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Longtemps imaginés au cinéma, les robots humanoïdes attirent aujourd’hui de lourds investissements. L’exemple de cette entreprise!

07. August 2026 um 15:02

Pendant des décennies, les films de science-fiction ont imaginé un futur où les robots côtoieraient les humains, apprendraient de leur environnement et participeraient aux activités quotidiennes.

Longtemps considérée comme une projection lointaine, cette vision prend aujourd’hui forme, rapidement, et avec l’arrivée de robots humanoïdes dotés d’IA. A dire vrai, la startup chinoise spécialisée dans l’IA , “DeepSeek”, a investi 140,8 millions de yuans (environ 20,8 millions de dollars soit 61,6 Mtnd) dans le fabricant chinois de robots “Unitree Robotics”, à l’occasion de l’introduction en Bourse (Initial Public Offering. IPO) de ce dernier sur le marché “STAR” de la Bourse de Shanghai. L’opération s’accompagne d’un partenariat stratégique visant à développer des modèles d’intelligence artificielle destinés aux robots humanoïdes.

Selon un document déposé auprès de la Bourse de Shanghai, DeepSeek a acquis 933 399 actions, correspondant à 2,3% des actions réservées au placement stratégique de l’IPO. Les deux entreprises, basées à Hangzhou, prévoient de combiner les modèles d’IA développés par DeepSeek avec l’expertise de Unitree en ingénierie mécanique, contrôle des mouvements et intelligence incarnée (embodied intelligence). Dans le cadre de cet accord, Unitree donnera la priorité à DeepSeek pour ses besoins en services d’entraînement de modèles et en solutions d’intelligence artificielle. En retour, DeepSeek privilégiera Unitree pour l’acquisition de robots et le développement d’applications d’IA incarnée.

Cette collaboration vise à relever l’un des principaux défis de la robotique humanoïde. C’est de concevoir un “cerveau” capable de comprendre son environnement et de transformer des instructions en actions physiques de manière autonome. Si les robots humanoïdes savent aujourd’hui marcher, courir ou réaliser des mouvements complexes, leur déploiement dans des environnements réels reste limité par le manque de données d’apprentissage issues du monde physique.

Pour DeepSeek, reconnue pour les performances de ses modèles de langage en programmation, mathématiques et raisonnement, ce partenariat constitue une opportunité d’étendre ses capacités vers l’intelligence artificielle multimodale et la robotique. Les données collectées par les robots de Unitree pourraient notamment contribuer au développement de systèmes capables d’interagir avec le monde réel.

Cette annonce intervient alors que Unitree poursuit son introduction en Bourse à Shanghai. L’entreprise, fondée en 2016, considérée comme l’un des principaux acteurs chinois de la robotique humanoïde, est valorisée à environ 9 milliards de dollars et prévoit d’utiliser les fonds levés pour développer de nouveaux robots, renforcer ses capacités de production et accélérer ses investissements en recherche et développement. 

Cette évolution permet de poser une question plus large! A mesure que l’IA s’intègre dans les PME ainsi que dans la vie quotidienne, comment garantir la transparence des systèmes utilisés? Un prochain article reviendra sur l’enjeu de l’étiquetage de l’IA, devenu un sujet central de confiance numérique et de gouvernance technologique.

 

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E-commerce : les PME tunisiennes changent d’échelle

07. August 2026 um 14:27

Les consultations nationales destinées à préparer la Stratégie nationale du commerce électronique 2027-2031 ont été lancées en juin 2026 à Tunis. Cette démarche réunit des représentants des secteurs public et privé afin de définir les priorités du développement du commerce électronique en Tunisie, notamment en matière de paiement électronique, de protection du consommateur, de confiance dans les transactions numériques et d’évolution du cadre réglementaire.

Au-delà de cette initiative, une question se pose aux dirigeants d’entreprise : comment transformer le commerce électronique en véritable levier de croissance ? Pour les petites et moyennes entreprises, le digital ne constitue plus uniquement un canal de vente supplémentaire, mais un moyen de toucher de nouveaux clients, de valoriser leur offre et d’élargir leur présence sur le marché.

Le commerce électronique exige une véritable stratégie

Le développement du commerce électronique repose notamment sur des solutions de paiement adaptées, un environnement de confiance pour les transactions numériques et un cadre favorable à la protection du consommateur. Ces axes figurent parmi les priorités identifiées dans les travaux préparatoires de la future stratégie nationale.

Parallèlement, un programme porté par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre du commerce international et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis prévoit d’accompagner 84 petites et moyennes entreprises tunisiennes dans le développement de leurs activités de commerce électronique et d’exportation numérique.

Une opportunité pour les entreprises tunisiennes

Le commerce électronique offre aujourd’hui des perspectives de développement à de nombreuses entreprises, qu’elles évoluent dans l’artisanat, le commerce, les services, l’agroalimentaire ou les industries créatives. Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais d’intégrer durablement les outils numériques dans leur stratégie afin de renforcer leur compétitivité et d’accéder à de nouveaux débouchés.

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PME tunisiennes: l’Afrique, prochain marché de croissance?

07. August 2026 um 13:42

Le programme Qawafel, destiné à accompagner les PME et startups tunisiennes dans leur développement sur les marchés africains, illustre la volonté de renforcer l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Ce dispositif vise à aider les entrepreneurs à identifier de nouvelles opportunités commerciales sur le continent et à structurer leur démarche d’exportation.

Pour les dirigeants de PME, l’enjeu ne consiste plus seulement à vendre à l’étranger, mais à construire une stratégie adaptée à chaque marché. L’accès aux pays africains nécessite une connaissance des besoins locaux, la recherche de partenaires fiables et une capacité à ajuster son offre aux spécificités économiques de chaque territoire.

L’export africain demande une stratégie de long terme

Les entreprises qui souhaitent se développer en Afrique doivent intégrer plusieurs paramètres: choix des marchés prioritaires, organisation logistique, réglementation, financement et accompagnement commercial.

Certains secteurs disposent d’un potentiel particulier, notamment l’agroalimentaire, les services, l’industrie, le numérique, la santé ou encore les solutions destinées aux entreprises. Une étude présentée dans le cadre de Qawafel a identifié un potentiel d’exportation inexploité estimé à 2,28 milliards de dollars vers 36 pays africains, notamment dans les machines électriques, le textile, l’agroalimentaire et les pièces automobiles.

De nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes

Pour les PME tunisiennes, les marchés africains peuvent représenter un relais de développement, à condition d’adopter une approche structurée. L’objectif est de passer d’une logique d’export ponctuel à une véritable stratégie commerciale internationale.

Le développement de partenariats locaux, l’adaptation des produits et la connaissance des marchés ciblés seront des facteurs déterminants pour les entreprises souhaitant transformer ces opportunités en croissance durable.

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Soldes d’été 2026: six semaines pour transformer les stocks en trésorerie

07. August 2026 um 13:22

Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce vendredi 7 août pour une durée de six semaines.  Pour les consommateurs, c’est l’occasion de profiter de prix réduits. Pour les commerçants, c’est surtout une période décisive pour écouler les articles de la saison et préparer les collections à venir.

Les soldes permettent aux enseignes de vendre les produits qui n’ont pas trouvé preneur pendant la saison. L’objectif est de libérer de la place en magasin et de récupérer des liquidités avant les achats de la prochaine collection et la rentrée.

La loi n°40 de 1998 encadre d’ailleurs clairement cette pratique. Elle précise que les soldes concernent les produits de fin de saison, les fins de séries ou les articles démodés proposés à prix réduit afin de renouveler les stocks. C’est un secret polichinelle. Les commerçants qui souhaitent participer aux soldes doivent respecter plusieurs règles. Les réductions doivent être d’au moins 20%, comme l’a rappelé Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter. Ils doivent également déclarer leur participation auprès des directions régionales du ministère du Commerce. Et ce, au moins 15 jours avant la date prévue pour le début de la vente, selon la réglementation en vigueur. La réglementation prévoit aussi que les produits soldés soient clairement identifiés afin que les consommateurs puissent distinguer les articles concernés. 

D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les soldes ne s’improvisent pas. Plusieurs semaines avant leur lancement, les enseignes sélectionnent les produits à solder, fixent les niveaux de réduction et organisent leurs campagnes de communication. L’objectif ici est double. C’est d’attirer le max les clients tout en évitant de vendre à perte ou de dégrader la valeur de leurs produits. En outre, les commerçants sont tenus de respecter les règles d’affichage des prix et de transparence. Sur ce, la loi interdit notamment d’utiliser le mot “soldes” pour une opération qui ne répond pas aux conditions prévues par la réglementation. Pour les enseignes, cette transparence est devenue essentielle. Une opération mal expliquée ou des réductions trompeuses peuvent nuire à leur réputation et à la confiance des consommateurs.

Un rendez-vous important pour le commerce

Au-delà des promotions, les soldes constituent un moment clé dans la vie des commerces. Elles permettent de tourner la page d’une saison, de préparer les nouvelles collections et d’adapter les stocks à la demande.

Pour les consommateurs, elles représentent une opportunité d’achat. Pour les commerçants, elles restent avant tout un exercice d’organisation et de gestion.

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L’ATB renforce son engagement auprès des pharmaciens d’officine grâce à un partenariat avec le SPOT

07. August 2026 um 12:55

Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des professionnels de la santé, l’Arab Tunisian Bank (ATB) annonce la signature d’une convention de partenariat avec le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT).

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la volonté de l’ATB de renforcer la proximité avec les pharmaciens d’officine et d’étendre le déploiement de son offre SAYDALI, une solution bancaire globale, conçue pour répondre aux enjeux professionnels et personnels propres à ce secteur.

Un partenariat au service des pharmaciens d’officine

À travers cette convention, l’ATB réaffirme son engagement en faveur des pharmaciens d’officine et consolide son positionnement en tant que partenaire financier de proximité. Les adhérents du SPOT pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement personnalisé reposant sur une meilleure compréhension de leurs besoins, une expertise bancaire dédiée et des solutions financières adaptées aux spécificités de leur activité.

Au-delà du financement de l’officine, ce partenariat traduit ainsi la volonté de l’ATB de proposer un accompagnement global et évolutif, répondant aussi bien aux besoins professionnels qu’aux projets personnels des pharmaciens, dans une logique de partenariat de long terme.

SAYDALI, une offre pensée pour les réalités du métier

Développée spécifiquement pour les pharmaciens, l’offre SAYDALI accompagne les officines à chaque étape de leur parcours professionnels. développement, de leur installation à leur modernisation.

Elle comprend notamment:

· des solutions de financement adaptées à l’acquisition, à l’aménagement, à l’extension ou à la modernisation d’une officine;

· des outils permettant d’optimiser la gestion de la trésorerie et de répondre aux cycles de paiement propres au secteur pharmaceutique;

· des services bancaires digitaux facilitant les transactions et sécurisant les flux financiers, notamment à travers ATB Pay et ATB Connect;

· des conditions préférentielles ainsi qu’un suivi personnalisé assuré par les équipes de l’ATB.

Une collaboration fondée sur la proximité et l’écoute

La convention conclue avec le SPOT vise à faciliter l’accès de ses adhérents à des services bancaires adaptés, tout en leur proposant des conditions avantageuses et un accompagnement tenant compte des réalités quotidiennes de leur profession.

À cette occasion, Riadh Hajjej, directeur général de l’ATB, a déclaré: «À travers ce partenariat, notre ambition va bien au-delà du financement. Nous souhaitons être un partenaire de confiance qui accompagne les pharmaciens à chaque étape de leur parcours, depuis leur entrée dans la vie professionnelle, en passant par leur installation, le développement de leur activité et la concrétisation de leurs projets personnels, jusqu’à la préparation de leur retraite. Notre vocation est de construire avec eux une relation durable, fondée sur la proximité, l’écoute et des solutions adaptées à l’évolution de leurs besoins».

En plaçant l’innovation, la proximité et l’écoute des besoins professionnels au cœur de son approche, l’ATB réaffirme sa capacité à accompagner les secteurs essentiels de l’économie nationale et à développer des solutions adaptées à leurs évolutions.

À propos de l’ATB

Fondée en 1982, l’Arab Tunisian Bank est une institution bancaire de référence en Tunisie. Elle propose une gamme complète de produits et de services financiers destinés aux particuliers, aux professionnels et aux entreprises.

Engagée en faveur du développement économique et de l’inclusion financière, l’ATB place l’innovation, la qualité de service et la proximité au cœur de sa mission.

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Quels secteurs dominent le classement des meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026?

07. August 2026 um 12:44

Les dirigeants du secteur bancaire et financier occupent une place dominante dans l’édition 2026 du classement top 100 CEOs de Forbes Middle East. Avec 30 entrées, ce secteur arrive en tête de la répartition par activité, devant celui de l’immobilier et de la construction, qui compte 8 entreprises.

Le classement, qui couvre 29 secteurs d’activité, distingue au total 100 entreprises représentant 102 dirigeants. Cet écart s’explique par la présence de plusieurs entreprises dirigées par des codirigeants. La répartition sectorielle repose ainsi sur le nombre d’entrées recensées par Forbes et non uniquement sur le nombre de personnes physiques.

La forte représentation des services bancaires et financiers traduit le poids de ce secteur dans les économies du Moyen-Orient. Les banques jouent un rôle central dans le financement des investissements, l’accompagnement des grands projets économiques et la transformation des services financiers, notamment à travers la digitalisation et le développement de nouvelles solutions technologiques.

Par ailleurs, l’immobilier et la construction arrivent en deuxième position avec 8 entreprises. Cette présence reflète l’importance des investissements dans les infrastructures, les projets urbains et les programmes de développement lancés dans plusieurs pays de la région, notamment dans le cadre des stratégies de diversification économique.

Il est à noter que d’autres secteurs figurent également dans le classement, parmi lesquels l’énergie, les télécommunications, l’industrie, la santé, le transport, la technologie ou encore la distribution. Leur présence illustre la diversification progressive des économies du Moyen-Orient au-delà des activités traditionnelles.

 

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Les régions intérieures peuvent-elles devenir les nouveaux territoires d’implantation industrielle?

07. August 2026 um 12:26

Les investissements industriels dans les zones de développement régional ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ils ont atteint 377,8 millions de dinars, contre 174,1 millions de dinars sur la même période en 2025, soit une hausse de 117%.

Cette évolution pose une question stratégique pour les entrepreneurs: les régions intérieures peuvent-elles devenir de nouveaux territoires d’implantation industrielle? Alors que les coûts et la disponibilité des ressources deviennent des critères importants dans les choix d’investissement, ces zones cherchent à renforcer leur attractivité auprès des porteurs de projets.

Un choix d’implantation qui devient stratégique

Pour une entreprise industrielle, le choix d’un site ne dépend plus uniquement de la proximité des grands centres économiques. L’accès au foncier, la disponibilité de compétences locales, les dispositifs d’accompagnement et la capacité à intégrer des chaînes de production constituent désormais des facteurs déterminants.

Les secteurs liés à l’agroalimentaire, aux industries mécaniques et électriques ou encore aux activités exportatrices peuvent trouver dans ces territoires des opportunités de développement, notamment pour les entreprises souhaitant renforcer leurs capacités de production.

Des opportunités pour les PME industrielles

La progression des investissements dans les régions intérieures représente également une opportunité pour les PME tunisiennes. Elle peut favoriser l’émergence de nouveaux fournisseurs, de sous-traitants et de services associés autour des futurs projets industriels.

Pour les entrepreneurs, l’enjeu est désormais d’identifier les filières où les besoins industriels restent importants et de construire des offres capables d’accompagner cette nouvelle dynamique.

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Le Tunisien Houssem Ben Haj Amor parmi les 100 meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026

07. August 2026 um 09:16

La Tunisie compte un représentant dans le classement 2026 des 100 meilleurs PDG du Moyen-Orient, publié par Forbes Middle East. Il s’agit de Houssem Ben Haj Amor, classé 84e, qui dirige depuis octobre 2022 le Groupe Al Baraka, l’un des principaux groupes internationaux de banque islamique, basé à Bahreïn.

À la tête du groupe, le dirigeant tunisien supervise une institution présente dans 13 pays à travers un réseau de 600 agences. Au premier trimestre 2026, les actifs consolidés d’Al Baraka dépassaient 31 milliards de dollars.

   Source: Forbesmiddleeast.

Sous sa direction, le groupe a engagé une stratégie axée sur la transformation technologique, avec l’intégration de l’intelligence artificielle, du numérique, des technologies de l’information et de la cybersécurité au sein de ses filiales, selon la même source. Parallèlement, Al Baraka a renforcé la qualité de ses actifs, affichant un taux de créances douteuses brutes limité à 3%. Houssem Ben Haj Amor occupe également la présidence d’Albaraka Türk Participation Bank.

Le classement de Forbes Middle East distingue cette année 102 dirigeants, répartis sur 100 entrées, représentant 21 nationalités. Les Émiratis dominent le palmarès avec 31 dirigeants, suivis des Égyptiens (15) et des Saoudiens (13).

En matière de localisation, les dirigeants distingués exercent principalement aux Émirats arabes unis, qui concentrent 49 des 100 PDG classés. L’Arabie saoudite suit avec 18 dirigeants, devant le Qatar (11).

Cette édition confirme également le poids du secteur financier dans la région. Les services bancaires et financiers constituent de loin le secteur le plus représenté du classement, devant l’immobilier et la construction. Plus largement, le palmarès reflète le rôle croissant des dirigeants capables de conjuguer performance financière, transformation numérique, innovation et gouvernance dans un environnement économique en pleine mutation.

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ONE: 100 entrepreneures tunisiennes formées aux nouveaux leviers du numérique

07. August 2026 um 09:13

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a annoncé, le 6 août 2026, le lancement d’un programme de formation gratuit destiné à 100 femmes entrepreneures tunisiennes. Cette initiative porte sur le commerce électronique et les applications de l’intelligence artificielle. La présentation officielle du programme est prévue lors d’un événement virtuel le 14 août 2026.

Ce programme s’adresse aux porteuses de projets et aux cheffes d’entreprise souhaitant développer leurs compétences dans les outils numériques. La formation abordera les pratiques liées au commerce électronique ainsi que les usages de l’intelligence artificielle appliqués aux activités entrepreneuriales.

Au-delà de la formation, le développement du commerce électronique et l’émergence des outils d’intelligence artificielle constituent aujourd’hui de nouveaux leviers pour les entrepreneurs. Ces technologies peuvent permettre aux petites entreprises de renforcer leur présence numérique, de mieux valoriser leurs produits et services, d’améliorer leur relation avec les clients ou encore d’optimiser certaines tâches opérationnelles. Elles concernent un large éventail d’activités, notamment le commerce, l’artisanat, les services, la mode, les métiers créatifs ou encore l’agroalimentaire.

Accompagner la transformation numérique des entreprises portées par des femmes

L’objectif de cette initiative est de permettre aux femmes entrepreneures de mieux appréhender les évolutions du commerce en ligne et les possibilités offertes par les technologies d’intelligence artificielle dans le cadre de leurs activités.

La présentation du 14 août permettra de détailler les objectifs de la formation, son contenu ainsi que les modalités de participation. Les organisateurs y exposeront également les différentes étapes du parcours proposé aux bénéficiaires.

 

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Export: transformer l’ouverture internationale en croissance durable

06. August 2026 um 15:08

La conquête de nouveaux marchés devient un enjeu stratégique pour les entreprises tunisiennes souhaitant accélérer leur développement. Le lancement du programme «Start Export by Cepex» en avril 2026 illustre cette volonté d’accompagner davantage les PME dans leur démarche d’internationalisation. Porté par le Centre de promotion des exportations (Cepex), ce dispositif vise à soutenir les entreprises disposant d’un potentiel exportateur dans la préparation de leur développement à l’étranger.

Cette initiative intervient alors que les entreprises tunisiennes cherchent à diversifier leurs débouchés et à renforcer leur présence sur de nouveaux marchés. L’objectif est de dépasser une logique d’exportation ponctuelle pour construire des stratégies commerciales durables à l’international.

L’Afrique représente une nouvelle frontière commerciale

Parmi les marchés ciblés par les entreprises tunisiennes, le continent africain occupe une place croissante. Plusieurs secteurs disposent d’opportunités de développement, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, la santé ou encore les technologies.

Le programme lancé par le Cepex vise à accompagner les entreprises dans cette démarche en les aidant à mieux structurer leur approche internationale. L’accompagnement porte notamment sur la préparation commerciale, l’identification des opportunités et l’adaptation des stratégies aux spécificités des marchés ciblés.

Cette évolution traduit un changement dans les stratégies d’expansion des entreprises tunisiennes. L’enjeu n’est plus seulement de trouver de nouveaux clients à l’étranger, mais de construire une présence durable sur des marchés à potentiel.

Bien se préparer pour accéder aux nouveaux marchés

L’accès à de nouveaux marchés nécessite toutefois une préparation importante. Les entreprises doivent renforcer leur connaissance des environnements économiques locaux, développer des réseaux de partenaires et adapter leurs offres aux besoins des différents territoires.

Les dispositifs d’accompagnement publics et privés jouent un rôle important dans cette phase de développement en facilitant l’accès à l’information et en réduisant les obstacles liés à l’internationalisation.

Pour les PME tunisiennes, l’ouverture internationale représente un levier majeur de croissance. En développant leur présence hors du marché national, elles peuvent renforcer leur compétitivité, diversifier leurs revenus et mieux s’intégrer dans les échanges régionaux et internationaux.

La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des entreprises à transformer les opportunités identifiées en implantations commerciales solides et durables.

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PME: transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

06. August 2026 um 14:08

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

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Les technopôles tunisiens, un levier stratégique réunissant infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés

06. August 2026 um 12:52

L’implantation de Taikang Electronics Tunisia à Novation City illustre le rôle croissant des plateformes industrielles et technologiques dans la stratégie d’attractivité de la Tunisie. Le groupe chinois a choisi ce technopôle situé à Sousse pour développer son projet industriel, confirmant l’intérêt des investisseurs étrangers pour des environnements capables de réunir infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés.

Cette opération intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer la compétitivité de ses zones industrielles et technopôles afin d’attirer davantage de projets à plus forte valeur ajoutée. Les investisseurs internationaux ne recherchent plus uniquement des capacités de production, mais également un environnement permettant d’accompagner l’innovation, la montée en compétences et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Des écosystèmes industriels qui évoluent vers plus d’innovation

Les technopôles tunisiens occupent une place de plus en plus importante dans la politique industrielle du pays. Leur vocation ne se limite plus à accueillir des entreprises: ils cherchent également à créer des liens entre les industriels, les structures de formation, les centres techniques et les acteurs de l’innovation.

À Sousse, Novation City s’inscrit dans cette dynamique en développant un environnement destiné aux entreprises technologiques et industrielles. Le choix de ce site par Taikang Electronics montre l’importance croissante des plateformes spécialisées dans les décisions d’implantation des groupes internationaux.

Cette évolution répond aux nouveaux critères des investisseurs, qui privilégient des territoires capables d’offrir des compétences disponibles, des infrastructures adaptées et un accompagnement favorable au développement industriel.

Attirer des investissements industriels à plus forte valeur ajoutée

Le développement des zones industrielles et des technopôles constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité économique de la Tunisie. En accueillant des projets industriels internationaux, ces espaces contribuent à diversifier le tissu productif et à renforcer les capacités locales.

L’enjeu est désormais de transformer ces plateformes en véritables pôles de croissance capables d’attirer des investissements durables. La compétitivité industrielle ne repose plus seulement sur la capacité de production, mais également sur la capacité à proposer un environnement complet répondant aux attentes des entreprises internationales.

Dans un contexte de réorganisation des chaînes industrielles mondiales, les technopôles tunisiens peuvent jouer un rôle important dans la montée en gamme de l’industrie nationale et dans l’accueil de nouveaux projets étrangers.

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Deux chercheuses tunisiennes distinguées par la Harvard Medical School

06. August 2026 um 12:48

Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.

Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.

De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.

Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.

La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.

 
 

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Les 6 principes pour construire une carrière que l’on ne regrette pas, selon Bill Gurley

06. August 2026 um 12:15

Ne pas attendre le bon moment, apprendre en permanence et transformer les échecs en carburant: ce sont les principes défendus par Bill Gurley pour réussir dans un monde professionnel où les règles changent rapidement.

Bill Gurley connaît le risque. Pendant des années, l’investisseur américain a misé sur des entrepreneurs capables de voir plus loin que les autres. Ses paris précoces sur Uber, Zillow ou Nextdoor ont contribué à faire de Benchmark l’un des fonds de capital-risque les plus respectés de la Silicon Valley. Aujourd’hui, il transpose cette logique à un autre terrain: la construction d’une carrière.

Dans son livre «Runnin’ Down a Dream: How to Thrive in a Career You Actually Love», Gurley analyse les parcours de personnes qui ont réussi à imposer leur vision, malgré les obstacles, les changements de secteur ou les départs tardifs. Son constat est clair: les trajectoires exceptionnelles ne reposent pas uniquement sur le talent ou les opportunités, mais sur une manière particulière d’aborder sa propre évolution professionnelle. 

1. Ne pas laisser la peur du retard décider à sa place

«Il est trop tard», «le marché est déjà pris», «d’autres sont mieux positionnés»: pour Gurley, ces pensées empêchent beaucoup de personnes de passer à l’action.

L’investisseur s’appuie sur la notion de «regret de l’audace» développée par Daniel Pink: avec les années, les regrets les plus difficiles à porter ne sont pas toujours liés aux erreurs commises, mais aux initiatives jamais tentées.

Il cite l’exemple de Bert «Tito» Beveridge, créateur de Tito’s Handmade Vodka, qui a lancé son entreprise à 40 ans, après plusieurs expériences professionnelles. Un rappel que le changement de trajectoire n’est pas réservé aux débuts de carrière.

2. Faire de l’apprentissage un avantage compétitif

Pour Gurley, la différence entre un professionnel compétent et un profil exceptionnel se joue souvent après les heures de travail.

Les meilleurs continuent à apprendre lorsqu’ils n’y sont plus obligés: ils lisent, testent, observent leur secteur et cherchent constamment à améliorer leur pratique.

Son indicateur est simple: une personne est-elle prête à consacrer du temps libre à progresser dans son domaine? Si oui, elle a probablement trouvé un terrain où elle peut exceller.

3. Choisir une activité qui donne envie de devenir meilleur

La passion, selon Gurley, ne se limite pas au plaisir de faire quelque chose. Elle se mesure à la capacité à accepter l’effort nécessaire pour progresser.

Il compare cette discipline aux sportifs de haut niveau: les meilleurs ne se contentent pas de participer aux compétitions, ils travaillent chaque jour pour améliorer leurs performances.

Pour lui, une carrière solide commence donc par une question: est-ce un domaine dans lequel on souhaite continuer à apprendre pendant des années?

4. Développer les compétences qui semblent faibles au départ

Gurley refuse l’idée que certaines capacités seraient figées. Il cite son propre parcours pour expliquer comment il a amélioré son écriture et sa prise de parole grâce à la répétition.

Son conseil évolue selon l’âge professionnel: en début de carrière, il faut corriger ses lacunes. Ensuite, il devient plus pertinent de renforcer ses points forts pour construire une expertise distinctive.

5. Repenser la manière de trouver un mentor

Chercher uniquement l’accompagnement d’une personnalité mondiale n’est pas, selon Gurley, la stratégie la plus efficace.

Il distingue deux types de mentors: les figures inspirantes que l’on étudie à travers leurs contenus et les mentors accessibles que l’on peut réellement rencontrer.

Ces derniers, souvent moins connus, peuvent offrir des conseils très opérationnels et partager des expériences directement applicables.

6. Utiliser les erreurs comme un moteur de progression

Gurley ne cache pas ses propres occasions manquées. Il raconte notamment avoir rencontré les fondateurs de Google avant leur explosion mondiale sans investir dans l’entreprise.

Plutôt que de voir cette décision comme un échec définitif, il considère cette expérience comme une leçon stratégique: une opportunité perdue peut devenir un outil pour mieux reconnaître les suivantes.

Cette philosophie s’applique aussi à l’intelligence artificielle. Face aux inquiétudes sur l’avenir des métiers, Gurley invite les professionnels à adopter l’IA comme un levier plutôt qu’un obstacle.

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Kairouan: un méga-projet sanitaire à 450 millions de dinars entre dans une nouvelle phase

06. August 2026 um 11:02

À Kairouan, un nouveau chapitre s’ouvre pour le projet de l’hôpital universitaire Roi Salmane ben Abdelaziz. Après plusieurs mois consacrés aux études techniques et aux travaux préparatoires, le chantier doit entrer dès septembre prochain dans une nouvelle phase, avec une accélération annoncée du rythme d’exécution.

En visite de travail mercredi 5 août 2026 dans le gouvernorat de Kairouan, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a suivi l’avancement des travaux de cet important projet sanitaire.

Les études d’exécution et les travaux préparatoires ont été achevés au cours des derniers mois, après plusieurs contraintes techniques liées à l’ampleur du projet. Les entreprises tunisiennes et saoudiennes chargées de la réalisation se sont engagées à entamer les travaux en élévation à partir de septembre 2026, avec un rythme renforcé.

Le ministre a également demandé une réduction des délais de réalisation. Le calendrier initial prévoyait une durée de trois ans. Les entreprises et les bureaux d’études devront présenter une proposition actualisée afin d’accélérer la mise en exploitation de l’établissement.

Avec une capacité de 500 lits, ce futur hôpital universitaire représente un investissement majeur pour la région. Son coût est estimé à environ 450 millions de dinars. Le projet est suivi par les services centraux du ministère de la Santé.

Au-delà de son dimensionnement, l’établissement ambitionne de renforcer l’offre de soins à Kairouan et dans les régions voisines. Il devrait constituer un nouveau pôle hospitalier universitaire capable d’améliorer l’accès aux services médicaux spécialisés.

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L’Institut Pasteur de Tunis devient le centre africain de référence pour surveiller les menaces sanitaires dans l’environnement

06. August 2026 um 11:00

L’Institut Pasteur de Tunis prend une nouvelle place dans l’architecture sanitaire africaine. L’établissement tunisien a été sélectionné par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) comme hub régional de surveillance des eaux usées et de l’environnement (Wastewater and Environmental Surveillance – WES) pour l’Afrique du Nord. 

Cette désignation confie à la Tunisie un rôle stratégique dans la détection précoce des risques sanitaires. Le nouveau hub aura pour mission de renforcer les systèmes de surveillance environnementale dans la région, en développant des outils capables d’identifier plus rapidement la circulation de menaces biologiques et d’appuyer les décisions des autorités sanitaires.

La surveillance des eaux usées s’est imposée ces dernières années comme un outil essentiel de prévention. En analysant les traces biologiques présentes dans l’environnement, les scientifiques peuvent obtenir des signaux d’alerte avant une éventuelle augmentation des cas au sein de la population. Cette approche permet d’améliorer la préparation des systèmes de santé et de réduire les délais de réaction face aux crises sanitaires.

Cette reconnaissance par Africa CDC vient également confirmer l’expertise accumulée par l’Institut Pasteur de Tunis dans plusieurs domaines clés: surveillance environnementale, génomique, bio-informatique et santé publique. Elle renforce son positionnement comme acteur scientifique régional capable de produire et d’exploiter des données utiles à la sécurité sanitaire du continent.

Pour la Tunisie, cette nomination représente un levier supplémentaire pour développer la coopération scientifique africaine et attirer de nouveaux partenariats dans les domaines des biotechnologies, de la recherche et de l’innovation en santé. Elle s’inscrit dans une approche «One Health», qui relie la santé humaine, animale et environnementale afin de mieux anticiper les risques futurs.

Avec ce hub régional, l’Institut Pasteur de Tunis ne se limite plus à un rôle national de recherche et de surveillance: il devient un point d’appui pour construire un réseau africain plus performant face aux nouvelles menaces sanitaires.

 
 

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Nearshoring industriel: la Tunisie a une carte à jouer

06. August 2026 um 10:44

Le choix du groupe allemand DELTEC d’étendre ses activités industrielles en Tunisie illustre le regain d’intérêt des industriels européens pour les capacités de production de proximité. Le groupe spécialisé dans les solutions d’assemblage électronique a repris le site tunisien du suisse Cicor situé à Borj Cédria et prévoit de développer ses activités industrielles dans le pays.

Cette opération intervient dans un contexte où les entreprises européennes cherchent à renforcer la résilience de leurs chaînes d’approvisionnement. La proximité géographique avec l’Europe, l’expérience industrielle accumulée et la disponibilité de compétences techniques placent la Tunisie parmi les destinations adaptées à cette orientation, les groupes européens souhaitant, en effet, rapprocher une partie de leur production de leurs principaux marchés.

La Tunisie mise sur son expérience industrielle

L’attractivité industrielle tunisienne repose sur plusieurs décennies d’expérience dans des secteurs tournés vers l’export, notamment l’électronique, les composants automobiles, les industries mécaniques et électriques.

Le projet de DELTEC confirme l’intérêt des investisseurs pour un environnement capable d’intégrer des activités industrielles nécessitant des compétences techniques et une organisation répondant aux standards internationaux. Au-delà des coûts de production, les industriels recherchent désormais des partenaires disposant d’un savoir-faire local et d’une capacité à s’insérer dans des chaînes de valeur internationales.

Cette évolution correspond à une transformation progressive du positionnement industriel tunisien. Le pays cherche à passer d’un modèle principalement fondé sur la sous-traitance vers une offre davantage orientée vers les activités à plus forte valeur ajoutée.

Un enjeu stratégique pour attirer de nouveaux investissements

Pour la Tunisie, le développement du nearshoring représente une opportunité de renforcer son intégration dans l’industrie européenne. L’objectif est d’attirer davantage de projets capables de générer de l’activité industrielle durable et de favoriser le développement des compétences locales.

La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de plusieurs facteurs: la qualité des infrastructures, l’adaptation des formations aux besoins des entreprises et la capacité à proposer un environnement favorable aux investisseurs.

Avec l’évolution des stratégies industrielles européennes, la Tunisie dispose d’un avantage lié à sa proximité géographique et à son savoir-faire. Le défi consiste désormais à transformer cet avantage en nouveaux projets industriels et en partenariats durables avec les groupes internationaux.

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Quels sont les pays les mieux perçus par la jeunesse africaine?

06. August 2026 um 09:57

La Chine et le Royaume-Uni arrivent en tête des puissances étrangères dont l’influence est jugée la plus positive par la jeunesse africaine. Selon l’African Youth Survey 2026 publiée par la Ichikowitz Family Foundation (IFF), 95% des jeunes interrogés considèrent leur influence sur le continent comme positive, devant l’Inde, l’Allemagne, le Brésil et les États-Unis.

L’enquête a été menée auprès de 4 901 jeunes âgés de 18 à 24 ans dans 16 pays africains, dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Éthiopie, la République démocratique du Congo, le Mozambique et le Tchad. La Chine enregistre la progression la plus marquée. Sa perception positive atteint 95% en 2026, contre 82% dans les pays suivis depuis le lancement de l’étude. Le Mozambique et le Togo affichent les taux les plus élevés, avec 100% des jeunes interrogés ayant une opinion favorable de l’influence chinoise.

Derrière Pékin et Londres, l’Union européenne obtient 92%, suivie de l’Inde (91%), de l’Allemagne et du Brésil (90% chacun). La France recueille 87%, tandis que les États-Unis atteignent 85%. L’image américaine progresse toutefois par rapport à 2024, où elle s’établissait à 78%. Les perceptions restent très contrastées selon les pays: elles dépassent 97% au Liberia, au Tchad, au Mozambique et au Togo, mais tombent à 58% en Afrique du Sud, où les relations avec Washington sont plus tendues.

Sur la stratégie à adopter face à l’administration Trump, 52% des jeunes Africains privilégient une approche pragmatique basée sur la coopération, contre 42% qui estiment nécessaire de défendre davantage les intérêts nationaux. La fermeture de l’USAID constitue également un sujet d’inquiétude: 46% des répondants anticipent un impact négatif sur leur pays, notamment dans le domaine de la santé, cité comme le secteur le plus exposé par 53% des jeunes interrogés.

Pour les entreprises et investisseurs internationaux, cette enquête révèle un changement majeur: la jeunesse africaine évalue de plus en plus les partenaires étrangers sur leur capacité à créer des opportunités économiques concrètes.

 
 

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Plages et zones touristiques: la Tunisie débloque 8,4 millions de dinars pour la propreté

06. August 2026 um 09:32

La protection de l’environnement s’impose comme l’une des priorités de la saison touristique 2026. Pour améliorer la qualité des destinations et préserver leur attractivité, l’État mobilise plus de 8,4 millions de dinars en faveur de la propreté, de l’entretien des espaces touristiques et du nettoyage des plages.

Ces mesures ont été annoncées lors de la réunion interministérielle de suivi de l’activité touristique, présidée mercredi par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya.

Le Fonds de protection des zones touristiques financera 6,75 millions de dinars destinés aux projets d’aménagement et à l’acquisition de nouveaux équipements de nettoyage. En parallèle, 1,675 million de dinars seront répartis entre 20 municipalités touristiques afin de renforcer les opérations de propreté dans les zones et circuits les plus fréquentés durant l’été. Le gouvernement participera également au financement du programme de nettoyage mécanique des plages, en prenant en charge 60% de son coût, dans l’objectif de maintenir des plages propres pendant toute la haute saison.

Au-delà de l’accueil des visiteurs, ces investissements traduisent une volonté de faire de la qualité environnementale un facteur de compétitivité pour la destination Tunisie. Les travaux du comité ont également porté sur les questions d’approvisionnement, de transport, d’hygiène, de sécurité, d’animation culturelle et de coordination entre les différents ministères afin d’assurer le bon déroulement de la saison estivale.

Les autorités ont, par ailleurs, examiné les difficultés rencontrées sur le terrain afin d’anticiper les risques et d’éviter qu’ils ne se reproduisent lors des prochaines saisons.

4 000 contrôles pour garantir la qualité des services

L’effort porte également sur le contrôle. Depuis le début de l’année, près de 4 000 opérations d’inspection ont été menées dans les hôtels, restaurants touristiques et agences de voyages.

Ces contrôles ont concerné la qualité des prestations, la transparence des pratiques commerciales, les normes d’hygiène et de sécurité, les piscines, les centres de balnéothérapie, les excursions ainsi que l’état de l’environnement touristique.

À travers ces investissements et ce renforcement des contrôles, les autorités cherchent à inscrire la durabilité environnementale parmi les piliers de la compétitivité du tourisme tunisien, dans un contexte où les critères ESG prennent une place croissante dans les choix des voyageurs comme des investisseurs.

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Moove devient une licorne africaine après une levée de fonds record de 250 millions de dollars

06. August 2026 um 08:56

La startup nigériane Moove a annoncé une levée de fonds de 250 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série C. Cette opération porte sa valorisation à 2,1 milliards de dollars, faisant officiellement entrer l’entreprise dans le cercle des licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars.

Le financement est mené par Mubadala Investment Company, avec la participation de Woven Capital, le fonds de croissance de Toyota, et Ion Pacific. De nouveaux investisseurs, dont BlueCrest Capital Management, Sona Asset Management et The Raptor Group, rejoignent également le capital, tandis que plusieurs actionnaires historiques, parmi lesquels BlackRock, MUFG, Franklin Templeton, Uber et Endeavor Catalyst, renforcent leur participation.

D’après les opérations rendues publiques, cette levée de 250 millions de dollars est la plus importante annoncée par une startup africaine depuis le début de l’année 2026.

Cette opération illustre le retour des mégalevées de fonds sur le continent et confirme l’intérêt des investisseurs internationaux pour les entreprises africaines à fort potentiel de croissance. Malgré un marché mondial du capital-risque plus prudent, certaines startups continuent de convaincre les grands fonds grâce à leur capacité à se développer à l’international.

Avec cette nouvelle valorisation, Moove rejoint le cercle encore restreint des licornes africaines et renforce la position du Nigeria parmi les principaux écosystèmes technologiques du continent. Cette levée de fonds constitue également un signal positif pour l’ensemble de la tech africaine, qui continue d’attirer des capitaux malgré un contexte de financement plus exigeant.

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