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Délestages, les urgences pour éviter un nouvel été sous tension

26. August 2026 um 15:28

Les délestages de l’été 2026 ont donné une image très concrète de la fragilité du système électrique tunisien. Les délestages ont touché tous les niveaux de l’économie, des particuliers aux petites entreprises jusqu’aux industriels. Pour certains, la coupure a surtout été une gêne. Pour d’autres, elle s’est traduite par des équipements endommagés, des marchandises perdues, une production interrompue ou des journées de travail annulées. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, la demande a dépassé les capacités disponibles et la Steg a dû interrompre temporairement l’alimentation de certaines zones pour préserver l’équilibre du réseau. Le phénomène a été aggravé par une consommation dopée par la climatisation et par une perturbation de l’approvisionnement électrique en provenance d’Algérie.

Le retour à une situation plus stable ne règle pourtant pas la question de fond. Pour l’economiste Chakib Ben Mustapha, consultant et spécialiste des questions énergétiques, le délestage est d’abord un mécanisme de protection du réseau.Il devient préoccupant lorsqu’il se répète. “La multiplication et la systématisation” des coupures sont alors le signe d’un “modèle sous pression”, estime-t-il. À dire vrai, cette pression ne vient pas d’un seul facteur. Elle résulte d’un système qui doit produire davantage, alors même que les investissements dans certaines capacités de production ont fortement reculé. Un rapport récent de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a “chiffré à 87 % la baisse des investissements de la Steg dans les stations de production entre 2016-2020 et 2021-2025, passant de 1,947 milliard de dinars à 248 millions de dinars”, cite-t-il. Dans le même temps, la consommation électrique a continué de progresser.

Un système à bout de souffle?

Le problème tunisien ne se résume donc pas à un manque de panneaux solaires. Il est plus profond. Il faut sécuriser la production existante, renforcer le réseau, absorber de nouveaux producteurs et répondre à une demande dont les pics deviennent plus difficiles à gérer. C’est ici que le raisonnement de Ben Mustapha prend une autre dimension. La Tunisie a longtemps organisé son système électrique autour de grandes unités de production centralisées. La transition énergétique vient casser cette logique. Les nouvelles centrales renouvelables sont souvent implantées loin des grands centres de consommation, tandis que les projets d’autorisation multiplient les points d’injection sur le réseau. Autrement dit, produire de l’électricité supplémentaire ne signifie pas automatiquement disposer de davantage d’électricité là où elle est nécessaire. En effet, “Le réseau de la Steg a été conçu pour une production d’électricité classique avec des pôles de production centralisés”, rappelle Chakib Ben Mustapha. Ainsi, l’arrivée des renouvelables impose désormais une architecture différente, capable de gérer une production plus dispersée et plus variable. En outre, cette transformation concerne aussi les PME. L’autoproduction industrielle devrait se développer à mesure que les exportateurs cherchent à réduire leur empreinte carbone. Mais les réseaux de moyenne tension n’ont pas nécessairement été conçus pour intégrer cette multiplication de producteurs. À l’échelle des ménages, l’autoconsommation pose une problématique comparable sur les réseaux basse tension, notamment en l’absence de compteurs intelligents permettant aux gestionnaires de mieux piloter les flux.

Le paradoxe est donc assez simple : la transition énergétique, si elle n’est pas accompagnée d’une modernisation du réseau, peut elle-même créer de nouvelles contraintes sur le système électrique.

Le solaire ne suffira pas à lui seul

La Tunisie dispose pourtant d’un atout majeur, à savoir le soleil. “Avec environ 3 000 heures d’ensoleillement par an, le pays possède un potentiel important pour le photovoltaïque”, souligne-t-il. Or, cette ressource ne peut pas répondre à toutes les contraintes du système. “Le photovoltaïque est une énergie intermittente”, affirme Chakib Ben Mustapha. Et de poursuivre:” Sa production dépend de l’ensoleillement et reste concentrée pendant la journée. Elle peut donc contribuer à réduire la pression sur le réseau, mais ne constitue pas à elle seule une réponse aux besoins de sécurité électrique”. En fait, il explique le stockage pourrait changer cette équation en permettant de conserver une partie de l’électricité produite pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lorsque la production solaire diminue. Mais son coût reste encore un frein à un déploiement massif. “Le jour où les solutions collectives de stockage deviendront plus abordables, la situation énergétique changera du tout au tout”, estime-t-il. En attendant, la Tunisie doit jouer sur plusieurs leviers. “Il nous faut, en Tunisie, utiliser toutes les solutions possibles”, dit-t-il, au fil de ses propos, en citant en autres, les concessions, les autorisations, l’autoconsommation et l’autoproduction. Ici, il ajoute l’éolien à cette équation. Mais, selon lui, cette filière reste au point mort depuis le lancement des appels d’offres de 2017. L’objectif serait de construire un mix énergétique adapté aux besoins du pays, à sa courbe de consommation et aux capacités de son réseau. Par ailleurs, cette adaptation devient d’autant plus urgente que les épisodes de forte chaleur devraient continuer à exercer une pression sur la demande. Les pics estivaux, tirés notamment par la climatisation, nécessitent des moyens de production disponibles au moment où la consommation atteint son maximum.La question du réseau revient alors au centre du débat. La Steg doit désormais gérer un système dans lequel l’électricité peut provenir de grandes centrales, mais aussi de nombreuses installations décentralisées. Certaines concessions sont implantées dans des régions où la consommation est relativement faible, alors que les principaux besoins se concentrent dans les zones urbaines et industrielles. Les projets réalisés sous le régime de l’autorisation accentuent cette dispersion. Quant à l’autoproduction des entreprises et à l’autoconsommation des ménages, elles ajoutent de nouveaux points de production au réseau. “La transition énergétique va, à elle seule, créer d’importantes pressions sur le réseau de la Steg”, prévient-t-il. Les investissements nécessaires ne concernent donc pas seulement les grandes lignes de transport. Ils touchent également les réseaux de moyenne et basse tension, les postes électriques et les outils de pilotage. Les compteurs intelligents deviennent notamment importants pour permettre aux gestionnaires de mieux suivre et gérer les flux. Cette pression intervient alors que les moyens financiers de la Steg restent limités. Selon l’économiste, l’opérateur a dû ces dernières années donner la priorité au renforcement du réseau haute tension pour transporter l’électricité produite par les nouvelles concessions, au détriment d’autres besoins de modernisation. À cette équation s’ajoutent les effets du changement climatique. Des pics de consommation plus élevés, combinés à des épisodes de chaleur plus fréquents, pourraient rendre les tensions estivales plus difficiles à gérer.

Des financements, mais encore des freins pour les entreprises

Le développement des renouvelables ne bute cependant pas uniquement sur les infrastructures. Le financement reste un enjeu important, notamment pour les projets d’autorisation et l’autoproduction industrielle. Pour les concessions, le cadre est relativement favorable. Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a préparé des contrats types avec l’appui des principaux bailleurs de fonds et de l’Instance générale de partenariat public-privé. Ces dispositifs visent à réduire les risques pour les investisseurs et à faciliter leur accès au crédit. “Le financement des projets de concessions à l’international ne pose pas de problèmes tant que la rentabilité est assurée”, raconte Chakib Ben Mustapha. Les projets d’autorisation se trouvent dans une situation différente. Ils ne bénéficient pas du même cadre et rencontrent, selon lui, des difficultés auprès du système bancaire tunisien. “Le système bancaire tunisien ne leur reconnaît pas l’accès au project finance” indique-t-il. Les porteurs de projets doivent alors fournir des garanties réelles, ce qui peut freiner l’investissement. Pour les entreprises industrielles qui souhaitent investir dans leur propre production électrique, la question est également économique. Il pointe notamment les conditions actuelles de valorisation de l’électricité produite, avec un tarif de 80 millimes et une limite de vente fixée à 30 % de la capacité nominale. Des conditions qui, selon lui, réduisent la rentabilité des investissements. Pour les industriels exportant vers l’Europe, le sujet devient pourtant stratégique. Réduire l’empreinte carbone n’est plus seulement une question environnementale. C’est progressivement un facteur de compétitivité. Les délestages donnent une dimension très concrète à cette question. Dans une usine, une coupure peut entraîner des équipements endommagés, des produits en cours de fabrication irrécupérables, des pertes de produits réfrigérés ou congelés, des journées de travail annulées et des retards de livraison. ” Le principal défi des entreprises est celui des délestages”, résume-t-il. Ensuite, les groupes électrogènes peuvent servir de solution de dépannage lorsque les interruptions restent courtes. Ils ne constituent toutefois pas une réponse adaptée aux coupures prolongées. “Il n’y a pas de solution pour les interruptions trop longues”. Ici, la réponse doit donc être collective. Il cite notamment les zones sécurisées et les compteurs intelligents, et appelle à une concertation entre le ministère, la Steg et les organisations patronales pour préparer les prochaines périodes estivales. Le développement du solaire et de l’éolien ne permet pas, à lui seul, de sécuriser l’approvisionnement électrique. Tant que le stockage reste coûteux et que les renouvelables restent intermittentes, la Tunisie a encore besoin de capacités capables de prendre le relais lorsque la production renouvelable baisse ou que la demande explose. C’est dans ce cadre que Chakib Ben Mustapha évoque les centrales à cycle combiné prévues dans la stratégie énergétique à l’horizon 2035, notamment SKHIRA I et II et BIZERTE I et II. Pour les ménages, un mécanisme de financement de l’autoconsommation existe depuis 2008. Il prévoit un financement sur sept ans, avec un remboursement échelonné à travers les factures de la Steg. D’après lui, ce dispositif doit être reconduit à travers un nouveau crédit de 1 milliard de dinars jusqu’en 2030. Au fond, le défi dépasse les seuls délestages de cet été. La Tunisie doit produire davantage, diversifier ses sources et moderniser son réseau en même temps. Le photovoltaïque peut réduire une partie de la pression, l’éolien peut compléter le mix et le stockage pourrait, à terme, apporter davantage de flexibilité. Mais aucune de ces solutions ne fonctionnera sans un réseau capable de les intégrer.

Les coupures de 2026 ont ainsi rendu visible une fragilité plus ancienne. Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité, mais de pouvoir la produire au bon moment, la transporter au bon endroit et la rendre disponible lorsque l’économie en a besoin.

  

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IA : Apple fait passer ses Mac à la vitesse supérieure

26. August 2026 um 15:03

Apple renforce sa gamme d’ordinateurs de bureau avec de nouvelles générations de Mac mini et de Mac Studio, conçues notamment pour répondre aux besoins croissants liés à l’intelligence artificielle. La firme mise sur des puces plus puissantes pour permettre l’exécution de modèles et d’agents IA directement sur les machines.

Le Mac mini passe à la puce M6, fabriquée avec un procédé de gravure en 2 nanomètres, tandis qu’une déclinaison équipée du M5 Pro est également proposée. Le Mac Studio bénéficie, lui, des processeurs M5 Max et M5 Ultra.

Des performances en forte progression

Le Mac mini M6 embarque un CPU de 12 cœurs et un GPU de 12 cœurs doté d’accélérateurs neuronaux. Selon Apple, cette nouvelle génération offre jusqu’à 40 % de performances CPU supplémentaires par rapport au Mac mini M4, tandis que les performances graphiques et celles liées au stockage peuvent être multipliées par deux. Le constructeur évoque également un gain pouvant atteindre quatre fois pour certaines tâches d’intelligence artificielle.

Avec ces caractéristiques, Apple positionne son petit ordinateur comme une plateforme capable de faire fonctionner localement des agents IA et des applications sollicitant régulièrement les ressources de la machine.

Le Mac Studio vise les modèles d’IA les plus exigeants

Le Mac Studio franchit un nouveau palier avec le M5 Ultra. Sa configuration maximale atteint 36 cœurs CPU, 80 cœurs GPU et 512 Go de mémoire unifiée. Apple estime que cette puissance permet notamment d’exécuter directement sur l’ordinateur des modèles de langage de très grande taille.

Les performances peuvent également être renforcées en connectant plusieurs Mac Studio via Thunderbolt 5, afin de répartir certaines opérations d’inférence entre plusieurs machines.

Les nouveaux ordinateurs seront commercialisés à partir du 22 septembre. Le Mac mini débutera à 899 dollars, tandis que le Mac Studio équipé du M5 Ultra sera proposé à partir de 5 499 dollars. Cette nouvelle génération arrive alors que l’essor des infrastructures dédiées à l’IA soutient fortement la demande en composants, notamment en mémoire.

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Véhicules électriques: jusqu’à 40% de baisse sur certains modèles en Tunisie

26. August 2026 um 14:34

Certains modèles de voitures électriques ont vu leur prix fondre de plus de 40%: un véhicule qui affichait 100 000 dinars il y a peu se négocie désormais autour de 58 000 dinars. C’est ce qu’a détaillé Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’agence.

La mécanique derrière cette chute: un empilement d’incitations fiscales consolidées au fil des dernières lois de finances; droits de douane tombés à zéro contre 30% auparavant, TVA ramenée à 7% contre 19%, et taxe de circulation réduite de moitié.

Une fiscalité enfin adaptée

Le mode de calcul de la puissance fiscale a lui aussi été revu: jusqu’ici aligné sur celui des véhicules thermiques, il pénalisait à tort certains modèles électriques. Ces derniers se classent désormais entre 2-3 et 7 chevaux fiscaux selon leur gabarit.

La demande décolle, l’offre suit

La sortie du système des quotas a permis de faire grimper le nombre de modèles disponibles d’une quinzaine à plus de 60, avec des prix oscillant entre 45 000 et 65 000 dinars. Côté ventes, la dynamique est nette: après 500 à 520 immatriculations sur toute l’année 2025, la Tunisie en comptait déjà 185 sur les deux premiers mois de 2026.

Cette combinaison prix-fiscalité-choix est synonyme d’opportunité pour les concessionnaires et distributeurs prêts à diversifier rapidement leur catalogue. Néanmoins, cela nécessite le déploiement d’un important réseau de bornes de recharge publiques, un segment où la Tunisie a tout à construire et qui pourrait devenir un axe d’investissement à part entière pour les opérateurs de l’énergie et des services.

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Amen Bank: une transaction de bloc de 1,05 million de dinars

26. August 2026 um 14:15

Selon un communiqué de la Bourse de Tunis, une transaction de bloc a été réalisée ce 26 août 2026 sur le titre Amen Bank.

L’opération a porté sur 12 500 actions, négociées au prix unitaire de 84 dinars, pour un montant global de 1,05 million de dinars.

La transaction a ainsi représenté un échange portant sur un volume de titres important au cours de la séance. 

 

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La BCT muscle l’arsenal technologique de la CTAF

26. August 2026 um 13:54

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de lancer un appel d’offres national (AON N°2026/08) pour la refonte intégrale de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières, la cellule chargée de traquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Tunisie. Objectif affiché: donner à l’institution des moyens à la hauteur de flux financiers suspects toujours plus complexes à démêler, dans un contexte où les volumes de données à analyser explosent.

Un contrat qui va bien au-delà du matériel

Le futur prestataire ne se contentera pas de fournir du matériel: le marché englobe un accompagnement complet, du déploiement des solutions logicielles jusqu’à leur mise en service opérationnelle, en passant par un volet formation pensé pour que les équipes de la CTAF gagnent en autonomie. Licences, entretien et dépannage sont couverts sur une durée contractuelle de cinq ans. Autre particularité: le marché se divise en deux volets que les entreprises peuvent aborder séparément ou conjointement, chaque option nécessitant toutefois une soumission qui lui est propre.

Un marché de cette ampleur, étalé sur cinq ans avec un fort volet services, constitue une opportunité pour intégrateurs et éditeurs tunisiens spécialisés en cybersécurité et en gestion de données financières, à condition de pouvoir répondre aux exigences techniques pointues d’un organe de supervision. Plus largement, cette modernisation renforce la crédibilité de la Tunisie auprès des évaluateurs internationaux de la conformité anti-blanchiment, un critère de plus en plus scruté par les investisseurs étrangers et les partenaires bancaires internationaux.

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Économie circulaire: la BAD élargit son programme en Afrique, la Tunisie n’en fait pas partie

26. August 2026 um 12:58

L’Angola, le Liberia, Madagascar et le Sénégal vont élaborer leur première feuille de route nationale pour l’économie circulaire avec l’appui du Fonds africain pour l’économie circulaire, administré par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Leur arrivée porte à 8 le nombre de pays engagés dans les différentes phases du programme.

Pour ces 4 économies, la prochaine étape consiste à identifier les secteurs dans lesquels le réemploi des ressources, le recyclage et la valorisation des déchets peuvent générer de nouvelles activités. Le programme prévoit notamment d’établir les priorités nationales, de renforcer la coordination entre les institutions et de définir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de projets.

Le mouvement ne se limite pas à ces nouveaux entrants. Le Bénin, le Tchad, l’Éthiopie et Maurice sont déjà passés à la phase de mise en œuvre de leurs feuilles de route. Selon la BAD, 32 pays africains avaient répondu à son dernier appel à manifestations d’intérêt, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour ce modèle.

L’économie circulaire intéresse les gouvernements africains pour une raison qui dépasse la gestion des déchets. Elle offre un moyen de réduire la dépendance aux matières premières vierges et de conserver davantage de valeur dans les économies locales. Des résidus agricoles peuvent ainsi être transformés en énergie ou en intrants, tandis que les matériaux issus de produits usagés peuvent retourner dans les chaînes industrielles.

Cette logique touche des secteurs très différents. Les feuilles de route soutenues par la BAD ciblent notamment l’agriculture, la gestion de l’eau, la foresterie, le textile, la construction, l’industrie manufacturière, l’énergie et les plastiques.

Les premiers résultats donnent déjà une idée des ambitions. Le Tchad vise plus de 25 000 emplois verts d’ici 2035 et une réduction de 40 % des déchets non recyclés. Au Bénin, le plan d’action lancé en février 2026 prévoit un taux de recyclage de 25 % et la création de 300 entreprises spécialisées dans l’économie circulaire. Pour les quatre nouveaux pays, l’enjeu sera désormais de transformer une stratégie nationale en projets capables d’attirer des capitaux. Le Fonds prévoit pour cela une assistance technique destinée notamment à améliorer les cadres institutionnels et à structurer les projets. Cette phase intervient dans un contexte où l’Afrique cherche à financer davantage son industrialisation tout en réduisant la perte de valeur liée à l’exportation de ressources peu transformées. L’économie circulaire s’inscrit dans cette équation : produire davantage à partir des ressources déjà disponibles, développer des chaînes de valeur locales et faire émerger de nouvelles activités autour du recyclage, du réemploi et de la valorisation.

Et la Tunisie? Si elle ne figure pas parmi les pays concernés par cette nouvelle phase du programme de la BAD, la Tunisie n’est pas absente des démarches liées à l’économie circulaire. Récemment, à Khélidia, un projet d’assainissement soutenu par la Banque transforme notamment les eaux usées traitées et les boues en ressources susceptibles d’être valorisées dans l’agriculture. La BAD présente cette infrastructure comme un exemple de la manière dont les investissements dans les services essentiels peuvent aussi soutenir la réutilisation des ressources. La Tunisie dispose par ailleurs d’une stratégie nationale d’économie verte et circulaire, qui vise notamment à intégrer cette approche dans les politiques de développement.

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BAD : 5 milliards $ pour combler le déficit d’accès au financement des femmes africaines

26. August 2026 um 12:32

D’après les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), les femmes africaines, qui représentent la moitié de la population du continent, font face à un déficit d’accès au financement à hauteur de 42 milliards de dollars.

Un constat qui a alimenté les priorités des récentes Assemblées annuelles 2026 de la Banque à Brazzaville, dédiées à la mobilisation du financement nécessaire au développement africain.

AFAWA, le bras armé de la Banque

C’est justement pour combler ce fossé que l’institution a lancé son initiative phare, AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa). Le programme vise 5 milliards de dollars à mobiliser via capitaux, réformes politiques et accompagnement des entrepreneures ; il a déjà noué plus de 200 partenariats bancaires et injecté 3,1 milliards de dollars dans des entreprises dirigées par des femmes.

Autre chantier en préparation : un Plan d’action pour l’égalité des sexes 2027-2031, censé remplacer l’accumulation de petites initiatives éparses par une stratégie d’ensemble touchant l’emploi et les infrastructures.

Un marché largement sous-desservi

Pour les intermédiaires financiers tunisiens et africains, ce déficit représente un marché largement sous-desservi : microfinance, garanties de crédit, fonds dédiés aux entrepreneures. Pour la BAD, miser sur les femmes n’est pas qu’une question de principe : c’est un choix économiquement rationnel pour la croissance du continent. Un argument qui pourrait inspirer davantage d’institutions financières tunisiennes à structurer des offres spécifiques pour les femmes entrepreneurs.

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Tunisie / Hydrogène vert : Berlin se frotte les mains

26. August 2026 um 11:14

Fin septembre, une délégation d’entreprises allemandes fera étape en Tunisie, après un premier passage en Algérie, pour explorer les opportunités liées à l’hydrogène vert, au Power-to-X et au stockage d’énergie.

Portée par l’agence energiewaechter GmbH et relayée localement par les chambres de commerce germano-tunisienne et germano-algérienne, cette tournée du 21 au 25 septembre culminera à Tunis le 23, avec un petit-déjeuner d’affaires puis un atelier dédié aux montages en consortium.

Toute la chaîne de valeur dans le viseur

Les industriels allemands s’intéressent aussi bien à la fourniture d’électrolyseurs et à l’intégration du renouvelable qu’au dessalement de l’eau, indispensable à la production d’hydrogène. Le transport n’est pas en reste, avec un intérêt marqué pour l’ingénierie des futurs réseaux de canalisations et leurs équipements associés. Côté débouchés, plusieurs industries lourdes sont visées ; chimie, engrais, phosphates, sidérurgie, avec la filière naissante de l’ammoniac vert.

Le corridor SoutH2 en toile de fond

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route tunisienne à l’horizon 2050, qui table sur 6 millions de tonnes exportées, avec un premier palier de 300 000 tonnes dès 2030 via l’infrastructure « H₂ Backbone ». À l’échelle régionale, le futur gazoduc SoutH2 ; quelque 3 300 kilomètres reliant l’Afrique du Nord au cœur industriel européen, vise une capacité de plus de 4 millions de tonnes annuelles, la liaison Tunisie-Italie ayant déjà obtenu le label de projet d’intérêt mutuel à Bruxelles.

Pour les acteurs tunisiens, cette mission constitue une passerelle concrète vers des partenariats en ingénierie, maintenance et certification aux côtés des groupes allemands. Mais la conversion de ce positionnement stratégique en projets bancables reste conditionnée à des investissements lourds dans le renouvelable et le dessalement, sans lesquels l’ambition du corridor risque de rester lettre morte.

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Export / Dattes tunisiennes : Deglet Nour tient la cadence, le bio monte en puissance

26. August 2026 um 09:45

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) vient de publier son bilan de la campagne 2025/2026, et les chiffres confirment une embellie nette pour la filière des dattes en Tunisie : entre octobre et juillet, 144,1 mille tonnes ont quitté les ports tunisiens, soit 17 mille tonnes de plus qu’à la même période de l’année précédente. Il s’agit d’un gain de 13,3%. Côté recettes, la barre des 900 millions de dinars est désormais franchie, à 908,4 MD, contre 809,6 MD précédemment.

Impossible de parler dattes tunisiennes sans évoquer Deglet Nour : une variété qui capte à elle seule 84% des tonnages et pèse pour près de 94% dans les recettes globales, à 7,05 DT/kg. Sur l’ensemble de la filière, le kilo se négocie en moyenne à 6,30 DT, un tarif quasi stable malgré un repli marginal de moins d’un point. Le segment bio, lui, accélère franchement : ses volumes (8 257 tonnes) grimpent de 8,1%, mais ce sont surtout ses recettes qui s’envolent, avec un tiers de croissance supplémentaire, l’Allemagne restant de loin le principal client de la Tunisie dans ce segment.

Un marché qui se diversifie, un Sud qui s’étend

Près de la moitié des tonnages sont expédiés vers l’Europe ; l’Afrique et l’Asie se partagent le reste, chacune autour d’un cinquième. Autre signal intéressant : Tataouine, région peu connue pour ses palmeraies, commence à structurer une petite filière (une cinquantaine d’hectares), même si la question des ressources hydriques disponibles pour ces nouvelles plantations est problématique.

Le bio, la nouveauté entrepreneuriale

Le segment bio, en forte accélération sur les prix comme sur les volumes, ouvre une brèche pour les opérateurs de certification et de conditionnement premium. La diversification géographique vers l’Asie, encore modeste, reste un axe à exploiter pour les exportateurs cherchant à réduire leur dépendance au marché européen, à condition d’anticiper les contraintes hydriques qui pèsent déjà sur l’extension des palmeraies du Sud.

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Leoni veut poursuivre son expansion en Tunisie

26. August 2026 um 09:43

Leoni prévoit de poursuivre ses projets d’extension en Tunisie. Le groupe allemand, présent dans le pays depuis près de 50 ans, prévoit de poursuivre ses projets d’extension dans plusieurs régions. L’annonce intervient alors que l’industrie tunisienne des composants automobiles continue de renforcer sa place dans les chaînes de valeur européennes.

Le sujet était au centre d’une rencontre, lundi 24 août, entre Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Mohamed Larbi Rouis, président-directeur général de Leoni Tunisie. Le dirigeant a présenté l’activité du groupe et ses programmes futurs, en insistant sur la poursuite des projets d’extension prévus dans plusieurs régions.

Aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’a toutefois été communiqué à ce stade.

L’implantation de Leoni en Tunisie remonte à 1977. Depuis, le groupe a développé plusieurs unités de production, notamment à Bizerte, Sousse et Monastir, et compte aujourd’hui environ 30 000 emplois dans le pays. Ses activités sont directement intégrées aux chaînes de production internationales de l’automobile et couvrent également les industries électrique et électronique.

Cette présence s’inscrit dans un secteur devenu stratégique pour l’économie tunisienne. En 2025, plus de 280 entreprises opéraient dans l’industrie automobile et les composants, pour environ 3,9 milliards d’euros d’exportations, selon la Tunisian Automotive Association(TAA). En juin 2026, l’association évoquait de son côté un secteur approchant environ les 4 milliards d’euros d’exportations et 120 000 emplois.

La dynamique continue également d’attirer de nouveaux investissements. Rappelons qu’en mai dernier, le groupe chinois Taikang Electronics a annoncé son projet de première usine à l’étranger dans la région de Sousse, avec un investissement destiné notamment à la production de composants électroniques automobiles et la création de 300 emplois directs.

 

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Perplexity : une valorisation à plus de 30 milliards de dollars grâce à Nvidia

24. August 2026 um 15:08

Nvidia envisagerait de participer à une nouvelle levée de fonds de Perplexity. Cette opération pourrait porter la valeur de la start-up spécialisée dans la recherche par intelligence artificielle à plus de 30 milliards de dollars, contre environ 20 milliards lors de son précédent tour de financement, réalisé un an auparavant.

La nouvelle valorisation envisagée représenterait une progression de plus de 50 % en l’espace d’un an. Perplexity connaît parallèlement une forte accélération de son activité : ses revenus annualisés seraient désormais supérieurs à 750 millions de dollars, alors qu’ils se situaient sous les 250 millions au début de l’année.

Cette progression serait notamment liée à Perplexity Computer, son agent d’intelligence artificielle destiné à automatiser différentes tâches professionnelles. Le développement de cet outil contribue ainsi à renforcer les perspectives commerciales de la start-up et son attractivité auprès des investisseurs.

Pour Nvidia, une nouvelle participation dans Perplexity prolongerait son implication dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. Le fabricant de puces a déjà investi dans plusieurs entreprises du secteur et cherche à développer ses relations avec les acteurs qui participent à l’essor des technologies d’IA.

À ce stade, aucune annonce concernant un investissement finalisé n’a été faite. Nvidia et Perplexity n’ont pas commenté les informations concernant cette éventuelle opération.

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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

24. August 2026 um 14:58

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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Le groupe MTN débloque 375 millions de dollars pour racheter ses propres actions

24. August 2026 um 14:41

MTN Group va lancer son programme de rachat d’actions de 6 milliards de rands, soit environ 375 millions de dollars, alors que le géant sud-africain des télécoms affiche une nette amélioration de ses performances au premier semestre 2026. Le groupe a confirmé la mise en œuvre du programme à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels.

Sur les six mois arrêtés au 30 juin, le bénéfice ajusté par action (HEPS) a progressé de 21,3% à 793 cents. Le chiffre d’affaires des services a atteint 115,3 milliards de rands, en hausse de 17,5% à taux de change constant. La croissance a notamment été portée par le Nigeria, le Ghana et plusieurs autres marchés africains. Le Nigeria reste un moteur majeur de cette dynamique, avec une progression de 25,7% des revenus de services, tandis que le Ghana affiche une croissance de 32,3%. Le groupe compte désormais 317,7 millions de clients dans 19 marchés, soit une hausse de 6,7% sur un an.

Le programme de 6 milliards de rands s’inscrit dans la nouvelle politique de rémunération des actionnaires de MTN. Le groupe vise une distribution annuelle représentant 40% à 60% de son equity free cash-flow, combinant dividendes et rachats d’actions. Le programme sera exécuté progressivement et de manière opportuniste sur la période 2026-2028.

En parallèle, MTN avance sur son projet de prise de contrôle d’IHS Towers. L’autorité nigériane de la concurrence a donné son feu vert sous conditions : MTN devra céder progressivement jusqu’à 30% de sa participation dans les activités nigérianes d’IHS, aux prix du marché. Cette condition fait partie des dernières étapes réglementaires avant la finalisation de l’opération.

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ChatGPT entre dans Apple Messages : l’IA peut désormais lire vos conversations et répondre à votre place

24. August 2026 um 13:39

ChatGPT peut désormais accéder à Apple Messages depuis un Mac, rechercher des conversations, les analyser, préparer des réponses et envoyer des messages à la demande de l’utilisateur. La fonctionnalité a été annoncée le 20 août dans les notes de version d’OpenAI.

Concrètement, l’utilisateur peut demander à ChatGPT de retrouver une information dans ses échanges, d’identifier des messages nécessitant un suivi ou encore de rédiger une réponse à partir du contexte d’une conversation. L’intégration prend en charge iMessage, SMS et RCS sur les Mac équipés d’une puce Apple. Elle est accessible depuis l’application ChatGPT pour macOS, notamment via ChatGPT Work et Codex.

Un garde-fou avant l’envoi

OpenAI maintient toutefois une étape de contrôle avant toute action potentiellement sensible : par défaut, ChatGPT doit obtenir l’autorisation de l’utilisateur avant d’envoyer un message et avant de valider ses destinataires. L’entreprise met également en garde contre les risques liés à l’activation d’une autorisation persistante, qui peut supprimer cette étape de vérification. Cette précaution est particulièrement importante dans un contexte professionnel. Un assistant capable de parcourir l’historique des échanges peut faciliter le suivi des clients, la préparation de relances ou la gestion de conversations dispersées. Mais il peut aussi manipuler des informations confidentielles : accorder à une IA l’accès aux messages d’un ordinateur devient donc une décision de sécurité, et pas seulement un gain de productivité. Cette évolution illustre surtout le changement de rôle recherché par OpenAI : ChatGPT ne se limite plus à produire du texte à partir d’une demande. Sur ordinateur, il commence à agir directement dans les applications utilisées au quotidien, avec les permissions de l’utilisateur. Pour les professionnels, le véritable enjeu sera désormais de trouver le bon équilibre entre automatisation, contrôle humain et confidentialité.

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Véhicules électriques / Bornes de recharge : l’ANME met le paquet

24. August 2026 um 13:29

L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME) prépare un élargissement du réseau de recharge pour véhicules électriques, avec de nouvelles installations prévues dans plusieurs régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le transport à l’ANME, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle de l’Agence.

L’Agence collabore déjà avec des investisseurs privés pour développer les stations, pendant que certains établissements publics et municipalités installent de leur côté leurs propres bornes. À terme, même un commerce ou une station-service pourra héberger un point de recharge, en marge de son activité principale, sous réserve de respecter un cahier des charges encore en préparation, qui fixera les normes techniques, les responsabilités en cas de panne et l’obligation d’afficher clairement le tarif du service. Les exploitants auront leur identifiant fiscal propre, y compris pour les projets solaires.

Le solaire en toile de fond

L’ANME envisage également d’alimenter progressivement ces infrastructures à l’énergie solaire. L’enjeu dépasse la seule mobilité : le secteur des transports absorbe environ un tiers de l’énergie consommée dans le pays.

Le cahier des charges à venir dessine, en ce sens, une vraie opportunité pour les commerçants, exploitants de parkings et gérants de stations-service désireux de diversifier leurs revenus. Côté investisseurs, la structuration réglementaire du secteur, couplée à l’ouverture aux capitaux privés, pourrait accélérer l’émergence d’un véritable marché tunisien de la recharge électrique, encore largement à construire.

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Le brésilien Petrobras négocie quatre blocs pétroliers dans ce pays africain

24. August 2026 um 12:50

Le géant pétrolier brésilien Petrobras avance ses pions en Afrique de l’Ouest. La compagnie publique a obtenu le feu vert des autorités du Ghana pour négocier des contrats d’exploration portant sur quatre blocs offshore dans le bassin de Keta, à l’est du pays. Il s’agit encore d’une phase de négociation : aucun montant d’investissement, aucune participation et aucun calendrier de forage n’ont été annoncés à ce stade.

Cette opération intervient alors que le Ghana cherche à relancer une industrie pétrolière confrontée au vieillissement de ses principaux champs. La production nationale est tombée à 37,3 millions de barils en 2025, contre plus de 71 millions en 2019. Les recettes pétrolières ont, elles aussi, fortement diminué, atteignant environ 770 millions de dollars en 2025, contre plus de 1,36 milliard de dollars en 2024. Pour Petrobras, l’intérêt est différent : le groupe cherche de nouvelles zones capables de renouveler ses réserves et d’alimenter sa croissance future. La compagnie considère le bassin de Keta comme une frontière exploratoire intéressante, notamment en raison de similitudes géologiques avec la marge équatoriale du Brésil.

Une stratégie africaine qui s’accélère

Le Ghana n’est pas un mouvement isolé. Petrobras multiplie depuis plusieurs mois les démarches sur le continent africain, avec des positions ou des projets d’exploration en Namibie, en Côte d’Ivoire, à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud. La compagnie a clairement fait de l’exploration internationale un levier pour compléter ses activités brésiliennes. L’enjeu est donc double : pour le Ghana, attirer un acteur disposant d’une forte expertise dans l’exploration offshore ; pour Petrobras, sécuriser de nouvelles ressources dans des bassins encore peu explorés. Mais le dossier reste au stade des discussions. La négociation d’un contrat ne signifie ni découverte de pétrole ni engagement ferme de production. Le véritable test viendra avec les études géologiques, puis d’éventuels forages et leur capacité à démontrer l’existence de réserves commercialement exploitables.

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Shein vaut désormais 27 milliards de dollars. Détails

24. August 2026 um 12:05

Shein lance son introduction en Bourse à Hong Kong avec une valorisation pouvant atteindre 27 milliards de dollars, très loin des 98,2 milliards de dollars auxquels le géant de la fast-fashion était valorisé en 2022. En quatre ans, la valorisation du groupe a ainsi perdu près de 72 %.

Le groupe propose 280 millions d’actions, à un prix compris entre 47,60 et 49,50 dollars hongkongais. Au prix haut, l’opération pourrait lui rapporter jusqu’à 13,86 milliards de dollars hongkongais, soit environ 1,77 milliard de dollars. Cette forte décote reflète surtout le changement de contexte pour Shein. En 2025, son chiffre d’affaires a progressé de 8 %, à 41,85 milliards de dollars, mais son bénéfice net a chuté de près de 39 %, à 2,06 milliards de dollars. Au premier trimestre 2026, le groupe a même enregistré une perte nette de 99 millions de dollars.

Le marché américain constitue l’un des principaux points de pression. La suppression du régime douanier de minimis, qui permettait aux petits colis de moins de 800 dollars de bénéficier d’un traitement douanier favorable, renchérit désormais le modèle de livraison transfrontalière de Shein. Dans le même temps, Temu et Amazon Haul intensifient la concurrence sur les prix. Pour Shein, l’enjeu de cette IPO dépasse donc les 1,77 milliard de dollars recherchés. Le groupe doit désormais démontrer qu’il peut maintenir sa croissance et ses marges dans un environnement marqué par les droits de douane, une concurrence accrue et une réglementation plus contraignante. Le cas Shein illustre surtout un changement de règle pour le e-commerce : les investisseurs ne paient plus seulement pour la croissance. Ils veulent désormais voir des marges, une rentabilité durable et un modèle capable de résister aux chocs réglementaires.

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Masse monétaire : Tunisie, le paradoxe du cash !  

24. August 2026 um 11:54

30,040 milliards de dinars : c’est le montant des billets et monnaies en circulation en Tunisie au 21 août 2026, selon la Banque Centrale de Tunisie. Un an plus tôt, à la même date, ce chiffre plafonnait à 25,902 milliards, soit une hausse de 4,138 milliards en douze mois (16%).

Il faut dire que cette trajectoire ne date pas d’hier : les 20 milliards n’avaient été dépassés qu’en toute fin 2023, avant que l’encours ne grimpe à 22,594 milliards fin 2024, puis à 26,876 milliards fin 2025. Et la cadence s’intensifie d’année en année : la progression annuelle du cash en circulation est passée d’environ 8% sur 2023-2024 à près de 19% sur 2024-2025.

Une accumulation qui n’a rien d’un simple réflexe saisonnier

La BCT explique cette hausse par les dépenses liées aux périodes fortes de l’année ; Ramadan, fêtes religieuses, rentrée scolaire, saison estivale. Mais la tendance de fond tient surtout à trois décisions publiques récentes : le durcissement des règles encadrant le chèque depuis février 2025, une nouvelle obligation de facturation électronique instaurée par la loi de finances 2026, et surtout un article de cette même loi qui a fait sauter le plafond encadrant les grosses transactions en liquide dans des secteurs comme l’immobilier ou l’automobile. Résultat paradoxal : l’État pousse vers le numérique tout en rendant les transactions avec du cash de plus en plus accessible. Autre indicateur frappant : ce stock de billets dépasse aujourd’hui d’un cinquième environ le montant total des réserves de change du pays.

Impact sur l’entrepreneuriat

Cette thésaurisation massive prive mécaniquement le système bancaire de dépôts transformables en crédit, un frein direct pour le financement des PME et des projets d’investissement ; elle rappelle aussi, pour les entrepreneurs évoluant dans l’immobilier ou l’automobile, l’urgence de sécuriser leurs transactions face à une économie où le cash reprend clairement du terrain.

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Huile d’olive : la Tunisie exporte plus, mais ne valorise pas encore assez sa production

24. August 2026 um 10:30

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont fortement accéléré sur les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026. 368.000 tonnes ont été exportées, contre 236.900 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont, elles, atteint 4,6 milliards de dinars, en hausse de 44,4%.

Derrière cette performance se trouve toutefois un enjeu majeur pour la filière : la Tunisie vend encore l’essentiel de son huile en vrac. L’huile conditionnée ne représente que 14% des volumes exportés, contre 86% pour le vrac. Pourtant, le conditionné pèse déjà 18,6% des recettes, ce qui montre le potentiel de valeur supplémentaire à capter en développant cette activité. La progression des volumes ne s’est d’ailleurs pas accompagnée d’une hausse comparable des prix. En juillet 2026, le prix moyen s’est établi à 13,16 DT/kg, contre 12,97 DT/kg un an auparavant, soit seulement +1,4%. La hausse des recettes repose donc avant tout sur l’augmentation des quantités exportées. La demande reste largement concentrée sur l’Europe, qui absorbe 57,1% des volumes, avec l’Espagne et l’Italie en tête. L’Amérique du Nord représente néanmoins 24%, principalement grâce aux États-Unis et au Canada. Au total, l’huile d’olive tunisienne est désormais commercialisée dans plus de 70 pays. Le bio confirme également son poids dans la filière, avec 51.200 tonnes exportées pour environ 673,4 millions de dinars. Mais ici aussi, le conditionnement reste marginal : seulement 6,2% des volumes bio sont exportés sous cette forme. Or le prix moyen atteint 16,56 DT/kg pour le bio conditionné, contre 12,93 DT/kg pour le vrac.

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Transport aérien : l’Afrique du Nord, première sous-région africaine en volume

24. August 2026 um 10:04

Le secteur aérien mondial retrouve des couleurs, mais de manière très inégale selon les régions. Certains marchés stagnent, d’autres accélèrent nettement, et l’Afrique fait clairement partie de cette deuxième catégorie.

En août, 568,2 millions de sièges sont programmés à travers le monde, mobilisant 732 compagnies sur près de 4 000 aéroports, avec une croissance mondiale de 2,6 % sur un an. Le continent africain, lui, affiche une tout autre cadence : 27,3 millions de sièges programmés, en hausse de 8,4%, pendant que le Moyen-Orient continue de payer le prix des tensions géopolitiques régionales.

Avec 7,9 millions de sièges programmés, l’Afrique du Nord reste la première sous-région africaine en volume, même si c’est l’Afrique centrale et occidentale qui progresse le plus vite en proportion. L’Égypte domine largement le classement continental avec 3,2 millions de sièges (+12,1%), suivie du Maroc (2,21 millions, +8,8%) et de l’Algérie (1,21 million, +10%). La Tunisie ferme la marche du quatuor nord-africain, avec une hausse plus contenue : 931 300 sièges, en progression de 4,7%.

Air Algérie et Royal Air Maroc en tête de peloton

Ce sont surtout les pavillons nationaux qui portent cette dynamique. Air Algérie affiche carrément la plus forte hausse de la région, à +16,8% ; Royal Air Maroc suit avec +13,2% (868.100 sièges), ce qui la hisse au 4ᵉ rang des compagnies africaines. Côté aéroports, Casablanca conforte son statut de porte d’entrée entre l’Europe et l’Afrique avec 800 000 sièges (+10,1%), tandis que Tunis-Carthage progresse de 7,3% à 530 000 sièges. Sans surprise, l’Europe capte à elle seule la moitié du trafic international africain, avec 10,8 millions de sièges programmés.

Investissement et entrepreneuriat

Cette montée en puissance du transport aérien nord-africain ouvre des perspectives concrètes pour les acteurs du tourisme, de la logistique aéroportuaire et des services connexes en Tunisie et dans la région. La percée des low-cost (+9,8%, 5,6 millions de sièges) est synonyme d’opportunités pour des modèles économiques agiles capables de capter une demande intra-régionale encore sous-exploitée.

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