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Empfangen — 21. Juni 2026 Französischsprachig

La Calabre mise sur la main d’œuvre qualifiée tunisienne   

21. Juni 2026 um 10:10

Quelques jours avant l’ouverture du Forum italo-tunisien des affaires et de l’entrepreneuriat, prévu les 23 et 24 juin au siège de l’Utica à Tunis, avec la participation du ministre des Affaires étrangères et vice-président du Conseil des ministres italien, Antonio Tajani, la région de Calabre, à la pointe sud-ouest  de l’Italie, a annoncé la création d’un pôle de formation continue en Tunisie pour un investissement de 7,4 millions d’euros.

«La Calabre perçoit la Méditerranée comme un espace de développement et d’opportunités», a déclaré le président de la Région Calabre, Roberto Occhiuto.  Confirmant le rôle central croissant de la Tunisie dans la stratégie italienne pour la Méditerranée et la volonté de renforcer les liens économiques, éducatifs et d’emploi entre les deux rives, il a souligné que la création de ce pôle représente «la première étape d’une stratégie encore plus ambitieuse».

D’une durée prévue de 36 mois, le projet «Pôle de formation en Tunisie – Une coopération entre pairs» est financé par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), avec le cofinancement de la Région Calabre et des partenaires participants.

Développement des compétences et insertion professionnelle

Cette initiative vise à créer dans le gouvernorat de Tunis une structure permanente capable de mettre en relation les institutions, les universités, les entreprises et les services de l’emploi, afin de favoriser le développement des compétences et l’insertion professionnelle.

Ce programme bénéficiera directement à plus de 3 100 jeunes, étudiants, femmes, formateurs et professionnels des systèmes éducatifs et professionnels tunisiens.

L’objectif est de contribuer au développement socio-économique du pays et, simultanément, de consolider la stabilité de la région euro-méditerranéenne grâce à de nouvelles opportunités de formation et d’insertion professionnelle en Italie, afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre.

Dans le futur, la région de Calabre envisage de mettre en place des centres d’emploi pilotes en Tunisie afin de favoriser des circuits réguliers et qualifiés pour la mise en relation de l’offre et de la demande d’emploi, en identifiant précisément les compétences recherchées par les entreprises calabraises en Tunisie, a expliqué M. Occhiuto, cité par Agenzia Nova.

Le pôle fonctionnera selon deux axes principaux. Le premier volet concerne la formation professionnelle dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du tourisme et de l’hôtellerie, tous stratégiques pour les économies tunisienne et calabraise.

Des centres italiens d’emploi pilotes en Tunisie

Le second volet porte sur l’enseignement supérieur, à travers des programmes élaborés conjointement par les universités calabraises et tunisiennes dans les domaines de l’ingénierie, de l’agroalimentaire, des professions de santé et de la médiation linguistique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large du Plan Mattei pour l’Afrique du gouvernement italien, qui considère la formation et le développement des compétences comme des outils essentiels pour promouvoir une croissance partagée et une gestion maîtrisée des flux migratoires.

Dans ce contexte, la Tunisie confirme sa position de partenaire clé de l’Italie en Méditerranée, non seulement sur les plans économique et commercial, mais aussi en matière de coopération académique et de développement du capital humain.

La tenue simultanée du Forum économique organisé par Utica, qui réunira à Tunis des institutions et des entreprises des deux pays en présence du ministre Tajani, souligne la volonté de transformer la coopération italo-tunisienne traditionnelle en un partenariat structuré et durable, fondé sur l’investissement, le transfert de compétences et la création d’emplois. Dans ce contexte, la Calabre ambitionne de jouer un rôle de passerelle naturelle entre l’Italie et le littoral méridional de la Méditerranée, en faisant de l’éducation un levier de développement partagé et d’intégration économique régionale.

 I. B.

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La Tunisie au Mondial | Le renard, le corbeau, et le fromage hollandais

21. Juni 2026 um 09:28

Il est évident que les scores catastrophiques prévisibles de l’équipe de Tunisie lors de cette Coupe du monde 2026 ne sont que le chant du signe d’un football national qui enfantait jadis des joueurs talentueux et qui, aujourd’hui, est à l’agonie. (Illustration : image générée par IA).

Dr Mounir Hanablia *

Je viens de vivre une première expérience, celle de suivre un match de l’équipe nationale tunisienne de football, non pas devant le petit écran, un exercice que j’ai jugé évitable pour des raisons évidentes, mais à travers les commentaires en direct du correspondant de The Guardian au Mondial. Et encore ! Ce serait faire entorse à la vérité de faire croire que je me sois éveillé spécialement pour l’évènement. Simplement les hasards de mon cycle nycthéméral ont fait que je me sois trouvé disponible afin de suivre le déroulement de la rencontre à travers des réflexions britanniques.

Je n’ai pas été déçu et pour peu que mon état physiologique me le permette, je suivrai de la même manière la partie contre la Maison Orange.

Mais pour en revenir au déroulement de la rencontre, voilà qu’après 4 minutes, les gars se sont retrouvés menés au score, et selon les commentaires, à courir derrière un adversaire insaisissable. Avec près de 60% de possession, les Nippons ont fini par doubler la mise à la 31e minute; juste après l’apparition dans les commentaires d’une vidéo très drôle de l’acteur Alan Partridge ( Dan ! Dan ! Dan ! Daaaaaaaaan !) pour rappeler le calvaire de Hervé Renard, s’époumonant le long de sa ligne de touche à rameuter ses troupes.

La deuxième mi-temps a été moins intense, la Tunisie ayant parfois donné l’impression de colmater la brèche. Cela n’a pas empêché les diables nippons (un corbeau attitré va m’accuser de racisme) de scorer à deux reprises et de mettre à l’heure leur différence de buts face aux Suédois sévèrement étrillés par une équipe Orange pressée de se qualifier.

Les commentaires les plus significatifs de notre observateur ont concerné inévitablement Maître Renard, chemise blanche et voyageur selon le destin déchiffré par la mère d’une lectrice.

Le commentateur s’est interrogé si Bora Milutinovic, un autre globe-trotter du football, ne serait pas le nouvel entraîneur de l’équipe tunisienne pour son dernier match, celui du retour, Carlos Queiroz étant, lui, déjà occupé ailleurs.

Concernant le Japon, appelé probablement à rencontrer le Brésil ou le Maroc en cas de qualification, il paraît que la fédération a établi un plan de travail en mettant en place un championnat copié sur la Bundesliga allemande, avec pour objectif le titre mondial à l’orée des années 2050.

La Tunisie a formé des générations de footballeurs talentueux. Mais tout comme au Brésil, ce temps est terminé. Il n’y a plus de terrains vagues constituant des viviers de recrutement où les jeunes donnent libre court à leur talent, et ces derniers préfèrent désormais passer le plus clair de leur temps sur leurs i phones ou dans les publinets. Et les écoles de football qui éclosent à travers le pays sont soumises à la loi de la rentabilité financière, autrement dit elles ne sont accessibles qu’à une certaine catégorie de la population, celle pour qui le ballon rond ne constitue pas un avenir financier. Quant aux grands clubs, le népotisme qui y règne est de notoriété publique. Il est donc évident que les scores catastrophiques prévisibles de l’équipe nationale lors de cette Coupe du monde ne sont que le chant du signe d’un football à l’agonie, et que cette leçon ne vaudra pas à Maître Renard un fromage Hollandais, en dépit de tous les corbeaux du Monde.      

* Médecin de libre pratique.

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La Tunisie 2e pays africain le plus avancé dans la transition énergétique

21. Juni 2026 um 08:52

La Tunisie est le 2e pays africain et 62e mondial affichant les meilleures performances en matière de transition énergétique en 2026, derrière la Namibie (1er, 61e) et devant le Gabon (3e, 66e), l’Afrique du Sud (4e, 69e), le Maroc (5e, 72e), Maurice (6e, 73e), le Cameroun (7e, 78e), le Nigeria (8e, 80e), l’Egypte (9e, 84e) et le Ghana (10e, 85e).

C’est ce qui ressort du classement publié jeudi 18 juin par le Forum économique mondial (WEF) avec le concours du cabinet de conseil Accenture.

«The Energy Transition Index (ETI) 2026» évalue les performances actuelles des systèmes énergétiques de 120 pays pour lesquels des données cohérentes sont disponibles, sur la base de 44 indicateurs répartis en trois dimensions de performance (sécurité, durabilité et équité) et cinq facteurs de préparation à la transition énergétique (réglementation et engagement politique, financements et investissements, innovation, infrastructures, et éducation et capital humain).

Les pays étudiés sont notés sur une échelle de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Le score global est composé des scores de deux sous-indices que sont la performance du système énergétique et la préparation à la transition, pondérés respectivement à 60 % et 40 %.

I. B.

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0-4 face au Japon | La Tunisie poursuit sa chute

21. Juni 2026 um 08:14

S’il fallait toucher le fond pour se décider enfin à mettre tout à plat et à prendre les décisions qui s’imposent pour tenter de rebondir, voilà, c’est fait ! En perdant son troisième match consécutif en deux semaines par des scores humiliants : 1-5 en amical contre la Belgique, et en Coupe du Monde, 0-5 contre la Suède et 0-4 contre le Japon, ce dimanche 21 juin 2026, à Monterrey, l’équipe de Tunisie de football a atteint, et très largement, son plus bas niveau historique.

Latif Belhedi

Les coéquipiers d’Hannibal Mejbri, menés par un coach appelé en catastrophe à son chevet il y a quatre jours, le Français Hervé Renard, étaient débordés par des Japonais très techniques et physiquement au point. A aucun moment du match, ils n’ont montré qu’ils étaient capables d’inquiéter leurs adversaires.

Avec zéro occasion de but en 100 minutes de jeu, un record négatif difficile à égaler, comme celui d’avoir encaissé 14 buts en 3 matches consécutifs, les Aigles de Carthage ont montré une fragilité mentale (encaissant le premier but dès la 3e minute de jeu), une indigence technique, une naïveté tactique et un manque d’engagement qui en disent long sur leurs limites sportives et leur préparation totalement défaillante.

Le cœur n’y est pas et la tête est ailleurs

Quand le cœur n’y est pas, que la tête est ailleurs et que le physique est défaillant, on ne peut s’attendre à une réaction d’orgueil et d’amour propre d’un groupe de joueurs très moyens et dont la plupart manquent de temps de jeu dans leurs propres équipes. La plupart sont également en fin de carrière (les Montassar Talbi, Dylan Bronn, Ali Abdi, Ellyes Skhiri, Yan Valery et autres Rani Khédira) et n’ont plus cette faim de loup qui fait les champions. Ils n’ont clairement plus rien à donner à une équipe de Tunisie qui se fait désormais ramasser dans toutes les compétitions où elle est engagée.

La déroute actuelle en Coupe du monde a été précédée, rappelons-le, par des sorties lamentables en Coupe arabe et en Coupe d’Afrique et on n’a rien fait pour tenter de serrer les vis et de redonner un semblant d’âme à un groupe qui n’en a plus, sauf de changer d’entraîneur après chaque humiliation.

Il reste encore un match à jouer dans cette compétition contre un irrésistible Pays-Bas, qui a infligé, hier, un score historique à la Suède (6-1). Avec quel mental allons-nous entamer cette rencontre ? On ose à peine imaginer le scénario. Ce sera, à coup sûr, une dure épreuve pour les joueurs et une nouvelle corvée pour le staff technique et administratif dont la responsabilité dans cette déroute n’est plus à prouver.

Décidément, tout va mal

Commentant cette nouvelle déroute, l’ancien ambassadeur Elyes Kasri a noté, dans un poste Facebook, qu’«à l’instar de tout autre secteur, pour ne pas dire de tous les autres secteurs de la vie socio-économique et politique, le sport souffre du cumul de problèmes de gouvernance, de transparence, d’éthique et de casting». Et «ce n’est pas un changement de responsables, auxquels il sera trop facile de faire assumer la responsabilité du passif croissant et de moins en moins tolérable, mais plutôt une révision globale et profonde de la conception et du mode de fonctionnement des institutions et de la redevabilité qui, au-delà des déboires sectoriels, prend une allure systémique de la plus haute urgence», ajoute-t-il, les résultats sportifs étant, selon lui, un révélateur palpable par le grand public en temps réel de l’état des choses dans un pays. Et en Tunisie, quinze ans après la révolution de 2011, tout va décidément mal.

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Le poème du dimanche | ‘‘Je vois les palmiers marcher dans les rues’’ de Tahar Hammami

21. Juni 2026 um 07:30

Tahar Hammami est, avec les poètes Habib Zannad et Fadhila Chebbi, à l’origine du mouvement poétique d’avant-garde dans les années soixante-dix, « Poésie autre que métrique et libre ».

Né en 1947 à El Aroussia (Siliana), Tahar Hammami est poète, essayiste et professeur d’université.Il est également un militant de gauche et son écriture est socialement engagée, avec des accents ironiques, empruntant à la langue dialectale des expressions populaires critiques et contestataires.

Il décède à Madrid en 2009.

Tahar Bekri

Je vois les palmiers marcher dans les rues

Hauts le front levé

Défiant luttant

Avez-vous vu un jour

Les palmes

Sur le chemin

Avez-vous vu une palmeraie

Sur une place

Un blessé qui ôte un bouton de sa poitrine

Et panse ses plaies

Le bâton de ricin a défait son cou

Le derrière a plié ses papiers

Je vois les palmiers marcher

Marcher au sein des foules

Au milieu de l’obscurité

Au milieu de l’attaque

Les cils attachés au soleil

Toi promu à la récolte

Perdant tes esprits

Changeant d’illusion ton habit

Les palmiers ne pleurent pas

Les palmiers chantent

Avec les oiseaux et les enfants

Avec les flots des mers

Le blé des montagnes

Avec l’éclair

Avec l’automne qui gronde

Avec l’hiver

Je vois les palmiers marcher dans les rues

Avec le fer des usines

La moisson des champs

En dépit de la Nuit

Et de la douleur

Je vois les palmiers hauts

Ne reculant point

(Traduit de l’arabe par Tahar Bekri)

Je vois les palmiers marcher, 1986.

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