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Empfangen — 14. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Descentes policières à El Menzah et Jebel Lahmar : Cocaïne, héroïne et armes blanches saisies

14. Oktober 2026 um 19:45

Les unités de la police judiciaire d’El Menzah ont démantelé deux réseaux présumés de trafic de stupéfiants lors d’opérations sécuritaires menées dans les quartiers d’El Menzah et de Jebel Lahmar, à Tunis. Les interventions ont permis la saisie de quantités de cocaïne et d’héroïne, d’un important arsenal d’armes blanches ainsi que de deux motos signalées comme volées, rapporte Alchourouk.

Selon les informations communiquées sur cette opération, les descentes visaient des lieux soupçonnés d’abriter des activités de trafic de drogue ainsi que des personnes recherchées par la justice.

Cocaïne et armes blanches saisies au Menzah

Lors d’une première intervention menée à El Menzah, en coordination avec le poste de la sûreté nationale de Hay El Khadhra, les policiers ont arrêté un individu présenté comme un trafiquant particulièrement dangereux. Une quantité importante de cocaïne et différentes armes blanches ont été découvertes en sa possession.

Au cours de l’enquête, le suspect a reconnu avoir volé une moto et indiqué aux enquêteurs l’endroit où il l’avait dissimulée. Le véhicule a ainsi pu être récupéré et restitué à son propriétaire.

De l’héroïne et une moto volée découvertes à Jebel Lahmar

Une seconde perquisition a été menée au domicile d’un autre suspect, dans le quartier de Jebel Lahmar. Les policiers y ont saisi une quantité d’héroïne destinée, selon les premiers éléments de l’enquête, à la revente, ainsi qu’un ensemble d’armes blanches et une autre moto signalée comme volée.

Lire aussi : Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

À l’issue des interventions, le ministère public a été consulté et a ordonné le placement en garde à vue des deux suspects, tandis que les investigations se poursuivent en vue de leur présentation devant la justice et de la prise des mesures légales nécessaires.

Les quantités exactes de stupéfiants saisies et le nombre d’armes blanches récupérées n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.

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Kasserine : Un homme placé en prison après des sévices infligés à un chat avec des chiens

14. Oktober 2026 um 18:58

Un homme a été placé en prison à Kasserine, après avoir été impliqué dans une affaire de sévices infligés à un chat à l’aide de chiens agressifs. Il est également accusé d’avoir filmé la scène, dont les images ont circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation.

Selon des sources informées citées par Mosaïque FM, les autorités judiciaires près le tribunal de première instance de Kasserine ont ordonné l’incarcération du propriétaire des chiens. Son complice a, quant à lui, été renvoyé devant le tribunal cantonal.

Deux suspects identifiés en moins de 24 heures

L’affaire a été prise en charge par les unités de la Garde nationale de Haïdra, dans le gouvernorat de Kasserine, après la diffusion d’une vidéo montrant un animal soumis à des sévices. Les enquêteurs sont parvenus à identifier les deux personnes impliquées en moins de 24 heures, avant de les présenter à la justice.

Lire aussi : Kasserine : Une enquête ouverte après une vidéo montrant un chat attaqué par des chiens

D’après les mêmes sources, le propriétaire des chiens aurait participé aux faits tout en filmant la scène. Les autorités judiciaires ont décidé de le placer en détention, tandis que son compagnon doit comparaître devant le tribunal cantonal.

Une vidéo qui suscite l’indignation sur les réseaux sociaux

La diffusion des images a suscité de nombreuses réactions de condamnation parmi les internautes, les militants et les associations de défense des animaux. L’affaire a ensuite été portée devant les autorités judiciaires, qui ont engagé les procédures nécessaires.

Cette affaire remet en lumière la question de la protection des animaux en Tunisie et celle de la responsabilité des personnes impliquées dans des actes de maltraitance, mais aussi de celles qui les filment ou contribuent à leur diffusion.

Les suites judiciaires du dossier devront permettre de préciser les responsabilités individuelles et les éventuelles infractions retenues contre les deux suspects.

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Carthage : Des piscines en zone archéologique, l’alerte est lancée

14. Oktober 2026 um 18:23

L’Association des Amis de Carthage appelle les autorités tunisiennes à intervenir en urgence pour mettre fin aux constructions anarchiques et à l’aménagement de piscines dans la zone archéologique de Carthage. Cette nouvelle alerte, lancée mercredi 14 octobre 2026, remet au premier plan la question de l’application des décisions de démolition et de la protection effective d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

Dans une déclaration à l’émission « Al Machhad Al Aan » de la Radio nationale, la présidente de l’association, Salwa Jaziri Arafa, a dénoncé la persistance de constructions qu’elle estime préjudiciables au patrimoine historique et culturel de Carthage. Elle a notamment pointé le non-respect de certaines décisions de démolition et la lenteur des procédures administratives, qui compliqueraient, selon elle, les interventions nécessaires.

Au-delà des constructions elles-mêmes, la multiplication d’aménagements privés dans une zone archéologique soulève des questions sur le contrôle de l’urbanisation, l’application des règles de protection et la coordination entre les administrations concernées. La situation est d’autant plus sensible que des vestiges antiques peuvent se trouver sous des terrains aujourd’hui urbanisés, ce qui rend indispensable l’encadrement archéologique des travaux.

Un dossier ancien, déjà signalé par l’UNESCO

Les préoccupations exprimées par l’association s’inscrivent dans un dossier de longue date. Le Comité du patrimoine mondial a rappelé à plusieurs reprises la nécessité de lutter contre les constructions illégales à Carthage et d’exécuter les décisions de démolition encore en attente.

En 2019, le ministère de l’Intérieur avait annoncé l’exécution de dix décisions de démolition dans la zone archéologique. L’opération, menée dans la nuit du 8 au 9 juillet, avait notamment concerné des bâtiments à deux étages, des écuries, des entrepôts, des clôtures et des installations en béton. Cette intervention illustrait la possibilité d’engager des opérations de démolition, sans pour autant régler l’ensemble des problèmes de contrôle du site.

En 2023, le Comité du patrimoine mondial avait de nouveau demandé à la Tunisie d’exécuter les décisions de démolition restantes, en soulignant notamment la nécessité d’achever la démolition de l’ancienne Académie de police, dont le traitement avait été considéré comme essentiel par une mission consultative de 2019.

Dans son évaluation de 2025, l’UNESCO a relevé que des mesures avaient été prises contre les constructions illégales, notamment dans les secteurs de Borj Boukhris, du cirque romain de Carthage et de Douar Chott. Le rapport de l’État tunisien faisait état de plusieurs décisions de démolition exécutées, de procédures judiciaires en cours dans trois affaires et de décisions d’arrêt des travaux concernant quatre autres projets.

Toutefois, le Comité a également exprimé ses préoccupations face à la lenteur des progrès accomplis au cours de la décennie précédente. Il a estimé que des efforts supplémentaires demeuraient nécessaires pour assurer une protection et une gestion satisfaisantes du site. La décision adoptée en 2025 demande à la Tunisie de poursuivre les mesures engagées et de transmettre un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des recommandations avant le 1er décembre 2026.

L’affaire du kiosque et les insuffisances de la gestion du site

Plus récemment, en janvier 2026, l’Association des Amis de Carthage avait dénoncé la construction d’un kiosque commercial sur le site archéologique de Bir Knisia. Selon les déclarations rapportées par Jawhara FM, la présidente de l’association avait contesté l’installation de cette structure sur un terrain considéré comme archéologique et soumis à des restrictions de construction.

Le directeur de l’Institut national du patrimoine, Tarek Bakouch, avait alors indiqué que l’institut avait constaté l’infraction et adressé des correspondances à la municipalité de Carthage et au gouverneur de Tunis. Il avait également rappelé que le terrain relevait d’une zone archéologique soumise au décret n° 1246 du 7 octobre 1985 et qu’il faisait partie des biens confisqués.

Cette affaire avait mis en évidence la complexité des responsabilités administratives lorsqu’une construction est signalée sur un terrain protégé. Elle avait aussi illustré les difficultés rencontrées par les associations et les organismes patrimoniaux pour obtenir une réponse effective face à des aménagements contestés.

Le problème dépasse ainsi la seule question des démolitions. Dans son évaluation de 2025, l’UNESCO a également insisté sur la nécessité de réviser le plan d’aménagement urbain, de finaliser le Plan de protection et de mise en valeur de Carthage et de mieux coordonner les institutions impliquées dans la gestion du site. Le Comité a notamment demandé que les instruments de planification soient adaptés aux exigences de conservation et que les responsabilités des différents acteurs soient clarifiées.

Lire aussi : Les Saoudiens vont financer la protection du littoral entre Gammarth et Carthage

La protection de Carthage implique en effet de concilier les besoins des habitants, les règles d’urbanisme et la préservation des vestiges. Les aménagements réalisés sans contrôle adapté peuvent compromettre cette conservation, tandis que les retards dans l’exécution des décisions administratives risquent de prolonger des situations litigieuses.

Avec son nouvel appel du 14 octobre, l’Association des Amis de Carthage remet donc en question l’efficacité des mécanismes de contrôle et d’application des décisions existantes. L’enjeu est désormais de savoir quelles mesures concrètes les autorités engageront pour traiter les constructions signalées, faire respecter les décisions de démolition et garantir une protection durable de ce patrimoine archéologique exceptionnel.

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Stade Taïeb-Mehiri : Que signifie l’homologation de la CAF en catégorie 3 ?

14. Oktober 2026 um 18:08

La Confédération africaine de football (CAF) a approuvé l’homologation du stade Taïeb-Mehiri de Sfax en catégorie 3, ouvrant ainsi la voie à l’organisation de rencontres internationales dans cette enceinte. Cette décision permettra notamment à la sélection tunisienne d’y disputer son prochain match à domicile dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), prévu le mois prochain.

L’annonce a été faite par la Fédération tunisienne de football (FTF), qui précise que cette homologation autorise également le Club sportif sfaxien (CSS) à recevoir ses adversaires au stade Taïeb-Mehiri lors de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine, à condition de parvenir à se qualifier pour cette étape de la compétition.

Une homologation qui ouvre de nouvelles possibilités

L’obtention de la catégorie 3 constitue une étape importante pour le stade Taïeb-Mehiri, infrastructure emblématique du football à Sfax. Elle permet d’envisager l’accueil de rencontres internationales, aussi bien pour les compétitions des sélections nationales que pour les épreuves interclubs organisées sous l’égide de la CAF, dans les limites des exigences correspondant à cette classification.

L’homologation d’un stade par l’instance continentale repose sur le respect de critères techniques et organisationnels destinés à garantir le bon déroulement des rencontres. Ces exigences peuvent notamment concerner l’état de la pelouse, l’éclairage, les vestiaires, les installations destinées aux équipes et aux arbitres, les espaces réservés aux médias, ainsi que les dispositifs de sécurité et d’accueil du public.

La catégorie 3 ne doit toutefois pas être confondue avec une autorisation générale d’accueillir toutes les compétitions africaines. Les conditions d’utilisation d’une enceinte dépendent du règlement applicable à chaque compétition et des éventuelles exigences supplémentaires imposées par la CAF.

Un enjeu pour la sélection tunisienne et le Club sportif sfaxien

Pour la sélection tunisienne, cette décision offre la possibilité de recevoir son prochain adversaire dans le cadre des éliminatoires de la CAN à Sfax, sans devoir nécessairement délocaliser la rencontre dans une autre enceinte. Le choix définitif du stade et les modalités de l’organisation restent néanmoins à confirmer par les autorités sportives compétentes.

Pour le Club sportif sfaxien, l’enjeu est également important. En cas de qualification pour la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine, le club pourrait évoluer devant son public au stade Taïeb-Mehiri, sous réserve du respect des conditions applicables à cette compétition.

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Au-delà de l’avantage sportif lié au soutien des supporters, le maintien des rencontres à domicile à Sfax représenterait un intérêt logistique pour le club et contribuerait à préserver l’ancrage régional de ses matchs continentaux. Cette homologation constitue ainsi une perspective favorable pour le football sfaxien, même si la participation effective du CSS à la phase de groupes dépendra d’abord de ses résultats sportifs.

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Empfangen — 13. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Libye : Inondations à Tripoli, un mort recensé après de fortes pluies

13. Oktober 2026 um 19:48

De fortes pluies ont provoqué, mardi 13 octobre 2026, d’importantes inondations à Tripoli, la capitale libyenne. Les eaux ont submergé plusieurs rues et quartiers, perturbé la circulation et entraîné des coupures d’électricité. Un homme est mort électrocuté, selon les informations rapportées par des médias locaux et l’agence de presse italienne Agenzia Nova.

La victime, Ahmed Al Mabrouk Shwayya, employé de la banque publique Jumhuriya, a été électrocutée alors qu’elle se rendait à son travail, dans la rue Al-Magarif. Son décès a été confirmé par son employeur, tandis que le Croissant-Rouge libyen a annoncé la récupération de son corps.

Un mort et d’importantes perturbations à Tripoli

Les inondations ont transformé plusieurs axes routiers en torrents, immobilisé des véhicules et compliqué les déplacements des habitants. Des équipes de secours sont intervenues pour porter assistance aux automobilistes bloqués et aux résidents touchés.

La Compagnie générale d’électricité de Libye a également procédé à des coupures préventives dans certains secteurs de la capitale, après l’infiltration d’eau dans des postes électriques. Ces interruptions visent à limiter les risques d’électrocution et à permettre aux équipes techniques de sécuriser les installations avant le rétablissement du courant.

Les autorités ont par ailleurs annoncé la fermeture temporaire de certains axes routiers en raison de l’accumulation des eaux. Les services de secours et les équipes municipales ont été mobilisés pour gérer les conséquences des intempéries.

Quel bilan humain et matériel ?

À ce stade, un décès est confirmé dans les informations disponibles concernant les inondations à Tripoli le 13 octobre. Aucun bilan consolidé des dégâts matériels, du nombre de personnes évacuées ou des éventuels blessés supplémentaires n’a été établi dans les sources consultées.

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Ces nouvelles inondations interviennent quelques semaines après d’autres épisodes de fortes pluies qui ont touché plusieurs régions libyennes. Fin septembre, des crues soudaines avaient notamment affecté Mizda, Nasmah et Bani Walid, dans l’ouest du pays, provoquant des dégâts aux routes et aux réseaux électriques. Un précédent bilan sanitaire faisait état de 147 blessés dans les zones concernées.

La répétition de ces épisodes met en évidence la vulnérabilité de plusieurs infrastructures face aux pluies intenses, notamment les réseaux d’évacuation des eaux pluviales et les installations électriques. À Tripoli, les opérations de sécurisation et de rétablissement des services restent essentielles pour limiter les risques pour la population.

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L’Arabie saoudite frappe des installations pétrolières près de Sanaa, les houthis menacent de riposter

13. Oktober 2026 um 18:42

L’Arabie saoudite a lancé, mardi 13 octobre 2026, de nouvelles frappes aériennes contre des installations pétrolières situées dans la capitale yéménite, Sanaa, contrôlée par les rebelles houthis. Cette opération intervient dans un contexte d’escalade militaire entre Riyad et le mouvement yéménite, après plusieurs attaques meurtrières contre des infrastructures saoudiennes.

Selon l’Associated Press (AP), des explosions ont été entendues à Sanaa peu après que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a appelé les civils à évacuer le site de la compagnie pétrolière yéménite dans le secteur d’Al-Sabaha, à l’ouest de la capitale. La chaîne Al Masirah, affiliée aux houthis, ainsi que des habitants ont fait état de frappes aériennes. L’étendue des dégâts et un éventuel bilan humain n’étaient pas immédiatement établis.

Des frappes après des attaques meurtrières contre Riyad

La compagnie pétrolière yéménite a affirmé que les installations de stockage concernées étaient vides. Des files d’attente ont néanmoins été signalées devant certaines stations-service, sur fond de craintes de pénuries de carburant.

Cette opération intervient après plusieurs attaques attribuées aux houthis contre l’Arabie saoudite. Selon les informations rapportées par AP, une attaque contre l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, a fait au moins 13 morts et plus de 300 blessés samedi. De nouvelles violences ont également été signalées dimanche.

Mardi, la coalition a par ailleurs annoncé avoir intercepté trois drones au nord de Riyad. Cette information n’a toutefois pas pu être vérifiée de manière indépendante par l’Associated Press.

Le gouvernement saoudien a averti les houthis qu’ils devraient répondre des attaques répétées contre le royaume. Dans un communiqué relayé par la télévision publique saoudienne, le Conseil des ministres a également affirmé que le pays ne tolérerait aucune menace contre sa sécurité ni contre la liberté de navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Les houthis menacent les installations pétrolières et les aéroports saoudiens

En réaction à l’avertissement de la coalition, le porte-parole militaire des houthis, Yahya Saree, a menacé de mener une riposte « ferme et douloureuse » contre Riyad en cas de frappe sur Sanaa. Le mouvement a également appelé les civils et les employés à évacuer plusieurs sites saoudiens, notamment des installations liées à Aramco et l’aéroport international du roi Khaled.

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Selon Al Jazeera, ces menaces font peser un risque supplémentaire sur les infrastructures énergétiques et le transport aérien dans la région. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà suspendu ou modifié leurs liaisons vers l’Arabie saoudite en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.

Cette nouvelle confrontation s’inscrit dans un conflit plus large au Yémen, où les forces soutenues par Riyad tentent de reprendre des positions stratégiques aux houthis, notamment dans la région du détroit de Bab el-Mandeb, passage essentiel pour le commerce maritime international.

L’évolution de la situation dépendra notamment de l’ampleur de la riposte annoncée par les houthis et de la capacité des acteurs régionaux à empêcher une nouvelle extension des affrontements.

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Affaire d’envoi de Tunisiens vers des zones de conflit : L’audience reportée

13. Oktober 2026 um 18:30

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, mardi 13 octobre 2026, de reporter l’examen de l’affaire dite « Transfert 2 » au 20 novembre prochain. Selon le site Babnet, il s’agit d’un report définitif.

L’audience s’est déroulée à distance. L’affaire concerne plusieurs prévenus détenus, ainsi que des responsables d’associations et des propriétaires d’agences de voyages, selon les informations rapportées par le média.

Les personnes concernées sont poursuivies pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’adhésion intentionnelle à une organisation ou à un groupement terroriste en lien avec des crimes terroristes, ainsi que la constitution d’une organisation ou d’un groupement terroriste.

Accusations à caractere terroriste

D’autres accusations à caractère terroriste figurent également dans le dossier, selon les éléments de l’enquête.

La prochaine audience est fixée au 20 novembre 2026. La chambre criminelle devra alors poursuivre l’examen de cette affaire.

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Empfangen — 12. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Kasserine : Une enquête ouverte après une vidéo montrant un chat attaqué par des chiens

12. Oktober 2026 um 15:03

Le parquet près le tribunal de première instance de Kasserine a ordonné l’ouverture d’une enquête à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un jeune homme exposant une chatte gestante à l’attaque de chiens agressifs. L’affaire a suscité une vague d’indignation parmi les internautes et les associations de protection animale.

Les unités de la Garde nationale de Haïdra, dans le gouvernorat de Kasserine, ont engagé les investigations nécessaires afin d’identifier les personnes impliquées et de déterminer les circonstances de cet acte. Selon Me Ghada Hermiassi, avocate du propriétaire de la chatte, les deux suspects sont actuellement en liberté et devraient prochainement comparaître devant le parquet du tribunal de première instance de Kasserine pour la suite des procédures judiciaires.

Des suspects en liberté dans l’attente des suites judiciaires

Dans une déclaration à Mosaïque FM, l’avocate a précisé que les deux personnes mises en cause comparaîtront devant la justice dans le cadre de cette affaire. Leur maintien en liberté ne préjuge toutefois pas de l’issue de la procédure ni de leur éventuelle responsabilité pénale.

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La diffusion des images a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où des internautes et des défenseurs des animaux ont dénoncé les faits et appelé à des mesures judiciaires appropriées.

La protection animale au cœur du débat juridique

Cette affaire relance également la question du cadre légal tunisien relatif à la protection des animaux. Selon Me Ghada Hermiassi, les dispositions en vigueur ne prévoient pas de sanctions suffisamment dissuasives contre ce type de pratiques, ce qui souligne, selon elle, la nécessité de renforcer la législation.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette vidéo, l’affaire pose la question des moyens juridiques permettant de prévenir les actes de cruauté envers les animaux et d’assurer une protection effective à ces derniers. Les suites de l’enquête devront notamment permettre de préciser les faits reprochés aux suspects et les dispositions légales susceptibles de leur être appliquées.

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Tuberculose de l’olivier en Tunisie : Comment cette maladie bactérienne menace les oliveraies

12. Oktober 2026 um 13:46

La tuberculose de l’olivier suscite des inquiétudes dans le secteur agricole tunisien, notamment dans le gouvernorat de Mahdia. Le président du Syndicat tunisien des agriculteurs, El Midani Dhaoui, a alerté lundi sur les risques de propagation de cette maladie, tout en rappelant qu’elle n’est pas nouvelle. Favorisée par l’humidité, elle peut affaiblir les arbres et compromettre leur productivité lorsqu’elle se développe de manière importante.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la tuberculose de l’olivier n’est pas une maladie humaine. Il s’agit d’une maladie bactérienne, généralement causée par Pseudomonas savastanoi pv. savastanoi, connue également sous le nom de rogne de l’olivier. Elle touche principalement les parties ligneuses de l’arbre et se manifeste par l’apparition de nodules ou d’excroissances de forme irrégulière sur les rameaux et les branches, parfois sur le tronc.

Des excroissances sur les branches qui peuvent affaiblir les arbres

Ces excroissances, d’abord verdâtres, peuvent devenir brunes et prendre un aspect rugueux en vieillissant. La bactérie pénètre notamment dans les tissus de l’arbre par des blessures provoquées par la taille, la récolte, la grêle ou d’autres dommages mécaniques.

L’humidité et la pluie favorisent la propagation de la bactérie, qui peut se transmettre par les éclaboussures d’eau et les outils agricoles contaminés. Les plaies de taille constituent ainsi des portes d’entrée pour l’infection, particulièrement lorsque les interventions sont réalisées par temps humide. La maladie peut toucher différentes parties de l’arbre et réduire sa vigueur ainsi que sa capacité de production. Dans les cas sévères, le dépérissement de rameaux peut nécessiter des interventions importantes sur les branches atteintes.

En Tunisie, Midani Dhaoui a indiqué que la maladie avait commencé à se propager dans les oliveraies de Mahdia, en évoquant notamment le facteur de l’humidité. Il a également signalé une présence plus limitée dans des oliveraies d’autres régions. Ces déclarations soulignent l’importance de la surveillance phytosanitaire, sans toutefois fournir de données chiffrées sur les superficies touchées ni sur l’ampleur des pertes déjà enregistrées.

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Face à cette maladie, la prévention repose notamment sur la surveillance régulière des arbres et l’identification des branches présentant des excroissances suspectes. Les recommandations phytosanitaires préconisent d’éliminer les parties atteintes, d’effectuer la taille par temps sec et de désinfecter les outils entre les interventions afin de limiter la transmission de la bactérie.

La gestion des blessures infligées aux arbres pendant la récolte et la taille constitue également un levier important. Les traitements préventifs à base de cuivre peuvent être envisagés selon les recommandations des services agricoles et la réglementation applicable, mais ils ne remplacent pas les mesures d’hygiène et de gestion des parties infectées.

Prévention et surveillance pour limiter la propagation

El Midani Dhaoui a appelé les services régionaux de la production agricole à organiser des journées d’information afin de sensibiliser les agriculteurs aux symptômes de la maladie et aux moyens de prévention. Il a également plaidé pour une mobilisation collective afin d’éviter une propagation plus importante dans les oliveraies.

Sur le plan de la production, le responsable syndical a par ailleurs évoqué un recul de 50 % de la récolte d’olives, qu’il attribue à la prolongation de la campagne de cueillette jusqu’en avril. Ce chiffre constitue une déclaration du responsable et ne doit pas être interprété comme une estimation nationale officiellement confirmée. Il n’établit pas non plus de lien direct entre cette baisse annoncée et la tuberculose de l’olivier.

Alors que la campagne oléicole représente un enjeu économique majeur pour la Tunisie, l’évolution de la maladie devra être suivie à travers des observations de terrain et des données des services phytosanitaires, afin de mesurer son extension réelle et ses conséquences sur les prochaines récoltes.

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61 Marocains arrêtés en Algérie : Tunis au cœur de l’itinéraire présumé

12. Oktober 2026 um 13:09

Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche 11 octobre 2026, l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés d’avoir préparé des actes de sabotage en Algérie. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects seraient entrés dans le pays en passant par la Tunisie, avant de rejoindre la ville d’Oran. L’affaire soulève des questions sur les conditions de leur déplacement et les accusations portées contre eux.

D’après le communiqué de la DGSN, repris par plusieurs médias algériens et internationaux, les arrestations ont eu lieu au début du mois d’octobre à Oran, dans le cadre du démantèlement présumé d’un réseau criminel organisé.

Un itinéraire passant par Tunis et la région d’El Kala

Les suspects seraient arrivés par avion à Tunis avant de rejoindre la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, à proximité de la frontière tunisienne. Ils auraient ensuite emprunté des sentiers montagneux et des passages forestiers isolés pour pénétrer sur le territoire algérien, avant de se rendre par voie terrestre à Oran.

Parmi les 61 personnes interpellées figurerait un ancien militaire de l’armée marocaine. Les autorités algériennes ont également annoncé la saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams marocains et en euros.

Lire aussi : Comment l’Algérie veut se positionner sur deux secteurs hautement stratégiques pour la Tunisie

Selon la version officielle algérienne, les personnes arrêtées auraient préparé des actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics. Toutefois, le communiqué relayé par les médias ne précise pas la nature des actes envisagés, les cibles potentielles ni les éléments matériels permettant d’étayer ces accusations.

Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran, selon les autorités algériennes. Les accusations annoncées ne constituent pas, à ce stade, une preuve de culpabilité.

Des accusations de sabotage sans précisions sur les projets visés

Cette affaire intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Alger et Rabat. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021, tandis que leur frontière terrestre commune demeure fermée depuis 1994.

À ce stade, les informations disponibles font état de 61 ressortissants marocains, sans confirmation spécifique de l’arrestation de femmes marocaines ni d’éléments établissant leur éventuelle appartenance à un service de renseignement.

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Empfangen — 10. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

10. Oktober 2026 um 19:00

La récolte des olives en Tunisie devrait enregistrer un recul de 30 à 40 % au cours de la campagne 2026-2027 par rapport à la saison précédente, selon les estimations avancées samedi 10 octobre par Abdallah Sahraoui, membre du Syndicat tunisien des oléiculteurs. Cette baisse pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l’huile d’olive, dans un contexte où les cours restent liés à l’évolution du marché international. En parallèle, l’apparition de la maladie de la tuberculose de l’olivier dans des oliveraies du Sahel et de Sfax suscite des inquiétudes pour la filière.

Les premières estimations disponibles confirment une campagne moins abondante dans plusieurs régions. À Sidi Bouzid, l’une des principales zones oléicoles du pays, la récolte est estimée à environ 350 000 tonnes pour la saison 2026-2027, contre quelque 500 000 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données rapportées par l’agence TAP le 30 septembre. Cela représente une baisse de 30 % dans ce gouvernorat.

Des récoltes régionales en recul, avec des disparités

À Manouba, les prévisions font état d’une production de 14 000 tonnes d’olives à huile, contre plus de 20 750 tonnes la saison précédente, soit un recul d’environ 32 %, selon les informations publiées par la Radio nationale le 9 octobre.

Abdallah Sahraoui a également évoqué des estimations préliminaires d’environ 30 000 tonnes pour le gouvernorat de Sousse. Ces chiffres régionaux restent à distinguer d’une estimation nationale consolidée : les données citées ne permettent pas, à elles seules, de chiffrer précisément le volume total attendu pour l’ensemble de la Tunisie.

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La diminution de la récolte pourrait se répercuter sur les prix de l’huile d’olive. Selon Sahraoui, leur évolution dépendra notamment des cours internationaux. Une production tunisienne moins abondante ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse déterminée des prix : celle-ci dépendra également de l’offre des autres pays producteurs, de la demande et des conditions de commercialisation.

À la baisse attendue de la récolte s’ajoute un risque phytosanitaire. Abdallah Sahraoui a alerté sur la présence de la tuberculose de l’olivier dans plusieurs oliveraies des gouvernorats de Mahdia et de Sfax, appelant le ministère de l’Agriculture à intervenir pour éviter la propagation de la maladie.

La tuberculose de l’olivier, un risque supplémentaire pour la filière

Cette affection bactérienne se manifeste notamment par l’apparition de nodules ou de protubérances ligneuses sur les branches et les rameaux. La bactérie peut pénétrer dans les tissus de l’arbre par des blessures, notamment celles provoquées lors de la taille, ce qui rend les pratiques d’entretien et les mesures sanitaires particulièrement importantes.

Le responsable syndical appelle ainsi à une mobilisation des différents intervenants afin de protéger les oliveraies et de limiter les risques pour la production. L’enjeu dépasse la seule campagne en cours : l’oléiculture constitue une composante importante de l’agriculture tunisienne, de l’activité des huileries et des exportations nationales.

Entre les prévisions de récolte en baisse et les alertes sanitaires, le suivi de la campagne 2026-2027 sera déterminant pour apprécier les volumes effectivement récoltés et leurs conséquences sur le marché de l’huile d’olive.

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Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers

10. Oktober 2026 um 18:23

L’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, a été de nouveau touché par une attaque samedi 10 octobre 2026, faisant plusieurs blessés et entraînant l’évacuation d’une partie de ses installations, selon des informations rapportées par Reuters et l’Associated Press. Un missile aurait frappé le complexe abritant les terminaux 3 et 4, dédiés aux vols intérieurs.

Des témoins ont signalé une explosion à l’intérieur de l’aéroport et la présence de personnes blessées au sol. Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place pour prendre en charge les victimes. Selon Reuters, les autorités saoudiennes n’avaient pas immédiatement communiqué de bilan officiel ni apporté de précisions sur les circonstances de cette nouvelle attaque.

Deux jours après une précédente série de frappes

Cette attaque intervient deux jours après une précédente série de frappes contre l’aéroport et un appareil de la compagnie nationale Saudia, qui avaient coûté la vie à trois ressortissants saoudiens et fait plusieurs blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne.

Les perturbations du trafic aérien se sont également accentuées. Des vols à destination de Riyad ont été annulés ou déroutés, tandis que plusieurs compagnies aériennes ont suspendu certaines liaisons avec la capitale saoudienne. L’aéroport a appelé les voyageurs à vérifier le statut de leurs vols auprès des compagnies avant de se rendre sur place.

Lire aussi : Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte d’escalade militaire dans la région, marqué par des frappes répétées contre des infrastructures saoudiennes. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, avaient revendiqué certaines attaques précédentes, mais aucune responsabilité dans celle de samedi n’était établie dans les premières informations disponibles.

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Entrée sud de Tunis : Nouvelle phase de travaux à Jebel Jelloud dès le 13 octobre

10. Oktober 2026 um 18:08

La circulation sera partiellement réorganisée à Jebel Jelloud à partir du mardi 13 octobre 2026, en raison de travaux sur la chaussée dans le cadre du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis. Les restrictions concerneront les automobilistes se dirigeant vers le centre de la capitale comme ceux qui en sortent en direction de Sousse, pendant une semaine.

Dans un communiqué publié samedi 10 octobre, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé le démarrage des travaux de réalisation de la couche de roulement au niveau de Jebel Jelloud, dans le cadre du deuxième lot du projet. La circulation sera partiellement ramenée à deux voies dans chaque sens sur une distance d’environ un kilomètre.

Le ministère appelle les usagers à respecter la signalisation temporaire installée aux abords du chantier et à réduire leur vitesse pendant toute la durée des travaux.

Un projet pour fluidifier l’accès sud de la capitale

L’extension de l’entrée sud de Tunis constitue un projet d’infrastructure routière destiné à améliorer les conditions de circulation sur l’un des principaux axes d’accès à la capitale. Cette liaison supporte un trafic important entre Tunis, sa périphérie sud et les régions desservies par l’axe en direction de Sousse.

Le projet vise notamment à renforcer la capacité de cet axe, à réduire les difficultés de circulation et à améliorer les déplacements des automobilistes. Son avancement repose sur plusieurs phases de travaux, dont celle actuellement engagée à Jebel Jelloud.

Lire aussi : Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

La réalisation de la couche de roulement correspond à une étape de l’aménagement de la chaussée. Elle consiste à mettre en place la couche supérieure sur laquelle circulent les véhicules, afin d’assurer les conditions de circulation prévues par le projet.

Une circulation à surveiller pendant une semaine

La restriction annoncée prendra effet le mardi 13 octobre et se poursuivra pendant une semaine. Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront donc tenir compte de cette réorganisation temporaire, notamment aux heures de pointe.

Le maintien de deux voies dans chaque sens permettra de conserver une circulation sur l’axe pendant l’intervention, sans supprimer les risques de ralentissements à proximité du chantier.

Le ministère recommande aux conducteurs de suivre les indications mises en place sur la route et d’adapter leur vitesse aux conditions de circulation. Les usagers concernés sont invités à prévoir une marge de temps supplémentaire pour leurs déplacements pendant cette période.

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Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

10. Oktober 2026 um 18:04

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

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Empfangen — 09. Oktober 2026 ⏭ Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Les livreurs menacent de faire grève les 28 et 29 octobre

09. Oktober 2026 um 14:55

Les agents de livraison à Tunis menacent de suspendre leur activité pendant deux jours, les 28 et 29 octobre 2026, pour faire entendre leurs revendications professionnelles. Dans une notification de grève, l’Union régionale du travail de Tunis dénonce des revendications restées sans réponse et ce qu’elle qualifie de refus de dialogue de la part de l’administration.

Ce mouvement annoncé intervient dans un contexte de tensions autour des conditions de travail dans le secteur de la livraison, devenu un maillon important de la distribution des marchandises, du commerce en ligne et des services. Si les revendications précises des agents concernés n’ont pas été détaillées dans l’annonce disponible, leur mobilisation remet sur la table la question des droits professionnels et des conditions d’exercice de ce métier.

Derrière la menace de grève, des difficultés qui traversent le secteur

La situation des agents de livraison ne peut être dissociée des mutations du secteur en Tunisie. Le développement du commerce électronique et des services de livraison rapide a renforcé le rôle de ces travailleurs, qui assurent le lien entre les commerçants, les entreprises et les clients. Pourtant, les conditions d’exercice du métier varient considérablement selon les entreprises, les contrats et les formes d’organisation du travail.

Les difficultés sont particulièrement visibles dans la livraison via les plateformes numériques. Les dépenses liées au carburant, à l’entretien des véhicules et à la connexion mobile, les risques d’accidents et l’irrégularité des revenus figurent parmi les problèmes soulevés par les livreurs. En juillet 2026, des livreurs d’applications avaient notamment réclamé une meilleure rémunération et des garanties minimales de revenus, illustrant les tensions autour de la rentabilité de leur activité.

Il convient toutefois de distinguer ces travailleurs indépendants des agents employés par des entreprises de livraison : leurs statuts et leurs revendications ne sont pas nécessairement identiques. Dans le cas du mouvement annoncé à Tunis, le contenu détaillé des demandes professionnelles reste à préciser.

Le statut des livreurs et leur protection sociale au cœur du débat

La question dépasse les seules revendications salariales. Elle concerne également la stabilité de l’emploi, la couverture sociale, l’assurance contre les accidents du travail et la clarification des responsabilités entre les travailleurs, les entreprises et les plateformes numériques.

Le débat a pris une nouvelle dimension en 2026. En juillet, l’UGTT avait demandé à être associée aux travaux de révision du Code du travail concernant notamment les travailleurs des plateformes numériques. En septembre, le ministère des Affaires sociales a annoncé le lancement d’une plateforme numérique destinée à renforcer le contrôle de l’Inspection du travail, y compris pour les travailleurs des plateformes de livraison.

Lire aussi : Tunisie : La révolte des livreurs

Ces initiatives témoignent de la nécessité de mieux encadrer une activité en pleine évolution. Mais l’amélioration des mécanismes de contrôle ne règle pas, à elle seule, les différends professionnels au sein des entreprises.

Le préavis annoncé pour les 28 et 29 octobre constituera donc un nouveau test pour le dialogue social dans le secteur. L’issue dépendra notamment de la nature exacte des revendications, de la réponse de l’administration et de l’ouverture éventuelle de négociations avant la date prévue. Si le mouvement est maintenu, ses répercussions dépendront du nombre d’agents concernés et des activités de livraison touchées.

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Après la France, la Belgique s’embrase : Les manifestations gagnent Bruxelles

09. Oktober 2026 um 14:29

La contestation sociale prend de l’ampleur en Europe. Après plusieurs jours de mobilisation des lycéens en France, la Belgique connaît à son tour une vague de protestations, sur fond de coupes budgétaires, de hausse du coût de la vie et de colère contre les réformes de l’enseignement. Vendredi 9 octobre 2026, Bruxelles est également le théâtre d’une manifestation nationale qui perturbe les transports et donne lieu à des affrontements avec la police.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans la capitale belge à l’appel des syndicats, pour dénoncer les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement fédéral. Les organisateurs ont évoqué jusqu’à 50 000 participants, tandis que la police en a dénombré environ 30 000.

Des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles

La manifestation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les restrictions budgétaires et la hausse du coût de la vie. Les transports publics, les écoles et le trafic aérien figurent parmi les secteurs affectés par la grève nationale.

Des affrontements ont également éclaté à proximité de la gare centrale de Bruxelles. Des individus masqués ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre et incendié plusieurs objets, notamment des vélos et des trottinettes. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges.

Les autorités ont toutefois précisé que les personnes impliquées dans ces violences n’étaient pas liées à la manifestation syndicale principale.

Après les lycéens français, la colère gagne aussi la Belgique francophone

Le plan contesté prévoit notamment une réduction des dépenses de 500 millions d’euros d’ici 2029. L’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur et la hausse du nombre d’heures de travail des enseignants figurent parmi les mesures qui suscitent l’opposition des élèves et des personnels éducatifs.

À Liège, plusieurs journées de manifestations ont été marquées par des dégradations et des interventions policières. Plus de 100 personnes avaient été interpellées lors des rassemblements des 6 et 7 octobre, selon les informations rapportées par Al Jazeera à partir de dépêches d’agences internationales.

La mobilisation belge ne se limite pas à la journée d’action syndicale. Depuis le 1er octobre, des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent contre les réformes de l’enseignement et les économies prévues dans le secteur éducatif.

Lire aussi : Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

Si les images de ces mobilisations rappellent celles observées en France, les revendications belges possèdent leurs propres ressorts. Les lycéens dénoncent notamment les conséquences des restrictions budgétaires sur leur avenir et leurs conditions d’apprentissage.

Les deux mouvements illustrent ainsi les tensions que provoquent les politiques d’économies dans plusieurs pays européens, alors que les gouvernements cherchent à maîtriser leurs dépenses publiques. La proximité des mobilisations ne suffit cependant pas à établir qu’elles relèvent d’un mouvement européen coordonné.

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15 ans de prison pour l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni dans une affaire de prêts bancaires

09. Oktober 2026 um 13:26

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni à 15 ans de prison. Plusieurs cadres d’une banque publique ont également écopé de peines de 11 ans de prison, assorties de lourdes amendes financières pour l’ensemble des accusés.

Les faits de cette affaire portent sur des soupçons de corruption financière et de manquements à la réglementation bancaire. Selon les éléments rapportés, l’homme d’affaires aurait obtenu des crédits auprès d’une banque publique sans fournir les garanties légalement requises. Ces opérations auraient causé d’importants préjudices financiers à l’établissement bancaire concerné.

Des prêts bancaires sans garanties légales suffisantes

Les condamnations ont été prononcées tard dans la nuit, selon les informations communiquées au sujet de cette affaire. Les cadres bancaires poursuivis ont été condamnés à des peines de prison de 11 ans, tandis que Hatem Chaâbouni a écopé de la peine la plus lourde, soit 15 ans de prison.

Cette affaire avait déjà connu un épisode judiciaire marquant avec la libération de Hatem Chaâbouni contre le versement d’une garantie financière de 60 millions de dinars.

Cette mesure antérieure n’empêche pas le prononcé des nouvelles condamnations. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les modalités exactes de cette garantie, son éventuelle restitution ni les détails des voies de recours ouvertes aux condamnés.

Une précédente libération contre une garantie de 60 millions de dinars

L’affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites relatives aux soupçons de corruption financière impliquant des opérateurs économiques et des responsables d’établissements publics. Les éléments communiqués ne permettent pas, à ce stade, de préciser si les jugements sont définitifs.

Lire aussi : Corruption à la CPG : Jusqu’à 12 ans de prison pour plus de 20 accusés

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Dette publique : La Tunisie a déjà payé plus de 10 milliards de dinars en six mois

09. Oktober 2026 um 10:42

La Tunisie a consacré 10,469 milliards de dinars au service de la dette publique au cours du premier semestre 2026, soit 45,4% des montants prévus pour l’ensemble de l’année. Selon les données du ministère des Finances, publiées dans le document sur l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, ces remboursements comprennent 6,737 milliards de dinars de principal et 3,733 milliards de dinars d’intérêts.

Sur le montant total remboursé, 4,151 milliards de dinars concernent le principal de la dette intérieure et 2,586 milliards celui de la dette extérieure. Les intérêts représentent, à eux seuls, près de 3,733 milliards de dinars, illustrant le poids du financement de la dette dans les dépenses publiques.

Des recettes fiscales en hausse, mais inférieures au rythme théorique

Les recettes totales encaissées par le budget de l’État ont atteint 24,195 milliards de dinars à fin juin 2026, soit un taux de réalisation de 46% des prévisions annuelles. Les recettes fiscales se sont établies à 23,188 milliards de dinars, en progression de 2,4% par rapport au premier semestre 2025, soit une augmentation de 551 millions de dinars.

Le taux de réalisation des recettes fiscales s’est élevé à 48,5% des prévisions annuelles, contre un taux théorique de 50% à mi-parcours de l’exercice. Les recettes fiscales représentent ainsi environ 96% des ressources propres de l’État.

Dans le détail, les impôts directs ont rapporté 9,836 milliards de dinars. Les impôts indirects ont atteint 13,352 milliards de dinars, contre 12,382 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse de 7,8%. Ils représentent 57,6% de l’ensemble des recettes fiscales.

En revanche, les recettes non fiscales et les dons ont totalisé 1,007 milliard de dinars, soit seulement 21% des prévisions annuelles. Les revenus issus des participations ont contribué à hauteur de 43,7% aux recettes non fiscales.

Un excédent primaire en recul et des dépenses dominées par les salaires

Le document du ministère des Finances fait état d’un solde primaire positif de 2,873 milliards de dinars à fin juin 2026, hors dons et confiscations, contre 5,075 milliards de dinars durant la même période de 2025. Cet indicateur, qui correspond au solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette, a donc diminué de plus de 2,2 milliards de dinars en un an.

Par ailleurs, le déficit budgétaire hors dons et confiscations s’est établi à 859,6 millions de dinars. Ces deux indicateurs mesurent des éléments différents de l’exécution budgétaire et ne doivent pas être confondus.

Du côté des dépenses, les charges salariales ont absorbé la part la plus importante du budget à fin juin, avec 49% des dépenses totales. Les dépenses d’intervention arrivent en deuxième position, avec 26 %, suivies des charges de financement, correspondant aux intérêts de la dette, à hauteur de 15%.

Les dépenses d’investissement et les opérations financières représentent ensemble 7% des dépenses, tandis que les dépenses de gestion comptent pour les 3% restants.

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Fraude douanière : La Douane tunisienne déploie l’intelligence artificielle dès novembre

09. Oktober 2026 um 10:09

La douane tunisienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. L’intégration de l’intelligence artificielle dans son système de gestion des risques et de ciblage des déclarations douanières devrait entrer en exploitation à la fin du mois de novembre 2026, avec pour objectif de mieux détecter les opérations suspectes et de renforcer la lutte contre la fraude.

L’annonce a été faite vendredi 9 octobre par le colonel Kais Ben Zayed, responsable du bureau de l’opérateur économique agréé à la Direction générale des douanes sur les ondes de la Radio nationale. Selon lui, ce dispositif doit permettre d’améliorer la sélection des déclarations présentant un risque élevé d’infraction, tout en facilitant les procédures pour les opérateurs économiques respectueux de la réglementation.

Plus d’un million de déclarations douanières à analyser

L’enjeu est de taille pour une administration qui doit traiter d’importants volumes de données. En 2025, la douane tunisienne a étudié plus de 1,5 million de déclarations douanières, a indiqué Ben Zayed. L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique doivent permettre d’analyser ces volumes de données afin de mieux identifier les dossiers nécessitant des contrôles approfondis.

Le principe consiste à orienter les moyens de contrôle vers les opérations présentant les risques les plus élevés, plutôt que de mobiliser les mêmes ressources sur l’ensemble des déclarations. Une telle approche pourrait contribuer à améliorer l’efficacité des contrôles et à limiter les possibilités de fraude commerciale et douanière.

Lire aussi : La Douane tunisienne mise sur l’IA pour renforcer le contrôle et accélérer le dédouanement

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation de l’administration douanière. Le responsable a souligné que le projet repose sur les compétences tunisiennes au sein de la douane, dans le cadre des efforts visant à intégrer de nouveaux outils technologiques aux méthodes de travail existantes.

La numérisation des services se poursuit

L’intégration de l’intelligence artificielle intervient alors que la Direction générale des douanes poursuit la dématérialisation de ses procédures. Selon Kais Ben Zayed, neuf à dix services ont déjà été numérisés, permettant aux citoyens et aux opérateurs économiques de bénéficier de démarches facilitées, notamment à distance.

Le recours à l’IA ne signifie toutefois pas que les décisions de contrôle seront entièrement automatisées. Ces technologies doivent rester des outils d’aide à la décision, tandis que l’intervention et l’expertise des agents demeurent essentielles pour apprécier les situations et décider des suites à donner aux dossiers.

La mise en exploitation annoncée pour fin novembre constituera ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de la douane tunisienne. Son efficacité dépendra notamment de la capacité du système à repérer les risques pertinents, de la qualité des données exploitées et de son intégration dans le travail quotidien des agents.

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Port d’Enfidha : Le projet stratégique revient à l’ordre du jour, face au défi de Tanger Med

09. Oktober 2026 um 09:08

Le port en eaux profondes d’Enfidha revient dans le suivi des grands projets de l’État. Réunie jeudi 8 octobre 2026 au palais de la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la Commission des grands projets a examiné l’avancement de cette infrastructure et de sa zone de services logistiques. Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les investissements publics, une question demeure : où en est réellement ce projet, conçu pour renforcer la position de la Tunisie dans le commerce maritime méditerranéen ?

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, le port d’Enfidha figure parmi les dossiers examinés, aux côtés de l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, de la centrale électrique de Borj El Amri et de plusieurs autres projets. Aucun nouveau calendrier de réalisation, accord de financement ou contrat de travaux relatif au port n’a toutefois été précisé dans les informations disponibles sur cette réunion.

Cette nouvelle étape de suivi intervient après un conseil ministériel restreint tenu le 25 février 2026, qui avait appelé à engager immédiatement les procédures nécessaires à la réalisation du port et à privilégier une mise en œuvre progressive, en commençant par des tranches fonctionnelles économiquement viables. Le projet est ainsi bien identifié parmi les priorités du développement national pour 2026-2030, mais les prochaines décisions devront permettre de mesurer le passage effectif à l’exécution.

Un port de nouvelle génération pour développer le commerce et la logistique

Porté par l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), le projet d’Enfidha ambitionne de créer un complexe portuaire et logistique d’environ 3.000 hectares. Selon les données techniques publiées par l’Office, 1.000 hectares seraient consacrés aux installations portuaires et 2.000 hectares à la zone économique et logistique. Le site bénéficie notamment d’un accès maritime en eaux profondes, avec des chenaux prévus à une profondeur pouvant atteindre 19 mètres, ainsi que d’une proximité avec les grands axes routiers et ferroviaires.

Le projet prévoit notamment un terminal à conteneurs conçu pour accueillir des navires de grande capacité et développer les activités de transbordement, qui consistent à transférer des marchandises d’un navire à un autre avant leur acheminement vers leur destination finale. Cette activité représente un enjeu majeur en Méditerranée, où les grands ports cherchent à capter les flux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les autres marchés internationaux.

L’objectif est également de mieux intégrer le transport maritime à l’économie tunisienne. Associée à des plateformes de stockage, à des activités industrielles et à des services de distribution, la zone logistique pourrait attirer des investisseurs, soutenir les exportateurs et créer des emplois directs et indirects. Elle pourrait aussi contribuer à réduire certaines contraintes logistiques supportées par les entreprises tunisiennes.

Mais le projet accuse un retard important par rapport aux prévisions initiales. Les études actualisées en 2017 envisageaient le démarrage des travaux de la première tranche en 2019 et une entrée en exploitation en 2022, suivie d’une deuxième partie en 2024. Ces échéances sont désormais dépassées. Le coût estimatif historique de 3,336 milliards de dinars, mentionné dans les documents de présentation du projet, devra également être actualisé pour tenir compte des conditions économiques et financières actuelles.

La question du financement et du partenariat avec le secteur privé reste donc déterminante. Le modèle envisagé reposait sur une répartition des investissements entre les infrastructures de base prises en charge par le secteur public et les équipements et aménagements relevant des opérateurs privés. Pour franchir une nouvelle étape, il faudra notamment préciser les modalités de financement, les opérateurs intéressés, les procédures de réalisation et le calendrier de mise en service.

Face à Tanger Med, le temps presse pour la Tunisie

L’intérêt stratégique du port d’Enfidha apparaît plus clairement lorsqu’on le replace dans la concurrence entre les grandes plateformes portuaires de la Méditerranée. Au Maroc, Tanger Med a traité plus de 11,1 millions de conteneurs en 2025, selon les chiffres publiés par son autorité portuaire. Cette performance illustre la capacité du complexe à attirer les grandes compagnies maritimes et à s’imposer dans les chaînes logistiques internationales.

La compétitivité de Tanger Med ne repose pas uniquement sur ses capacités portuaires. Elle s’appuie sur des connexions maritimes étendues, la présence d’opérateurs internationaux, des infrastructures logistiques intégrées et un environnement industriel développé. Pour Enfidha, l’enjeu ne sera donc pas simplement de construire un port suffisamment profond pour accueillir de grands navires, mais de proposer une offre globale capable d’attirer durablement les armateurs, les opérateurs de terminaux et les investisseurs.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts potentiels, notamment sa position au centre de la Méditerranée, sa proximité avec les marchés européens et ses liens avec les marchés africains. Un port moderne, relié efficacement aux réseaux routiers et ferroviaires et accompagné d’une zone logistique performante, pourrait renforcer l’attractivité du pays et faciliter les échanges commerciaux.

Lire aussi : Port en eaux profondes d’Enfidha : Financement, calendrier et ambitions stratégiques dévoilés

Il serait néanmoins prématuré de présenter Enfidha comme un concurrent direct de Tanger Med avant sa mise en service. Le port marocain dispose déjà d’une avance considérable, d’un trafic établi et d’un réseau de connexions internationales. La future infrastructure tunisienne devra construire progressivement sa clientèle et démontrer sa capacité à offrir des coûts, des délais et des services compétitifs.

Le suivi du 8 octobre 2026 remet donc le projet au centre des priorités gouvernementales, sans annoncer pour autant une avancée opérationnelle décisive. Les prochains indicateurs à surveiller seront l’actualisation des études, la clarification du financement, l’engagement des procédures de marchés et la publication d’un calendrier crédible. Après des années de préparation, l’enjeu est désormais de transformer cette ambition portuaire en infrastructure effective, capable de soutenir les exportations tunisiennes et de renforcer la place du pays dans les échanges maritimes régionaux et internationaux.

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