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Heute — 28. Januar 2026Haupt-Feeds

L’or pulvérise son record historique et dépasse 5 300 dollars l’once

28. Januar 2026 um 14:26

Les prix de l’or ont poursuivi leur envolée record, franchissant pour la première fois le seuil des 5 300 dollars l’once sur le marché des contrats à terme lors des échanges de ce mercredi. Cette hausse est soutenue par le recul du dollar américain à son plus bas niveau depuis près de quatre ans, dans un contexte de montée des inquiétudes géopolitiques et d’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine en matière de politique monétaire.

L’or au comptant a progressé de 1,97 %, atteignant 5 282,05 dollars l’once, portant ainsi sa hausse à plus de 22 % depuis le début de l’année. Par ailleurs, les contrats à terme américains sur l’or pour le mois de février ont bondi de 3,61 % pour s’établir à 5 305,7 dollars l’once, selon l’agence Reuters.

Le dollar a reculé à des niveaux qualifiés de « crise de confiance », s’approchant de son plus bas niveau en près de quatre ans, sous l’effet d’une intensification des ventes après la déclaration de Donald Trump, affirmant que « la valeur du dollar est bonne », lorsqu’il a été interrogé sur la question de savoir s’il estimait que la devise s’était excessivement dépréciée.

Concernant les autres métaux précieux, l’argent au comptant a progressé de 1,9 % pour atteindre 115,11 dollars l’once, après avoir enregistré en début de semaine un plus haut historique à 117,69 dollars. L’argent affiche ainsi une hausse d’environ 60 % depuis le début de l’année.

Le platine a gagné 2 % pour s’établir à 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint un niveau record de 2 918,80 dollars lundi, tandis que le palladium a progressé de 1,4 % à 1 961,68 dollars l’once.

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SIPHAT : le chiffre d’affaires bondit de 78 % au T4 2025

28. Januar 2026 um 12:06

La société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie SIPHAT a publié ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025. Sur cette période, le chiffre d’affaires a progressé de 78 % par rapport au quatrième trimestre 2024.

Cette évolution résulte de la forte hausse du chiffre d’affaires de la forme officinale. En revanche, l’activité liée à la forme hospitalière a reculé de 56 % sur un an. La SIPHAT précise qu’elle n’a réalisé aucun chiffre d’affaires à l’export au cours du quatrième trimestre 2025. La production a également évolué à la hausse. La valeur de la production du quatrième trimestre 2025 a augmenté de 65 % par rapport à la même période de 2024. La société indique que la production de la forme officinale ressort comme remarquable, alors qu’elle était nulle un an plus tôt. À l’inverse, la valeur de production de la forme hospitalière a diminué de 55 %. La SIPHAT n’a pas assuré de production destinée à l’export durant le trimestre.

Investissements et endettement

Au cours du quatrième trimestre 2025, la SIPHAT a réalisé des investissements qualifiés d’importants, sans communiquer de montants détaillés. L’endettement a augmenté de 17 % au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette hausse concerne également l’ensemble de l’année 2025. La société explique ce niveau d’endettement par plusieurs facteurs. Elle mentionne notamment un compte courant associés ouvert au nom de la PCT à la suite d’une réduction de capital opérée en 2001 pour 6 MDT. Elle cite aussi un crédit de financement de stocks de 3 MDT accordé depuis 2009 et renouvelable annuellement. Les dettes envers les organismes sociaux atteignent 39,8 MDT et celles envers l’administration fiscale 16,1 MDT. S’y ajoutent un crédit de trésorerie avec intérêts de 5,4 MDT, un crédit FADES de 20,8 MDT ainsi qu’un passif courant, composé de crédits fournisseurs et de concours bancaires, estimé à 58,8 MDT.

Ressources humaines

Au 31 décembre 2025, la SIPHAT comptait 379 agents permanents. À la même date en 2024, l’effectif s’élevait à 425 agents. Cette évolution correspond à une baisse de 11 % des effectifs permanents.

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Programme Raidet : plus de 6 000 projets féminins et 12 000 emplois créés

28. Januar 2026 um 11:23

Plus de 6 000 projets féminins ont vu le jour et ont généré plus de 12 000 emplois. Les financements ont dépassé 50 millions de dinars, avec un taux de soutien de l’État supérieur à 80 %. Le programme national « Raidet » a obtenu ces résultats depuis son lancement. Amel Ben Ali, sous-directrice de l’autonomisation économique au ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, l’a affirmé en marge de la treizième édition du Forum Riyeda. L’événement se tient mercredi et jeudi à la Cité de la Culture à Tunis.

Au micro d’Expresso, elle a précisé que près de 70 % des bénéficiaires sont des diplômées de l’enseignement supérieur. La majorité d’entre elles ont entre 18 et 45 ans. Cette tendance reflète l’intérêt croissant des femmes pour le travail indépendant. Elle traduit aussi leur volonté de sortir du chômage en créant leurs propres projets dans divers secteurs.

Après cinq années de mise en œuvre, le programme adopte une nouvelle vision. Les responsables l’ont définie selon une approche participative impliquant toutes les parties prenantes. Amel Ben Ali a indiqué que la deuxième phase du programme « Raidet », prévue pour 2026-2030, mettra l’accent sur l’accompagnement des femmes. Cet accompagnement interviendra avant la création des projets, pendant leur réalisation et après leur lancement.

Elle a enfin souligné que le programme se poursuit parallèlement à une évaluation approfondie de la phase précédente. Cette démarche vise à surmonter les difficultés observées. Elle permettra aussi de renforcer les mécanismes d’appui et de s’adapter aux évolutions technologiques et numériques.

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ESG : l’ATB mise sur la formation, la gouvernance responsable et la finance durable

28. Januar 2026 um 10:20

L’ATB dévoile dans son premier rapport de durabilité 2024 une stratégie ESG progressive articulée autour de cinq domaines d’intervention et alignée sur les normes internationales ISO 26000. Avec un système de gestion environnementale et sociale déjà déployé et des réalisations concrètes sur le terrain, la banque traduit ses ambitions en actions mesurables.

L’Arab Tunisian Bank (ATB) a défini une approche stratégique de développement durable qui vise à enraciner les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses comportements quotidiens. La banque s’engage à mettre en place des dispositifs de pilotage et de reporting pour suivre la mise en œuvre et évaluer les résultats de sa politique ESG, avec la prise en compte de l’impact économique, social, environnemental et éthique de ses activités comme axe prioritaire.

Cette ambition se concrétise déjà par des actions tangibles : 98 % des chargés PME et 96 % des chefs d’agences ont été formés aux critères environnementaux et sociaux, tandis que la banque a optimisé sa consommation énergétique grâce à la généralisation de l’éclairage LED et l’installation de détecteurs de présence dans ses deux sièges.

Cinq domaines d’intervention stratégiques

L’approche de l’ATB s’articule autour de cinq piliers : la gouvernance, l’économique, le social, l’environnement et le sociétal. Cette structuration permet à la banque de dresser de manière cohérente l’ensemble des enjeux de durabilité qui concernent ses activités et parties prenantes.

Des résultats concrets déjà visibles : Sur le plan de la gouvernance, le Conseil d’Administration compte 17 % de femmes et 2 % d’administrateurs indépendants, avec un taux de présence aux comités de 100 %. Le code de conduite a été renforcé avec un taux de sensibilisation atteignant 100 % des collaborateurs. En matière de conformité, la banque affiche un taux de conformité FATCA de 97 % et a enregistré une hausse de 35 % de la participation aux formations LAB/FT via e-learning.

12 objectifs de développement durable ciblés

Parmi les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, l’ATB a sélectionné en 2024 douze ODD en adéquation avec ses valeurs et sa vision. Ces objectifs couvrent des thématiques essentielles : réduction de la pauvreté, faim zéro, santé et bien-être, éducation de qualité, égalité des sexes, énergie propre, travail décent et croissance économique, industrie et innovation, villes durables, lutte contre le changement climatique, eau propre et assainissement.

Cette sélection ciblée témoigne d’une démarche pragmatique qui privilégie la concentration des efforts sur les domaines où la banque peut avoir le plus d’impact.

Le programme ADAPT illustre cet engagement : doté d’une enveloppe de 70 millions d’euros, ce programme soutient les investissements privés dans l’agriculture et la pêche durables. L’ATB accompagne ainsi ses clients dans l’amélioration de leurs performances économiques, sociales et environnementales, favorisant des chaînes de valeur durables et des modes de production respectueux de l’environnement. 45 % des chargés PME et crédit Review ont été formés spécifiquement à ce programme.

Trois volets normatifs prioritaires

Sur le plan environnemental, la banque se focalise sur la gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie, l’impact sur la biodiversité, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prévention des risques environnementaux. Concrètement, des dispositifs économiseurs d’eau ont été installés sur les chasses d’eau et des robinets automatiques à détection de mouvement équipent les sanitaires des sièges. L’optimisation de la puissance souscrite, l’amélioration du facteur de puissance et la modernisation des équipements ont permis une réduction durable de l’empreinte énergétique.

Le volet social couvre la prévention des accidents, la santé et sécurité des employés, la formation du personnel, et le respect des droits des employés incluant l’équité, l’inclusion, la diversité, le dialogue social, la non-discrimination et l’égalité des chances. L’ATB a formé 100 % de ses managers (hommes et femmes) à la thématique de l’égalité professionnelle et a élaboré un guide pratique ainsi qu’un tableau de bord genré pour le suivi des indicateurs. La deuxième édition de l’IT Academy a permis de former 14 jeunes ingénieurs IT, avec une hausse de 65 % des actions de formation et une augmentation de 28 % des heures de formation en 2024.

En matière de santé et sécurité, 30 % du personnel front office et 20 % du personnel back office ont été formés à la sécurité incendie et au secourisme, tandis que 100 % des chargés d’évacuation et des équipiers de première intervention ont été formés. Des campagnes de sensibilisation « Octobre Rose » et « Novembre Bleu » ainsi qu’une campagne de vaccination contre la grippe ont été organisées.

Le volet gouvernance porte sur l’éthique des affaires, les intérêts des dirigeants et actionnaires, les modes de rémunération des équipes dirigeantes, l’indépendance et la composition du Conseil d’Administration, ainsi que l’équité de genre au sein des instances de direction. La banque a maintenu sa certification ISO/IEC 27001 pour les services Internet et Mobile Banking, réalisé des tests d’intrusion sur ses services digitaux et déployé un Système de Management de la Continuité d’Activité (ISO 22301) avec des tests réguliers de continuité et de reprise d’activité.

Une approche pragmatique et mesurable

L’ATB revendique une approche pragmatique en agissant concrètement et en intégrant progressivement les enjeux ESG dans toutes ses activités, de la gestion des investissements au développement de nouveaux produits et services. La démarche est fondée sur des actions mesurables et bien ciblées, conformément aux recommandations de la Bourse de Tunis en matière de transparence extra-financière.

Innovation numérique et inclusion financière : la banque a lancé Temenos Infinity, une plateforme digitale omnicanale visant à améliorer l’interaction client et offrir des services personnalisés, éco-conçus et hautement sécurisés. Le projet ATB DIGIPACK, déployé dans six agences pilotes, permet un parcours client 100 % digitalisé intégrant la signature électronique sécurisée et une réduction significative de la consommation de papier.

ATB Pay a été reconnu « Produit de l’année » pour la deuxième année consécutive, tandis que la carte prépayée « MyPay », dédiée au versement de salaires et pensions de retraite, constitue un levier d’inclusion sociale et financière pour les populations non bancarisées.

Engagement sociétal mesurable : l’ATB a sensibilisé 82 filles lors de la Journée internationale des filles en partenariat avec la GIZ, sponsorisé l’édition 2024 de Femmes Entrepreneurs et la 5ème édition du Femme Fest, soutenu le Prix Moovjee Tunisie 2024 valorisant les jeunes entrepreneurs innovants entre 18 et 30 ans, et accompagné la 16ème édition du Prix Mustapha Azouz pour la littérature pour enfants en langue arabe.

Cette démarche RSE-ESG, progressive et structurée, permet de prioriser et piloter les enjeux ESG clés. Elle contribue à une gouvernance responsable, à la maîtrise des risques et à une création de valeur durable pour l’ensemble des parties prenantes.

En chiffres : l’année 2024 de l’ATB

  • Gouvernance : six réunions du Conseil d’Administration, 100 % de taux de présence aux comités, 100 % de sensibilisation au code de conduite.
  • Formation : +65 % d’actions de formation, +88 % de participation des collaborateurs, +28 % d’heures de formation.
  • Genre : 100 % des managers formés à l’égalité professionnelle, 48 % de femmes dans les postes de haute direction.
  • Environnement : 100 % des collaborateurs sensibilisés à la gestion énergétique, généralisation de l’éclairage LED.
  • Finance durable : 98 % des chargés PME et 96 % des chefs d’agences formés aux critères ESG, 45 % des chargés PME formés au programme ADAPT.
  • Cybersécurité : certification ISO/IEC 27001 maintenue, 97 % de conformité FATCA.

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BH Bank tiendra une assemblée élective des actionnaires minoritaires

28. Januar 2026 um 09:09

La BH Bank organisera une assemblée générale élective des actionnaires minoritaires le 26 février 2026.  Cette réunion sera consacrée à l’élection d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au sein du conseil d’administration pour les exercices 2026, 2027 et 2028.

Selon les informations communiquées par la banque, l’assemblée se tiendra à son siège social. Seuls les actionnaires minoritaires remplissant les conditions requises pourront y assister ou s’y faire représenter par un autre actionnaire.

Sont éligibles à la participation les actionnaires détenant des actions entièrement libérées et inscrits sur les registres sociaux au moins cinq jours avant la date de l’assemblée. La représentation par un tiers est autorisée, à condition que celui-ci soit également actionnaire et que l’identité soit dûment justifiée.

La BH Bank précise qu’est considéré comme actionnaire minoritaire tout actionnaire détenant individuellement au maximum 0,5 % du capital de la banque, ainsi que les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5 % du capital.

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Gestern — 27. Januar 2026Haupt-Feeds

PME, régions et innovation : le système financier tunisien à l’épreuve

27. Januar 2026 um 14:58

Une étude majeure de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES) révèle l’urgence d’une refondation progressive du système financier tunisien. Malgré des décennies de réformes, les asymétries persistent : 41,4 % des demandes de crédit des PME sont refusées; 60,6 % ne disposent d’aucune ligne de crédit; et 48,6 % renoncent même à solliciter un financement. Financée par l’Union européenne dans le cadre du programme « Réforme, Synergies et Gouvernance », cette analyse propose une feuille de route structurée autour de 40 initiatives articulées en trois piliers. Sans transformation progressive mais déterminée, le système risque de basculer dans une rupture subie, coûteuse et déstabilisante.

Le système financier tunisien repose sur une architecture institutionnelle dense mais fragmentée. La Banque centrale de Tunisie assure la stabilité monétaire, le Conseil du Marché Financier régule les marchés de capitaux, la Commission Générale des Assurances veille au secteur assurantiel et l’Autorité de Contrôle de la Microfinance supervise les institutions de microfinance. Autour gravitent le Conseil Bancaire et Financier, la Fédération Tunisienne des Sociétés d’Assurances, l’Association Tunisienne des Investisseurs en Capital; ainsi que la Caisse des Dépôts et Consignations, le Fonds Tunisien d’Investissement et divers fonds spécialisés. Cette multiplicité crée des chevauchements de responsabilités, des ruptures dans les parcours de financement et limite l’orientation des flux vers les priorités nationales.

Les quatre fractures majeures

L’étude identifie quatre fractures majeures. La première concerne la concentration du financement sur les grandes entreprises. Le modèle bancaire, historiquement structuré autour d’une forte aversion au risque, exige une garantie moyenne dépassant 200 % du montant du prêt, excluant les entreprises peu capitalisées et celles dont la valeur repose sur des actifs immatériels. La deuxième fracture est territoriale : 67 % des agences bancaires se concentrent dans le Grand Tunis et le Centre-Est, privant les régions intérieures d’infrastructures financières. La troisième touche les jeunes entreprises, qui affichent un taux de refus de 42 %; contre 25 % pour les structures anciennes. Dans le capital-investissement, les startups n’ont capté que 1,8 % du capital investi en 2024. La quatrième fracture porte sur le biais systémique contre les actifs immatériels : logiciels, données, brevets et capital humain restent en marge des circuits classiques.

Ces fractures convergent pour créer un piège systémique. Une jeune startup implantée à l’intérieur du pays et développant une solution numérique se retrouve confrontée à une matrice de risques cumulés perçus comme insurmontables, quelle que soit la qualité de son modèle d’affaires.

L’économie informelle, symptôme d’un système inadapté

L’économie informelle représente entre 27,4 % et 45 % de l’activité économique selon les sources et concerne 44,8 % de l’emploi. 46 % des micro-entreprises se financent de manière informelle; contre seulement 33 % via un crédit formel. Près de 38 % des dirigeants de PME recourent également au financement informel. Cette dépendance traduit directement les difficultés d’accès au financement formel, qui touchent environ 35 % des PME tunisiennes. Faute d’offres adaptées, une large frange des ménages et des très petites entreprises contourne les canaux officiels, restant exclue des dispositifs de soutien et plus exposée aux chocs économiques.

Des réformes successives qui n’ont pas transformé le modèle

Depuis la fin des années 80, plusieurs vagues de réformes ont permis de réduire progressivement le taux de créances classées qui dépassait alors 20 % des engagements bancaires. Les banques ont été recapitalisées, le cadre prudentiel modernisé, le crédit partiellement libéralisé et le leasing introduit. La structure du modèle est pourtant restée stable, avec des banques universelles demeurant les intermédiaires quasi exclusifs et une Bourse de Tunis affichant une capitalisation boursière inférieure à 10 % du PIB.

Les années 2000 ont connu une croissance économique moyenne de 4,5 % par an entre 2000 et 2010, permettant le développement de la microfinance et l’introduction de nouveaux produits de marché. Mais le crédit est resté fortement concentré et les PME ont continué de se heurter aux contraintes d’accès.

La rupture de 2011 a élargi les attentes et ouvert de nouveaux chantiers. Les créances classées sont remontées à plus de 15 % en 2014. L’endettement public a crû rapidement, passant de 40 % du PIB en 2010 à plus de 70 % en 2018, renforçant le lien entre l’État et les banques qui ont absorbé une part croissante du risque souverain. L’exposition souveraine atteint aujourd’hui plus de 20 % du total des actifs dans plusieurs établissements. Le financement du déficit public mobilise une part importante de la liquidité bancaire, constituant un effet d’éviction vis-à-vis du secteur privé. Le taux d’investissement est tombé sous les 15 % du PIB contre 24 % au début des années deux mille.

Une vision pour un écosystème ouvert, inclusif et durable

Face à ces constats, l’étude formule une vision partagée : le système financier tunisien doit devenir un écosystème capable de mobiliser efficacement les ressources nationales et internationales pour financer la transformation productive, réduire les fractures sociales et régionales, et accompagner les transitions énergétique, écologique et numérique du pays.

Cette vision s’articule autour de cinq aspirations :

  • Offrir à chaque acteur économique un accès universel et simplifié au financement grâce à la digitalisation et à l’interopérabilité;
  • Assurer une inclusion effective en intégrant les segments exclus via des institutions spécialisées et des produits sur mesure;
  • Rééquilibrer la répartition des flux financiers en faveur des régions intérieures et des secteurs émergents;
  • Elargir l’éventail des instruments financiers en valorisant les actifs immatériels et en développant le capital-investissement, la finance digitale, islamique et durable;
  • Aligner les financements sur les critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance.

L’analyse comparative de sept pays de référence, Maroc, Égypte, Kenya, Malaisie, Chili, Portugal et Finlande, éclaire les trajectoires possibles. Le Portugal illustre une transformation fondée sur l’assainissement bancaire, avec un ratio de créances douteuses passé de 17 % en 2016 à environ 3 % en 2022. La Malaisie propose une diversification vers la finance islamique, représentant 38 % des actifs financiers. Le Chili montre l’importance des garanties publiques couvrant jusqu’à 85 % des prêts destinés aux très petites entreprises et PME. Le Kenya démontre comment le mobile money, utilisé par 84,8 % des adultes, peut devenir un levier structurant d’inclusion. Enfin, la Finlande illustre une trajectoire de maturité avec un taux de bancarisation de 100 %, une digitalisation des paiements dépassant 98 %, et un effort de recherche et développement supérieur à 3 % du PIB.

Une trajectoire hybride pour éviter la rupture

L’étude propose une trajectoire hybride combinant amélioration des dispositifs existants, des transformations institutionnelles ciblées et l’introduction progressive d’éléments de rupture. L’incrémentalisme conserve son utilité pour améliorer la qualité des outils, renforcer les mécanismes prudentiels et consolider la solidité des institutions. Mais les asymétries identifiées nécessitent des transformations plus profondes, ciblant les règles, les incitations et la gouvernance de l’allocation du capital.

La dimension transformative suppose une réorganisation des rôles au sein du système : clarification des mandats; rationalisation des dispositifs publics; meilleure articulation entre banques, marchés et acteurs non bancaires; intégration des données financières au cœur de l’analyse du risque; et modernisation des référentiels prudentiels. L’hybridation inclut également une part de rupture séquencée, compatible avec les capacités du système, concernant le financement de l’innovation, l’évaluation du risque immatériel, la consolidation des données, la planification d’investissements de long terme et la structuration des mécanismes de partage de risques.

Un dispositif d’animation pour garantir la cohérence

Pour garantir la cohérence et la continuité du processus de transformation, l’étude propose la création d’un espace d’animation fonctionnant comme une infrastructure immatérielle. Cet espace s’organiserait autour de trois composantes complémentaires : un comité d’alignement stratégique réunirait périodiquement les acteurs principaux pour sécuriser les arbitrages et harmoniser les calendriers de mise en œuvre; des groupes techniques thématiques assureraient la conception opérationnelle des réformes; une cellule d’appui et de suivi assurerait la collecte des informations, la production des tableaux de bord et la synchronisation des calendriers.

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La BVMT lance un programme de formation sur le reporting carbone

26. Januar 2026 um 16:56

La Bourse de Tunis et la Fondation Konrad-Adenauer organisent une session d’information le 27 janvier et deux journées de formation pratique en février 2026 pour accompagner les entreprises cotées dans leur mise en conformité avec les nouvelles réglementations climatiques internationales, notamment le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières de l’UE.

L’Accord de Paris et les amendements récents de la Déclaration de Londres imposent désormais une transparence accrue en matière climatique et financière. Le reporting extra-financier devient une obligation incontournable pour les sociétés cotées et les entreprises actives sur les marchés internationaux.

L’entrée en vigueur progressive du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) de l’Union européenne renforce ces exigences. Les entreprises exportatrices doivent désormais garantir la fiabilité, la traçabilité et la comparabilité de leurs données d’émissions de gaz à effet de serre.

Un programme en trois temps

Face à ces évolutions, la Bourse de Tunis, en partenariat avec la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), a programmé une journée d’information le 27 janvier 2026. Cette rencontre permettra aux entreprises cotées de comprendre les enjeux réglementaires et normatifs de la comptabilité carbone, ainsi que son intégration dans leurs politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Deux journées de formation pratique suivront les 11 et 12 février 2026. Elles aborderont les méthodologies de calcul du bilan carbone, les exigences de reporting et l’alignement avec les référentiels internationaux, en tenant compte des spécificités sectorielles.

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Azur Détergent bondit de 9,5% et propulse les résultats du groupe SAH

26. Januar 2026 um 16:44

La Société d’Articles Hygiéniques (SAH) a enregistré des revenus nets consolidés de 981,1 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 977,3 millions de dinars un an auparavant, selon les indicateurs d’activité consolidés publiés par le groupe sur le site de la BVMT. Cette progression de 3,8 millions de dinars représente une hausse annuelle de 0,4%.

La performance commerciale du groupe s’appuie principalement sur la filiale Azur Détergent, dont les ventes ont progressé de 9,5% pour atteindre 181,5 millions de dinars, contre 165,7 millions de dinars au 31 décembre 2024. Les filiales étrangères ont également contribué à cette croissance avec des revenus nets de 148,9 millions de dinars, en augmentation de 4,2% par rapport à 2024. Les filiales SAH Algérie et Libye ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 114,3 millions de dinars au 31 décembre 2025, enregistrant une croissance de 5,9%.

Au quatrième trimestre 2025, le groupe a réalisé des ventes de 254,1 millions de dinars, soit une hausse de 1,3% par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette progression masque des évolutions contrastées selon les zones géographiques, avec une baisse de 1,3% des ventes locales et une hausse de 6,1% des ventes à l’international. La répartition des revenus nets consolidés, après retraitement des ventes inter-groupe, montre que SAH Tunisie représente 49% des ventes globales. Azur Détergent et Azur Papier contribuent respectivement à hauteur de 18,5% et 10,2%, tandis qu’Azur Cosmétiques affiche une part de 6,7%.

Cap sur de nouveaux marchés à l’export en 2026

Pour l’année 2026, le groupe mise sur plusieurs axes de développement pour assurer la croissance de ses revenus, notamment la reprise des lettres de crédit pour la Libye, le développement des exportations de produits cosmétiques vers de nouveaux marchés, le maintien de sa part de marché locale et étrangère, ainsi que la prospection de nouveaux marchés à l’export, particulièrement en France et en Mauritanie.

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Néji Ghandri : « Notre chatbot va évoluer vers un coach financier pour orienter les clients »

26. Januar 2026 um 16:13

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Néji Ghandri, Président du Directoire d’Amen Bank, annonce le déploiement progressif de solutions d’intelligence artificielle au sein de l’établissement bancaire et affiche son ambition d’accompagner les entreprises tunisiennes dans leur transformation digitale, faisant de 2026 l’année de l’entreprise.

Amen Bank a organisé un événement consacré à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les entreprises. Selon Néji Ghandri, l’établissement bancaire souhaite accompagner ses clients entreprises dans cette transition technologique, comme il l’a fait précédemment pour la transition énergétique. Cette manifestation visait à constituer un terrain de réflexion sur les cas d’utilisation de l’IA et les prérequis nécessaires à son implémentation, notamment en matière d’infrastructures, de modèles et de services.

Le Président du Directoire souligne que la Tunisie dispose des ingénieurs et des compétences nécessaires, bien qu’une montée en compétences soit requise pour certains consultants. L’événement a réuni des experts tunisiens établis à l’étranger, susceptibles d’appuyer le déploiement de solutions basées sur l’intelligence artificielle.

Une stratégie progressive de déploiement

Amen Bank a opté pour une approche graduelle plutôt qu’un déploiement massif. L’établissement a mis en place une organisation dédiée avec un département spécialisé en intelligence artificielle et l’infrastructure nécessaire. La banque a également travaillé sur la fiabilisation, la valorisation et la gouvernance des données.

Plusieurs métiers bancaires bénéficient déjà de solutions d’IA validées : la lutte contre le blanchiment d’argent, le marché monétaire, le credit scoring et d’autres secteurs d’activité. Un chatbot basé sur l’IA a été lancé en 2020. Une version améliorée sera déployée dans quelques semaines, s’appuyant sur des modèles de langage et intégrant le dialecte tunisien.

Ce chatbot évoluera vers un coach financier capable d’orienter les clients sur les placements, les crédits, les opérations internationales et la salle des marchés. L’intelligence artificielle permettra de développer des services de prédiction et de conseil client, tout en libérant les chargés de clientèle et les employés de tâches répétitives sans valeur ajoutée. Néji Ghandri insiste sur la nécessité d’utiliser l’IA générative de manière sage et contrôlée, malgré son potentiel de création de valeur.

2026, année de l’entreprise

Pour l’année 2026, Amen Bank poursuivra le développement de sa plateforme avec une série de projets, notamment dans les domaines de la gestion de la fraude et du contrôle des opérations bancaires. L’établissement a toutefois identifié l’accompagnement des entreprises comme priorité majeure, tant en matière de financement que de conseil.

La banque entend préparer, en collaboration avec ses partenaires stratégiques et les fintechs associées, le socle de base nécessaire au développement de solutions basées sur l’intelligence artificielle au service des entreprises tunisiennes.

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Nozha Boujemâa : « L’IA générative permet aux entreprises de sauter une génération »

26. Januar 2026 um 15:39

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, l’experte internationale en intelligence artificielle, le Dr Nozha Boujemâa, livre sa vision de l’implémentation de l’IA dans les entreprises tunisiennes. Elle insiste sur la nécessité d’une démarche méthodique fondée sur l’exploitation des données propres à chaque organisation et appelle à surmonter l’inertie du quotidien pour saisir l’opportunité de l’IA générative.

Pour le Dr Nozha Boujemâa, l’implémentation de l’intelligence artificielle par les entreprises tunisiennes requiert une approche structurée. La première étape consiste à se connaître : identifier précisément les problèmes internes et les cas d’usage pertinents. Cette phase d’introspection impose de bien comprendre les problèmes à résoudre avant toute initiative technologique.

La deuxième étape porte sur l’exploitabilité des données. L’IA se nourrit des informations, des données et des processus d’une entreprise. C’est précisément le contexte de l’entreprise, son savoir-faire et son secteur d’activité qui différencient l’application d’une IA d’une organisation à l’autre. Cette phase exige un niveau de préparation des données rigoureux. Troisième impératif : disposer des compétences capables de créer de la valeur à partir de ces données.

Ne pas reporter l’investissement

Mme Boujemâa met en garde contre la tentation de reporter l’investissement dans l’IA en raison des urgences quotidiennes. Les entreprises englouties dans le quotidien pour résoudre un certain nombre de problèmes pourraient précisément voir ces urgences disparaître si elles avaient investi dans l’IA. L’adoption de l’intelligence artificielle est elle-même urgente, affirme l’experte, qui souligne le gain de temps que procure cette technologie. L’objectif n’est pas d’investir pour afficher l’utilisation de l’IA, mais d’atteindre une vraie compétitivité interne et externe.

L’IA générative, une opportunité de saut générationnel

Pour les entreprises qui n’ont pas encore adopté l’intelligence artificielle, Nozha Boujemâa recommande d’explorer ce que peut apporter l’IA générative. Cette technologie permettrait de passer à un étage supérieur, de sauter presque une génération et d’exploiter une puissance encore plus impactante que l’IA statistique telle qu’on la connaît jusqu’à aujourd’hui. L’experte conseille de se projeter sur les dernières technologies, convaincue que l’apport interne est certain. C’est la raison pour laquelle elle encourage vivement les entreprises à explorer ce défi.

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Intelligence artificielle : l’expertise humaine amplifiée, jamais remplacée

26. Januar 2026 um 13:35

L’intelligence artificielle générative augmente le travail humain plutôt qu’elle ne le remplace. Tel est le consensus qui s’est dégagé d’un panel réunissant trois experts lors de l’événement « L’IA au service du développement économique et financier des entreprises tunisiennes ». C’est Amen Bank qui l’organisait à Tunis, le 26 janvier 2026.

Entre gains de productivité mesurables, personnalisation à grande échelle et optimisation multi-objectifs, les intervenants ont démontré que ces technologies élargissent considérablement l’espace de liberté décisionnelle des entreprises. Et ce, tout en exigeant un renforcement proportionnel de la responsabilité humaine. La condition de cette réussite : maintenir l’être humain dans la boucle décisionnelle et refuser l’automatisation totale des choix

Nabil Belgasmi, Partner – Founder et CEO spécialisé en Business et Intelligence Artificielle, a posé un principe fondamental : l’intelligence artificielle générative vient augmenter le travail de l’humain, non le remplacer. L’expert a identifié deux grandes familles d’augmentation. L’augmentation cognitive permet aux professionnels, qu’ils soient marketeurs, médecins ou avocats, de découvrir de nouveaux modèles et services. L’augmentation opérationnelle améliore leur efficacité dans l’exécution des tâches quotidiennes.

L’apport majeur de l’intelligence artificielle réside selon lui dans la sérendipité : cette capacité à découvrir quelque chose à laquelle on n’avait jamais pensé auparavant. L’IA ne se contente pas d’optimiser l’existant, elle ouvre des perspectives totalement nouvelles aux professionnels qui l’utilisent.

Malledh Marrakchi : personnalisation, gains mesurables et responsabilité

Malledh Marrakchi, consultant universitaire et spécialiste en intelligence artificielle, a structuré son intervention autour de trois considérations majeures : l’efficacité opérationnelle, la productivité et la personnalisation. Cette dernière dimension permet de traiter chaque client de manière individualisée, comme s’il était l’unique client de l’entreprise.

S’appuyant sur une étude McKinsey, l’intervenant a détaillé les principaux usages de l’IA. 72 % des entreprises utilisent l’IA générative dans le reporting, révélant des gains extraordinaires en productivité. L’expert a précisé qu’il ne s’agit pas d’appuyer sur un bouton et de prendre le document généré tel quel, mais d’un outil puissant entre les mains de personnes expertes. Le deuxième domaine concerne l’innovation, où l’IA donne la possibilité d’expérimenter et de questionner les possibilités disponibles.

Trois domaines se situent à égalité avec 45 % de citations : la satisfaction client, la satisfaction des employés et la différenciation compétitive. L’IA transforme la relation avec le client mais aussi au sein même de l’entreprise, offrant une personnalisation des rapports avec le management, entre collaborateurs ou avec les ressources humaines. 38 % des entreprises citent les gains de coût et 36 % les gains en profitabilité.

Le domaine juridique illustre ces transformations. Les cabinets d’avocats se transforment grâce à l’exploitation d’historiques considérables. L’histoire des jugements et les positions des tribunaux influencent directement la construction des plaidoyers. L’IA générative permet d’explorer une documentation extrêmement riche qu’il serait humainement impossible de maîtriser exhaustivement.

Sur les garde-fous nécessaires, Malledh Marrakchi a insisté sur un principe éthique : avec l’IA, nous agrandissons notre espace de liberté d’action. Or, il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Plus on est libre, plus on doit être responsable. L’IA démultiplie nos capacités et libère du temps en automatisant les tâches répétitives ou intellectuellement moins stimulantes, permettant de se concentrer sur ce qui relève réellement de l’expertise.

Aymen Chakhari : l’optimisation multi-objectifs comme rupture méthodologique

Aymen Chakhari, Co-Founder et CEO de SKILIA, a introduit l’optimisation multi-objectifs, approche qui présente une caractéristique surprenante : elle ne nécessite pas nécessairement de données. Les modèles d’apprentissage par renforcement pour la planification tactique et stratégique requièrent seulement les règles du jeu, la connaissance des contraintes et des actions possibles.

L’expert a formulé un message fort : optimiser un seul objectif, c’est créer les problèmes de demain. Lorsqu’une entreprise se concentre sur un seul indicateur, elle le perfectionne mais dégrade d’autres objectifs critiques. En optimisant le coût global, on peut provoquer une dégradation des délais de production, de la satisfaction client, de l’ambiance de travail et des risques opérationnels. L’optimisation mono-objectif rassure un tableau de bord mais pas l’entreprise.

Un cas concret illustre cette approche : une entreprise allemande de distribution disposant de 35 véhicules effectuait 1800 tournées annuelles. Le coût de transport s’élevait à 1,2 million d’euros, l’assurance à 500 000 euros et la disponibilité du stock atteignait 99,7 % L’équipe d’Aymen Chakhari a retenu cinq indicateurs de performance et développé un moteur générant des centaines de millions de scénarios en quelques heures. Les résultats ont démontré qu’avec 34 véhicules et 1200 tournées, le coût de transport tombait à 700 000 euros et l’assurance à 280 000 euros.

L’optimisation multi-objectifs permet donc de simuler les décisions dans l’espace de décision et de les connecter à l’espace des objectifs. Une entreprise disposant d’un tableau de bord d’indicateurs de performance peut adopter immédiatement cette approche.

Sur les conditions de mise en œuvre, Aymen Chakhari a précisé que l’adoption de l’optimisation multi-objectifs pousse l’entreprise à se structurer et à modéliser mathématiquement ses indicateurs de performance, de risque et ses contraintes. Une entreprise disposant d’une comptabilité analytique possède déjà la moitié de la solution. L’affirmation sur l’absence de besoin de données doit être contextualisée : elle est vraie dans certains cas; mais les données structurées restent nécessaires dans de nombreux usages. L’IA peut d’ailleurs aider à structurer ces données, créant une double opportunité.

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Mohamed Sleimia : « Nous publions beaucoup, mais le lectorat s’effondre »

24. Januar 2026 um 12:50

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohamed Sleimia, président de la Fédération tunisienne des éditeurs, dresse un état des lieux contrasté du secteur de l’édition en Tunisie : une production en hausse, mais un marché fragilisé par l’érosion du pouvoir d’achat, la flambée des coûts et des faiblesses structurelles persistantes.

Malgré une production annuelle en nette progression, atteignant 3 238 titres en 2026, l’industrie de l’édition en Tunisie demeure fortement vulnérable aux contraintes économiques et sociales du pays. Selon Mohamed Sleimia, cette dynamique créative se heurte à une baisse continue de la demande, le livre n’étant plus considéré comme un bien prioritaire par des ménages dont les budgets sont essentiellement absorbés par les dépenses vitales et l’éducation.

Cette fragilité du marché est accentuée par le niveau élevé des prix. Les ouvrages produits localement se vendent entre 20 et 35 dinars, tandis que les livres importés peuvent atteindre 100 dinars. Cette situation résulte directement de la dépendance totale du secteur aux intrants importés — papier, encre et pièces de rechange — dont les coûts subissent de plein fouet la dépréciation du dinar et la volatilité des taux de change.

Une distribution défaillante et un réseau inégal

À ces contraintes économiques s’ajoutent de graves dysfonctionnements dans la distribution. En l’absence de distributeurs professionnels, les éditeurs sont contraints d’assurer eux-mêmes une logistique lourde et coûteuse. Le réseau de vente reste fortement concentré dans la capitale et les grandes villes côtières, tandis que les régions de l’intérieur souffrent d’un déficit marqué de librairies culturelles, souvent remplacées par de simples papeteries scolaires.

Le métier de libraire peine également à se professionnaliser. De nombreux points de vente fonctionnent avec des étudiants ou des stagiaires insuffisamment formés, ce qui nuit à la qualité du conseil et à la relation avec le lecteur. Si la vente en ligne progresse, elle ne parvient pas encore à compenser l’importance du rapport physique au livre, toujours déterminant pour le public tunisien.

Soutien public, précarité des auteurs et signes de renouveau

Face à ces difficultés, l’État intervient par l’intermédiaire du ministère des Affaires culturelles. En 2025, des budgets spécifiques ont été mobilisés, dont 5,2 millions de dinars pour la subvention du papier et 2,6 millions de dinars pour les acquisitions publiques. Cette aide permet de réduire légèrement le prix final des ouvrages, l’État prenant en charge une partie du coût de fabrication. Les acquisitions publiques alimentent les bibliothèques, les hôpitaux et les prisons, même si le nombre d’exemplaires achetés par titre est passé de 500 auparavant à une fourchette comprise entre 25 et 100 aujourd’hui, en raison de la multiplication des titres publiés.

La condition de l’auteur demeure, elle aussi, précaire. Un tirage de 500 exemplaires est désormais considéré comme satisfaisant, et seuls de rares ouvrages atteignent les 5 000 ventes, loin des standards européens. Mohamed Sleimia rappelle toutefois le rôle central de l’éditeur, qui apporte une expertise indispensable  révision linguistique, conception graphique et accès aux réseaux médiatiques  difficilement accessible en auto-édition. Il souligne que la grande majorité des écrivains tunisiens ne vivent pas de leur plume, à l’exception d’un nombre très limité.

Malgré ce contexte contraignant, le président de la Fédération se montre résolument optimiste. Une nouvelle génération d’éditeurs investit les réseaux sociaux, les formats numériques et les podcasts pour promouvoir la littérature tunisienne. Reconnue pour sa qualité intellectuelle et esthétique dans le monde arabe, l’édition tunisienne continue de s’imposer dans les foires internationales, laissant entrevoir un avenir où le livre s’adapte, sans disparaître, aux nouveaux usages culturels

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Tunisie : Pourquoi la rentabilité ne suffit plus à relancer l’investissement ?

23. Januar 2026 um 16:46

Aujourd’hui, 79 % des capitaux des entreprises tunisiennes servent à préserver l’existant plutôt qu’à préparer l’avenir. Pourtant, 62 % d’entre elles ont atteint leurs objectifs de rentabilité en 2024. Ce contraste saisissant résume l’état d’esprit du secteur privé, selon le rapport « CEO 50 » de l’IACE. Malgré des finances solides, l’économie avance à pas comptés. L’incertitude des règles freine les dirigeants plus que le marché lui-même.

L’enquête auprès de cinquante dirigeants révèle des entreprises robustes mais sur la réserve. Près de deux tiers des répondants affichent une réelle rentabilité, prouvant leur capacité d’adaptation. Cependant, cette réussite reste défensive. Les chefs d’entreprise redoutent surtout l’imprévisibilité réglementaire et fiscale. À cela s’ajoutent des procédures administratives lourdes et une concurrence informelle qui touche 44 % des entreprises. Ce cocktail alimente une forte aversion au risque.

L’innovation sacrifiée

Ce manque de visibilité dicte les choix d’investissement. Le renouvellement d’équipements obsolètes absorbe 46 % des budgets, tandis que 33 % servent à étendre des activités existantes. En revanche, l’innovation ne capte que 12 % des ressources et la diversification à peine 9 %. La quasi-totalité de l’effort financier finance la continuité plutôt que la transformation. Cette prudence diffère de l’attitude offensive observée au Maroc ou au Brésil, malgré des contraintes similaires.

Pour l’IACE, ce comportement révèle un verrou structurel lié à la confiance. La rentabilité seule ne déclenchera pas d’investissements ambitieux sans règles du jeu claires. Le rapport réclame donc une stabilisation institutionnelle urgente et des réformes lisibles. La simplification administrative est un levier déterminant. Elle doit passer par la numérisation et la généralisation de guichets uniques pour réduire les délais.

Moderniser pour croître

Sur le plan financier, l’IACE préconise des mécanismes de financement dédiés à l’innovation. Ces outils compenseraient la prudence des banques traditionnelles. La modernisation technologique doit aussi permettre à l’industrie de monter en gamme. Enfin, l’institut plaide pour un baromètre régulier de la perception des dirigeants. Cet outil permettrait d’ajuster les politiques publiques aux réalités du terrain.

En résumé, le tissu entrepreneurial tunisien sait résister aux chocs. Mais sans un environnement prévisible, cette résilience restera une gestion de survie plutôt qu’un moteur de croissance durable.

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Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises »

23. Januar 2026 um 12:26

Alors que les exigences environnementales mondiales se durcissent, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Pour décrypter ces enjeux, nous avons reçu dans nos locaux  Nacer Hachani, expert-comptable spécialisé dans la transition écologique et les mécanismes de tarification carbone. Entre contraintes bancaires et menace imminente de la taxe carbone aux frontières de l’UE, il livre une analyse sans concession sur l’urgence de passer d’une communication de façade à une véritable stratégie de décarbonation.

Depuis 2021, les entreprises tunisiennes, notamment cotées, intègrent de plus en plus les critères ESG. Quel est l’impact réel de cette évolution sur notre tissu économique ?

Le cadre réglementaire tunisien s’est considérablement densifié pour répondre à une nécessité de transparence accrue. Si la loi de 2018 sur la RSE a posé les premières pierres en s’inspirant de la norme ISO 26000, le véritable tournant a été pris par la Bourse de Tunis en 2021 avec son guide de reporting extra-financier. Plus récemment, le communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) de décembre 2025 marque une étape cruciale en exigeant que les sociétés faisant appel public à l’épargne détaillent leurs risques et opportunités liés à la durabilité directement dans leurs états financiers.

Cette dynamique transforme les organisations en profondeur. D’abord, elle conditionne l’accès aux marchés internationaux, car les exigences européennes ne laissent plus de place à l’improvisation. Ensuite, elle devient un levier financier majeur puisque les banques et fonds d’investissement conditionnent désormais leurs lignes de crédit à la transparence des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Enfin, elle offre une rentabilité opérationnelle concrète en permettant aux entreprises de saisir de nouvelles opportunités de création de valeur, notamment pour les secteurs énergivores comme le ciment, où l’investissement dans l’autoconsommation d’énergies renouvelables permet de transformer un poste de coût stratégique en levier de performance opérationnelle et ESG.

Au regard des données actuelles, observe-t-on une réelle appropriation des valeurs ESG ou reste-t-on dans une logique de communication ?

Nous observons aujourd’hui une économie à deux vitesses. D’un côté, les grandes entreprises cotées et les filiales de groupes internationaux ont intégré ces enjeux dans leur ADN opérationnel. Pour ces acteurs, la pression vient souvent des donneurs d’ordres étrangers, particulièrement dans les secteurs stratégiques tels que le textile et l’industrie automobile, qui imposent des audits sociaux et environnementaux extrêmement rigoureux.

À l’opposé, une partie du tissu entrepreneurial se contente encore d’une approche superficielle axée sur l’image de marque. Ces entreprises adaptent leur communication sans transformer leurs processus profonds. C’est un calcul risqué, car nous ne sommes plus dans un simple exercice de conformité superficielle, mais bien dans un enjeu de viabilité économique à long terme. Pour les entreprises exportatrices, ce décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient une menace directe pour leur pérennité.

Quels sont les leviers concrets pour enraciner durablement cette culture chez les retardataires ?

La clé de la réussite réside dans la convergence totale entre les impératifs écologiques et la rentabilité économique. Pour obtenir une adhésion massive, il faut un retour sur investissement limpide. Par exemple, si la Tunisie instaurait une réglementation permettant l’échange de quotas carbone, les entreprises seraient naturellement incitées à investir pour générer des crédits valorisables.

Par ailleurs, il nous manque encore un système de traçabilité robuste pour l’énergie verte, similaire au modèle français des certificats d’origine. Sans une telle certification, nos exportateurs manquent de crédibilité pour valoriser leur décarbonation sur la scène internationale. Il est donc impératif de bâtir un environnement où l’engagement écologique devient un moteur de compétitivité financière plutôt qu’une charge supplémentaire.

Vous parlez souvent de « double matérialité ». Est-ce le concept qui doit guider les dirigeants ?

Le concept de double matérialité est effectivement le pivot de la conscience stratégique moderne. Auparavant, l’entreprise ne se souciait que de l’impact de l’environnement sur ses finances. Aujourd’hui, elle doit également mesurer l’impact de ses propres activités sur son environnement. C’est une question de survie : si une industrie continue d’émettre massivement du carbone, le changement climatique finira par détruire ses propres actifs physiques. Quand un dirigeant intègre que la dégradation de la planète équivaut à la destruction de sa propre valeur financière à terme, sa vision stratégique bascule radicalement.

Où en est l’empreinte carbone des entreprises tunisiennes face aux nouvelles sanctions internationales ?

Nous sommes encore loin d’une connaissance précise de notre empreinte carbone nationale. Il est désormais urgent que le calcul du bilan carbone soit généralisé par voie législative en instaurant des obligations par secteur ou par seuil de chiffre d’affaires. L’urgence est dictée par l’Europe avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui cible déjà six secteurs clés : ciment, engrais, acier, hydrogène, électricité et aluminium.

Avec une taxe carbone avoisinant les 85 euros par tonne, le coût de l’inaction se chiffrera très bientôt en millions d’euros, lorsque le mécanisme atteindra son plein régime, dans un contexte de suppression progressive des quotas gratuits. Les entreprises tunisiennes s’engagent déjà contractuellement sur des seuils d’émissions dans leurs nouveaux marchés, et tout dépassement sera lourdement sanctionné par des audits européens dès 2027, qui porteront sur les émissions de 2026. Pour nos exportateurs, la décarbonation est désormais une condition sine qua non de survie face à la concurrence mondiale.

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Ce qu’il faut retenir de la mission tunisienne à Davos

23. Januar 2026 um 11:00

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a représenté la Tunisie lors de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos, tenue du 19 au 23 janvier 2026. Sous le thème « L’esprit du dialogue », ce rendez-vous majeur a permis à la délégation tunisienne de multiplier les échanges stratégiques avec des dirigeants mondiaux et des institutions financières de premier plan pour examiner l’avenir de l’économie globale.

Au cours de ce sommet réunissant des représentants de 130 pays, le ministre tunisien a pris part à plusieurs séminaires consacrés aux perspectives économiques pour l’année 2026. Les discussions, relayées par un communiqué officiel du département de l’Économie, ont porté sur des défis transversaux tels que le changement climatique, la finance durable, la promotion de l’innovation et le rôle moteur de l’intelligence artificielle dans le développement. Samir Abdelhafidh a particulièrement mis l’accent sur le développement du commerce numérique au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), explorant les leviers nécessaires pour stimuler l’investissement dans la connectivité et assurer une croissance inclusive sur le continent.

Intensification des partenariats avec les institutions internationales

En marge des sessions plénières, le ministre a mené une série d’entretiens bilatéraux de haut niveau, notamment avec Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED. Cet échange a porté sur le renforcement de la coopération technique et le soutien au Centre de Tunis pour la formation sur le droit de la concurrence. Mme Grynspan a évoqué la création d’une plateforme pour les pays emprunteurs afin d’améliorer la gestion de la dette via des méthodes innovantes, tout en exprimant sa volonté de visiter prochainement la Tunisie et de contribuer à l’évolution des textes juridiques relatifs à l’investissement.

Parallèlement, la rencontre avec Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux parties. M. Lario s’est dit disposé à financer de nouveaux projets de développement rural adaptés aux priorités tunisiennes. De même, l’entretien avec Matteo Patrone, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a consolidé la dynamique instaurée par la récente visite de la présidente de l’institution à Tunis. La BERD a réitéré son engagement à soutenir le plan de développement 2026-2030, avec une nouvelle visite de M. Patrone prévue au second semestre de l’année.

Synergies régionales et attractivité du site Tunisie

La coopération avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a également figuré au centre des priorités. Abdullah Almusaibeeh a salué le rôle de la Tunisie dans la coopération arabo-africaine, ouvrant la voie à un soutien accru pour les entreprises tunisiennes exportatrices et à l’exécution de projets en Afrique subsaharienne. Sur le plan bilatéral, des réunions avec les ministres du Koweït et d’Oman ont visé à intensifier les flux d’investissements directs et à organiser des manifestations commerciales conjointes.

Enfin, Samir Abdelhafidh a clôturé sa mission par une série de rencontres avec des investisseurs internationaux et des chefs d’entreprises. Il a exposé les avantages compétitifs de la Tunisie en tant que destination stratégique, réaffirmant la volonté des autorités de coordonner étroitement avec les opérateurs privés pour concrétiser leurs intentions d’investissement dans divers secteurs porteurs.

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La STB affiche un PNB de 687,9 millions de dinars en hausse de 5,89 %

23. Januar 2026 um 09:55

La Société Tunisienne de Banque (STB) a réalisé un Produit Net Bancaire de 687,9 millions de dinars à la fin de l’exercice 2025, enregistrant une augmentation de 5,89 % par rapport à l’exercice antérieur. Le coefficient d’exploitation a connu une amélioration, passant de 50,08 % à 48,47 %, témoignant d’une meilleure efficacité opérationnelle.

Ces résultats s’expliquent par une évolution positive entre les produits et les charges d’exploitation bancaire. Les produits ont connu une hausse de 3,3 % pour se chiffrer à 1 454,4 millions de dinars, pendant que les charges correspondantes n’ont augmenté que de 1,08 % pour s’élever à 766,4 millions de dinars. Les charges opératoires ont enregistré une progression limitée à 2,48 % durant la période considérée.

La structure des produits d’exploitation bancaire se compose essentiellement des produits d’intérêts qui représentent 60,8 %, des revenus issus du portefeuille titres à hauteur de 29,9 %, et des commissions nettes qui comptent pour 9,4 %.

L’activité de crédit et les placements constituent les piliers de l’activité

L’activité de crédit génère 91,6 % des produits d’intérêts, correspondant à 809,6 millions de dinars. L’encours total des créances nettes auprès de la clientèle s’est fixé à 8 645 millions de dinars, marquant une diminution de 1 126 millions de dinars comparativement à la fin de l’année 2024. Cette baisse traduit une stratégie d’optimisation dans l’octroi de crédit, tout en préservant le soutien financier aux acteurs économiques et aux établissements publics.

Le portefeuille titres a connu une croissance significative avec une progression de 1 012 millions de dinars, soit une hausse de 26,1 %, portant le total à 4 886 millions de dinars. Cette augmentation découle principalement de l’accroissement des Bons du Trésor Assimilables (BTA) conservés dans le portefeuille d’investissement.

Des ressources solides et une situation de liquidité favorable

Concernant le passif, les charges d’exploitation bancaire totalisant 766,4 millions de dinars se composent presque entièrement de charges d’intérêts, liées en grande partie aux dépôts de la clientèle. À la fin du mois de décembre 2025, l’établissement n’a pas eu recours aux ressources de marché à court terme.

Les dépôts de la clientèle ont progressé de 9,7 % pour atteindre 12 508 millions de dinars. Leur composition, largement constituée de dépôts à vue et d’épargne, assure une base de financement stable.

Les ratios de liquidité demeurent satisfaisants. Le ratio Loan to Deposit (LTD) s’est positionné à 81,7 %, nettement inférieur au plafond réglementaire. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) se maintient au-dessus de la norme fixée à 100 %.

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OneTech réalise 281,9 millions de dinars de chiffre d’affaires au T4 2025

22. Januar 2026 um 08:40

Le Groupe OneTech a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 281,9 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, soit une progression de 7,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette croissance s’explique par la performance combinée des marchés d’exportation et du marché local. Les ventes à l’export ont atteint 236,3 millions de dinars, en hausse de 5,5 %, marquant le cinquième trimestre consécutif de croissance. Sur le marché local, le chiffre d’affaires s’est établi à 45,6 millions de dinars, en progression de 19,6 %.

Le pôle Câbles a porté cette dynamique grâce à la montée en puissance de nouveaux programmes et à l’amélioration du mix produits. Le pôle Mécatronique a également bénéficié de la reprise progressive de la demande sur les marchés automobiles européens, notamment liée aux véhicules électriques.

Performance annuelle 2025

Sur l’ensemble de l’exercice 2025, le Groupe OneTech a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 080,9 millions de dinars, en progression de 3,1 % par rapport à 2024. Les exportations ont augmenté de 4,6 %, soit 40,6 millions de dinars supplémentaires, et représentent désormais 86,2 % du chiffre d’affaires total.

Investissements et structure financière

En ligne avec le plan stratégique « Challenge 2028 », les investissements réalisés en 2025 ont atteint 36,2 millions de dinars. Ces investissements visent l’amélioration de la qualité, de la productivité, de la performance énergétique et des engagements en matière de développement durable.

Sur le plan financier, le Groupe a poursuivi sa trajectoire de désendettement. L’endettement global a reculé de 23,4 millions de dinars en 2025, soit une baisse de 19 % par rapport à fin 2024.

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PNB à 590,7 MD : Amen Bank confirme la résilience de son modèle

21. Januar 2026 um 13:31

Amen Bank clôture l’année avec un PNB en progression de 4,3 %, s’établissant à 590,7 millions de dinars contre 566,5 millions dinars en 2024. Cette performance s’appuie sur une croissance de 8,8 % des dépôts clientèle, atteignant 8 721 millions de dinars, et une hausse de 3,2 % des crédits nets s’élevant à 7 534 millions de dinars. Malgré un coefficient d’exploitation qui se fixe à 41,09 %, la banque consolide ses indicateurs d’activité.

Une dynamique commerciale portée par les dépôts Le bilan de l’exercice 2025 révèle une accélération de la collecte. Les dépôts et avoirs de la clientèle ont bondi de 705,5 millions de dinars sur un an, pour atteindre un encours global de 8 721 millions de dinars au 31 décembre.

En parallèle, les crédits à la clientèle, nets de provisions, ont progressé de 234,7 millions de dinars, s’établissant à 7 534 millions de dinars. La structure de financement de l’institution a également été renforcée par une augmentation de 10,3 millions de dinars des ressources longues (emprunts et ressources spéciales), totalisant désormais 709,9 millions de dinars.

 

 

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Tunis Re atteint 97 % de ses objectifs annuels en 2025

21. Januar 2026 um 13:01

Tunis Re a enregistré un chiffre d’affaires de 238,4 millions de dinars  au 31 décembre 2025, confirmant la stabilité de son portefeuille par rapport à l’exercice précédent. La société a atteint 97 % de ses objectifs annuels de chiffre d’affaires, tandis que son ratio de sinistralité a diminué à 47 %, contre 59 % au 31 décembre 2024. Les produits financiers ont progressé de 7,7 %, passant de 31,190 MDT à 33,587 MDT.

Ces indicateurs reflètent une gestion maîtrisée des engagements, un ajustement sélectif du portefeuille de souscription et une évolution favorable des risques. Sur les marchés étrangers, la performance reste robuste malgré la dépréciation du dollar américain observée récemment. L’amélioration de la performance technique est liée à une gestion rigoureuse des risques, à la baisse de la sévérité des sinistres et à la revalorisation à la baisse de certains sinistres relatifs à des exercices antérieurs.

Les produits financiers intègrent les intérêts courus et non échus pour les exercices 2024 et 2025, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes, et témoignent d’une gestion prudente et efficace des placements. Ces chiffres consolidés, publiés par Tunis Re au quatrième trimestre 2025, confirment la solidité des fondamentaux du réassureur et la résilience de son modèle économique dans un contexte de marché exigeant.

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