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Heute — 21. Januar 2026Haupt-Feeds

Tunis Re atteint 97 % de ses objectifs annuels en 2025

21. Januar 2026 um 13:01

Tunis Re a enregistré un chiffre d’affaires de 238,4 millions de dinars  au 31 décembre 2025, confirmant la stabilité de son portefeuille par rapport à l’exercice précédent. La société a atteint 97 % de ses objectifs annuels de chiffre d’affaires, tandis que son ratio de sinistralité a diminué à 47 %, contre 59 % au 31 décembre 2024. Les produits financiers ont progressé de 7,7 %, passant de 31,190 MDT à 33,587 MDT.

Ces indicateurs reflètent une gestion maîtrisée des engagements, un ajustement sélectif du portefeuille de souscription et une évolution favorable des risques. Sur les marchés étrangers, la performance reste robuste malgré la dépréciation du dollar américain observée récemment. L’amélioration de la performance technique est liée à une gestion rigoureuse des risques, à la baisse de la sévérité des sinistres et à la revalorisation à la baisse de certains sinistres relatifs à des exercices antérieurs.

Les produits financiers intègrent les intérêts courus et non échus pour les exercices 2024 et 2025, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes, et témoignent d’une gestion prudente et efficace des placements. Ces chiffres consolidés, publiés par Tunis Re au quatrième trimestre 2025, confirment la solidité des fondamentaux du réassureur et la résilience de son modèle économique dans un contexte de marché exigeant.

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Hausse de 85 % du chiffre d’affaires export de la bière pour la SFBT

21. Januar 2026 um 11:42

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a publié ses indicateurs financiers pour le quatrième trimestre 2025. Le chiffre d’affaires local des boissons gazeuses hors taxes a diminué, passant de 33,91 millions de dinars à 32,12 millions de dinars, soit une baisse de 5,29 %. À l’export, le chiffre d’affaires de ces mêmes produits a reculé de 6,42 millions de dinars à 5,33 millions de dinars, enregistrant une diminution de 17,02 %.

Le chiffre d’affaires hors taxes de la bière locale a progressé de 154,8 millions de dinars à 166,95 millions de dinars, une hausse de 7,85 %. La bière exportée a connu une croissance plus marquée, passant de 931 665 dinars à 1,72 million de dinars, soit une augmentation de 85,03 %.

En termes de volumes, les ventes de boissons gazeuses ont légèrement reculé de 3,66 millions à 3,59 millions de caisses. Tandis que les ventes de bière ont augmenté de 456 738 hectolitres à 487 032 hectolitres, représentant une progression de 6,63 %. La production de boissons gazeuses a enregistré une faible hausse de 225 831 hectolitres à 226 095 hectolitres. La production de bière a atteint 489 314 hectolitres contre 472 259 hectolitres au trimestre précédent, soit une augmentation de 3,61 %.

Les investissements de la période ont principalement concerné l’acquisition de matériel d’emballage consigné, incluant des casiers et des bouteilles. Les soldes comptables bancaires prennent en compte les encaissements auprès des clients et les dividendes reçus, déduction faite des paiements d’impôts, des salaires et des fournisseurs.

La société précise que la baisse des ventes de boissons gazeuses est liée à la mise en place d’un centre de facturation dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine SFBT-Charguia. Cette évolution opérationnelle a réduit le volume facturé par la société mère sans affecter l’activité globale du groupe. Le recul du chiffre d’affaires à l’export des boissons gazeuses est attribué à une diminution des commandes d’un client en Afrique subsaharienne, une variation qui reste limitée dans le chiffre d’affaires global.

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BH Bank enregistre un PNB de 681,5 MDT, en baisse de 2,8 %

21. Januar 2026 um 09:57

À la clôture de l’exercice 2025, l’activité bancaire de BH BANK  affiche des évolutions contrastées, marquées par un recul des crédits et une forte progression des dépôts.

L’encours des créances sur la clientèle s’établit à 10 336 MDT à fin décembre 2025, contre 10 577 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 2,3 %. Dans le même temps, les dépôts de la clientèle atteignent 10 020 MDT, contre 9 009 MDT à fin décembre 2024, enregistrant une hausse de 11,2 %. Les emprunts et ressources spéciales reculent de 7,8 % pour s’établir à 1 442 MDT, contre 1 565 MDT un an auparavant.

Les produits d’exploitation bancaires s’élèvent à 1 438 MDT à fin décembre 2025, contre 1 446 MDT à la même période en 2024, en diminution de 0,6 %. Les charges d’exploitation bancaires atteignent 756 MDT, contre 745 MDT un an plus tôt, en hausse de 1,5 %. Le produit net bancaire ressort à 681,5 MDT, contre 701,2 MDT à fin décembre 2024, soit un repli de 2,8 %.

Parallèlement, les charges générales d’exploitation augmentent de 19,2 % pour atteindre 85 MDT, contre 72 MDT un an auparavant. Les frais du personnel progressent de 9,2 %, s’établissant à 207 MDT à fin décembre 2025, contre 189 MDT à fin décembre 2024.

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UNIMED clôture 2025 avec un chiffre d’affaires de 148,9 MDT

21. Januar 2026 um 09:04

UNIMED a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025. Au 31 décembre 2025, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 148,9 millions de dinars, contre 147,7 millions de dinars un an auparavant. Cette évolution est portée par la progression des ventes sur le marché national, avec un chiffre d’affaires officinal en hausse de 16 %, passant de 43,6 millions de dinars au 31 décembre 2024 à 50,5 millions de dinars au 31 décembre 2025, ainsi que par une augmentation de 3 % du chiffre d’affaires à l’export.

La production en unités, incluant ampoules, flacons, seringues et poches, s’établit à 245 782 157 unités au 31 décembre 2025, enregistrant une baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les investissements incorporels et corporels réalisés sur l’exercice atteignent 4,4 millions de dinars, provenant principalement des travaux d’agencements et d’aménagements.

L’endettement à long terme s’élève à 17,6 millions de dinars au 31 décembre 2025, en baisse de 29 %. Les dettes à court terme atteignent 27,4 millions de dinars, composées des échéances à moins d’un an sur les crédits bancaires pour 7,1 millions de dinars, sur les crédits de leasing pour 0,9 million de dinars et des crédits de gestion pour 19,4 millions de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport au 31 décembre 2024.

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Gestern — 20. Januar 2026Haupt-Feeds

Inondations de 1969 : quand la Tunisie a vécu sa pire catastrophe naturelle

20. Januar 2026 um 15:44

Les inondations et intempéries qui ont commencé le 20 janvier 2026 ne constituent ni les premières, ni les plus graves que la Tunisie ait connues. L’histoire récente du pays garde en mémoire une catastrophe d’une ampleur sans précédent : les inondations de 1969. Un drame national qui a profondément marqué le territoire, les populations et les politiques publiques.

Entre la fin septembre et la fin octobre 1969, une succession exceptionnelle de pluies torrentielles frappe la Tunisie. En l’espace de quelques jours, certaines régions reçoivent l’équivalent de plusieurs années de précipitations. Les oueds débordent, les sols saturés cèdent et les eaux engloutissent des zones entières du pays.

Le Nord-Ouest, le Centre et le Sahel subissent les plus lourds dégâts. À Kairouan, à Sidi Bouzid, dans le bassin de l’Oued Merguellil, mais aussi dans plusieurs régions côtières, les flots font disparaître routes, maisons et terres agricoles. Les crues se succèdent pendant près d’un mois et empêchent toute stabilisation rapide de la situation.

Le désastre entraîne un lourd bilan humain : les estimations les plus couramment citées évoquent plus de 500 morts. Environ 300 000 personnes perdent leur logement. Les eaux détruisent ou rendent inhabitables des dizaines de milliers d’habitations. Les crues ravagent les infrastructures vitales : elles emportent des ponts, coupent des routes sur des centaines de kilomètres, interrompent les voies ferrées et mettent hors service les réseaux d’eau et d’électricité.

Une mobilisation nationale sans précédent

Face à l’ampleur du désastre, l’État tunisien déclare la catastrophe nationale. Il mobilise en urgence les forces armées, la protection civile et l’administration centrale.

Les autorités mènent des opérations d’évacuation dans les zones les plus exposées. Des convois d’aide transportent de l’eau potable, de la nourriture et des couvertures vers des villages isolés. Les services publics installent des abris provisoires pour accueillir les sinistrés. Les responsables poursuivent un double objectif : sauver des vies et rétablir les services essentiels.

Parallèlement, des équipes techniques rouvrent les axes routiers, réparent les ponts et remettent en état les réseaux hydrauliques. La crise s’étend sur plusieurs semaines, bien au-delà de la fin des pluies, tant les dégâts restent profonds.

Une solidarité internationale massive

L’ampleur de la catastrophe déclenche une vague de solidarité internationale. Près de vingt-quatre pays répondent à l’appel de la Tunisie.

Parmi eux figurent notamment le Maroc, la France, les États-Unis, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Union soviétique. Les partenaires apportent une aide variée : hélicoptères de secours, ingénieurs, matériel de pompage, tentes, médicaments, nourriture et contributions financières.

Les Pays-Bas envoient une brigade spécialisée dans les situations de catastrophe afin de rétablir les réseaux d’eau et de sauver les puits. Les États-Unis déploient des moyens aériens et accordent une aide financière importante. Des équipes européennes participent à la reconstruction des infrastructures et à l’approvisionnement en eau potable. L’ONU coordonne une partie de cette assistance.

Cette mobilisation internationale renforce la capacité de réponse du pays et accélère la phase de relèvement.

Un tournant dans la politique hydraulique

Les inondations de 1969 ne représentent pas seulement une tragédie humaine. Elles imposent un tournant stratégique. Dans les années suivantes, l’État engage une refonte profonde de la gestion des risques hydrologiques.

Les autorités lancent des études sur les bassins versants. Elles planifient et construisent des barrages, des digues et des ouvrages de régulation, notamment dans les régions centrales. La catastrophe s’impose comme une référence majeure dans la politique d’aménagement du territoire et dans la conception des infrastructures hydrauliques.

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Tempête sur la côte nord : Hammamet, Kélibia et d’autres villes touchées

20. Januar 2026 um 14:03

Des vagues puissantes et des pluies intenses frappent plusieurs villes touristiques du nord de la Tunisie, provoquant l’inondation de plages, de rues et de complexes hôteliers, notamment à Hammamet et Kélibia.

Lundi 19 janvier, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a annoncé de fortes précipitations, parfois orageuses, sur plusieurs régions du nord du pays. Ces intempéries s’accompagnent de vents forts à très forts, en particulier sur les zones côtières, entraînant une mer très agitée. Face à la situation, des plans régionaux de prévention des catastrophes ont été activés.

Sur l’ensemble du littoral, les vagues ont atteint des zones habituellement épargnées. À Hammamet, station balnéaire majeure, plusieurs cafés, restaurants et complexes touristiques ont été envahis par l’eau. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des infrastructures touchées par la montée de la mer.

À Kélibia, ville côtière du Cap Bon, l’élévation des eaux a provoqué l’inondation de rues et d’établissements situés en bordure de plage, notamment des restaurants et des cafétérias. Des scènes similaires ont été observées dans d’autres zones touristiques du nord-est du pays.

Selon des médias locaux, des quartiers de la banlieue nord de Tunis ainsi que d’autres régions du nord-est ont également été touchés par les inondations. Le niveau d’alerte a été relevé à « très élevé » dans les gouvernorats de Tunis et de Nabeul.

Par ailleurs, plusieurs gouvernorats ont annoncé la suspension des cours le mardi 20 janvier en raison des précipitations et des fortes perturbations affectant des zones résidentielles et des axes routiers. À Soliman, porte d’entrée du Cap Bon, les pluies ont entraîné des difficultés de circulation et une montée du niveau des eaux dans l’Oued El Bey. Les citoyens et les touristes présents dans ces villes sont appelés à respecter les consignes de sécurité. De même qu’à signaler toute situation dangereuse, dans l’attente d’une amélioration des conditions météorologiques.

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TGH affiche un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars

20. Januar 2026 um 11:51

L’Assemblée générale ordinaire de Tawsol Group Holding a enregistré une participation de 74 % du capital. Le groupe annonce un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars. Tandis que la société mère affiche un bénéfice proche d’un million de dinars et un bilan de 138,4 millions de dinars.

Sur 3,3 millions de dinars à répartir, les bénéfices seront principalement affectés au renforcement des fonds propres, avec priorité au report à nouveau et aux réserves légales. Ahmed Sellami a été désigné représentant des actionnaires minoritaires jusqu’en 2026.

Le mandat de Moez Ben Ali comme commissaire aux comptes a été renouvelé pour trois exercices. Et les administrateurs ont reçu le quitus pour leur gestion. Toutes les résolutions ont été adoptées à la quasi-unanimité, confirmant la stabilité et la solidité financière du groupe.

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Placements Tunisie SICAF : les revenus atteignent 3,988 millions de dinars en 2025

20. Januar 2026 um 10:42

Placements Tunisie SICAF affiche, au 31 décembre 2025 (T4), une nette amélioration de ses performances, marquée par une progression de l’ensemble de ses principaux indicateurs d’activité.

Les revenus de Placements Tunisie SICAF atteignent 3,988 millions de dinars, contre 3,244 millions de dinars un an auparavant, enregistrant ainsi une hausse significative de 23 %. Dans le même temps, les charges d’exploitation s’élèvent à 304 mille dinars; contre 264 mille dinars au 31 décembre 2024. Soit une augmentation maîtrisée de 15 %.

La structure financière demeure solide : la valeur des immobilisations financières reste stable à 12,268 millions de dinars. Tandis que les placements à court terme progressent de 14 % pour s’établir à 6,144 millions de dinars; contre 5,383 millions de dinars à la même date en 2024.

Par ailleurs, la société a constitué des provisions sur titres pour un montant d’environ 4 mille dinars, compensées en partie par des reprises de provisions d’environ 13 mille dinars. Ces éléments retracent l’évolution de l’activité de Placements Tunisie SICAF à la clôture du quatrième trimestre 2025, telle qu’arrêtée au 31 décembre de l’exercice.

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ATL : le produit net du leasing en hausse de 10 % à fin décembre 2025

20. Januar 2026 um 09:30

L’Arab Tunisian Lease (ATL) a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025, faisant état d’une progression de ses principaux agrégats par rapport à décembre 2024.

Les mises en force enregistrent une augmentation de 8 % par rapport à décembre 2024. Le total des engagements affiche une hausse de 11 % sur la même période. Le produit net du leasing progresse de 10% par rapport à décembre 2024. La masse des créances classées diminue de 3 % malgré l’augmentation de 11 % des engagements. Le ratio des créances classées recule de 95 points de base par rapport à décembre 2024 pour s’établir à 6,99 %.

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UIB : le PNB recule de 2,6 % à 522,6 millions de dinars en 2025

20. Januar 2026 um 08:48

L’Union Internationale de Banques (UIB) a publié ses indicateurs d’activité au 31 décembre 2025, faisant état d’une croissance de 5,5 % des dépôts de la clientèle et de 5 % de l’encours des crédits. Tandis que le résultat brut d’exploitation enregistre une baisse de 10,3 % impacté par l’application de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce.

Les dépôts de la clientèle s’établissent à 7 240,7 millions de dinars tunisiens à fin 2025; contre 6 859,9 millions de dinars à fin 2024. Soit une augmentation de 380,7 millions de dinars. Cette croissance résulte de la hausse des dépôts à vue de 228 millions de dinars, des dépôts d’épargne de 219,2 millions de dinars et des autres dépôts et avoirs de la clientèle de 40,4 millions de dinars. Compensant ainsi partiellement la baisse des dépôts à terme, des certificats de dépôt et autres produits financiers de 106,9 millions de dinars.

L’encours net des crédits à la clientèle atteint 6 518,7 millions de dinars à fin 2025 contre 6 212,6 millions de dinars une année auparavant, marquant une progression de 306,1 millions de dinars. L’encours des emprunts et ressources spéciales diminue à 113,4 millions de dinars à fin 2025 contre 147,8 millions de dinars un an plus tôt.

Un produit net bancaire en léger recul

Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, demeurent quasi stables avec une légère baisse de 0,3 % à 918,6 millions de dinars à fin 2025; contre 921,5 millions de dinars à fin 2024.

La marge d’intérêt recule de 6,5 % pour s’établir à 288,8 millions de dinars; contre 308,9 millions de dinars une année auparavant. Retraitée de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce chiffré à 27 millions de dinars, l’évolution serait positive de 2,3 %.

La marge sur les commissions progresse de 2,5 % à 151,5 millions de dinars à fin 2025 contre 147,8 millions de dinars à fin 2024. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent une hausse de 3,3 % à 82,3 millions de dinars contre 79,6 millions de dinars une année auparavant.

Le produit net bancaire s’inscrit en baisse de 2,6 % à 522,6 millions de dinars à fin décembre 2025 contre 536,3 millions de dinars à fin décembre 2024. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, la hausse serait de 2,5 %.

Une pression sur la rentabilité

Les frais de personnel augmentent de 4,3 % à 206,5 millions de dinars contre 197,9 millions de dinars une année auparavant. Les charges opératoires dans leur ensemble progressent de 5 % pour atteindre 283,6 millions de dinars à fin décembre 2025 contre 269,9 millions de dinars à fin décembre 2024.

Le résultat brut d’exploitation s’établit à 239,6 millions de dinars à fin décembre 2025, en baisse de 10,3 % par rapport aux 267 millions de dinars enregistrés une année auparavant. Retraitée de l’impact de la loi 2024-41, la baisse serait limitée à 0,1 %.

Le coefficient d’exploitation s’élève à 54,3 % à fin décembre 2025 contre 50,3 % une année auparavant. Retraité de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce, ce ratio s’établirait à 51,6 %.

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Tunisie : le privé propose 30 000 unités par an en location-accession

19. Januar 2026 um 16:52

Le trésorier de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers, Hachemi Mleyani, a affirmé ce lundi 18 janvier 2026 à L’Economiste Maghrebin que les promoteurs immobiliers privés peuvent fournir entre 25 000 et 30 000 logements par an dans le cadre du dispositif de location-accession. Une annonce qui intervient alors que la Tunisie fait face à une crise du logement aggravée par la flambée des prix de l’immobilier et les difficultés d’accès au crédit bancaire.

Mleyani a cependant conditionné la réussite de ce mécanisme à la conjugaison des efforts dans le cadre de la loi sur le partenariat public-privé, insistant sur la nécessité de consultations entre la Chambre et les autorités concernées.

Un dispositif passant par une banque publique

Selon le responsable, le succès du projet nécessite que la location-accession passe par une banque publique. Celle-ci permettrait au bénéficiaire de régler mensuellement ses loyers sous forme de mensualités de crédit à des conditions avantageuses, adaptées au montant qu’il payait auparavant. En contrepartie, la banque verserait au promoteur immobilier la totalité du prix du logement, encourageant ainsi la poursuite de la construction de nouveaux logements pour répondre à la forte demande.

Cette contribution du secteur privé viendrait compléter les efforts de l’État qui prévoit de fournir 1 200 logements en location-accession d’ici fin 2026, répartis sur 11 gouvernorats pour un coût total avoisinant 200 millions de dinars. Pour rappel, le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, avait précédemment annoncé un objectif de 5 000 logements sur la période 2026-2030, à raison de 1 000 logements par an.

Un mécanisme ancien remis au goût du jour

La location-accession n’est pas une nouveauté en Tunisie. Ce système de financement immobilier, qui permet au citoyen de devenir propriétaire après une période déterminée de location, était en vigueur depuis les années 1970 avec la création de la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS) en 1977. Après avoir débuté par la simple location, la SPROLS s’est orientée vers la location-accession en 1989, avant que le dispositif ne s’arrête en 2016 en raison de problématiques liées aux lois bancaires et aux mécanismes de financement différencié.

Le programme cible essentiellement les catégories à revenus modestes et moyens des secteurs public et privé ne possédant pas de logement, se distinguant ainsi du programme du « premier logement » destiné aux personnes dont le revenu se situe entre 4,5 et 12 fois le salaire minimum.

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Tensions internes à l’UGTT : un incident inédit viserait Taboubi

19. Januar 2026 um 15:35

Selon des sources syndicales concordantes, l’un des membres du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail, parmi les neuf opposés à l’avancement du congrès national à mars 2026, se serait violemment pris verbalement au secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, allant jusqu’à l’affubler des pires qualificatifs. Les faits se seraient déroulés le jeudi 15 janvier.

Ces mêmes sources précisent que cet acte contre M. Taboubi constituerait un précédent dans l’histoire de la centrale syndicale; et ce, en matière d’atteinte à l’institution du Secrétariat général et aux règles de l’éthique syndicale. L’intervention des employés de l’UGTT aurait été nécessaire pour mettre un terme à cette altercation. La situation ayant failli dégénérer sans leur présence et leur rejet de telles pratiques, ajoutent encore ces sources.

Depuis jeudi, le secrétaire général aurait reçu de nombreux appels téléphoniques émanant des unions régionales ainsi que de plusieurs secteurs professionnels. Tous se sont montrés solidaires et ont exprimé leur rejet de tels agissements à son encontre.

Notre source indique également que le syndicat des employés de l’Union aurait fait part de son opposition à ce comportement. De même que de sa détermination à faire face à toute atteinte visant la personne du secrétaire général.

Affaire à suivre.

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ASSAD franchit la barre des 112 MDT grâce au dynamisme local

19. Januar 2026 um 12:53

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a clôturé l’année 2025 avec un chiffre d’affaires global s’élevant à 112,335 millions de dinars; contre 103,739 millions de dinars l’année précédente. Soit une croissance de 8,3 %. Cette performance annuelle est principalement portée par le dynamisme du marché local, dont les revenus ont bondi de 21,0 % pour atteindre 59,001 millions de dinars. À l’inverse, l’activité à l’exportation a enregistré un léger repli de 3,0 %, s’établissant à 53,335 millions de dinars à la fin de l’exercice.

Au cours du quatrième trimestre 2025, la société a généré des revenus de 32,186 millions de dinars, marquant une hausse de 3,3 % par rapport à la même période en 2024. Durant ces trois derniers mois, le chiffre d’affaires local a progressé de 20,7 % pour s’établir à 16,664 millions de dinars. Tandis que les exportations ont subi une baisse de 10,6 %, totalisant 15,522 millions de dinars; contre 17,368 millions de dinars un an auparavant.

Par ailleurs, le volume de production annuel, exprimé en équivalent batterie standard, a connu une contraction de 2,1 % avec 867 251 unités produites en 2025; contre 885 972 unités en 2024. Parallèlement, l’entreprise a réduit ses investissements corporels et incorporels, qui sont passés de 3,620 millions de dinars en 2024 à 1,940 million de dinars en 2025, représentant une baisse de 46,4 %. Aucun investissement financier n’a été réalisé durant cet exercice.

La structure financière de l’entreprise montre une diminution de l’endettement total de 8,4 %. Celui-ci se fixant à 72,840 millions de dinars au 31 décembre 2025; contre 79,484 millions de dinars à la clôture précédente. Cette évolution est marquée par une réduction importante de 43,5 % de l’endettement à long et moyen terme, qui s’établit désormais à 12,723 millions de dinars. Les crédits de gestion ont quant à eux augmenté de 5,6 % pour atteindre 60,117 millions de dinars à la fin de l’année.

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Air Liquide Tunisie réalise un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars

19. Januar 2026 um 11:47

Air Liquide Tunisie a réalisé un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars  au terme de l’exercice 2025, en progression de 2 % par rapport aux 36,8 millions de dinars enregistrés en 2024. Le marché local a principalement porté cette performance en générant 32,3 millions de dinars de revenus, soit une hausse de 11 % sur un an.  

La société industrielle Air Liquide Tunisie a toutefois vu ses ventes à l’export reculer significativement. Les marchés extérieurs ont généré 5,3 millions de dinars en 2025; contre 7,7 millions de dinars l’année précédente. Le quatrième trimestre 2025 a affiché 1,5 million de dinars d’exportations, en baisse par rapport aux 2,1 millions de dinars du quatrième trimestre 2024.

La production bondit de 8% portée par l’oxygène

L’entreprise a accru sa production de 8 % en volume pour atteindre environ 34 500 tonnes en 2025; contre 32 000 tonnes en 2024. La hausse de la production d’oxygène a essentiellement porté cette augmentation. La société a produit 8 600 tonnes au quatrième trimestre 2025, comparés aux 8 100 tonnes sur la même période de l’année précédente.

Une rentabilité opérationnelle en nette amélioration

Les indicateurs de rentabilité témoignent d’une amélioration généralisée des performances opérationnelles. La marge sur coût matières a atteint 16,4 millions de dinars à fin décembre 2025, en hausse de 4% par rapport aux 15,7 millions de dinars de 2024. L’augmentation de la production des gaz de l’air combinée à l’efficacité énergétique obtenue grâce à la mise à niveau des unités de production expliquent cette progression.

La valeur ajoutée brute a progressé de 11  % pour atteindre 12,4 millions de dinars en 2025; contre 11,2 millions de dinars l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation affiche une amélioration encore plus marquée de 22 % et s’établit à 4,1 millions de dinars au 31 décembre 2025, comparés aux 3,4 millions de dinars en 2024.

Les investissements s’envolent de 78 %

L’entreprise a considérablement renforcé son effort d’investissement en 2025. Les investissements nets ont atteint 16,9 millions de dinars. Soit une augmentation de 78 % par rapport aux 9,5 millions de dinars investis en 2024. Le projet de rénovation de l’une des deux unités de production explique principalement cette hausse substantielle.

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Tawasol dépasse les 90 millions de dinars de revenus en 2025

19. Januar 2026 um 11:12

Tawasol Group Holding a réalisé au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires global de 30,56 millions de dinars, contre 16,34 millions un an plus tôt, soit une progression de 87,01 %. Sur l’ensemble de l’exercice, les revenus atteignent 90,85 millions de dinars, contre 72,15 millions en 2024, en hausse de 25,91 %. Le chiffre d’affaires local s’établit à 27,52 millions de dinars au quatrième trimestre, en augmentation de 145 %, tandis que l’export recule à 3,04 millions de dinars, en baisse de 40,57 %. En cumulé annuel, le chiffre d’affaires local atteint 64,52 millions de dinars, en hausse de 31,67 %, et l’export 26,33 millions de dinars, en progression de 13,73 %.

La production du groupe suit la même dynamique avec 30,10 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, contre 15,92 millions un an auparavant, soit une hausse de 89,13 %. Au 31 décembre 2025, la production cumulée s’élève à 89,96 millions de dinars, en augmentation de 27,28 % par rapport à 2024.

Une structure financière globalement maîtrisée

Sur le plan financier, les investissements du groupe atteignent 4,76 millions de dinars en 2025, contre 5,00 millions en 2024. L’endettement total s’établit à 40,19 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 40,42 millions un an plus tôt, soit une variation de -0,56 %. La dette à court terme recule de 29,97 % à 16,34 millions de dinars, tandis que la dette à moyen et long terme progresse de 39,57 % à 23,86 millions de dinars.

Des performances contrastées selon les pôles

Par métier, le pôle Télécommunications enregistre au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires de 3,16 millions de dinars, en hausse de 10,67 %. En cumul annuel, il atteint 20,84 millions de dinars, contre 16,17 millions en 2024, soit une progression de 28,90 %. L’endettement du pôle recule à 2,36 millions de dinars.

Le pôle Services et Infrastructures affiche une forte croissance avec un chiffre d’affaires trimestriel de 16,65 millions de dinars, contre 2,36 millions un an plus tôt, soit une hausse de 605,98 %. Sur l’année, les revenus atteignent 32,96 millions de dinars, en progression de 96,51 %. L’endettement du pôle diminue à 14,20 millions de dinars, contre 19,60 millions en 2024.

Le pôle Industries enregistre au quatrième trimestre un chiffre d’affaires de 10,63 millions de dinars, en recul de 11,28 %. En cumul annuel, il s’établit à 36,80 millions de dinars, contre 39,86 millions en 2024, soit une baisse de 7,67 %. Son endettement recule à 8,76 millions de dinars.

Le pôle Immobilier réalise un chiffre d’affaires trimestriel de 117 384 dinars, contre 354 978 dinars un an auparavant, soit une baisse de 66,93 %. En cumul annuel, les revenus atteignent 259 384 dinars, en recul de 54,89 %. L’endettement du pôle s’élève à 14,88 millions de dinars au 31 décembre 2025.

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Khouloud Toumi : « Chaque dinar exporté entraîne une demande parallèle d’importation »

17. Januar 2026 um 15:46

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint près de 21,8 milliards de dinars en 2025, contre 18,9 milliards en 2024 et 17,1 milliards en 2023, selon les statistiques de l’Institut National de la Statistique (INS). Le taux de couverture des importations par les exportations a chuté à 64,5%, signalant une incapacité croissante à financer les importations par les exportations. Pour Khouloud Toumi, analyste en politique économique, ces chiffres témoignent d’une dégradation structurelle préoccupante.

« Cette évolution reflète des rigidités structurelles de l’économie tunisienne bien plus qu’un simple choc conjoncturel », souligne Khouloud Toumi, dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin. L’analyste identifie cinq facteurs principaux expliquant cette dégradation.

Une dépendance persistante aux importations dans tous les secteurs clés

Sur les dix premiers mois de 2025, les importations ont atteint 65 milliards de dinars contre 67,34 milliards en 2024, soit une augmentation de plus de 5%. Les secteurs les plus concernés sont l’énergie, les biens intermédiaires, l’équipement industriel et les produits alimentaires. « Il y a une faible élasticité-prix et une forte élasticité-revenu : toute reprise de la demande intérieure entraîne mécaniquement une hausse des importations », explique l’analyste.

Les exportations des dix premiers mois de 2025 s’élèvent à 52,21 milliards de dinars, contre 51,62 milliards en 2024. Toutefois, Khouloud Toumi pointe une dépendance élevée aux intrants importés, notamment dans le textile, la mécanique et l’électrique. « Chaque dinar exporté entraîne une demande parallèle d’importation, limitant l’amélioration du solde commercial », précise-t-elle.

Le déficit énergétique contribue à hauteur de 8 milliards de dinars au déficit total. « Les importations d’énergie sont peu substituables. Le facteur énergétique est peu sensible à la dépréciation monétaire, à la compression de la demande ou aux chocs extérieurs », analyse l’experte.

Khouloud Toumi évoque également une productivité limitée, des coûts logistiques élevés, un faible investissement et une instabilité réglementaire. Ces facteurs rendent « impossible de substituer rapidement les importations et de monter en gamme les exportations ».

La concentration des exportations vers le marché européen rend le commerce extérieur sensible aux cycles économiques des partenaires. « En 2025, le ralentissement relatif en Europe a affecté la dynamique des exportations », constate-t-elle.

Concernant la dépréciation du dinar tunisien, l’analyste estime qu’elle reste « inefficace car l’économie dépend fortement des intrants importés pour produire et exporter ». Elle rappelle que la Tunisie importe des matières premières et semi-finies, notamment depuis la France, l’Allemagne et l’Italie, y ajoute une valeur ajoutée limitée, puis réexporte vers ces mêmes marchés.

Cinq axes stratégiques pour sortir de l’impasse

Pour réduire le déficit commercial, Khouloud Toumi propose cinq axes stratégiques. Le premier consiste à substituer les importations en développant les secteurs capables de produire des biens essentiels pour réduire la dépendance extérieure. Le deuxième vise à réduire le contenu importé des exportations en soutenant les fournisseurs nationaux, l’investissement productif et l’intégration locale dans les chaînes de valeur. Le troisième axe porte sur l’allégement du déficit énergétique par la diversification des sources d’énergie, l’efficacité énergétique et la transition vers le renouvelable. Le quatrième recommande de diversifier les marchés et les produits exportés en explorant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie pour réduire la dépendance à l’Europe. Enfin, le cinquième axe préconise d’améliorer la compétitivité hors-prix à travers la productivité, la qualité, une logistique fiable et une stabilité réglementaire pour rendre les exportations plus résilientes.

« Le déficit commercial tunisien en 2025 est structural et non conjoncturel. Il résulte d’une dépendance aux importations, d’exportations à faible valeur ajoutée, d’un déficit énergétique persistant et d’une faible capacité d’ajustement de l’offre », conclut Khouloud Toumi. Selon elle, seule une transformation du modèle économique tunisien permettra de remédier durablement à cette situation en développant l’offre locale, en augmentant la valeur ajoutée des exportations, en diversifiant les marchés et en renforçant la compétitivité structurelle. « Sans ces réformes, le déficit restera une contrainte sur la stabilité macroéconomique et les financements extérieurs du pays », avertit-elle.

Lire aussi :
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Disparition de Kamel Labidi, artisan de la réforme des médias tunisiens après 2011

17. Januar 2026 um 11:38

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a annoncé samedi 17 janvier 2026 le décès du journaliste et militant des droits humains Kamel Labidi, figure majeure de la défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme en Tunisie.

Kamel Labidi s’est éteint après une carrière professionnelle et militante marquée par son engagement indéfectible pour la liberté d’expression et l’indépendance des médias. Le défunt était titulaire d’une maîtrise en journalisme obtenue en 1975 à l’Institut de presse et des sciences de l’information, d’une maîtrise en littérature anglaise de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis en 1976, ainsi que d’un diplôme d’études approfondies en sciences de la communication de l’université Paris II.

Sa carrière journalistique a débuté en 1975 à l’Agence Tunis Afrique Presse ( TAP) , où il a connu de premières difficultés en raison de ses positions professionnelles. Il a été licencié entre 1978 et 1981 pour avoir refusé de participer à la campagne médiatique officielle contre l’Union générale tunisienne du travail, avant d’être définitivement écarté en 1994 en raison de ses prises de position indépendantes. Cette éviction s’est accompagnée d’une interdiction de collaborer avec plusieurs médias étrangers.

Son engagement pour les droits humains l’a conduit à diriger la section tunisienne d’Amnesty International entre 1995 et 1996. Il a ensuite poursuivi ses activités au niveau régional et international, occupant notamment les postes de coordinateur du programme d’éducation aux droits de l’homme au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth, de conseiller pour le réseau international d’échange d’informations sur la liberté d’expression, et de représentant puis conseiller du Comité pour la protection des journalistes pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Après la révolution du 14 janvier 2011, Kamel Labidi a été nommé président de l’Instance nationale de réforme de l’information et de la communication. Cette institution a publié un rapport de référence contenant une série de réformes fondamentales pour le secteur des médias. Il a également fondé par la suite l’organisation Vigilance pour les libertés.

Le défunt comptait parmi les voix les plus éminentes dans la défense de la liberté de la presse, d’expression et de la parole libre en Tunisie. Il a consacré sa vie professionnelle et militante à la lutte contre la censure et les restrictions imposées aux journalistes, à la défense de l’indépendance des médias et à l’établissement d’un journalisme responsable et professionnel fondé sur le droit d’accès à l’information et le respect de la déontologie. Il était convaincu que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental de tout processus démocratique.

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HUB Industrie 4.0 : La Tunisie accélère sa transformation numérique

17. Januar 2026 um 10:59

L’APPI et ses partenaires ont officiellement lancé le HUB Industrie 4.0 le 12 décembre 2025 lors d’un atelier national que l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises a organisé à Tunis. Cet événement a réuni des acteurs institutionnels, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, avec l’objectif de structurer et d’accélérer la transformation numérique de l’industrie nationale. Le Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et la coopération allemande, via la GIZ, soutiennent le dispositif.

Le secteur industriel tunisien doit accélérer son adoption des technologies numériques pour maintenir et renforcer sa compétitivité à l’international. Les entreprises nécessitent un accompagnement structuré et coordonné pour généraliser l’usage de l’automatisation, de la robotique, de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle dans les processus de production. Le lancement du HUB répond à ce besoin en se positionnant comme le coordinateur central de l’écosystème technologique national.

Les parties prenantes ont défini une feuille de route qu’elles ont organisée autour de six axes prioritaires : la réglementation, la communication, la gouvernance, les outils, la formation et le financement. Elles recommandent notamment d’adapter le cadre législatif aux enjeux de l’intelligence artificielle, des données et de la transition écologique. Les acteurs doivent consacrer un effort soutenu à la montée en compétences, via l’intégration de modules spécialisés dans l’enseignement supérieur et la certification d’experts capables d’accompagner les entreprises.

Enfin, le modèle de gouvernance adopté confie le pilotage stratégique au ministère de tutelle et la mise en œuvre opérationnelle à l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation, tandis que le HUB assure une coordination entre les centres techniques, les universités et les fournisseurs de solutions. Les partenaires doivent activer rapidement des projets pilotes et des mécanismes de financement mixtes, publics et internationaux, pour concrétiser cette transition.

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Quels produits tunisiens pourraient concrètement remplacer les importations sud-américaines dans les cantines françaises ?

16. Januar 2026 um 17:06

Nos opérateurs économiques sauront-ils saisir les opportunités commerciales qui émergent des repositionnements du marché alimentaire européen ? Cette question se pose avec une acuité particulière. Le département français du Loiret vient d’annoncer mercredi 14 janvier qu’il cessera d’acheter des produits alimentaires originaires d’Amérique du Sud pour ses cantines scolaires. Une décision qui pourrait libérer des parts de marché. Mais la captation par les opérateurs tunisiens reste à démontrer.

Le conseil départemental du Loiret a justifié cette mesure par son opposition à l’accord commercial du Mercosur. Cet accord lie l’Union Européenne à plusieurs États sud-américains. La collectivité invoque des risques multiples pour l’agriculture locale : économiques, sanitaires, environnementaux et sociaux.

Concrètement, plusieurs produits disparaîtront des menus. Le soja, l’avocat, l’ananas sud-américains seront bannis. Certains produits transformés et viandes surgelées également. Ces changements concerneront 24.000 repas quotidiens. Ils toucheront les 68 collèges publics du département. La décision sera soumise au vote des conseillers départementaux le 30 janvier prochain.

La loi Egalim redessine la carte des approvisionnements

Cette initiative s’inscrit dans l’application de la loi Egalim. Ce texte impose 50% de produits locaux et durables dans la restauration collective publique. Actuellement, le Loiret n’atteint qu’environ 25%. D’autres départements français pourraient suivre cet exemple dans les prochains mois. Le mouvement de relocalisation alimentaire en Europe s’amplifiera. Les volumes concernés augmenteront.

Pour les autorités et opérateurs économiques tunisiens, cette évolution soulève une question cruciale. Ont-ils la capacité d’identifier rapidement ces transformations du marché européen ? Le pays méditerranéen dispose certes d’avantages géographiques. Sa proximité de l’Europe est un atout. Il produit certaines denrées potentiellement concernées : huile d’olive, dattes, agrumes, tomate transformée. Mais la proximité géographique suffit-elle face aux exigences françaises ?

Certifications et normes : le premier obstacle à franchir

Le premier défi concerne la certification et la conformité aux normes. Les collectivités françaises rejettent les produits sud-américains pour une raison précise. Ces produits ne répondent pas aux mêmes standards sanitaires, environnementaux et sociaux que les productions européennes.

Les exportateurs tunisiens disposent-ils des certifications nécessaires ? Leurs processus de production respectent-ils les cahiers des charges français et européens ? Les normes portent sur les pesticides, la traçabilité et les conditions de travail. Ces questions techniques détermineront l’éligibilité même des produits tunisiens.

La dimension logistique constitue un autre enjeu majeur. Les cantines scolaires exigent des approvisionnements réguliers. Les volumes doivent être constants. La chaîne du froid doit être irréprochable pour les produits frais.

Les circuits d’exportation tunisiens actuels sont souvent orientés vers les grandes centrales d’achat. Ils privilégient aussi l’export de produits transformés. Sont-ils adaptés aux besoins spécifiques de la restauration collective territoriale française ? La capacité à livrer régulièrement des petites et moyennes quantités dans différents départements français demande une organisation particulière. Cette organisation commerciale et logistique existe-t-elle ?

Prospection territoriale : une approche département par département

La prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises représente un troisième défi de taille. Contrairement aux grandes surfaces, le modèle diffère. Les négociations avec les grandes surfaces se mènent avec quelques centrales d’achat nationales. Les départements français, eux, disposent d’une autonomie dans leurs choix d’approvisionnement.

Cela suppose une démarche commerciale ciblée, département par département. Il faut une compréhension fine des procédures d’appels d’offres publics français. Les contraintes budgétaires des collectivités doivent être maîtrisées. Les structures d’export tunisiennes disposent-elles des ressources humaines nécessaires ? Ont-elles l’expertise pour mener ces prospections ? Existe-t-il une coordination entre les instances tunisiennes de promotion des exportations et les associations de collectivités territoriales françaises ?

La question des prix ne peut être éludée. La loi Egalim privilégie explicitement les produits locaux français. Mais les collectivités restent soumises à des contraintes budgétaires. Les produits tunisiens devront donc trouver un équilibre. Ils devront être compétitifs au niveau tarifaire. Ils devront respecter les standards de qualité exigés.

Les coûts de certification et de mise aux normes s’ajoutent aux frais logistiques. Permettront-ils de proposer des prix attractifs ? Les producteurs français bénéficient du soutien de leurs collectivités. La concurrence sera rude.

Le facteur temps : agir vite avant que d’autres ne s’emparent du marché

Le contexte politique et diplomatique entre la Tunisie et la France pourrait également jouer un rôle. Les opérateurs tunisiens pourront-ils se positionner sur ces marchés ? Les accords commerciaux bilatéraux existent. Les programmes de coopération agricole sont en place. Les relations entre chambres de commerce constituent autant de leviers potentiels. Leur activation dépendra de la volonté politique des deux pays.

Enfin, la question de la réactivité se pose avec insistance. Le vote du conseil départemental du Loiret est prévu pour le 30 janvier. D’autres départements pourraient suivre rapidement. Les acteurs tunisiens disposent-ils de mécanismes de veille suffisamment performants ? Peuvent-ils détecter ces opportunités en temps réel ? Peuvent-ils mobiliser rapidement les ressources nécessaires ? Il faut présenter des offres commerciales crédibles. D’autres concurrents méditerranéens ou européens guettent ces parts de marché.

La décision du Loiret s’inscrit dans un mouvement plus large. Le repositionnement alimentaire européen s’accélère. Les débats autour du Mercosur l’alimentent. Les préoccupations croissantes sur la souveraineté alimentaire aussi. La pandémie et les tensions géopolitiques récentes ont renforcé cette tendance. Cette dynamique pourrait s’amplifier dans les mois à venir. Des fenêtres d’opportunité significatives pourraient s’ouvrir pour les pays méditerranéens producteurs.

Reste à déterminer si les autorités et opérateurs économiques tunisiens sauront identifier ces évolutions du marché européen. Mobiliseront-ils les ressources nécessaires pour y répondre ? Les enjeux sont multiples : certification, logistique, prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises. La réponse à cette question se mesurera dans les prochains mois. Elle se lira au nombre de contrats signés. Elle s’évaluera aux appels d’offres remportés par des entreprises tunisiennes. Les départements français s’engagent dans cette démarche de relocalisation alimentaire. Le compte à rebours a commencé.

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