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La Tunisie, pays du «million» de médecins !

21. Februar 2026 um 09:56

Le taux de réussite des filles dans la promotion 2026 de la Faculté de médecine de Sfax a atteint 75 %. Une belle image que l’avocat partage et commenté, non sans quelque fierté, dans son post Facebook que nous traduisons ici de l’arabe.

Sami Jallouli *

Cette photo montre les femmes diplômées de la Faculté de médecine de Sfax, où les femmes représentaient environ 75 % de la promotion 2026…

Cette image reflète une réalité tangible dans les universités tunisiennes et dans le secteur de la santé en général. La domination des femmes dans les facultés de médecine de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’années d’excellence scolaire exceptionnelle…

Au niveau local, comme on le sait, les études dans les facultés de médecine en Tunisie durent de 7 à 11 ans, voire plus, ce qui exige une patience et une persévérance sans pareilles. La médecin tunisienne a fait preuve d’une grande capacité à persévérer et à s’accrocher dans cette voie difficile, car elle est le fruit d’une formation académique rigoureuse et d’une école de médecine prestigieuse… Comme on dit : «Qui dit médecine… dit d’abord Tunisie, puis vient, loin derrière, le reste ».

«Si nos médecins émigrés en Allemagne et en France sont particulièrement reconnus et obtiennent les meilleurs résultats aux examens de compétence, ceux qui ont choisi de rester en Tunisie ont fait de ce pays un pôle régional pour les traitements et le tourisme médical.

La Tunisie est en effet en tête du classement continental et rivalise avec les pays développés dans des spécialités pointues telles que la chirurgie cardiaque et vasculaire, le traitement de l’infertilité, la dentisterie, la chirurgie et l’orthopédie, la chirurgie esthétique, les maladies digestives et l’ophtalmologie, sans oublier son leadership dans les centres de traitement de la toxicomanie…

Pourquoi la Tunisie d’abord, puis les autres ?

Il ne s’agit pas de chauvinisme tunisien, mais d’un fait historique. En 1936, la Tunisie a offert à l’humanité la première femme médecin arabe et africaine, le Dr Tawhida Ben Cheikh. Elle est aujourd’hui le seul pays au monde à avoir honoré une femme médecin en apposant son portrait sur sa monnaie nationale…

Ce succès fait la fierté de la Tunisie et du système éducatif public. Il s’inscrit dans la continuité de l’héritage culturel de l’école de médecine de Kairouan, fondée par Ibn Omrane et Ibn Al-Jazar il y a plus de mille ans…

* Juriste, Genève.

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Synergies industrielles tuniso-italiennes à Monastir et Mahdia

14. Februar 2026 um 10:20

L’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, a conduit une mission à Monastir et Mahdia, organisée en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie italo-tunisienne (Ctici). Plus de 100 entreprises italiennes, employant environ 8 000 personnes dans divers secteurs, ont participé à cette mission. Ainsi que Mourad Fradi, président de la Ctici, Isabella Lucaferri, directrice de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS Tunis), et Bernard Prevete, directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA).

Latif Belhedi

L’ambassadeur Prunas a annoncé la mission sur ses réseaux sociaux, précisant qu’elle comprenait des visites auprès de nombreuses entreprises impliquées dans le partenariat économique italo-tunisien, la présentation de la dixième ligne de crédit de 55 millions d’euros du programme de coopération italienne destinée aux PME tunisiennes, ainsi qu’une visite du Centre de compétitivité Monastir-El Fejja.

«Plus de 100 entreprises italiennes, employant environ 8 000 personnes, sont implantées entre Monastir et Mahdia dans un large éventail de secteurs : de notre présence historique dans le textile à d’autres secteurs à forte valeur ajoutée», a souligné l’ambassadeur, concluant que «tous les acteurs du système italien en Tunisie travaillent à soutenir ce réseau entrepreneurial dynamique, expression de la confiance de l’Italie dans le potentiel de la Tunisie et dans la solidité de nos liens économiques».

Parmi les entreprises visitées, Sartex, qui, grâce à l’utilisation de technologies italiennes, a mis en place un système de purification et de réutilisation des eaux de lavage et de teinture, réduisant ainsi considérablement sa consommation d’eau.

Un exemple concret d’innovation et de coopération industrielle italienne à forte valeur ajoutée, au service de l’économie circulaire.

La réutilisation des eaux non conventionnelles est une priorité stratégique partagée par l’Italie et la Tunisie. Dans le secteur agricole, elle est au cœur du programme Tanit du plan Mattei pour lutter contre les effets du changement climatique et garantir la sécurité alimentaire.

Sartex.
MYC Beauty Innovation.

L’expérience de Sartex montre comment cette même priorité peut également trouver une application concrète dans les partenariats industriels italiens : institutions, coopération au développement et secteur manufacturier collaborent pour relever les grands défis environnementaux de notre époque.

Inaugurée le 28 janvier dernier au Centre de compétitivité Monastir-El Fejja, MYC Beauty Innovation Tunisia, une entreprise née de la collaboration italo-chinoise et qui place la Tunisie au cœur des intérêts économiques entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, confirmant son rôle stratégique dans les chaînes de valeur internationales.

Implantée sur 10 000 m², avec trois unités de production, MYC Beauty Innovation, qui ambitionne de créer 350 emplois d’ici 2026, est une entreprise phare dans le domaine de l’injection plastique pour les cosmétiques, où design, beauté et haute technologie se conjuguent pour offrir des produits innovants et respectueux de l’environnement.

Son inauguration s’était déroulée en présence de ses propriétaires, Andrea Perego et Wilson Chen, et du directeur général, Sami Ladjimi.

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Monastir | Les petites îles, «sentinelles» des changements globaux

11. Februar 2026 um 11:56

Une rencontre internationale sur la biodiversité et le suivi environnemental des micro-écosystèmes insulaires s’est déroulée du 4 au 10 février 2026, à Monastir, dans le cadre du projet Caipim, initiative visant à harmoniser les impacts des changements globaux sur les petites îles de la Méditerranée et de la Macaronésie (Açores, Canaries, Cap-Vert) et à renforcer les capacités des gestionnaires d’aires protégées.

Dans le cadre de cette conférence, organisée à l’hôtel Regency Monastir et dans des centres de formation environnementale locaux, une session technique sur les méthodologies de suivi terrestre et marin s’est tenue mardi 10 février. L’objectif est de produire des données comparables sur les pressions telles que les espèces invasives, les changements climatiques et la dégradation des habitats.

La conférence a rassemblé une cinquantaine de participants venus d’Algérie, d’Italie, de Tunisie, du Monténégro, de Grèce, du Maroc, du Cap-Vert, de France et des îles Baléares.

La coordination est confiée à l’Initiative Pim, une ONG internationale dont l’objectif est de préserver les îles méditerranéennes et macaronésiennes de moins de 1000 hectares, et au Conservatoire du littoral, avec le soutien logistique de l’association tunisienne Notre Grand Bleu et des partenariats techniques qui incluent UNEP/MAP RAC-SPA et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), ainsi qu’Aix-Marseille Université à travers l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale(Imbe).

Sur le plan financier et institutionnel, le projet bénéficie du soutien de nombreux acteurs européens et français. Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFE) finance une intervention pluriannuelle, avec un financement global et des bénéficiaires désignés pour l’Initiative PIM et le Conservatoire du littoral.

Le projet Caipim intervient sur un réseau de dix sites pilotes entre la Méditerranée et la Macaronésie. En Tunisie, le projet pilote se concentre sur l’archipel de La Galite et les îles Kuriat, zones clés pour comprendre l’évolution des habitats fragiles et l’impact des pressions environnementales sur les zones peu influencées. Concernant La Galite, des documents techniques régionaux soulignent la valeur de la zone pour les espèces rares et endémiques ainsi que pour la faune marine, dans un contexte où les menaces incluent les espèces invasives et la pression sur les ressources.

L’atelier de Monastir s’inscrit dans un programme de coopération méditerranéenne visant à articuler science et gestion opérationnelle, grâce à des protocoles partagés et à des formations de terrain, afin de rendre les données comparables entre les différents territoires insulaires.

À terme, l’objectif affiché est de transformer ces données en outils concrets pour orienter les priorités de protection et les interventions de conservation, notamment pour des sites tunisiens comme les îles Kuriat et La Galite.

I. B.

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GTS programme un vol d’hiver Varsovie-Monastir

A compter du 25 décembre 2025, un nouveau vol hivernal sera programmé par GTS au départ de l’aéroport de Varsovie vers Monastir. Explications

Global Travel Services Poland (GTS), consolidateur charter d’origine tunisienne implanté en Pologne, joue la carte de l’hiver. A compter du 25 décembre 2025, il programme un vol hebdomadaire Varsovie-Monastir opéré tous les jeudis par la compagnie Nouvelair.

« C’est une première depuis le Covid », indique Fourat Haddad, patron du voyagiste, qui explique : « Après le Covid, les vols sur le continent (hors Djerba ndlr) opéraient uniquement en été jusqu’à octobre ». Le responsable souligne qu’il s’agit également « d’un défi commun avec la compagnie aérienne pour maintenir les opérations en hiver et donner une possibilité aux concitoyens tunisiens mais aussi aux partenaires tour-opérateurs de programmer le continent avec un vol direct sur Monastir ».

Cette consolidation devrait par conséquent encore soutenir les bonnes réalisations du marché polonais sur la Tunisie qui a enregistré sur les 10 premiers mois de l’année un total de 318.000 touristes.

Ce vol constitue également une nouvelle opportunité pour les T.O des pays voisins mais également pour la communauté tunisienne résidente dans la région.

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À Monastir–El Fejja, la transition du textile tunisien vers l’industrie 4.0

21. November 2025 um 15:49

La ministre de l’Industrie, Fatma Thabet Chiboub, a présidé à Tunis la cérémonie marquant le 19ᵉ anniversaire du pôle Monastir–El Fejja en présence de représentants européens et d’acteurs du secteur. L’événement a permis de rappeler le rôle désormais structurant de ce cluster, qui réunit 56 entreprises, près de 11 000 emplois et un ensemble d’infrastructures techniques dédiées à l’industrie textile.

Un pôle qui dépasse la simple vocation industrielle

Au fil des années, Monastir–El Fejja a étendu ses missions. Le site ne se limite plus à accueillir des unités de production : il abrite des laboratoires d’essais, un centre de ressources technologiques, une plateforme d’innovation et des services d’accompagnement destinés aux industriels. Ces outils soutiennent 203 entreprises ayant acquis des lots industriels, dont 28 en cours de lancement, dans un contexte où la montée en gamme devient indispensable alors que les exportations textiles dépassent les 39 milliards de dinars malgré les difficultés internationales.

L’ancrage européen reste déterminant

La Tunisie maintient une présence solide sur plusieurs segments du marché européen, avec environ 9,7 millions de pièces professionnelles exportées et une part supérieure à 8 % dans le denim. Cet ancrage dépend de plus en plus de la capacité des entreprises à aligner leurs procédés sur les normes techniques, sociales et environnementales exigées par l’Union européenne. Le pôle contribue à cette mise à niveau en facilitant les démarches de certification et l’adaptation aux réglementations, alors que les dérogations douanières accordées jusqu’en 2029 prolongent la compétitivité du secteur dans la région.

Une transition vers l’industrie 4.0 encore inégale mais engagée

Selon les responsables du pôle, 50 entreprises ont amorcé leur modernisation vers des procédés plus automatisés et connectés. Cette transition, qui correspond aux principes de l’industrie 4.0 — intégration du numérique, traçabilité en temps réel et meilleure maîtrise énergétique — s’opère dans un environnement qui regroupe déjà 56 entreprises actives, 203 acquisitions de terrains industriels et 28 nouvelles unités en préparation. Les évolutions observées incluent l’utilisation de systèmes numériques de suivi, des procédés plus précis et une gestion plus efficace des ressources, éléments devenus indispensables dans un marché où les donneurs d’ordre exigent davantage de rapidité, de fiabilité et une mesure précise de l’empreinte environnementale. Le rythme de modernisation reste variable selon les capacités d’investissement, mais il s’inscrit clairement dans les attentes techniques et environnementales du marché européen.

Compétences pour atteindre 5 milliards en 2030

Le pôle joue également un rôle dans la formation et le renouvellement des compétences. Il a accompagné 60 startups, dont 90 % sont encore en activité, créant un environnement où se côtoient ingénieurs textiles, techniciens, laboratoires et plateformes industrielles. Cette dynamique contribue à diffuser des pratiques liées au contrôle qualité, à la certification et à la gestion numérique des procédés. Elle s’inscrit dans les objectifs fixés par le secteur, qui vise 5 milliards d’euros d’exportations à l’horizon 2030, un cap qui suppose un renforcement des capacités humaines autant qu’une modernisation technique continue.

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Helvetic Airways entame sa ligne saisonnière Berne-Monastir

L’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir a accueilli hier le tout premier vol direct de la compagnie suisse Helvetic Airways, en provenance de Berne.

Helvetic Airways entame ses vols saisonniers sur Monastir. La compagnie aérienne suisse a lancé sa nouvelle liaison hebdomadaire au départ de Berne à raison d’une fréquence par semaine.

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Jusqu’au 10 octobre 2025, opérée chaque vendredi, la ligne sera assurée par un Embraer 190 d’une capacité de 110 sièges affrété conjointement par les voyagistes TUI et Hotelplan.

«Ce premier vol de Helvetic Airways vers Monastir s’inscrit pleinement dans notre stratégie de développement de nouvelles routes aériennes et de diversification des marchés émetteurs. Nos équipes collaborent activement avec nos partenaires internationaux pour renforcer l’accessibilité de la Tunisie et mieux connecter nos régions touristiques», a déclaré Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, gestionnaire de l’aéroport de Monastir, en marge de l’arrivée du vol inaugural.

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«Tous les 100.000 passagers, on crée à peu près 400 emplois directs et indirects », déclare la DG des aéroports d’Enfidha et Monastir

Aller chercher le manque à gagner en termes de touristes et de voyageurs au profit de l’économie tunisienne grâce au potentiel qu’offrent Enfidha et Monastir. C’est en substance le message que la directrice générale de la société gestionnaire de ces aéroports veut lancer.

Quand elle parle de tourisme et de voyages en Tunisie, Mélanie Lefebvre est résolument optimiste. La directrice générale de TAV Tunisie/ADP, en poste depuis fin 2023 dans le pays, est de toute évidence entrée de plain-pied dans le moule tunisien. Cette adaptation ne se limite pas aux simples conventions puisqu’elle s’est mise à l’arabe, et plus précisément à des cours de dialecte tunisien qui lui ont permis de commencer à se familiariser avec certains mots d’usage et expressions du quotidien.

Mais au-delà de cet apprentissage, c’est aussi et surtout sur le front du transport aérien et du tourisme qu’elle s’est engagée pour faire bouger les lignes tant elle estime -avec conviction et sans prise de position opposée- que le potentiel de la Tunisie est de toute évidence sujet à une croissance soutenue malgré le risque que fait peser la concurrence des destinations régionales.

Relations avec les autorités

Mélanie Lefebvre croit dur comme fer dans un partenariat durable entre les différentes parties intervenantes dans cette longue boucle que constitue le secteur touristique : hôtels, mais aussi aéroports et autorités. «Nous sommes dans un moment historique où le ministre du Transport, le PDG de l’OACA, le DG de l’Aviation civile sont tous venus voir à l’aéroport la dynamique qui s’opère depuis un an et comment cela évolue positivement. Ils nous soutiennent dans le développement du trafic et nous poussent à développer de nouvelles lignes nous disant que toute demande qui serait déposée serait vue d’un très bon œil, voire difficilement refusable», annonce-t-elle non sans fierté et faisant montre d’une résilience indéniable. Car depuis 15 ans, l’entreprise n’a enregistré aucune remontée de dividendes.

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L’aéroport Enfidha-Hammamet a enregistré 1,3 million de passagers en 2024.

Au niveau du trafic aérien sur les deux aéroports que sont Enfidha et Monastir, les résultats sont encore loin des espérances, sinon des objectifs initiaux qui avaient été fixés notamment lors de leur entrée en exploitation sous la bannière de l’entreprise turque TAV Airports, passée depuis sous contrôle français avec ADP (devenu actionnaire majoritaire en 2017 avec plus de 46% du capital).

De ce fait, TAV Tunisie espère pouvoir renégocier le contrat qui la lie avec les autorités tunisiennes, notamment concernant les années Covid «pour maintenir une sérénité contractuelle». Egalement sur la table, la question des droits de trafic pour «permettre un développement pragmatique qui nécessite de la bienveillance sur les demandes qui vont être apportées sur les deux aéroports.»

Un secteur créateur de valeur

«Si l’on remplissait la capacité de nos aéroports actuels qui n’est pas utilisée (on ne parle pas d’extension), on créerait des centaines, voire des milliers d’emplois», soutient mordicus la responsable qui estime que pour tous les 100.000 passagers, à peu près 400 emplois directs et indirects sont créés.

Outre la création d’emploi, ce sont aussi d’importants dividendes reversés à l’Etat tunisien qu’elle rappelle. «Quand on fait une règle de 3, remplir notre capacité de 8 millions de passagers sur nos deux aéroports, c’est 7 milliards de dinars réinjectés dans l’économie tunisienne. Et je peux vous assurer que ce n’est pas ADP qui en prend la majeure partie.»

Marchés traditionnels et nouveaux

Dans sa vision prospective du secteur dans sa globalité, Mélanie Lefebvre considère que plusieurs marchés de l’Europe de l’Ouest et de l’Est disposent encore d’un fort potentiel que la Tunisie peut exploiter. Elle cite à ce propos l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne, l’Italie, la République tchèque mais aussi le marché polonais qu’elle juge insuffisamment exploité, sans parler de la Russie.

«Il y a ensuite l’Eldorado sur lequel on commence à mettre de petites graines: le marché chinois et le marché qatari qui a besoin de s’étendre.» Une délégation chinoise a été à cet effet invitée début décembre à visiter les installations dans une démarche de prospection.

Un aéroport à décloisonner

Et quand elle parle d’Enfidha, sa directrice générale ne tarit pas d’éloges sur son emplacement stratégique. Elle regrette à ce titre qu’il soit perçu comme un aéroport en retrait. «Il y a de la connectivité à mettre en place, taxis, bus, on se bat tous les jours pour arrêter de voir cet aéroport comme un aéroport isolé, non connecté, alors qu’il est idéalement placé», regrette-t-elle après les difficultés rencontrées pour mettre en place des liaisons régulières par bus ou pour réguler le trafic des taxis. Elle se dit toutefois attachée à résoudre la problématique du transport terrestre qui compte désormais parmi ses priorités de développement.

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L’aéroport Habib Bourguiba de Monastir géré par TAV. La part de marché de l’opérateur a été 23,26% en termes de passagers en 2024.

Quant à l’aéroport de Monastir, celui-ci fait l’objet d’importants investissements destinés à sa rénovation à plusieurs niveaux, tant intérieurs qu’extérieurs. «On ne laissera pas Monastir mourir de sa belle mort pour faire le focus sur Enfidha et on ne fera aucune concession sur la sécurité, sur le maintien des infrastructures et le développement des standards de qualité», assure-t-elle.

Pour ou contre l’Open Sky

Pour Mélanie Lefebvre, la question est tranchée: «il faut jouer avec le setup qui existe, c’est à dire les accords bilatéraux, les particularités des aéroports (ceux qui ne sont pas saturés)», précisant qu’elle n’utilise plus du tout le mot Open Sky «qui fait peur et qui tue complètement le marché». Elle préconise au contraire de développer le trafic sur des marchés ciblés et maîtrisés.

«Les différents intervenants comme les hôtels et les aéroports doivent se réunir pour discuter mais pas s’arrêter sur les facteurs limitants. Oui il y a les accords bilatéraux, mais quand on voit le bien pour la Tunisie, on peut s’arranger, on peut le faire de manière pragmatique.»

Sur le plan positionnement commercial, les aéroports de TAV revendiquent leur ADN touristique et ne peuvent donc pas se poser en concurrent de Tunis-Carthage lequel se positionne comme City Airport.

En termes de trafic, la part des vols charters sur les aéroports gérés par TAV est aujourd’hui de 70%. L’idéal pour la direction de la société serait d’équilibrer avec les vols réguliers en parts égales de 50% pour chaque catégorie, et ce afin justement de stimuler le trafic.

«Nous ne sommes pas dangereux insiste-t-elle encore, je dis à mes équipes: ne perdez pas de temps à répondre aux attaques (des réseaux sociaux ndlr). La meilleure démonstration, c’est que l’on arrive à avoir du trafic passager malgré les dernières années de crise, qu’on le traite sur le modèle de l’excellence ADP, et que l’on se rende compte que l’on peut développer l’économie tunisienne.»

En dépit de la non rentabilité jusqu’à présent des deux aéroports, il n’y aura aucune renonciation et TAV/ADP ira au bout de sa concession jusqu’en 2047, insiste Mélanie Lefebvre, qui annonce 40 millions de dinars d’investissements rien qu’en 2025 dont la plus grande majorité de l’enveloppe sera consacrée à l’aéroport de Monastir.

Hédi HAMDI

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Tourismus: Sousse und Mahdia von Touristen stark nachgefragt

Von: Redaktion
21. Juli 2024 um 17:40

Die Gouvernorate Sousse und Mahdia verzeichneten in letzter Zeit eine starke Nachfrage im Tourismussektor. Diese Regionen erwarten auch für die Saison 2024 einen deutlichen Aufschwung. Mehr

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Neue Busverbindungen von und zum Flughafen Enfidha-Hammamet

Von: Redaktion
12. Juli 2024 um 16:21

Die Einweihungszeremonie der neuen Busverbindungen der Socièté de Transport du Sahel (STS), die den Flughafen mit den wichtigsten Touristenstädten an der Küste verbinden, wurde am Mehr

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SNCFT: Änderungen der Abfahrtszeiten

Von: Redaktion
03. Februar 2024 um 15:28

Die tunesische Eisenbahngesellschaft (SNCFT) hat am Freitag, den 2. Februar 2024 Fahrplanänderungen für einige Züge auf den Strecken Tunis/Sousse/Monastir/Mahdia/Sfax/Gabes ab diesem Samstag, den 3. Februar Mehr

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