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Apple : l’iPhone pliable, présenté lors de la keynote annuelle du 9 septembre

27. August 2026 um 15:05

Apple a fixé au mercredi 9 septembre 2026 sa prochaine keynote annuelle. Organisé à l’Apple Park, l’événement débutera à 10h00 en Californie et sera accessible en direct via les plateformes de la marque ainsi que YouTube.

Cette keynote pourrait marquer un tournant pour Apple, aussi bien sur le plan technologique que managérial. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max figurent parmi les appareils les plus susceptibles d’être présentés. Néanmoins, l’attention devrait surtout se concentrer sur l’éventuelle arrivée du premier iPhone pliable.

Avec ce nouveau format, Apple entrerait directement sur un marché déjà occupé par des fabricants comme Samsung. L’entreprise chercherait ainsi à renforcer sa présence sur un segment premium où les smartphones pliants se multiplient.

L’événement intervient également quelques jours après un changement important à la direction du groupe. John Ternus, jusque-là chargé de l’ingénierie matérielle, doit prendre les commandes d’Apple le 1er septembre, tandis que Tim Cook deviendra président exécutif.

Les modèles standards pourraient attendre

Tous les nouveaux iPhone ne devraient toutefois pas être dévoilés lors de cette présentation. Le modèle standard de l’iPhone 18 et certaines références plus accessibles pourraient suivre un calendrier distinct, avec une commercialisation ou une présentation envisagée en 2027.

L’intelligence artificielle devrait par ailleurs occuper une place centrale dans les annonces. Après les évolutions annoncées autour de Siri et d’Apple Intelligence avec iOS 27, Apple pourrait présenter de nouvelles fonctions destinées à approfondir l’utilisation de l’IA au sein de ses appareils.

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Entreprises tunisiennes: la BAD et l’Italie mettent 35 millions de dollars sur la table

27. August 2026 um 14:54

La Banque africaine de développement (BAD) et l’institution italienne Cassa Depositi e Prestiti (CDP) vont injecter 35 millions de dollars dans un fonds dédié aux entreprises en croissance en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, l’opération mérite attention. Le RMBV North Africa Fund III a déjà des participations ou opérations identifiées dans le pays.

En effet, la BAD apporte 15 millions de dollars en fonds propres, tandis que la CDP engage 20 millions de dollars à travers la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf). L’annonce a été faite le 14 août 2026.

Le fonds cible des entreprises de taille intermédiaire dans quatre grands domaines à savoir santé, éducation, services financiers et biens de consommation. Il intervient au capital des sociétés pour financer leur développement et peut prendre des participations majoritaires ou minoritaires.

Trois entreprises tunisiennes déjà dans le portefeuille

C’est surtout la présence tunisienne dans le portefeuille qui donne du relief à l’opération. Les documents d’évaluation de la BAD font apparaître Lectus, active dans la santé, avec une opération de 25 millions de dollars, dont 20 millions apportés par le fonds et 5 millions en co-investissement. Taym, dans les services financiers, apparaît avec une opération de 31 millions de dollars, dont 22 millions provenant du fonds. Atlantis, dans les biens de consommation, figure également dans le portefeuille avec une participation prévue de 16 millions de dollars. Ces chiffres correspondent aux opérations identifiées dans les documents de la BAD et permettent de mieux comprendre la stratégie du fonds. Il ne cherche pas uniquement des start-up, mais des entreprises déjà installées et capables de changer d’échelle.

À l’échelle du fonds, la Tunisie représente environ 20 % de l’allocation géographique cible, derrière l’Égypte, qui concentre 55 %, tandis que le Maroc et l’Algérie représentent respectivement 20 % et 5 %.

Un financement pour passer à l’échelle

Le RMBV North Africa Fund III vise une taille de 300 millions de dollars dans sa première configuration. Les documents de la BAD indiquent qu’il entend réaliser une dizaine d’investissements dans la région, avec des tickets suffisamment importants pour accompagner des entreprises dans une nouvelle phase de développement. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est donc moins de trouver un financement de démarrage que de disposer de capitaux pour grandir, renforcer leurs capacités, améliorer leur gouvernance ou s’étendre sur de nouveaux marchés. L’arrivée de la BAD et de la CDP apporte par ailleurs une nouvelle couche de crédibilité institutionnelle à ce véhicule. La participation italienne passe par GRAf, une plateforme de co-investissement développée dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique. Avec cette nouvelle enveloppe, le fonds dispose désormais de moyens supplémentaires pour poursuivre ses investissements en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, le point à suivre sera surtout la capacité de ce capital à accompagner davantage d’entreprises locales dans leur changement d’échelle.

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Varun Beverages prépare son entrée en Tunisie avec une coentreprise de 9 millions de dinars

27. August 2026 um 14:42

Le marché tunisien des boissons pourrait accueillir un nouvel acteur international de poids. Le groupe indien Varun Beverages Limited (VBL), l’un des principaux embouteilleurs et franchisés de PepsiCo hors des États-Unis, a approuvé la création d’une coentreprise en Tunisie avec la société locale Bevanda.

L’annonce, faite le 25 août 2026 dans une communication officielle du groupe, prévoit la création de Varun Beverages Tunisia SA, ou d’une dénomination similaire qui devra être validée. La future société sera détenue à 75% par VBL et à 25% par Bevanda, avec un capital social proposé de 9 MDT. 

L’activité envisagée dépasse la simple commercialisation de produits importés. La coentreprise doit intervenir dans la production et la distribution de boissons gazeuses, de jus, d’eau et de produits laitiers. Le groupe indien prévoit donc une présence directement ancrée dans le marché tunisien, même si les contours industriels du projet ne sont pas encore connus. À ce stade, plusieurs éléments restent à préciser. VBL n’a pas encore communiqué le lieu d’implantation du futur site, sa capacité de production, le nombre d’emplois attendus ou le calendrier de démarrage. Le montant de 9 millions de dinars correspond au capital social proposé de la coentreprise, et non nécessairement à l’investissement industriel total. Le coût d’une éventuelle unité de production, des équipements, de la logistique et du réseau de distribution pourrait donc être supérieur à ce montant. La constitution de la nouvelle société reste par ailleurs soumise aux procédures et autorisations requises en Tunisie. La prochaine étape sera ainsi de transformer cette décision du conseil d’administration en projet opérationnel.

Pourquoi la Tunisie?

Pour VBL, cette opération s’inscrit dans une stratégie d’expansion internationale. Le groupe indien est devenu un acteur majeur de l’industrie des boissons grâce notamment à son partenariat de longue date avec PepsiCo. Il produit, embouteille et distribue plusieurs marques du groupe américain sur différents marchés.

Mais le communiqué relatif à la Tunisie ne mentionne aucune marque PepsiCo. Il serait donc prématuré de parler d’une production de Pepsi, 7Up ou d’une autre marque du portefeuille PepsiCo en Tunisie. Le projet annoncé porte, à ce stade, sur des catégories de boissons et non sur des marques précises. L’intérêt pour VBL semble être aussi géographique. Une implantation tunisienne lui donnerait une présence en Afrique du Nord et pourrait, à terme, constituer une base supplémentaire pour développer ses activités dans la région. Le groupe dispose déjà d’opérations sur plusieurs marchés africains et poursuit parallèlement l’élargissement de son portefeuille dans des segments comme les jus, l’eau et les boissons laitières.

Un marché tunisien en pleine recomposition

Cette arrivée intervient dans un secteur tunisien où les conditions de production et d’approvisionnement sont devenues un sujet économique majeur. Le marché de l’eau conditionnée connaît notamment des tensions depuis plusieurs semaines, avec une forte hausse de la demande durant l’été. D’ailleurs, la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’Utica a récemment affirmé que les unités de production d’eaux minérales fonctionnaient à plein régime pour répondre à la demande. Cette situation illustre les contraintes auxquelles sont confrontés les producteurs locaux, à savoir la disponibilité des matières premières, l’emballage, l’énergie, le transport et la capacités de production. Dans cette optique, l’arrivée de VBL pourrait rebattre un peu les cartes sur le marché tunisien des boissons. Avec son expérience industrielle, commerciale et marketing, le groupe pourrait aussi ouvrir de nouveaux débouchés pour les fournisseurs et prestataires locaux. Mais il faudra attendre les prochaines annonces pour mesurer l’ampleur réelle du projet.

VBL accélère aussi sa diversification

L’annonce tunisienne intervient alors que Varun Beverages élargit également son périmètre d’activité en Inde. Et ce, en approuvant l’entrée de la société dans le segment des boissons alcoolisées. Le 25 août, son conseil d’administration a approuvé la création de KIVA Spirits and Company Limited, une filiale détenue à 100%, destinée aux boissons alcoolisées et aux produits ready-to-drink. Ainsi, le groupe a nommé à sa tête Prathmesh Mishra, ancien dirigeant de Diageo et de Pernod Ricard, qui dispose de plus de 30 ans d’expérience dans les biens de consommation et les spiritueux. Ces deux décisions traduisent une même orientation que VBL cherche désormais à élargir son portefeuille de produits tout en accélérant son développement hors de son marché historique. Et pour le pays, le projet est encore à son premier stade. La décision est prise, le partenaire local est identifié et le capital de la future société est fixé. Reste désormais à savoir où l’investissement sera réalisé, avec quelle capacité et à quelle échéance. C’est sur ces éléments que se jouera la portée économique réelle de l’arrivée de Varun Beverages en Tunisie.

VBL muscle son jeu en Afrique

  • 2025: VBL élargit son activité au Zimbabwe et en Zambie en y distribuant des snacks de PepsiCo.

  • 2025: VBL renforce sa présence au Kenya avec la création d’une filiale détenue à 100%, dédiée à la production, à la distribution et à la commercialisation de boissons.

  • 2025: le groupe diversifie son activité au Maroc et au Zimbabwe en lançant la production locale de Cheetos.

  • 2025: il noue un partenariat avec Carlsberg pour tester la distribution de la bière du groupe dans certains marchés africains où il est déjà présent.

  • Mars 2026: VBL finalise l’acquisition de Twizza en Afrique du Sud, devenant propriétaire de 100% de ce producteur local de boissons gazeuses. Et ce, par l’intermédiaire de sa filiale The Beverage Company (BevCo), pour 2,1 milliards de rands. 

  • Mars 2026: il poursuit sa diversification en Afrique du Sud avec l’accord visant l’acquisition de Crickley Dairy, spécialisée dans les boissons lactées et les jus.

  • Juillet 2026: VBL renforce sa plateforme au Kenya avec l’acquisition des activités de boissons lactées, de jus et d’eau conditionnée de Devyani Food Industries pour environ 32 millions de dollars.

  • Août 2026: VBL prépare son entrée en Tunisie avec Bevanda.

 

 

 

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Visas Schengen: la Conect rempile avec le consulat de France

27. August 2026 um 14:22

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et le consulat général de France à Tunis ont reconduit, mercredi, leur accord de coopération bilatérale, signé entre le président de la Conect, Aslan Berjeb, et le consul général de France, Dominique Mas.

Cette reconduction maintient au bénéfice des adhérents de l’organisation patronale un accès prioritaire aux créneaux de rendez-vous pour les dossiers de visa Schengen déposés par ses membres, dans le cadre des modalités définies conjointement par les deux parties. L’accent est mis sur la mobilité internationale des chefs d’entreprise et de leurs équipes.

Une continuité plus qu’une nouveauté

Ce renouvellement ne crée pas de dispositif inédit: il prolonge un partenariat déjà existant, la Conect y voyant un moyen concret de répondre aux besoins de ses membres tournés vers l’international.

Pour les patrons tunisiens engagés dans des échanges commerciaux avec l’Europe, ce type d’accord réduit un obstacle logistique concret; il illustre également le rôle croissant des organisations patronales comme intermédiaires facilitateurs entre administrations étrangères et écosystème entrepreneurial local.

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IA: l’appropriation précoce de Claude par les étudiants tunisiens, un vivier de compétences numériques

27. August 2026 um 12:44

En mai 2026, la Tunisie représentait 0,27% de l’usage mondial de Claude, contre 0,23% en avril, selon la dernière édition de l’Anthropic Economic Index. Rapporté à sa population active, le pays affiche un indice d’usage de 1,40 à 40% au-dessus du niveau attendu compte tenu de son poids démographique, et se classe 48e sur 121 pays couverts.

Le trait marquant reste la nature des conversations: plus de la moitié (51,52%) relèvent de l’univers scolaire et universitaire en mai, contre 35,86% liées au travail en avril, tombées à 27,94% en mai. À l’échelle mondiale, c’est l’inverse: le travail y pèse 43,36% des usages, l’éducation plafonnant à 16,45% seulement.

Le développement logiciel recule, l’IA devient plus collaborative

Le développement logiciel, première catégorie tunisienne en avril (25,32%), cède la place à l’éducation en mai (28,16%). Autre évolution notable: la part des usages où l’IA complète le travail humain plutôt que de l’automatiser dépasse désormais 50%, contre 46,64% un mois plus tôt.

Avec un indice de 1,40, la Tunisie devance largement le Maroc (0,90), l’Algérie (0,56) et l’Égypte (0,36), mais reste loin de l’Australie (6,40) ou de la France (3,97).

Cette appropriation précoce par les étudiants tunisiens constitue un vivier de compétences numériques que les entreprises locales pourraient capter plus activement, à condition d’accélérer la transition observée vers des usages professionnels.

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SpaceX: 100 milliards $ pour une nouvelle base de lancement géante en Louisiane

27. August 2026 um 11:14

SpaceX veut changer d’échelle dans le secteur spatial avec un projet évalué à 100 milliards de dollars en Louisiane. Baptisé «Starbase Louisiana», le futur complexe doit notamment augmenter la fréquence des lancements de Starship et accompagner les prochains projets de l’entreprise.

Situé à Pecan Island, dans la paroisse de Vermilion, le site deviendrait le quatrième centre de lancement américain de SpaceX. Avec une superficie prévue de 125 000 acres, soit près de 506 km², il s’agirait du plus vaste complexe spatial jamais développé par la société.

Un site pensé pour multiplier les lancements

SpaceX prévoit d’y construire cinq zones de lancement comprenant chacune deux plateformes. Le complexe intégrerait également des unités dédiées au carburant, à l’énergie, au traitement des véhicules et au stockage. Des infrastructures portuaires en eaux profondes sont envisagées, tout comme la possibilité de créer à terme un aéroport.

Les travaux devraient commencer en 2027, avec un premier lancement envisagé dès 2029. À pleine capacité, le site pourrait accueillir plus de 30 vols Starship par jour, ce qui donnerait à SpaceX des capacités inédites pour accélérer ses opérations.

Starship au cœur des ambitions de SpaceX

Cette nouvelle installation doit servir de levier aux différents projets spatiaux de l’entreprise. SpaceX compte notamment sur Starship pour mettre en orbite les futures générations de satellites Starlink, mais aussi pour développer ses projets de centres de données spatiaux et préparer des missions vers la Lune et Mars.

L’investissement pourrait également transformer l’économie locale. Les autorités louisianaises tablent sur plus de 3 000 emplois directs au cours des dix prochaines années, en plus d’environ 8 100 postes indirects.

Le projet suscite toutefois des interrogations environnementales, notamment en raison de son implantation dans une région côtière comprenant d’importantes zones humides.

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APIA: un réseau de fermes pionnières pour démocratiser l’agroécologie

27. August 2026 um 09:58

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre un appel à manifestation d’intérêt pour constituer un réseau de fermes pionnières en agroécologie, en partenariat avec le projet GIZ/Soil Matters. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 septembre 2026 à minuit.

L’initiative cible des agriculteurs ayant déjà amorcé des pratiques agroécologiques et voulant pousser plus loin la transformation de leur système de production. Objectif: bâtir une communauté d’exploitants agricoles qui confrontent leurs méthodes, testent ensemble de nouvelles solutions et documentent des pratiques directement issues du terrain, plutôt que théoriques.

Un accompagnement technique à la clé

Les exploitations retenues intégreront un dispositif d’appui structuré: experts sur le terrain, ateliers collectifs et retours réguliers sur les pratiques testées. L’objectif affiché dépasse la phase d’expérimentation individuelle: il s’agit de produire des connaissances partagées, transférables à d’autres exploitants tunisiens engagés dans la même transition vers des modèles plus durables et résilients face aux aléas climatiques.

Pour les exploitants agricoles, intégrer ce réseau représente une opportunité d’accéder gratuitement à un accompagnement technique structuré, rare dans le secteur, tout en se positionnant sur une filière agro-écologique appelée à peser davantage dans les futurs appels d’offres et financements verts destinés à l’agriculture tunisienne.

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La Tunisie fait partie des pays éligibles au Prix Forum MED IA: dernier délai, le 21 septembre

27. August 2026 um 09:44

La Tunisie fait partie des 5 pays concernés par le Prix de recherche du Forum MED IA 2026, aux côtés de l’Algérie, de l’Égypte, du Liban et du Maroc. Pour sa 3e édition, le prix ouvre ses candidatures aux chercheurs et enseignants-chercheurs, aux doctorants et post-doctorants, mais aussi aux équipes et laboratoires de recherche, aux universités et établissements d’enseignement supérieur. Les jeunes entreprises innovantes et les spin-offs issues de la recherche peuvent également tenter leur chance.

Le principe? Mettre en avant des projets qui utilisent l’IA pour répondre à des problèmes concrets dans la région méditerranéenne. Plus précisement, les projets peuvent porter sur des enjeux sociaux, environnementaux ou économiques. L’objectif est aussi de rapprocher la recherche du monde économique et des autres acteurs qui peuvent donner une nouvelle vie aux travaux menés dans les laboratoires. En effet, pour participer, le projet doit reposer sur une application concrète de l’IA, déjà développée ou encore en cours de développement. Il ne s’agit donc pas simplement d’utiliser un outil d’IA existant. Le projet doit apporter sa propre application ou solution. Pas besoin non plus d’arriver avec une technologie déjà prête à être commercialisée. D’ailleurs, le concours n’impose aucun niveau de maturité technologique. Les projets peuvent donc candidater quel que soit leur niveau de TRL, à condition de répondre aux critères du prix. Au total, 6 candidatures seront retenues. Les porteurs de projets bénéficieront d’un accompagnement pour mieux présenter leur travail et le valoriser. Ils auront ensuite l’occasion de présenter leur projet le 5 novembre 2026 au Palais du Pharo à Marseille, devant des acteurs internationaux de la recherche, de l’innovation et de l’investissement. Deux projets seront récompensés à cette occasion. Le Prix Innovation sociale attribuera 5 000 euros (soit près de 17 000 dinars) à son lauréat, tout comme le Prix Innovation économique. 

Pour les chercheurs tunisiens, le rendez-vous peut donc être intéressant. L’appel donne une visibilité à des travaux développés en Tunisie et permet aussi de les mettre en regard de projets venus de 4 autres pays méditerranéens. À l’heure où l’IA prend de plus en plus de place dans les économies de la région, le prix cherche surtout à montrer ce que cette technologie peut apporter sur le terrain.

Côté deadline. Les candidats ont jusqu’au 21 septembre 2026 à 23h59, heure de Paris (UTC+2), pour déposer leur dossier en ligne. Les candidatures arrivées après cette échéance ne seront pas examinées.

Le Prix de recherche est organisé dans le cadre de Sila: France-Mediterranean Initiative for AI, financée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères via le Fonds Équipe France (FEF+) et mise en œuvre par Expertise France. Il est porté par Expertise France, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et ANIMA Investment Network, dans le cadre de la troisième édition du Forum MED IA, initiée par la Délégation interministérielle à la Méditerranée.

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Bourse de Tunis – Investisseurs français: quand la déclaration obligatoire en France rattrape l’exonération tunisienne

27. August 2026 um 09:31

La fiscalité applicable aux investisseurs français à la Bourse de Tunis prend une résonance nouvelle: la capitalisation étrangère y atteignait environ 8,8 milliards de dinars au 21 août 2026, soit 18,25% de la capitalisation totale de la cote, contre 18,89% un an plus tôt.

Un marché plus attractif encore avec un Tunindex qui a progressé de plus de 30% depuis le début de l’année. Comprendre le cadre fiscal devient donc central pour tout résident français qui souhaite s’y exposer.

Une convention bilatérale ancienne comme socle

Depuis 1973, un accord fiscal lie la France et la Tunisie pour éviter la double imposition. Ce texte fixe, revenu par revenu, quel pays perçoit l’impôt, et ouvre droit à un crédit d’impôt côté français pour éviter le cumul des taxations.

En 1990, la Tunisie a décidé de ne plus imposer les dividendes distribués aux actionnaires non résidents, ni à la source ni au titre de l’impôt sur le revenu. Les plus-values sur actions, obligations ou parts d’OPCVM tunisiens échappent au même impôt, à condition que le vendeur réside hors de Tunisie et que ses titres ne soient pas logés dans une structure fiscale locale.

Ce régime avantageux ne dispense pas d’informer le fisc français. Les revenus tunisiens doivent figurer sur le formulaire 2047, complété au besoin du 3916 pour tout compte-titres détenu hors de France, et restent soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux français.

Alors que la présence étrangère se concentre encore fortement sur la SFBT et Attijari Bank, l’absence de prélèvement à la source reste un argument pour attirer de nouveaux capitaux français vers des valeurs tunisiennes moins exposées, à condition de maîtriser le volet déclaratif dans l’Hexagone.

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Déclaration mensuelle: le 28 août, dernier délai

27. August 2026 um 09:03

Pour les personnes morales non adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance, le dépôt de la déclaration mensuelle doit intervenir au plus tard le 28 de chaque mois.

En août, cette échéance tombe vendredi 28, qui correspond également au dernier jour de la séance unique. Les entreprises concernées doivent donc tenir compte de cette date pour accomplir leur formalité fiscale dans les délais prévus.

Cette obligation s’applique aux personnes morales qui ne sont pas adhérentes au dispositif de télédéclaration. Celles qui utilisent la télédéclaration et le paiement à distance sont soumises aux modalités prévues pour ce système.

Le respect de cette échéance permet aux entreprises concernées d’éviter un dépôt tardif de leur déclaration mensuelle et les conséquences qui peuvent en découler.

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Délestages, les urgences pour éviter un nouvel été sous tension

26. August 2026 um 15:28

Les délestages de l’été 2026 ont donné une image très concrète de la fragilité du système électrique tunisien. Les délestages ont touché tous les niveaux de l’économie, des particuliers aux petites entreprises jusqu’aux industriels. Pour certains, la coupure a surtout été une gêne. Pour d’autres, elle s’est traduite par des équipements endommagés, des marchandises perdues, une production interrompue ou des journées de travail annulées. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, la demande a dépassé les capacités disponibles et la Steg a dû interrompre temporairement l’alimentation de certaines zones pour préserver l’équilibre du réseau. Le phénomène a été aggravé par une consommation dopée par la climatisation et par une perturbation de l’approvisionnement électrique en provenance d’Algérie.

Le retour à une situation plus stable ne règle pourtant pas la question de fond. Pour l’economiste Chakib Ben Mustapha, consultant et spécialiste des questions énergétiques, le délestage est d’abord un mécanisme de protection du réseau.Il devient préoccupant lorsqu’il se répète. “La multiplication et la systématisation” des coupures sont alors le signe d’un “modèle sous pression”, estime-t-il. À dire vrai, cette pression ne vient pas d’un seul facteur. Elle résulte d’un système qui doit produire davantage, alors même que les investissements dans certaines capacités de production ont fortement reculé. Un rapport récent de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a “chiffré à 87 % la baisse des investissements de la Steg dans les stations de production entre 2016-2020 et 2021-2025, passant de 1,947 milliard de dinars à 248 millions de dinars”, cite-t-il. Dans le même temps, la consommation électrique a continué de progresser.

Un système à bout de souffle?

Le problème tunisien ne se résume donc pas à un manque de panneaux solaires. Il est plus profond. Il faut sécuriser la production existante, renforcer le réseau, absorber de nouveaux producteurs et répondre à une demande dont les pics deviennent plus difficiles à gérer. C’est ici que le raisonnement de Ben Mustapha prend une autre dimension. La Tunisie a longtemps organisé son système électrique autour de grandes unités de production centralisées. La transition énergétique vient casser cette logique. Les nouvelles centrales renouvelables sont souvent implantées loin des grands centres de consommation, tandis que les projets d’autorisation multiplient les points d’injection sur le réseau. Autrement dit, produire de l’électricité supplémentaire ne signifie pas automatiquement disposer de davantage d’électricité là où elle est nécessaire. En effet, “Le réseau de la Steg a été conçu pour une production d’électricité classique avec des pôles de production centralisés”, rappelle Chakib Ben Mustapha. Ainsi, l’arrivée des renouvelables impose désormais une architecture différente, capable de gérer une production plus dispersée et plus variable. En outre, cette transformation concerne aussi les PME. L’autoproduction industrielle devrait se développer à mesure que les exportateurs cherchent à réduire leur empreinte carbone. Mais les réseaux de moyenne tension n’ont pas nécessairement été conçus pour intégrer cette multiplication de producteurs. À l’échelle des ménages, l’autoconsommation pose une problématique comparable sur les réseaux basse tension, notamment en l’absence de compteurs intelligents permettant aux gestionnaires de mieux piloter les flux.

Le paradoxe est donc assez simple : la transition énergétique, si elle n’est pas accompagnée d’une modernisation du réseau, peut elle-même créer de nouvelles contraintes sur le système électrique.

Le solaire ne suffira pas à lui seul

La Tunisie dispose pourtant d’un atout majeur, à savoir le soleil. “Avec environ 3 000 heures d’ensoleillement par an, le pays possède un potentiel important pour le photovoltaïque”, souligne-t-il. Or, cette ressource ne peut pas répondre à toutes les contraintes du système. “Le photovoltaïque est une énergie intermittente”, affirme Chakib Ben Mustapha. Et de poursuivre:” Sa production dépend de l’ensoleillement et reste concentrée pendant la journée. Elle peut donc contribuer à réduire la pression sur le réseau, mais ne constitue pas à elle seule une réponse aux besoins de sécurité électrique”. En fait, il explique le stockage pourrait changer cette équation en permettant de conserver une partie de l’électricité produite pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lorsque la production solaire diminue. Mais son coût reste encore un frein à un déploiement massif. “Le jour où les solutions collectives de stockage deviendront plus abordables, la situation énergétique changera du tout au tout”, estime-t-il. En attendant, la Tunisie doit jouer sur plusieurs leviers. “Il nous faut, en Tunisie, utiliser toutes les solutions possibles”, dit-t-il, au fil de ses propos, en citant en autres, les concessions, les autorisations, l’autoconsommation et l’autoproduction. Ici, il ajoute l’éolien à cette équation. Mais, selon lui, cette filière reste au point mort depuis le lancement des appels d’offres de 2017. L’objectif serait de construire un mix énergétique adapté aux besoins du pays, à sa courbe de consommation et aux capacités de son réseau. Par ailleurs, cette adaptation devient d’autant plus urgente que les épisodes de forte chaleur devraient continuer à exercer une pression sur la demande. Les pics estivaux, tirés notamment par la climatisation, nécessitent des moyens de production disponibles au moment où la consommation atteint son maximum.La question du réseau revient alors au centre du débat. La Steg doit désormais gérer un système dans lequel l’électricité peut provenir de grandes centrales, mais aussi de nombreuses installations décentralisées. Certaines concessions sont implantées dans des régions où la consommation est relativement faible, alors que les principaux besoins se concentrent dans les zones urbaines et industrielles. Les projets réalisés sous le régime de l’autorisation accentuent cette dispersion. Quant à l’autoproduction des entreprises et à l’autoconsommation des ménages, elles ajoutent de nouveaux points de production au réseau. “La transition énergétique va, à elle seule, créer d’importantes pressions sur le réseau de la Steg”, prévient-t-il. Les investissements nécessaires ne concernent donc pas seulement les grandes lignes de transport. Ils touchent également les réseaux de moyenne et basse tension, les postes électriques et les outils de pilotage. Les compteurs intelligents deviennent notamment importants pour permettre aux gestionnaires de mieux suivre et gérer les flux. Cette pression intervient alors que les moyens financiers de la Steg restent limités. Selon l’économiste, l’opérateur a dû ces dernières années donner la priorité au renforcement du réseau haute tension pour transporter l’électricité produite par les nouvelles concessions, au détriment d’autres besoins de modernisation. À cette équation s’ajoutent les effets du changement climatique. Des pics de consommation plus élevés, combinés à des épisodes de chaleur plus fréquents, pourraient rendre les tensions estivales plus difficiles à gérer.

Des financements, mais encore des freins pour les entreprises

Le développement des renouvelables ne bute cependant pas uniquement sur les infrastructures. Le financement reste un enjeu important, notamment pour les projets d’autorisation et l’autoproduction industrielle. Pour les concessions, le cadre est relativement favorable. Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a préparé des contrats types avec l’appui des principaux bailleurs de fonds et de l’Instance générale de partenariat public-privé. Ces dispositifs visent à réduire les risques pour les investisseurs et à faciliter leur accès au crédit. “Le financement des projets de concessions à l’international ne pose pas de problèmes tant que la rentabilité est assurée”, raconte Chakib Ben Mustapha. Les projets d’autorisation se trouvent dans une situation différente. Ils ne bénéficient pas du même cadre et rencontrent, selon lui, des difficultés auprès du système bancaire tunisien. “Le système bancaire tunisien ne leur reconnaît pas l’accès au project finance” indique-t-il. Les porteurs de projets doivent alors fournir des garanties réelles, ce qui peut freiner l’investissement. Pour les entreprises industrielles qui souhaitent investir dans leur propre production électrique, la question est également économique. Il pointe notamment les conditions actuelles de valorisation de l’électricité produite, avec un tarif de 80 millimes et une limite de vente fixée à 30 % de la capacité nominale. Des conditions qui, selon lui, réduisent la rentabilité des investissements. Pour les industriels exportant vers l’Europe, le sujet devient pourtant stratégique. Réduire l’empreinte carbone n’est plus seulement une question environnementale. C’est progressivement un facteur de compétitivité. Les délestages donnent une dimension très concrète à cette question. Dans une usine, une coupure peut entraîner des équipements endommagés, des produits en cours de fabrication irrécupérables, des pertes de produits réfrigérés ou congelés, des journées de travail annulées et des retards de livraison. ” Le principal défi des entreprises est celui des délestages”, résume-t-il. Ensuite, les groupes électrogènes peuvent servir de solution de dépannage lorsque les interruptions restent courtes. Ils ne constituent toutefois pas une réponse adaptée aux coupures prolongées. “Il n’y a pas de solution pour les interruptions trop longues”. Ici, la réponse doit donc être collective. Il cite notamment les zones sécurisées et les compteurs intelligents, et appelle à une concertation entre le ministère, la Steg et les organisations patronales pour préparer les prochaines périodes estivales. Le développement du solaire et de l’éolien ne permet pas, à lui seul, de sécuriser l’approvisionnement électrique. Tant que le stockage reste coûteux et que les renouvelables restent intermittentes, la Tunisie a encore besoin de capacités capables de prendre le relais lorsque la production renouvelable baisse ou que la demande explose. C’est dans ce cadre que Chakib Ben Mustapha évoque les centrales à cycle combiné prévues dans la stratégie énergétique à l’horizon 2035, notamment SKHIRA I et II et BIZERTE I et II. Pour les ménages, un mécanisme de financement de l’autoconsommation existe depuis 2008. Il prévoit un financement sur sept ans, avec un remboursement échelonné à travers les factures de la Steg. D’après lui, ce dispositif doit être reconduit à travers un nouveau crédit de 1 milliard de dinars jusqu’en 2030. Au fond, le défi dépasse les seuls délestages de cet été. La Tunisie doit produire davantage, diversifier ses sources et moderniser son réseau en même temps. Le photovoltaïque peut réduire une partie de la pression, l’éolien peut compléter le mix et le stockage pourrait, à terme, apporter davantage de flexibilité. Mais aucune de ces solutions ne fonctionnera sans un réseau capable de les intégrer.

Les coupures de 2026 ont ainsi rendu visible une fragilité plus ancienne. Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité, mais de pouvoir la produire au bon moment, la transporter au bon endroit et la rendre disponible lorsque l’économie en a besoin.

  

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IA : Apple fait passer ses Mac à la vitesse supérieure

26. August 2026 um 15:03

Apple renforce sa gamme d’ordinateurs de bureau avec de nouvelles générations de Mac mini et de Mac Studio, conçues notamment pour répondre aux besoins croissants liés à l’intelligence artificielle. La firme mise sur des puces plus puissantes pour permettre l’exécution de modèles et d’agents IA directement sur les machines.

Le Mac mini passe à la puce M6, fabriquée avec un procédé de gravure en 2 nanomètres, tandis qu’une déclinaison équipée du M5 Pro est également proposée. Le Mac Studio bénéficie, lui, des processeurs M5 Max et M5 Ultra.

Des performances en forte progression

Le Mac mini M6 embarque un CPU de 12 cœurs et un GPU de 12 cœurs doté d’accélérateurs neuronaux. Selon Apple, cette nouvelle génération offre jusqu’à 40 % de performances CPU supplémentaires par rapport au Mac mini M4, tandis que les performances graphiques et celles liées au stockage peuvent être multipliées par deux. Le constructeur évoque également un gain pouvant atteindre quatre fois pour certaines tâches d’intelligence artificielle.

Avec ces caractéristiques, Apple positionne son petit ordinateur comme une plateforme capable de faire fonctionner localement des agents IA et des applications sollicitant régulièrement les ressources de la machine.

Le Mac Studio vise les modèles d’IA les plus exigeants

Le Mac Studio franchit un nouveau palier avec le M5 Ultra. Sa configuration maximale atteint 36 cœurs CPU, 80 cœurs GPU et 512 Go de mémoire unifiée. Apple estime que cette puissance permet notamment d’exécuter directement sur l’ordinateur des modèles de langage de très grande taille.

Les performances peuvent également être renforcées en connectant plusieurs Mac Studio via Thunderbolt 5, afin de répartir certaines opérations d’inférence entre plusieurs machines.

Les nouveaux ordinateurs seront commercialisés à partir du 22 septembre. Le Mac mini débutera à 899 dollars, tandis que le Mac Studio équipé du M5 Ultra sera proposé à partir de 5 499 dollars. Cette nouvelle génération arrive alors que l’essor des infrastructures dédiées à l’IA soutient fortement la demande en composants, notamment en mémoire.

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Véhicules électriques: jusqu’à 40% de baisse sur certains modèles en Tunisie

26. August 2026 um 14:34

Certains modèles de voitures électriques ont vu leur prix fondre de plus de 40%: un véhicule qui affichait 100 000 dinars il y a peu se négocie désormais autour de 58 000 dinars. C’est ce qu’a détaillé Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’agence.

La mécanique derrière cette chute: un empilement d’incitations fiscales consolidées au fil des dernières lois de finances; droits de douane tombés à zéro contre 30% auparavant, TVA ramenée à 7% contre 19%, et taxe de circulation réduite de moitié.

Une fiscalité enfin adaptée

Le mode de calcul de la puissance fiscale a lui aussi été revu: jusqu’ici aligné sur celui des véhicules thermiques, il pénalisait à tort certains modèles électriques. Ces derniers se classent désormais entre 2-3 et 7 chevaux fiscaux selon leur gabarit.

La demande décolle, l’offre suit

La sortie du système des quotas a permis de faire grimper le nombre de modèles disponibles d’une quinzaine à plus de 60, avec des prix oscillant entre 45 000 et 65 000 dinars. Côté ventes, la dynamique est nette: après 500 à 520 immatriculations sur toute l’année 2025, la Tunisie en comptait déjà 185 sur les deux premiers mois de 2026.

Cette combinaison prix-fiscalité-choix est synonyme d’opportunité pour les concessionnaires et distributeurs prêts à diversifier rapidement leur catalogue. Néanmoins, cela nécessite le déploiement d’un important réseau de bornes de recharge publiques, un segment où la Tunisie a tout à construire et qui pourrait devenir un axe d’investissement à part entière pour les opérateurs de l’énergie et des services.

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Amen Bank: une transaction de bloc de 1,05 million de dinars

26. August 2026 um 14:15

Selon un communiqué de la Bourse de Tunis, une transaction de bloc a été réalisée ce 26 août 2026 sur le titre Amen Bank.

L’opération a porté sur 12 500 actions, négociées au prix unitaire de 84 dinars, pour un montant global de 1,05 million de dinars.

La transaction a ainsi représenté un échange portant sur un volume de titres important au cours de la séance. 

 

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La BCT muscle l’arsenal technologique de la CTAF

26. August 2026 um 13:54

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de lancer un appel d’offres national (AON N°2026/08) pour la refonte intégrale de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières, la cellule chargée de traquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Tunisie. Objectif affiché: donner à l’institution des moyens à la hauteur de flux financiers suspects toujours plus complexes à démêler, dans un contexte où les volumes de données à analyser explosent.

Un contrat qui va bien au-delà du matériel

Le futur prestataire ne se contentera pas de fournir du matériel: le marché englobe un accompagnement complet, du déploiement des solutions logicielles jusqu’à leur mise en service opérationnelle, en passant par un volet formation pensé pour que les équipes de la CTAF gagnent en autonomie. Licences, entretien et dépannage sont couverts sur une durée contractuelle de cinq ans. Autre particularité: le marché se divise en deux volets que les entreprises peuvent aborder séparément ou conjointement, chaque option nécessitant toutefois une soumission qui lui est propre.

Un marché de cette ampleur, étalé sur cinq ans avec un fort volet services, constitue une opportunité pour intégrateurs et éditeurs tunisiens spécialisés en cybersécurité et en gestion de données financières, à condition de pouvoir répondre aux exigences techniques pointues d’un organe de supervision. Plus largement, cette modernisation renforce la crédibilité de la Tunisie auprès des évaluateurs internationaux de la conformité anti-blanchiment, un critère de plus en plus scruté par les investisseurs étrangers et les partenaires bancaires internationaux.

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Économie circulaire: la BAD élargit son programme en Afrique, la Tunisie n’en fait pas partie

26. August 2026 um 12:58

L’Angola, le Liberia, Madagascar et le Sénégal vont élaborer leur première feuille de route nationale pour l’économie circulaire avec l’appui du Fonds africain pour l’économie circulaire, administré par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Leur arrivée porte à 8 le nombre de pays engagés dans les différentes phases du programme.

Pour ces 4 économies, la prochaine étape consiste à identifier les secteurs dans lesquels le réemploi des ressources, le recyclage et la valorisation des déchets peuvent générer de nouvelles activités. Le programme prévoit notamment d’établir les priorités nationales, de renforcer la coordination entre les institutions et de définir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de projets.

Le mouvement ne se limite pas à ces nouveaux entrants. Le Bénin, le Tchad, l’Éthiopie et Maurice sont déjà passés à la phase de mise en œuvre de leurs feuilles de route. Selon la BAD, 32 pays africains avaient répondu à son dernier appel à manifestations d’intérêt, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour ce modèle.

L’économie circulaire intéresse les gouvernements africains pour une raison qui dépasse la gestion des déchets. Elle offre un moyen de réduire la dépendance aux matières premières vierges et de conserver davantage de valeur dans les économies locales. Des résidus agricoles peuvent ainsi être transformés en énergie ou en intrants, tandis que les matériaux issus de produits usagés peuvent retourner dans les chaînes industrielles.

Cette logique touche des secteurs très différents. Les feuilles de route soutenues par la BAD ciblent notamment l’agriculture, la gestion de l’eau, la foresterie, le textile, la construction, l’industrie manufacturière, l’énergie et les plastiques.

Les premiers résultats donnent déjà une idée des ambitions. Le Tchad vise plus de 25 000 emplois verts d’ici 2035 et une réduction de 40 % des déchets non recyclés. Au Bénin, le plan d’action lancé en février 2026 prévoit un taux de recyclage de 25 % et la création de 300 entreprises spécialisées dans l’économie circulaire. Pour les quatre nouveaux pays, l’enjeu sera désormais de transformer une stratégie nationale en projets capables d’attirer des capitaux. Le Fonds prévoit pour cela une assistance technique destinée notamment à améliorer les cadres institutionnels et à structurer les projets. Cette phase intervient dans un contexte où l’Afrique cherche à financer davantage son industrialisation tout en réduisant la perte de valeur liée à l’exportation de ressources peu transformées. L’économie circulaire s’inscrit dans cette équation : produire davantage à partir des ressources déjà disponibles, développer des chaînes de valeur locales et faire émerger de nouvelles activités autour du recyclage, du réemploi et de la valorisation.

Et la Tunisie? Si elle ne figure pas parmi les pays concernés par cette nouvelle phase du programme de la BAD, la Tunisie n’est pas absente des démarches liées à l’économie circulaire. Récemment, à Khélidia, un projet d’assainissement soutenu par la Banque transforme notamment les eaux usées traitées et les boues en ressources susceptibles d’être valorisées dans l’agriculture. La BAD présente cette infrastructure comme un exemple de la manière dont les investissements dans les services essentiels peuvent aussi soutenir la réutilisation des ressources. La Tunisie dispose par ailleurs d’une stratégie nationale d’économie verte et circulaire, qui vise notamment à intégrer cette approche dans les politiques de développement.

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BAD : 5 milliards $ pour combler le déficit d’accès au financement des femmes africaines

26. August 2026 um 12:32

D’après les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), les femmes africaines, qui représentent la moitié de la population du continent, font face à un déficit d’accès au financement à hauteur de 42 milliards de dollars.

Un constat qui a alimenté les priorités des récentes Assemblées annuelles 2026 de la Banque à Brazzaville, dédiées à la mobilisation du financement nécessaire au développement africain.

AFAWA, le bras armé de la Banque

C’est justement pour combler ce fossé que l’institution a lancé son initiative phare, AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa). Le programme vise 5 milliards de dollars à mobiliser via capitaux, réformes politiques et accompagnement des entrepreneures ; il a déjà noué plus de 200 partenariats bancaires et injecté 3,1 milliards de dollars dans des entreprises dirigées par des femmes.

Autre chantier en préparation : un Plan d’action pour l’égalité des sexes 2027-2031, censé remplacer l’accumulation de petites initiatives éparses par une stratégie d’ensemble touchant l’emploi et les infrastructures.

Un marché largement sous-desservi

Pour les intermédiaires financiers tunisiens et africains, ce déficit représente un marché largement sous-desservi : microfinance, garanties de crédit, fonds dédiés aux entrepreneures. Pour la BAD, miser sur les femmes n’est pas qu’une question de principe : c’est un choix économiquement rationnel pour la croissance du continent. Un argument qui pourrait inspirer davantage d’institutions financières tunisiennes à structurer des offres spécifiques pour les femmes entrepreneurs.

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Tunisie / Hydrogène vert : Berlin se frotte les mains

26. August 2026 um 11:14

Fin septembre, une délégation d’entreprises allemandes fera étape en Tunisie, après un premier passage en Algérie, pour explorer les opportunités liées à l’hydrogène vert, au Power-to-X et au stockage d’énergie.

Portée par l’agence energiewaechter GmbH et relayée localement par les chambres de commerce germano-tunisienne et germano-algérienne, cette tournée du 21 au 25 septembre culminera à Tunis le 23, avec un petit-déjeuner d’affaires puis un atelier dédié aux montages en consortium.

Toute la chaîne de valeur dans le viseur

Les industriels allemands s’intéressent aussi bien à la fourniture d’électrolyseurs et à l’intégration du renouvelable qu’au dessalement de l’eau, indispensable à la production d’hydrogène. Le transport n’est pas en reste, avec un intérêt marqué pour l’ingénierie des futurs réseaux de canalisations et leurs équipements associés. Côté débouchés, plusieurs industries lourdes sont visées ; chimie, engrais, phosphates, sidérurgie, avec la filière naissante de l’ammoniac vert.

Le corridor SoutH2 en toile de fond

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route tunisienne à l’horizon 2050, qui table sur 6 millions de tonnes exportées, avec un premier palier de 300 000 tonnes dès 2030 via l’infrastructure « H₂ Backbone ». À l’échelle régionale, le futur gazoduc SoutH2 ; quelque 3 300 kilomètres reliant l’Afrique du Nord au cœur industriel européen, vise une capacité de plus de 4 millions de tonnes annuelles, la liaison Tunisie-Italie ayant déjà obtenu le label de projet d’intérêt mutuel à Bruxelles.

Pour les acteurs tunisiens, cette mission constitue une passerelle concrète vers des partenariats en ingénierie, maintenance et certification aux côtés des groupes allemands. Mais la conversion de ce positionnement stratégique en projets bancables reste conditionnée à des investissements lourds dans le renouvelable et le dessalement, sans lesquels l’ambition du corridor risque de rester lettre morte.

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Export / Dattes tunisiennes : Deglet Nour tient la cadence, le bio monte en puissance

26. August 2026 um 09:45

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) vient de publier son bilan de la campagne 2025/2026, et les chiffres confirment une embellie nette pour la filière des dattes en Tunisie : entre octobre et juillet, 144,1 mille tonnes ont quitté les ports tunisiens, soit 17 mille tonnes de plus qu’à la même période de l’année précédente. Il s’agit d’un gain de 13,3%. Côté recettes, la barre des 900 millions de dinars est désormais franchie, à 908,4 MD, contre 809,6 MD précédemment.

Impossible de parler dattes tunisiennes sans évoquer Deglet Nour : une variété qui capte à elle seule 84% des tonnages et pèse pour près de 94% dans les recettes globales, à 7,05 DT/kg. Sur l’ensemble de la filière, le kilo se négocie en moyenne à 6,30 DT, un tarif quasi stable malgré un repli marginal de moins d’un point. Le segment bio, lui, accélère franchement : ses volumes (8 257 tonnes) grimpent de 8,1%, mais ce sont surtout ses recettes qui s’envolent, avec un tiers de croissance supplémentaire, l’Allemagne restant de loin le principal client de la Tunisie dans ce segment.

Un marché qui se diversifie, un Sud qui s’étend

Près de la moitié des tonnages sont expédiés vers l’Europe ; l’Afrique et l’Asie se partagent le reste, chacune autour d’un cinquième. Autre signal intéressant : Tataouine, région peu connue pour ses palmeraies, commence à structurer une petite filière (une cinquantaine d’hectares), même si la question des ressources hydriques disponibles pour ces nouvelles plantations est problématique.

Le bio, la nouveauté entrepreneuriale

Le segment bio, en forte accélération sur les prix comme sur les volumes, ouvre une brèche pour les opérateurs de certification et de conditionnement premium. La diversification géographique vers l’Asie, encore modeste, reste un axe à exploiter pour les exportateurs cherchant à réduire leur dépendance au marché européen, à condition d’anticiper les contraintes hydriques qui pèsent déjà sur l’extension des palmeraies du Sud.

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Leoni veut poursuivre son expansion en Tunisie

26. August 2026 um 09:43

Leoni prévoit de poursuivre ses projets d’extension en Tunisie. Le groupe allemand, présent dans le pays depuis près de 50 ans, prévoit de poursuivre ses projets d’extension dans plusieurs régions. L’annonce intervient alors que l’industrie tunisienne des composants automobiles continue de renforcer sa place dans les chaînes de valeur européennes.

Le sujet était au centre d’une rencontre, lundi 24 août, entre Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Mohamed Larbi Rouis, président-directeur général de Leoni Tunisie. Le dirigeant a présenté l’activité du groupe et ses programmes futurs, en insistant sur la poursuite des projets d’extension prévus dans plusieurs régions.

Aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’a toutefois été communiqué à ce stade.

L’implantation de Leoni en Tunisie remonte à 1977. Depuis, le groupe a développé plusieurs unités de production, notamment à Bizerte, Sousse et Monastir, et compte aujourd’hui environ 30 000 emplois dans le pays. Ses activités sont directement intégrées aux chaînes de production internationales de l’automobile et couvrent également les industries électrique et électronique.

Cette présence s’inscrit dans un secteur devenu stratégique pour l’économie tunisienne. En 2025, plus de 280 entreprises opéraient dans l’industrie automobile et les composants, pour environ 3,9 milliards d’euros d’exportations, selon la Tunisian Automotive Association(TAA). En juin 2026, l’association évoquait de son côté un secteur approchant environ les 4 milliards d’euros d’exportations et 120 000 emplois.

La dynamique continue également d’attirer de nouveaux investissements. Rappelons qu’en mai dernier, le groupe chinois Taikang Electronics a annoncé son projet de première usine à l’étranger dans la région de Sousse, avec un investissement destiné notamment à la production de composants électroniques automobiles et la création de 300 emplois directs.

 

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