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BCT : fin du crédit fonds de roulement, quelles parades pour les commerçants ?

30. März 2026 um 15:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a récemment interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de régulations renforcées. Et ce, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle limite ainsi une fonction traditionnelle des banques : le financement du commerce par le crédit.

Walid Belhaj Amor, expert en développement économique, évoque via sa page officielle les derniers développements liés à cette décision de la BCT. « Cette décision soulève des interrogations sur les impacts potentiels, dans un contexte où les conséquences de la guerre ne sont pas publiquement débattues avec les acteurs économiques » affirme-t-il.

Parmi les effets attendus, on note :

  • Une précarisation accrue des petites structures.
  • Le renforcement des acteurs les plus solides.
  • La réduction de la concurrence.
  • Et le risque d’essor de la rente et de la contrebande.

En interdisant le crédit pour le fonds de roulement, cette mesure, estime Walid Belhaj Amor, pourrait ériger une barrière à l’entrée dans l’activité commerciale. Ce dont l’économie tunisienne ne semble pas avoir besoin actuellement.

Avant d’ajouter : « Du point de vue du ministère des Finances, elle pourrait entraîner une baisse des importations, donc de la consommation – principal moteur de la croissance actuelle –, et une réduction des recettes fiscales issues des droits de consommation et de la TVA. »

Cependant, des contournements possibles ont été identifiés, comme le crédit personnel. Un commerçant en bonne santé financière auprès de sa banque pourrait donc contracter un crédit personnel pour alimenter le compte courant de sa société et obtenir une autorisation d’importation.

Et de fournirt un autre exemple. A savoir celui des sociétés d’import-export. Dans ce cas, le commerçant pourrait externaliser l’opération auprès de telles sociétés.

Ainsi, « cette mesure, adoptée sans concertation apparente, pourrait produire des résultats incertains. Elle intervient alors que le pays fait face à une hausse des prix du pétrole et du fret, avec des marges de manœuvre budgétaires et sociales limitées. En l’absence de stratégie claire, la résilience reste la principale réponse. Ces dynamiques pourraient générer des coûts, entraînant de l’inflation, une hausse des taux d’intérêt, et donc un surcoût global », conclut-il.

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Crédit bancaire : les PME toujours sous pression

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:18

Les Petites et moyennes entreprises (PME) font face à des contraintes de crédit totales et partielles légèrement plus élevées que les grandes entreprises en matière de contraintes de crédit, révèle, jeudi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dans son rapport national sur l’Entreprise en Tunisie 2025 (première édition).

S’appuyant sur des enquêtes menées en 2024 par la Banque mondiale, l’Institut indique que près de 9,85 % des PME déclarent faire face à des contraintes de crédit totales, contre 8,7 % pour les grandes entreprises.

S’agissant de l’accès aux prêts bancaires, une proportion plus élevée de grandes entreprises dispose d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit (47,4 %), contre 43,75 % pour les PME. Ces dernières bénéficient toutefois de délais de réponse plus courts, avec une décision de prêt obtenue en moyenne en 5,45 jours, contre 11,4 jours pour les grandes entreprises. Le taux de rejet des demandes de prêt demeure similaire pour les deux catégories, avoisinant 38 %.

Concernant le financement des investissements, une part comparable de PME (46,45 %) et de grandes entreprises (45,6 %) recourt aux banques. Néanmoins, les PME dépendent davantage de leurs financements internes pour soutenir leurs investissements.

Pour le financement du fonds de roulement, le recours aux banques est quasiment identique entre les deux groupes (14,6 % pour les PME et 14,3 % pour les grandes entreprises).

Toutefois, les PME financent une part plus importante de leur fonds de roulement par des crédits bancaires (48,15 %), contre 40,2 % pour les grandes entreprises.

Il ressort de ces données que, si les grandes entreprises bénéficient d’un accès légèrement supérieur aux prêts bancaires, les PME obtiennent des réponses plus rapides et s’appuient davantage sur le financement bancaire pour leur fonds de roulement, traduisant des stratégies de financement distinctes selon la taille des entreprises.

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