout une conséquence à l’échelle mondiale : une probabilité accrue de températures supérieures aux normales. Pour juillet-septembre, les modèles prévoient ainsi une forte probabilité de températures au-dessus des moyennes sur une grande partie des terres émergées, notamment en Afrique du Nord. La Tunisie se trouve donc bien dans une région susceptible de connaître un contexte thermique plus chaud que la normale.

La Tunisie est-elle directement menacée ?

La réponse est plus nuancée concernant les pluies. El Niño agit à travers des téléconnexions atmosphériques : une anomalie de température dans le Pacifique peut modifier la circulation atmosphérique à plusieurs milliers de kilomètres. Mais son influence n’est pas identique dans toutes les régions et varie notamment selon la saison.

Pour la Méditerranée et l’Afrique du Nord, les travaux scientifiques montrent justement que la relation entre El Niño et les précipitations est complexe. En Tunisie, la variabilité des pluies dépend notamment de la circulation atmosphérique méditerranéenne, de l’oscillation méditerranéenne et de l’oscillation nord-atlantique. Une étude récente consacrée à l’Afrique du Nord estime que l’oscillation méditerranéenne peut expliquer jusqu’à 39 % de la variabilité interannuelle des précipitations dans la région, notamment en Tunisie.

Autrement dit, El Niño ne permet pas, à lui seul, de prédire une saison sèche ou une saison particulièrement pluvieuse en Tunisie.

Les dernières projections de l’OMM montrent toutefois un signal intéressant pour l’Europe : une probabilité accrue de précipitations supérieures aux normales dans le sud du continent durant juillet-septembre, mais avec un niveau de confiance faible à modéré. La Tunisie, située au sud de la Méditerranée, ne peut donc pas être automatiquement assimilée à ce signal européen.

Un risque surtout lié à la chaleur

Pour la Tunisie, le signal le plus clair à ce stade concerne donc les températures. Le renforcement d’El Niño intervient dans un contexte de réchauffement climatique déjà marqué. L’OMM rappelle que le phénomène peut ajouter temporairement de la chaleur au système climatique mondial, amplifiant certains épisodes extrêmes. L’organisation recommande ainsi aux secteurs sensibles au climat — notamment l’agriculture, l’eau, l’énergie et la santé — de renforcer leur préparation et leurs systèmes d’alerte précoce.

Lire aussi : Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud

Cette situation est particulièrement importante pour la Tunisie, où les ressources en eau et l’agriculture sont déjà fortement exposées à la variabilité climatique.

Pourquoi les prochains mois seront décisifs

El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer son intensification et surtout pour mieux identifier ses conséquences régionales.

En juin, l’OMM estimait déjà à 80 % la probabilité de voir El Niño se développer entre juin et août 2026, avec des probabilités proches de 90 % pour la poursuite du phénomène durant les mois suivants. Les modèles envisageaient alors un épisode au moins modéré, avec la possibilité qu’il devienne fort.

Les prévisions de juillet ont confirmé cette tendance, avec un scénario de développement rapide vers un El Niño fort et une moyenne saisonnière proche de 2 °C dans la zone Niño 3.4 pour juillet-septembre.

Pour la Tunisie, il serait donc prématuré de parler d’une « sécheresse El Niño » ou, à l’inverse, d’annoncer des pluies exceptionnelles. Le signal le plus solide actuellement est celui d’un risque de températures supérieures aux normales, tandis que l’évolution des précipitations devra être suivie à l’échelle méditerranéenne et nationale au fil des prochains bulletins.

El Niño constitue ainsi un facteur supplémentaire à surveiller, mais il ne doit pas être considéré comme l’unique explication des conditions météorologiques que connaîtra la Tunisie durant l’été et l’automne 2026.

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El Niño : la Méditerranée face à un risque accru d’extrêmes

09. August 2026 um 09:41

L’épisode El Niño en cours dans le Pacifique tropical devrait continuer à se renforcer au cours des prochains mois, augmentant le risque de vagues de chaleur, de sécheresses et de fortes précipitations dans plusieurs régions du monde, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dans son dernier bulletin climatique publié en juillet, l’OMM prévoit une évolution rapide vers un épisode El Niño de forte intensité durant la période juillet-septembre 2026. Les modèles de prévision utilisés par les principaux centres météorologiques mondiaux convergent vers un réchauffement marqué des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental.

Selon les projections, l’anomalie moyenne de température de surface de la mer pourrait atteindre environ 2 °C durant la période juillet-septembre dans les principales zones de surveillance, tandis que la trajectoire du phénomène reste orientée à la hausse au cours de l’automne dans l’hémisphère Nord.

 

El Niño peut modifier les régimes de précipitations et de températures à l’échelle mondiale et favoriser certains phénomènes météorologiques extrêmes.

 

El Niño, phénomène climatique naturel qui se traduit par un réchauffement anormal de la surface de l’océan Pacifique central et oriental, constitue l’un des principaux facteurs de variation du climat d’une année à l’autre. Il peut modifier les régimes de précipitations et de températures à l’échelle mondiale et favoriser certains phénomènes météorologiques extrêmes.

L’OMM souligne toutefois que ses conséquences varient fortement selon les régions. L’intensité et la durée de l’épisode, la période de son développement ainsi que son interaction avec d’autres phénomènes climatiques déterminent en grande partie ses effets locaux. Elle prévoit des températures supérieures aux normales dans une grande partie du globe et souligne le risque accru d’événements extrêmes. Pour les secteurs particulièrement sensibles au climat, comme l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie et la santé, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de préparation et d’alerte précoce.

 

Pour les secteurs particulièrement sensibles au climat, comme l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie et la santé, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de préparation et d’alerte précoce.

 

Elle avait déjà estimé en juin dernier à 80% la probabilité d’un épisode El Niño entre juin et août 2026. Pour les périodes suivantes, notamment juillet-septembre, août-octobre et septembre-novembre, les probabilités se situaient autour de 90% ou davantage. La plupart des modèles anticipaient alors un épisode au moins modéré, avec la possibilité d’une intensité forte.

El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février. L’OMM estime donc que les prochains mois seront déterminants pour suivre son évolution et préciser ses conséquences régionales.

Toutefois, selon les climatologues, la chaleur de cet été dans plusieurs régions du monde est due à l’activité humaine, pas à El Niño. Les scientifiques alertent depuis des années sur les conséquences de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, qui se sont traduits par les incendies, la chaleur et les phénomènes extrêmes qui ont marqué l’été 2026.

Face à cette évolution, l’organisme onusien appelle les gouvernements, les organismes humanitaires et les secteurs vulnérables à utiliser les prévisions saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin de réduire les conséquences potentielles sur les populations et les économies

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Indonésie : un plan de soutien économique face à la menace d’El Niño

06. August 2026 um 15:41

L’Indonésie prépare une nouvelle série de mesures de soutien économique. Et ce, afin de limiter l’impact potentiel d’un épisode marqué d’El Niño. Lequel est susceptible de provoquer des perturbations climatiques, notamment une baisse des précipitations et des tensions sur la production agricole.

Le gouvernement de l’Indonésie annonce qu’il prévoit de renforcer ses dispositifs de réponse dans plusieurs secteurs prioritaires. Il cite entre autres la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles, l’agriculture et la protection des populations vulnérables. Les autorités indonésiennes craignent en effet qu’une sécheresse prolongée n’affecte les récoltes, notamment le riz et l’huile de palme, deux secteurs essentiels pour l’économie du pays.

Cette initiative intervient alors que Jakarta cherche également à soutenir la croissance dans un contexte économique mondial incertain. Car, la croissance indonésienne a montré des signes de ralentissement au deuxième trimestre 2026. Même si elle est restée supérieure aux prévisions des analystes.

Les autorités redoutent surtout les effets indirects d’El Niño sur l’inflation, à travers une éventuelle hausse des prix alimentaires et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement. Les précédents épisodes climatiques ont montré que la sécheresse pouvait peser fortement sur les récoltes et contraindre les gouvernements à intervenir pour stabiliser les marchés.

Avec ce programme de soutien, Jakarta veut éviter qu’un choc climatique ne se transforme en crise économique et sociale. Tout en renforçant la résilience du pays face à des phénomènes météorologiques de plus en plus fréquents et intenses.

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El Niño revient ? L’ONU débloque déjà jusqu’à 100 millions de dollars…

17. Juli 2026 um 09:18

L’Organisation des Nations unies passe à l’action avant même que les premiers dégâts ne se produisent. Face au retour annoncé du phénomène climatique El Niño, l’ONU est prête à mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars via son Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour financer des mesures préventives dans les pays les plus exposés. Cette décision marque un changement de stratégie: investir avant les catastrophes plutôt que financer uniquement les secours d’urgence après leur survenue.

Selon Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, plus de 20 millions de dollars ont déjà été décaissés dans six pays afin de soutenir des actions anticipatives. L’objectif est de protéger les populations avant que les sécheresses, les inondations ou les vagues de chaleur ne détruisent les récoltes, les infrastructures et les moyens de subsistance.

Les prévisions des agences onusiennes indiquent qu’El Niño devrait provoquer des épisodes de chaleur extrême, des sécheresses mais aussi des pluies diluviennes selon les régions. L’Amérique latine, l’Afrique orientale et australe, l’Asie et le Pacifique figurent parmi les zones les plus exposées. L’ONU estime que cet épisode pourrait être plus sévère que celui de 2023-2024, alors que de nombreux pays restent fragilisés par des conflits, des déplacements de population et une crise persistante du financement humanitaire.

Le Comité international de secours (IRC) alerte notamment sur la Corne de l’Afrique. En Somalie, où près de 4,8 millions de personnes dépendent déjà de l’aide humanitaire, les modèles climatiques annoncent jusqu’à 60% de probabilité de précipitations supérieures à la normale dans certaines régions. L’organisation rappelle que les inondations provoquées par El Niño en 2023 avaient détruit près de 13 000 tonnes de cultures, et estime qu’un nouvel épisode pourrait avoir des conséquences encore plus lourdes sur des communautés déjà affaiblies.

Le Kenya se prépare également à un risque élevé d’inondations et de glissements de terrain, tandis que l’Ouganda redoute une augmentation des déplacements de population et des maladies liées aux crues. En Asie, le Pakistan pourrait subir davantage de sécheresse et de fortes chaleurs, alors que le Bangladesh et l’Afghanistan restent exposés aux inondations.

Les financements anticipatifs pourront notamment soutenir: les systèmes d’alerte précoce; les transferts monétaires aux ménages vulnérables; l’accès à l’eau potable; la protection du bétail; les actions visant à préserver les récoltes.

Pour l’ONU, cette approche est à la fois plus efficace et moins coûteuse que les interventions déployées une fois les dégâts déjà constatés. «Nous avons besoin de financements précoces et flexibles», a insisté Tom Fletcher, appelant les bailleurs à investir davantage dans l’anticipation.

 

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