Le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Tunisie boucle l’année 2025 sur une note encourageante. Si les filets ont été légèrement moins chargés que l’an dernier, la valeur des produits, elle, a pris de la hauteur. En clair : la Tunisie exporte un peu moins, mais vend beaucoup mieux.
Le bilan de fin d’année révèle une petite baisse de régime en volume : 35,5 mille tonnes ont pris la mer vers l’étranger, soit un léger recul de 2,7 % par rapport à 2024.
Cependant, le portefeuille, lui, sourit. Les revenus ont grimpé à 878 millions de dinars (Mtnd), dépassant les 846 Mtnd de l’exercice précédent.
Dans le panier de l’exportateur
Qu’est-ce qui séduit tant les acheteurs étrangers ? Le panier tunisien reste très varié :
Le poisson blanc et bleu: Les rois du secteur, représentant près de la moitié des expéditions (49,3%).
Les crustacés: Crevettes et autres délices constituent près d’un quart des ventes.
Les conserves: Un segment solide qui maintient ses positions avec 22,8 % du volume.
Les mollusques: Une part plus modeste (4,2 %), mais toujours présente.
Balance commerciale
Certes, la facture des importations a pesé plus lourd cette année, réduisant un peu l’excédent commercial (qui passe de 386,8 Mtnd en 2024 à 283,8 Mtnd en 2025).
Mais restons positifs: le secteur affiche toujours un taux de couverture de 148 %. Cela signifie que pour chaque dinar dépensé pour importer des produits de la mer, la Tunisie en gagne près d’un et demi à l’export. Une performance qui confirme la vitalité et la résilience d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
La commission des Finances à l’Assemblée des représentants du peuple a auditionné les promoteurs d’un projet de loi pour créer une banque adossée au réseau postal. C’est une réponse concrète à l’exclusion financière qui touche encore beaucoup de Tunisiens, surtout dans les régions intérieures mal desservies par les banques classiques.
Pourquoi miser sur La Poste ? Le réseau postal est partout, même là où les agences bancaires font défaut. L’idée ? En faire un outil pour l’épargne, les microcrédits et l’accompagnement financier, ciblant agriculteurs, artisans et petits projets. Ça boosterait l’économie locale, réduirait l’économie informelle et renforcerait la justice sociale, sans perturber la concurrence bancaire.
Les priorités On parle surtout de microcrédits pour stimuler l’autonomie des ménages et des PME dans l’intérieur du pays. Mais les députés insistent : il faut un capital solide (sans grever les finances publiques), des garanties pour les prêts, un suivi rigoureux et une coordination avec les microfinances existantes. Pas question de prêter sans filet de sécurité!
Les défis soulevés
Finances et infra: Comment financer tout ça ? Moderniser les bureaux, former le personnel et sécuriser les opérations bancaires ?
Numérique: Le projet manque de vision digitale ; il faudra une app ou une banque virtuelle pour suivre la vague tech.
Réglementation: Taux d’intérêt adaptés, mais dans un cadre strict supervisé par la BCT.
Les promoteurs sont flexibles : transformer La Poste en banque complète, ou l’élargir progressivement, voire fusionner avec l’ancien projet anti-exclusion.
Prochaines étapes La commission poursuit avec des auditions (BCT, ministères) et un groupe de travail pour peaufiner le texte. Suivi sur le terrain et contrôle des crédits au programme. Ce projet pourrait bien révolutionner l’inclusion financière en Tunisie, entre ambition sociale et réalisme budgétaire.
Spiro, la startup africaine spécialisée dans la mobilité électrique, annonce un financement de 7 millions de dollars sous forme de prêt auprès de Nithio, un financeur fintech américain spécialisé dans les investissements climatiques. Ce financement permettra d’accélérer le déploiement de motos électriques et d’infrastructures de batteries, notamment les stations d’échange rapides.
Fondée en 2019, Spiro porte son financement total à près de 290 millions de dollars, après une levée de 100 millions en octobre 2025 menée par le FEDA (branche de l’Afreximbank). L’entreprise opère déjà dans plusieurs marchés africains où les motos constituent un pilier du transport urbain et logistique, et vise à étendre son modèle “battery-as-a-service” pour répondre à la demande croissante de solutions durables abordables.
La constellation Starlink d’Elon Musk fait saliver les internautes tunisiens: la carte officielle sur starlink.com/fr/map classe désormais le pays dans les territoires “bientôt disponibles”, dès 2026. Cette annonce, repérée fin janvier, suscite un vif engouement sur les réseaux sociaux, où les captures d’écran se multiplient sur Reddit et X.
Retards à répétition sur les réseaux
Les discussions en ligne bruissent d’impatience. “De 2023 à 2025, puis 2026… on y croit encore?”, ironise un utilisateur tunisien sur Reddit, reflétant une évolution des dates promise par Starlink qui alimente spéculations et déceptions annuelles. En mars 2025, des posts évoquaient déjà un lancement sous trois mois; aujourd’hui, les précommandes ravivent l’espoir, particulièrement pour les zones rurales mal desservies par la fibre et la 4G. L’intérêt explose malgré les reports, signe d’une frustration palpable face aux connexions actuelles.
L’INTT et la souveraineté des données
La question aujourd’hui concerne le cadre réglementaire. L’Instance nationale des télécommunications (INTT) a testé Starlink dès 2023, validant son potentiel lors d’essais à Tunis, et lancé un appel d’offres pour les satellites LEO (Low Earth Orbit). Mais le processus patine, priorisant 5G et fibre optique au nom de la souveraineté numérique. Les opérateurs incumbents – Tunisie Telecom, Ooredoo, Orange – pourraient intégrer LEO via des stations terrestres locales ou un routage IP national, une exigence que Starlink rejette fermement au profit de son modèle direct.
Vers un accord en 2026?
SpaceX avait sollicité une autorisation dès janvier 2023, et une convention semblait en vue l’été suivant. Une étude lancée en mars 2025 évalue encore le déploiement satellitaire. Experts et observateurs tablent sur un feu vert plausible en 2026, conditionné à des négociations âpres: sans compromis sur l’infrastructure locale, le lancement risque un nouveau report. Pour l’heure, les précommandes invitent à parier sur l’avenir. À vos risques et périls.
Mauvaises nouvelles si vous comptiez embarquer bientôt pour l’Europe: la CTN vient d’annoncer que son ferry Carthage va décaler pas mal de traversées à cause du temps défavorable qui s’acharne sur la Méditerranée. Vents qui hurlent, mer en furie… Du coup, plusieurs départs cette semaine sont repoussés, et ça risque de chambouler vos plans.
La CTN présente ses excuses pour ces désagréments “indépendants de sa bonne volonté”, comme le précise son communiqué. La compagnie invite ses clients à la contacter pour toute info supplémentaire – un bon plan si vous avez un billet en poche et que vous voulez ajuster vos plans.
Ces reports ne sont pas surprenants vu le temps capricieux en Méditerranée ces jours-ci, mais ils pourraient compliquer la vie des familles, des camionneurs et des vacanciers. Restez connectés pour d’éventuelles mises à jour.
La Tunisie et l’Inde ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale, avec à l’horizon la suppression des visas pour les ressortissants tunisiens et une intensification des échanges politiques, économiques et culturels.
Cette orientation a été au cœur de la rencontre tenue le lundi 16 février 2026 au Palais du Bardo, entre Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple, et Devyani Khobragade, ambassadrice de l’Inde à Tunis.
Des liens historiques
Brahim Bouderbala a salué la solidité des relations tuniso-indiennes, rappelant que les deux pays partagent une histoire marquée par les luttes pour la libération nationale, ainsi qu’un attachement commun aux valeurs de paix, de justice et de solidarité. Il a exprimé sa volonté de voir la coopération s’étendre à de nouveaux domaines — économiques, sociaux, académiques et culturels — tout en soulignant le rôle essentiel de la diplomatie parlementaire, notamment à travers le groupe d’amitié Tunisie-Inde récemment créé au sein du Parlement.
L’Inde souligne l’importance de la Tunisie comme partenaire clé
Pour sa part, l’ambassadrice indienne a réaffirmé la place stratégique de la Tunisie en tant que partenaire africain et arabe. Elle a insisté sur la volonté de son pays de partager son savoir-faire et de multiplier les projets communs. Parmi les initiatives déjà engagées, elle a cité la coopération avec l’Institut Pasteur de Tunis dans le domaine de la santé.
Vers une facilitation de la mobilité
La question de la mobilité a occupé une place centrale dans les discussions. L’Inde envisage en effet la suppression du visa pour les citoyens tunisiens, une mesure qui faciliterait les échanges touristiques et économiques entre les deux pays. L’ambassadrice a également invité le président du Parlement et une délégation de députés tunisiens à se rendre en Inde, afin de consolider le dialogue et d’approfondir la coopération institutionnelle.
La Chine ouvre grand ses portes à l’Afrique : plus de droits de douane pour 53 pays dès mai 2026 ! C’est l’annonce choc faite par le président Xi Jinping le 14 février, en plein sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Le topo rapide
Imaginez : Pékin avait déjà teasé ça en juin 2025, au cœur des turbulences commerciales mondiales déclenchées par les tarifs Trump. Aujourd’hui, ça s’étend à 53 nations (sauf l’Eswatini, copain de Taïwan), boostant les exportations africaines vers le mastodonte chinois et calmant les grincements de dents sur leur méga-excédent commercial.
Ce qu’a dit Xi
Dans son message aux leaders africains, Xi a lâché : « À compter du 1er mai 2026, la Chine appliquera un tarif zéro pour les 53 pays amis. » Pour la première fois, des poids lourds comme le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte ou le Maroc entrent sans payer les 25% habituels. Pékin y voit un tremplin pour « de nouvelles opportunités de développement » et une coopération gagnant-gagnant.
Le vrai déséquilibre en chiffres
Depuis 2008, la Chine trône en tête des partenaires commerciaux africains. L’an dernier, les échanges ont explosé à 348 milliards de dollars (+17,7%), avec Pékin exportant 225 milliards de matos high-tech (+25,8%) contre seulement 123 milliards d’imports africains (+5,4%). Résultat : un déficit record de 102 milliards pour l’Afrique (+64,5%), creusé par des décennies de vente de brut contre produits finis.
Les entreprises peuvent maintenant déposer leur déclaration d’existence à distance. C’est la ministre des Finances qui l’a décidé, et c’est officiel depuis le Journal officiel du 13 février 2026. Grâce à ce nouveau système 100% numérique, fini les files d’attente et les déplacements : tout se fait en ligne pour créer votre boîte plus vite et sans prise de tête.
Un pas de plus vers la digitalisation des démarches
Ça s’appuie sur les lois existantes, comme le Code des impôts sur le revenu et les sociétés, la loi de finances 2025 ou celle de 2019 sur l’investissement. En gros, n’importe quelle entreprise peut soumettre sa déclaration en ligne aux organismes publics qui gèrent les créations (Registre national des entreprises, ministère des sociétés, etc.). Le Registre national mettra en place une plateforme sécurisée et coordonnée avec tout le monde.
Attention : ça ne concerne que le dépôt initial. Pour corriger une erreur, mettre à jour des infos ou fermer l’entreprise, il faudra passer par d’autres procédures.
Comment ça marche ?
Pour démarrer, créez un compte sur la plateforme avec votre carte d’identité numérique, un certificat électronique ou un autre moyen officiel. Ça vérifie qui vous êtes et sécurise tout.
Les pros (experts-comptables, représentants) peuvent aussi le faire pour vous via leur compte pro, même sans identité numérique.
Vous uploadez tous vos docs, contrats et infos directement. Et miracle : les administrations échangent automatiquement les pièces entre elles grâce à leurs systèmes connectés. Fini les doublons !
Simplification maximale : un dossier auto et sans paperasse en plus
Une fois soumis, vos docs deviennent votre dossier officiel. Pas besoin d’autres formalités pour le même truc. Les administrations gardent tout 10 ans et le transmettent auto aux Finances et aux autres, sans que vous bougiez le petit doigt.
Si votre dossier est incomplet, il s’annule après 6 mois – mais vous pourrez retenter quand vous voulez.
Matricule fiscal en 1 jour chrono !
Le top du top : validation automatique, et hop ! Votre matricule fiscal + carte d’identification fiscale électronique arrive en 1 jour ouvrable (ou dès que le dossier est complet).
Cette carte numérique liste tout : matricule, nom de l’entreprise, activités, adresse, dates clés… Avec un cachet électronique officiel pour prouver que c’est du vrai. Elle vaut partout auprès des administrations, remplaçant les papiers physiques.
Ça arrive quand ?
Le système démarre 6 mois après la pub au JO, le temps de tout peaufiner et que vous vous habituiez.
Bref, c’est une super avancée pour moderniser l’admin : moins d’attente, zéro déplacement inutile, plus d’efficacité, et tout traceable. Parfait pour booster la création d’entreprises !
La transformation numérique de l’administration avance. En 2025, plusieurs projets ont été finalisés et sont désormais opérationnels. C’est ce qui ressort du conseil ministériel tenu le 13 février 2026, consacré au suivi des projets digitaux.
L’objectif affiché est clair. Simplifier la vie des tunisiens. Réduire les délais. Limiter la bureaucratie. Et renforcer la transparence.
Des services publics qui passent au digital
Parmi les réalisations les plus visibles figure la porte unifiée des services administratifs. Elle permet d’accéder en ligne à plusieurs démarches sans se déplacer. Un changement concret pour les usagers.
Le paiement du droit de circulation peut désormais se faire à distance. Le timbre fiscal devient électronique. Moins de papier. Moins d’attente. Plus de traçabilité.
Dans le secteur de la santé, la première phase du projet d’hôpital numérique a été lancée. L’objectif est d’améliorer la gestion des données médicales et la coordination entre établissements.
La plateforme Najda.tn est également opérationnelle pour renforcer la gestion des situations d’urgence.
Soutenir l’économie et l’investissement
La digitalisation ne concerne pas uniquement les services aux citoyens. Elle touche aussi l’environnement économique.
La plateforme Easy Export facilite les procédures pour les entreprises exportatrices. Les demandes de permis de construire peuvent désormais se faire via la plateforme « Tameer ». Les délais sont réduits et les démarches plus transparentes.
Un registre national des sociétés communautaires a aussi été lancé dans une première phase. Il permet un meilleur suivi de ce modèle économique.
Par ailleurs, une plateforme nationale de suivi des projets publics est en place. Elle centralise les données et permet de suivre l’avancement des projets à l’échelle nationale.
Des démarches simplifiées pour les citoyens
Certaines mesures ont un impact direct sur le quotidien. Les élèves peuvent désormais demander leur carte d’identité à distance. Une carte numérique de passage aux frontières a aussi été introduite grâce à l’interconnexion des systèmes.
Des services numériques ont été développés dans le secteur social et pour les démarches liées à la nationalité.
Au total, 192 projets numériques sont actuellement suivis par les autorités. L’année 2026 est présentée comme celle du démarrage effectif de la digitalisation complète de l’administration, dans le cadre du plan de développement 2026-2030.
L’ambition est d’installer une administration plus moderne. Plus rapide. Plus transparente. Et plus proche du citoyen.
«L’agilité n’est plus un slogan mais une compétence vitale» affirme Zied Machkena, entrepreneur Tech et d’ajouter «aujourd’hui, les entreprises doivent pouvoir adapter leurs produits et services très rapidement. Sinon, elles disparaissent».
Il a ensuite abordé la question du leadership, en soulignant que les dirigeants doivent combiner vision et pragmatisme. «Un CEO ne peut pas tout faire seul. Il doit déléguer et piloter avec intelligence».
Selon Machkena, cinq questions stratégiques doivent guider chaque CEO:
Quelles données sont vraiment critiques et confidentielles ?
Comment optimiser l’utilisation de l’IA dans l’entreprise sans perdre le contrôle ?
Quelle infrastructure permet de scaler rapidement tout en minimisant les risques ?
Comment assurer la continuité et la résilience face aux cyberattaques et pannes ?
Quels projets choisir et prioriser pour un retour sur investissement rapide et sécurisé ?
Il a ajouté que l’agilité se construit aussi avec un suivi quotidien. «Le monitoring et l’itération sont essentiels. On doit améliorer continuellement ce qu’on livre».
Par ailleurs, Machkena a insisté sur l’importance de l’intelligence collective dans l’entreprise. «L’innovation ne vient pas d’une seule personne. Elle résulte de la collaboration et de la capacité à apprendre de chaque initiative», explique-t-il.
En fin, selon Zied Machkena, un CEO agile et visionnaire maîtrise ses données, son IA, son infrastructure et sa stratégie, tout en garantissant la résilience et la satisfaction client. C’est cette combinaison qui permet de prospérer dans un environnement numérique complexe et exponentiel.
D’emblée, Zied Machkena, entrepreneur tech, donne le ton, en insistant sur un point stratégique: «La souveraineté numérique est aujourd’hui un impératif mondial». Lors du MCCE, il a présenté un cadre structuré autour de quatre piliers essentiels pour protéger et contrôler les données.
Le premier pilier est l’indépendance. Selon lui, «il faut réduire la dépendance aux prestataires technologiques extérieurs. Une entreprise souveraine doit pouvoir fonctionner même si un fournisseur cloud tombe en panne».
Ensuite, le second pilier est l’empreinte : gérer ses propres données et infrastructures locales autant que possible. «Aujourd’hui, seules 10 % des données sont confidentielles et gérées localement. Le reste circule dans le cloud, chez des tiers», précise-t-il.
Le troisième pilier est le contrôle de l’IA et des modèles. Machkena insiste sur le fait de savoir comment les modèles utilisés apprennent et exploitent les données: «Il ne suffit pas d’avoir l’IA, il faut savoir ce qu’elle fait avec nos informations».
Le quatrième pilier est la résilience et la continuité. Les entreprises doivent anticiper les incidents et garantir la continuité de leurs activités: back-up, plan de reprise, cybersécurité renforcée. « La souveraineté, c’est aussi pouvoir continuer à fonctionner malgré une attaque ou une panne », souligne Machkena.
Par ailleurs, il a insisté sur le rôle du cloud et de la cybersécurité comme infrastructures clés, mais seulement si elles sont intégrées dans un cadre souverain et contrôlé. «Avoir un cloud ne suffit pas. Il faut savoir où sont vos données et qui peut y accéder», ajoute-t-il.
En fin, la souveraineté numérique, selon Machkena, repose sur la combinaison de contrôle, indépendance, maîtrise de l’IA et résilience. Les entreprises qui négligent ces piliers s’exposent à des risques stratégiques majeurs.
«Le Sénégal veut transformer son industrie et son commerce pour devenir un moteur de développement», a déclaré Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, à l’ouverture du Salma Dialogue à Dakar.
Ce forum réunit des acteurs africains et internationaux pour discuter de transformation industrielle, commerce durable et intégration régionale.
Les liens entre le Sénégal et la Tunisie sont solides depuis les années 60. Cette rencontre offre une occasion unique de lancer de nouvelles initiatives et de renforcer la coopération industrielle entre les deux pays.
Le Sénégal a récemment dévoilé sa politique industrielle et commerciale. Elle s’inscrit dans son agenda national de transformation à l’horizon 2050. L’objectif est simple : réduire la dépendance aux importations et valoriser les ressources locales.
Six priorités pour attirer les investissements
Serigne Gueye Diop a présenté six axes pour stimuler l’industrie :
Diversifier le tissu productif : transformer localement les matières premières au lieu de les exporter. Les secteurs ciblés sont le phosphate, l’agroalimentaire et la pêche.
Renforcer l’intégration régionale : faciliter le commerce intra-africain et ouvrir les entreprises aux marchés africains et internationaux.
Moderniser la distribution : créer des supermarchés et hypermarchés modernes, durables et accessibles partout.
Transition verte et numérique : digitalisation, technologies propres, innovation locale et formation aux compétences techniques et numériques.
Accès au financement et accompagnement : soutenir PME, startups et entreprises innovantes avec des fonds sectoriels, incubateurs et outils adaptés.
Renforcer gouvernance et transparence : simplifier les procédures, lutter contre la corruption et sécuriser les investissements par un cadre clair.
Le ministre a insisté sur le rôle clé du secteur privé, en partenariat avec l’État et les institutions internationales. Il a invité les jeunes entrepreneurs et les femmes à participer activement à cette dynamique.
Une ambition renforcée par le budget
Pour montrer son engagement, le budget de l’industrie a été multiplié par six, passant de 50 à 350 milliards de FCFA. Serigne Gueye Diop a conclu :
« Ensemble, faisons de l’industrie une source de prospérité pour nos populations et un vecteur de solidarité. »
«L’avenir de l’Afrique dépend de la coopération entre nos États», a déclaré Ouael Chouchene, secrétaire d’État à l’Industrie, lors de l’ouverture du deuxième Salma Dialogue à Dakar.
Organisé par Amina Magouri, fondatrice et présidente de Salma Dialogue, le forum a réuni des décideurs publics et privés autour d’un objectif clair : transformer le dialogue en résultats concrets. Elle souligne que l’édition Sénégal 2026, tenue les 3 et 4 février, a montré qu’une coopération bien structurée peut générer un impact économique réel et installer un dialogue institutionnel orienté vers l’action.
En fait, cette rencontre se tient dans un contexte de transformations rapides: les industries évoluent, les ressources s’épuisent et la durabilité est devenue une nécessité. Dans ce cadre, le forum mise sur la coopération Sud-Sud et triangulaire pour garantir la souveraineté économique du continent et créer de la valeur.
Une relation historique qui se modernise
Le secrétaire d’État a rappelé que la solidarité entre la Tunisie et le Sénégal remonte au lendemain de leurs indépendances. Aujourd’hui, ce lien de confiance s’adapte aux réalités économiques actuelles à travers des projets concrets et des partenariats opérationnels sur le terrain.
Partage d’expertise et secteurs d’avenir
La Tunisie souhaite partager son expérience pour favoriser une industrie plus compétitive et durable. L’accent est mis sur des secteurs stratégiques comme: l’industrie automobile et la mobilité durable, l’innovation et l’intégration locale, et la formation, en s’appuyant sur l’écosystème tunisien existant.
Le Pacte 2027
Au cœur de cette stratégie, le Pacte de compétitivité 2027 vise à construire des chaînes de valeur transcontinentales. Pour Chouchene, la coopération Sud-Sud ne doit plus être un simple concept, mais un levier pour l’investissement, le transfert de compétences et la création d’emplois.
En conclusion, il a invité les partenaires africains et internationaux à bâtir un modèle de coopération intégré. L’objectif est de permettre à l’Afrique d’avancer grâce à ses propres forces, tout en restant ouverte aux partenariats mondiaux.
Seuls les actionnaires de la Société industrielle des textiles (SITEX) inscrits sur les registres huit jours avant le 12 février 2026 peuvent participer à l’AGO. Chaque actionnaire doit posséder au moins 10 actions. Ceux qui en ont moins peuvent se regrouper et ensuite désigner un représentant avec un pouvoir spécial.
L’Assemblée générale se tient à 10 heures au siège de la société à Ksar Hellal. La participation par visioconférence est aussi possible. L’objectif principal est de recomposer le conseil d’administration. L’assemblée doit aussi accorder les pouvoirs pour accomplir les formalités légales.
Cette réunion est un moment clé pour la SITEX. Les décisions prises peuvent influencer la stratégie, la gouvernance et l’avenir de cette entreprise textile tunisienne. Elle marque une étape importante pour renforcer la performance et la stabilité de la société.
Dix-neuf entreprises industrielles et startups tunisiennes viennent d’obtenir le statut d’Opérateur économique agréé. Ce label est délivré par la Direction générale des douanes. Il renforce leur position dans le commerce extérieur.
Avec ces nouvelles attributions, la Tunisie compte désormais 221 entreprises certifiées depuis le lancement du programme en 2010. Parmi elles, 126 sont des entreprises industrielles.
Les sociétés concernées opèrent dans les composants automobiles, le textile et l’habillement, le cuir, les chaussures et les services liés à l’industrie. Elles bénéficient désormais de procédures douanières simplifiées. Le dédouanement devient ainsi plus rapide. Les marchandises importées peuvent être levées sans contrôle physique systématique. Les déclarations sont orientées vers le circuit vert. Le gain de temps est réel, la compétitivité aussi.
Ce statut d’Opérateur économique agréé repose sur la confiance. Il est accordé aux entreprises qui respectent la réglementation, les normes techniques et les règles douanières. Il s’appuie sur les standards de l’Organisation mondiale des douanes et constitue un signal fort pour les partenaires internationaux.
Lors d’une journée organisée le 12 février au siège de la Direction générale des douanes, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a souligné l’importance de ce mécanisme. L’objectif est clair: accompagner les entreprises, fluidifier les échanges, ouvrir davantage de marchés à l’export.
La digitalisation avance aussi. Les services liés aux dossiers techniques et aux avantages fiscaux sont progressivement numérisés. Les délais sont réduits et les démarches simplifiées.
Le statut d’Opérateur économique agréé devient ainsi un outil stratégique pour l’industrie tunisienne. Il renforce la confiance, améliore la logistique et soutient la croissance des exportations.
Kilani Groupe a conclu un partenariat stratégique avec Sanofi afin d’assurer la continuité des activités du laboratoire en Tunisie. Cet accord prévoit la fabrication locale de médicaments ainsi que la gestion de l’information médicale et des activités scientifiques.
Ce partenariat s’inscrit dans une évolution stratégique des activités de Sanofi sur le marché tunisien. Il vise à garantir l’accès durable des patients à des traitements de qualité. Il renforce aussi le rôle des acteurs locaux dans l’industrie pharmaceutique.
Dans ce cadre, la filiale Teriak sera chargée de la fabrication locale d’un portefeuille de médicaments de Sanofi. Cette mission permettra de renforcer la production nationale. Elle contribuera aussi à améliorer la disponibilité des traitements.
La société Medicis SARL assurera l’information médicale et les échanges avec les autorités sanitaires. Elle sera également responsable de la promotion scientifique auprès des professionnels de santé. Ce rôle vise à garantir la continuité des activités scientifiques et médicales.
Le parlement vient de donner son feu vert à un accord avec l’Agence française de développement (AFD). Ce vote valide un premier avenant à un prêt initialement signé début 2019, avec une ambition claire: transformer les services de santé de la région de Sidi Bouzid d’ici à 2025.
Le soutien des députés a été massif, avec 92 voix pour, contre seulement 4 voix défavorables et 2 abstentions.
La Tunisie a importé pour 6 586,4 millions de dinars en janvier 2026. Ce niveau est en baisse par rapport à janvier 2025. Les importations avaient alors atteint 6 790,3 millions de dinars. La baisse est de 3%, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).
Cette évolution intervient alors que les exportations ont progressé. Elles ont atteint 5 298,7 millions de dinars en janvier 2026. Un an plus tôt, elles étaient de 5 025,7 millions de dinars. La hausse est de 5,4%.
Ce mouvement a réduit le déficit commercial. Il s’établit à 1 287,6 millions de dinars. En janvier 2025, il était plus élevé. Il avait atteint 1 764,6 millions de dinars. Le taux de couverture s’améliore aussi. Il passe de 74% à 80,4%.
Des importations en hausse, mais…
La Tunisie a importé davantage de biens d’équipement. Ces importations ont augmenté de 6,9%. Cela concerne les machines et les équipements utilisés par les entreprises.
Les importations de produits énergétiques sont aussi en hausse. Elles progressent de 3,9%. Cela confirme la dépendance du pays aux importations d’énergie.
Les biens de consommation ont légèrement augmenté. La hausse est de 1,1%. Cela reflète une demande intérieure stable.
Une forte baisse des importations alimentaires
Certaines catégories sont en baisse. Les importations de matières premières et demi-produits ont reculé de 5,5%.
La baisse la plus importante concerne les produits alimentaires. Ces importations ont chuté de 32,5%. Cette évolution explique en grande partie la baisse globale des importations.
Les exportations progressent…
Les exportations du secteur de l’énergie ont fortement augmenté. La hausse est de 140%. Les ventes de produits raffinés ont atteint 100,3 millions de dinars. Un an plus tôt, elles étaient de 28,5 millions de dinars.
Les industries mécaniques et électriques progressent aussi. Leur hausse est de 6,4%.
Les exportations agroalimentaires augmentent de 1%. Cette hausse est liée à l’huile d’olive. Ses exportations atteignent 610,5 millions de dinars. Elles étaient de 518,4 millions de dinars en janvier 2025.
En revanche, certains secteurs sont en baisse. Les exportations des mines, phosphates et dérivés reculent de 23,6%. Le textile, habillement et cuirs baisse de 2,1%.
Dans une interview exclusive accordée à Managers, Gabriel Caragea, Head of Growth and Customer Success à BelCloud Ltd, annonce l’arrivée imminente de l’entreprise en Tunisie. Cette société internationale spécialisée dans le cloud computing et les infrastructures IT prévoit de lancer ses premières opérations dans le pays à partir du mois d’avril. L’entreprise, basée à Sofia en Bulgarie, réalise un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1 million d’euros, selon les déclarations de son responsable croissance.
Gabriel Caragea, Head of Growth and Customer Success à BelCloud Ltd.
«Je viendrai en Tunisie en avril pour commencer les négociations et lancer l’implémentation», déclare Gabriel Caragea. Il précise toutefois qu’il ne s’agira pas, dans un premier temps, de créer une entité juridique locale. «Nous n’allons pas encore établir une société commerciale en Tunisie. Nous le ferons lorsque nous aurons un soutien gouvernemental formalisé ainsi que plusieurs clients et partenaires stratégiques».
La Tunisie comme point d’entrée en Afrique du Nord
Selon The head of growth and customer success à BelCloud Ltd, le choix de la Tunisie repose sur un environnement jugé favorable. «Nous avons reçu beaucoup de soutien, à la fois du secteur privé et du secteur public», explique-t-il.
Il indique également que l’entreprise a été invitée par une société tunisienne opérant dans le cloud et les services numériques, ce qui a accéléré la prise de décision. La Tunisie devient ainsi le point de départ d’une stratégie régionale plus large.
«Nous allons commencer par la Tunisie, puis nous élargirons vers le Maroc, probablement durant l’été», précise Gabriel Caragea. L’objectif est de construire une présence durable en Afrique du Nord avant d’étendre davantage les activités sur le continent africain.
BelCloud est déjà active dans plusieurs régions d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. «Nous sommes présents dans environ 45 pays», indique-t-il. En Afrique du Nord, les services sont actuellement en cours de déploiement en Tunisie et en Libye.
Trois secteurs prioritaires
L’entreprise ciblera en priorité les structures ayant besoin d’infrastructures technologiques avancées. «Nous nous concentrons sur les entreprises qui ont besoin d’infrastructures IT», affirme-t-il encore.
Trois secteurs ont été identifiés pour démarrer:
les infrastructures technologiques,
le e-commerce,
la recherche et développement.
«Nous commençons par les entreprises de recherche et développement ainsi que le commerce électronique», précise-t-il.
Fondée en 2019, BelCloud propose des services de cloud computing (VPS), des serveurs dédiés (Bare Metal) et du stockage cloud compatible S3. L’entreprise revendique plus de 16 000 clients à l’international, allant des startups aux grandes entreprises.
Un des piliers de son modèle repose sur un support humain personnalisé. «Nous privilégions l’interaction humaine», insiste Gabriel Caragea. Et d’ajouter: «Nous n’utilisons ni modèles automatiques, ni chatbots, ni intelligence artificielle pour le support».
Un modèle centré sur les partenariats à long terme
La stratégie affichée par BelCloud repose sur la construction de relations durables. «Nous recherchons des partenariats à long terme avec nos clients et partenaires, pas seulement le profit», affirme-t-il. Il ajoute que l’entreprise développe des solutions sur mesure et reste flexible sur les conditions commerciales afin de s’adapter aux besoins spécifiques des partenaires locaux.
Soutien institutionnel et ambitions énergétiques
Des rencontres avec des responsables gouvernementaux sont prévues en avril. Selon Caragea, des discussions portent sur d’éventuelles incitations fiscales, un soutien financier et une mise en relation avec des acteurs économiques majeurs, notamment l’Utica.
Par ailleurs, BelCloud étudie un projet d’investissement dans une ferme solaire dans le sud du pays afin de soutenir ses infrastructures énergétiques. Le projet reste à l’étude et n’est pas encore finalisé.
Positionner la Tunisie sur la carte mondiale de l’IT
Au-delà de l’implantation commerciale, l’entreprise affiche une ambition stratégique plus large. «Nous espérons contribuer au développement du secteur technologique tunisien, créer des emplois bien rémunérés et positionner la Tunisie sur la carte mondiale des services IT et d’infrastructure», conclut Gabriel Caragea.
Si le calendrier annoncé est respecté, l’arrivée de BelCloud pourrait renforcer l’attractivité de la Tunisie dans le domaine du cloud computing et soutenir le développement d’un écosystème numérique compétitif à l’échelle régionale.