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Empfangen — 30. Juli 2026 Französischsprachig

Tunisie : Attention aux faux SMS de contraventions, une nouvelle vague d’arnaques numériques

30. Juli 2026 um 19:58

Une nouvelle campagne d’escroquerie numérique vise les utilisateurs de téléphones mobiles en Tunisie. L’Agence nationale de la sécurité cybernétique (ANCS) a lancé, jeudi 30 juillet, une alerte concernant la propagation de messages courts frauduleux envoyés depuis des numéros étrangers, prétendant informer les destinataires de l’existence d’amendes ou de contraventions routières impayées.

Selon l’agence, ces messages utilisent un procédé classique de « phishing » (hameçonnage), une technique qui consiste à usurper l’identité d’une administration ou d’un organisme reconnu afin de pousser la victime à communiquer des informations sensibles.

Les SMS en question contiennent généralement un lien électronique invitant l’utilisateur à consulter une prétendue plateforme officielle pour régler une infraction ou vérifier une situation administrative. En réalité, ces liens redirigent vers des sites frauduleux conçus pour récupérer les données personnelles, les informations bancaires ou les identifiants des utilisateurs.

Une méthode d’escroquerie de plus en plus sophistiquée

Cette nouvelle alerte illustre l’évolution des cybermenaces visant le grand public. Les fraudeurs ne se contentent plus d’envoyer des messages manifestement suspects : ils exploitent désormais des sujets liés aux démarches administratives, aux services publics ou aux obligations financières pour créer un sentiment d’urgence chez les victimes.

L’utilisation des contraventions routières comme prétexte répond à une stratégie bien connue des cybercriminels. En évoquant une dette ou une sanction à régler rapidement, ils cherchent à pousser l’utilisateur à agir sans prendre le temps de vérifier l’authenticité du message.

L’ANCS rappelle que les citoyens doivent éviter de cliquer sur des liens reçus par SMS provenant de sources inconnues, particulièrement lorsqu’ils sont envoyés depuis des numéros étrangers. Aucun renseignement personnel ou bancaire ne doit être communiqué via des plateformes dont l’origine n’est pas clairement identifiée.

Comment reconnaître un faux site administratif ?

L’agence souligne un élément essentiel pour distinguer les plateformes officielles des sites frauduleux : les sites institutionnels tunisiens utilisent exclusivement le domaine national « .tn ».

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Avant de saisir une quelconque donnée personnelle, les utilisateurs sont invités à vérifier attentivement l’adresse du site consulté, son nom de domaine et les éventuelles anomalies dans son apparence ou son contenu.

Les administrations publiques ne demandent généralement pas aux citoyens de fournir des informations bancaires sensibles par SMS ou via des liens reçus spontanément.

Une menace qui accompagne la généralisation des services numériques

Avec la multiplication des services administratifs en ligne, le risque d’usurpation numérique devient un enjeu majeur de cybersécurité. Les citoyens sont de plus en plus exposés à des tentatives visant à exploiter leurs habitudes numériques et leur confiance envers les institutions.

En Tunisie, comme dans plusieurs pays, les campagnes de sensibilisation se multiplient pour rappeler que la sécurité numérique repose autant sur les dispositifs techniques que sur la vigilance des utilisateurs.

Face à cette nouvelle vague de phishing, l’ANCS recommande de ne pas répondre aux messages suspects, de supprimer les SMS douteux et de signaler toute tentative d’escroquerie aux autorités compétentes.

Le réflexe essentiel reste simple : un message inattendu demandant une action urgente, un paiement ou des informations personnelles doit toujours être considéré avec prudence et vérifié auprès des canaux officiels.

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Tunisie : Plus de 100 climatiseurs saisis à Bizerte, la lutte contre les appareils illégaux s’intensifie en pleine crise énergétique

30. Juli 2026 um 18:46

Alors que la Tunisie fait face à une pression sans précédent sur son réseau électrique en raison des fortes chaleurs estivales, les autorités intensifient les contrôles contre les équipements électroménagers commercialisés en dehors des circuits légaux. Une vaste opération menée ce jeudi 30 juillet dans le gouvernorat de Bizerte s’est soldée par la saisie de plus de 100 climatiseurs destinés à un usage domestique.

Cette campagne régionale, organisée dans l’ensemble des délégations du gouvernorat, s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de protection du consommateur et de maîtrise de la consommation énergétique, alors que les climatiseurs figurent parmi les principaux facteurs de hausse de la demande d’électricité durant l’été.

Saisie de plus d’une centaine de climatiseurs

Selon le directeur régional du Commerce à Bizerte, Sadok Laham, plus de quinze équipes de contrôle ont été mobilisées dans cette opération conjointe. Les agents ont procédé à la saisie de plus d’une centaine de climatiseurs, tout en dressant plusieurs procès-verbaux pour infractions économiques et douanières, ainsi que des avertissements à l’encontre de commerçants en infraction.

Les autorités expliquent que les appareils concernés proviennent des circuits parallèles et ne répondent pas aux exigences techniques et réglementaires en vigueur. Outre leur caractère illégal, ils sont accusés de présenter une faible efficacité énergétique et de contribuer à une consommation excessive d’électricité, aggravant ainsi les contraintes qui pèsent sur le réseau national.

Lire aussi : Réseau électrique : Les compteurs intelligents, une réponse aux coupures de courant ?

Cette opération intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis plusieurs semaines, la Tunisie connaît des températures exceptionnellement élevées, entraînant des pics historiques de consommation électrique. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment indiqué que la demande avait atteint des niveaux record, dépassant pour la première fois le seuil des 6.000 MW, tout en appelant les citoyens à rationaliser leur consommation, notamment pendant les heures de pointe.

Face à cette situation, les pouvoirs publics multiplient les mesures visant à réduire les consommations inutiles. En parallèle des campagnes de sensibilisation, les services de contrôle renforcent la surveillance du marché afin d’écarter les équipements les plus énergivores ou ne respectant pas les normes d’efficacité énergétique.

Un enjeu économique

La lutte contre le commerce parallèle constitue également un enjeu économique. Les appareils introduits illégalement échappent aux contrôles de conformité, aux taxes et aux garanties imposées aux produits distribués dans les circuits officiels, créant une concurrence déloyale pour les importateurs et distributeurs agréés tout en exposant les consommateurs à des risques techniques.

Les autorités de Bizerte ont précisé que ces opérations de contrôle se poursuivront dans l’ensemble des délégations du gouvernorat et s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à protéger les consommateurs, lutter contre le commerce informel et préserver la stabilité du réseau électrique durant la période de forte consommation estivale.

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La Tunisie veut mieux orienter l’épargne de la diaspora vers l’investissement productif

30. Juli 2026 um 18:23

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) constituent l’une des principales sources de devises du pays. Mais au-delà de leur rôle dans le soutien à la consommation des ménages, les autorités souhaitent désormais en faire un véritable levier de développement économique. C’est dans cette optique que la directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Najia Gharbi, a plaidé pour la mise en place de mécanismes financiers innovants permettant d’orienter davantage ces flux vers des investissements à forte valeur ajoutée.

Intervenant mercredi à Tunis lors des Journées régionales des Tunisiens résidant à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), la responsable a estimé qu’il était essentiel de transformer ces transferts financiers en moteurs de développement durable, capables de créer des emplois et de générer un impact économique dans les différentes régions du pays.

Mise en place d’une offre financière plus adaptée

Selon elle, cette évolution passe par la mise en place d’une offre financière plus adaptée aux attentes de la diaspora, reposant sur des solutions d’investissement transparentes, sécurisées et accessibles, ainsi que sur une meilleure coordination entre les acteurs publics et privés.

La directrice générale de la CDC a rappelé que l’institution joue un rôle d’investisseur public chargé de mobiliser les ressources au service du développement durable et de la réduction des disparités régionales. Elle a notamment mis en avant le programme « Watani », développé en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France.

Lire aussi : Études à l’étranger : Les transferts des Tunisiens bondissent de près de 30% en un an

Ce programme vise à renforcer la contribution des Tunisiens établis à l’étranger au développement local en facilitant leur accès à l’information, en accompagnant les porteurs de projets et en soutenant des initiatives entrepreneuriales à fort impact.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mieux valoriser le potentiel économique de la diaspora tunisienne. Chaque année, les transferts des TRE représentent plusieurs milliards de dinars et constituent l’une des premières sources de recettes en devises du pays, devant plusieurs secteurs exportateurs. Les autorités cherchent désormais à accroître la part de ces ressources consacrée à l’investissement productif, notamment dans les régions de l’intérieur, afin de soutenir la création d’entreprises et le développement territorial.

Quatre rencontres régionales

Les déclarations de Najia Gharbi sont intervenues dans le cadre d’une série de quatre rencontres régionales consacrées à l’investissement des Tunisiens résidant à l’étranger. Après une première étape à Tataouine le 23 juillet, puis une rencontre organisée à Tunis le 29 juillet, le programme se poursuivra à Bizerte le 4 août avant de s’achever à Kairouan le 6 août 2026.

À travers ces rencontres, l’Office des Tunisiens à l’étranger entend encourager les membres de la diaspora à concrétiser leurs projets d’investissement dans les différentes régions du pays, avec l’objectif de favoriser une croissance plus équilibrée et un développement économique durable.

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Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

30. Juli 2026 um 18:01

Une nouvelle vague migratoire d’une ampleur exceptionnelle a frappé, ce jeudi 30 juillet, l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta), où plusieurs milliers de personnes sont parvenues à franchir la frontière depuis le Maroc en quelques heures. Les autorités locales parlent d’une situation de « chaos » et réclament des moyens d’urgence, tandis que Madrid tente de contenir la crise en coordination avec Rabat.

Selon les premiers bilans rapportés par les médias espagnols et les agences de presse, entre 2.000 et 3.000 migrants auraient pénétré dans l’enclave, principalement en contournant les digues de Tarajal à la nage ou en franchissant les dispositifs frontaliers. Les centres d’accueil de Ceuta sont désormais saturés, poussant les autorités de la ville autonome à demander un renfort immédiat des forces de sécurité et des moyens supplémentaires.

Appel au gouvernement espagnol à réagir

Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a appelé le gouvernement espagnol à réagir rapidement face à ce qu’il qualifie de crise sans précédent depuis les événements de mai 2021, lorsque près de 10.000 personnes avaient rejoint l’enclave en deux jours dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a indiqué travailler en étroite coordination avec les autorités marocaines afin de contenir les nouveaux départs et de procéder au retour des personnes entrées irrégulièrement. Madrid affirme que des réseaux de passeurs exploitent les récentes évolutions judiciaires en Espagne pour encourager ces traversées clandestines.

Lire aussi : Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

Cette fois, le contexte diplomatique est pourtant différent. Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont officiellement au beau fixe depuis le rapprochement engagé en 2022 et les deux pays affirment coopérer étroitement dans la lutte contre l’immigration irrégulière. Le ministère espagnol de l’Intérieur a d’ailleurs indiqué travailler avec les autorités marocaines afin de stopper les nouveaux passages et d’organiser le retour des migrants en situation irrégulière.

Visite officielle du président du gouvernement espagnol à Alger

Cette poussée migratoire intervient toutefois quelques jours seulement après la visite officielle du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez à Alger, le 20 juillet, qui a marqué la relance des relations entre l’Espagne et l’Algérie après plusieurs années de crise diplomatique. À cette occasion, les deux pays ont annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération et la tenue d’un sommet bilatéral de haut niveau à l’automne.

Plusieurs observateurs espagnols soulignent la concomitance entre cette visite et l’accélération des arrivées à Ceuta, rappelant que les questions migratoires sont souvent étroitement liées aux équilibres diplomatiques en Méditerranée occidentale. Toutefois, aucune autorité espagnole ou marocaine n’a établi, à ce stade, un lien entre le rapprochement Madrid-Alger et les événements de Ceuta. Les causes exactes de cette vague migratoire demeurent donc inconnues.

Parallèlement, plusieurs responsables espagnols évoquent d’autres facteurs susceptibles d’avoir favorisé cette hausse des traversées, notamment une récente décision de la Cour suprême espagnole limitant les refoulements immédiats en mer ainsi que l’action des réseaux de passeurs qui auraient exploité cette évolution juridique pour encourager les départs. Cette analyse est toutefois contestée par certaines organisations humanitaires, qui estiment qu’aucun élément ne permet encore d’expliquer l’ampleur du phénomène.

Cette nouvelle crise rappelle que Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique, demeurent particulièrement sensibles aux évolutions géopolitiques et migratoires de la région. Malgré l’amélioration affichée des relations entre Rabat et Madrid, les événements de ce jeudi montrent que la pression migratoire reste un enjeu majeur pour les deux pays.

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Tunisie : Le lourd remboursement qui pesait sur les finances extérieures est soldé

30. Juli 2026 um 11:51

La Tunisie a honoré une nouvelle échéance majeure de sa dette extérieure. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a confirmé que l’État a procédé, en juillet 2026, au remboursement d’un emprunt obligataire international d’un montant de 700 millions d’euros, arrivé à échéance dans les délais prévus.

À la suite de cette opération, les avoirs nets en devises se sont établis à 23,4 milliards de dinars, représentant une couverture de 92 jours d’importation au 28 juillet 2026, selon les données communiquées par l’institution d’émission.

Ce remboursement était largement anticipé. Quelques semaines auparavant, des analystes avaient indiqué que cette échéance concernait un emprunt contracté sur les marchés internationaux en 2019 et que son remboursement constituait une étape importante dans la gestion de la dette extérieure tunisienne.

Un remboursement préparé depuis plusieurs mois

L’échéance de 700 millions d’euros figurait parmi les principales sorties en devises prévues pour l’année 2026. Avant son règlement, les réserves de change tunisiennes s’élevaient à environ 24,5 milliards de dinars, soit 97 jours d’importation au début du mois de juillet.

Le paiement a entraîné une baisse mécanique des réserves en devises. Selon des données publiées après l’opération, les avoirs extérieurs ont diminué d’environ 2,5 milliards de dinars, faisant passer la couverture des importations de 101 à 92 jours. Cette évolution est principalement liée au règlement du principal de l’emprunt et des charges associées.

Lire aussi : Moody’s confirme la note de la Tunisie tout en pointant une dette et des finances publiques sous pression

Pour la Banque centrale, cette opération démontre toutefois la capacité de la Tunisie à respecter ses engagements financiers internationaux, malgré un contexte marqué par des pressions importantes sur les équilibres extérieurs.

La dette extérieure au centre des enjeux économiques

Le remboursement de cet emprunt intervient dans une période où la Tunisie cherche à réduire sa dépendance aux financements extérieurs et à préserver ses réserves en devises. La Banque centrale insiste désormais sur plusieurs priorités : renforcer les entrées de devises, réduire durablement le déficit énergétique et mobiliser des ressources extérieures dans des conditions favorables.

La question énergétique constitue notamment un facteur déterminant pour les finances extérieures du pays. La facture énergétique représente une importante sortie de devises, notamment en raison des importations d’hydrocarbures, ce qui explique l’accent mis par les autorités monétaires sur la nécessité d’une réduction structurelle du déficit énergétique.

La Tunisie continue également de compter sur ses principales sources de devises, notamment les recettes touristiques, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et les exportations. Au 3 juillet 2026, les transferts des Tunisiens à l’étranger avaient atteint 4,4 milliards de dinars, tandis que les recettes touristiques s’établissaient à 3,35 milliards de dinars à fin juin.

Pas de nouvelle annonce sur un emprunt international similaire

Contrairement aux années précédentes, aucune annonce officielle récente ne fait état d’une nouvelle émission obligataire internationale comparable à celle remboursée en juillet 2026. La stratégie affichée semble davantage orientée vers la gestion des engagements existants, l’amélioration des ressources propres en devises et la recherche de financements extérieurs dans des conditions jugées soutenables.

La Tunisie dispose encore d’un historique d’émissions sur les marchés financiers internationaux, suivies par le ministère des Finances dans le cadre de la gestion de la dette publique extérieure.

Si le remboursement de cette échéance constitue un signal positif sur la capacité du pays à honorer ses engagements, le maintien d’un niveau confortable de réserves demeure un défi majeur, dans un contexte où les besoins en devises restent élevés et où l’économie tunisienne doit financer ses importations tout en maîtrisant ses équilibres financiers.

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Pourquoi le moment serait-il opportun pour acheter de l’or en Tunisie ?

30. Juli 2026 um 11:09

Après plusieurs années de hausse des prix, le marché de l’or en Tunisie semble connaître une phase de stabilisation qui pourrait représenter une opportunité pour les consommateurs. Le président de la Chambre syndicale nationale des commerçants de l’or, Hatem Ben Youssef, estime que la période actuelle constitue « le moment le plus opportun » pour acheter de l’or, les prix ayant enregistré une baisse significative par rapport aux niveaux atteints auparavant.

Invité sur les ondes de Diwan FM, le responsable professionnel a indiqué que les cours actuels se sont stabilisés et qu’une nouvelle baisse importante n’est pas attendue à court terme. Selon lui, le marché a atteint un niveau qui pourrait inciter les particuliers à passer à l’achat, notamment ceux qui préparent un mariage ou souhaitent placer leur épargne dans une valeur considérée comme refuge.

Des prix en baisse par rapport aux années précédentes

Hatem Ben Youssef a précisé que le prix de référence de l’or 18 carats, reconnu par la Banque centrale de Tunisie, s’établit actuellement autour de 285 dinars le gramme. Dans les commerces, le consommateur peut acquérir de l’or à des prix oscillant généralement entre 340 et 370 dinars le gramme.

Ces niveaux restent toutefois nettement inférieurs à ceux observés lors des périodes de forte tension sur le marché, lorsque le prix du gramme avait dépassé les 500 dinars, selon le président de la Chambre syndicale.

Cette évolution s’explique notamment par les fluctuations internationales du cours de l’or, mais aussi par les conditions spécifiques du marché tunisien, marqué par la demande, les coûts de fabrication et la présence d’un important circuit parallèle.

Un marché partagé entre trois catégories d’or

Le secteur de l’or en Tunisie fonctionne actuellement autour de trois catégories principales de produits, selon Hatem Ben Youssef.

La première concerne l’or portant le poinçon officiel, c’est-à-dire les bijoux conformes aux normes réglementaires et contrôlés par les autorités compétentes. Il s’agit de l’or destiné principalement à la vente dans les bijouteries officielles.

La deuxième catégorie est celle de l’or ne portant pas de poinçon, appelé communément « or cassé ». Ce métal précieux provient notamment du recyclage de bijoux anciens appartenant aux particuliers, mais aussi de certaines acquisitions réalisées auprès de Tunisiens résidant à l’étranger, de visiteurs algériens ou libyens, ainsi que de pèlerins revenant de La Mecque.

La troisième catégorie, qui constitue une source de préoccupation majeure pour les professionnels, est l’or issu de la contrebande. Ce commerce parallèle échappe au contrôle officiel et prive l’État de recettes fiscales tout en favorisant une concurrence déloyale pour les commerçants respectant les règles.

La réouverture du Bureau de garantie au cœur des revendications

Face à ces difficultés, le président de la Chambre syndicale a appelé les autorités, notamment le ministère des Finances, à accélérer la réouverture du « Bureau de garantie » (Dar Ettabaa), actuellement fermé.

Lire aussi : Le prix de l’or recule en Tunisie : Voici les nouveaux prix

Selon lui, la remise en activité de ce laboratoire de contrôle permettrait de mieux encadrer le marché, de lutter contre les circuits illégaux et de renforcer les recettes publiques issues des taxes. Elle pourrait également contribuer à une meilleure régulation des prix et à une baisse des coûts pour les consommateurs.

Pour les professionnels, la réorganisation du secteur passe donc par un retour à un contrôle institutionnel efficace, capable de distinguer clairement l’or conforme aux normes des produits provenant de circuits non réglementés.

L’or, toujours considéré comme une valeur refuge

Malgré les fluctuations du marché, Hatem Ben Youssef rappelle que l’or conserve son statut de valeur refuge, particulièrement dans les périodes d’incertitude économique. Contrairement à d’autres placements, il garde une valeur intrinsèque sur le long terme et reste fortement ancré dans les habitudes d’épargne des Tunisiens.

Il conseille ainsi aux personnes qui envisagent un achat, notamment les futurs mariés, de profiter de la période actuelle. Selon lui, il est possible d’acquérir des pièces de bijouterie avec des budgets débutant autour de 5 000 dinars.

Une opportunité qui dépendra toutefois de l’évolution du marché international de l’or et de la capacité des autorités tunisiennes à mieux organiser un secteur confronté depuis plusieurs années au poids de l’économie parallèle.

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Les tickets restaurant passent au numérique en Tunisie : Ce qui va changer dans les grandes surfaces

30. Juli 2026 um 10:02

Les tickets restaurant en Tunisie amorcent une nouvelle étape de leur évolution avec l’introduction de cartes numériques destinées à remplacer progressivement les traditionnels carnets de tickets en papier. Une transition qui vise à simplifier les paiements tout en préservant les avantages accordés aux bénéficiaires.

Lors de son intervention sur les ondes de Jawhara FM, Hédi Bekour, président de la Chambre des propriétaires des grandes surfaces commerciales, a annoncé le lancement de ce nouveau dispositif, qui devrait être progressivement adopté par les enseignes et les commerces partenaires.

Une carte numérique en remplacement des tickets papier

Selon Hédi Bekour, les tickets restaurant seront désormais disponibles sous forme de cartes électroniques, fonctionnant sur un principe similaire aux cartes de paiement prépayées. Cette solution permettra aux salariés de régler leurs achats ou leurs repas sans avoir à utiliser les traditionnels coupons papier.

Cette dématérialisation s’inscrit dans une tendance déjà observée dans plusieurs pays, où les émetteurs de tickets restaurant ont progressivement remplacé les carnets papier par des cartes ou des applications mobiles. Ce système facilite la gestion des soldes, réduit les coûts d’impression et limite les risques de perte ou de fraude.

Une valeur conservée à 100 %

Le principal changement annoncé concerne le montant effectivement utilisé par le bénéficiaire. Hédi Bekour a précisé que les nouvelles cartes numériques seront créditées de leur valeur intégrale, sans application de la retenue de 10 % actuellement pratiquée. Les détenteurs pourront ainsi utiliser la totalité du montant chargé sur leur carte.

Le responsable a indiqué que ce principe sera identique à celui actuellement appliqué aux tickets restaurant papier, dont la valeur faciale reste entièrement utilisable par le salarié.

À quoi correspond la retenue de 10 % ?

Le président de la Chambre des grandes surfaces a également apporté des précisions sur la commission de 10 % souvent évoquée dans le fonctionnement des tickets restaurant.

Selon lui, cette retenue est principalement destinée aux restaurants partenaires, tandis que les grandes surfaces commerciales ne perçoivent qu’environ 1 % de cette commission. Le reste couvre notamment les différentes charges et taxes liées au système ainsi que les coûts supportés par les sociétés émettrices.

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Ces précisions interviennent alors que plusieurs consommateurs s’interrogent sur le fonctionnement financier de ce dispositif et sur la répartition des commissions entre les différents intervenants.

Une évolution vers la digitalisation des moyens de paiement

L’arrivée des cartes numériques s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation des moyens de paiement en Tunisie. Les solutions de paiement électronique connaissent un développement progressif, encouragé par la modernisation des services financiers et commerciaux.

Pour les commerçants, cette évolution devrait également simplifier la gestion des encaissements, réduire les manipulations de tickets papier et accélérer les opérations de remboursement auprès des organismes émetteurs.

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Réseau électrique : Les compteurs intelligents, une réponse aux coupures de courant ?

30. Juli 2026 um 09:46

Face à la multiplication des coupures d’électricité durant l’été et à la pression exercée par les vagues de chaleur sur le réseau national, le débat sur les solutions de stockage de l’énergie revient au premier plan. Pour l’Organisation tunisienne des énergies propres, le recours aux batteries de stockage, associé au déploiement des compteurs intelligents, constitue désormais un levier stratégique pour renforcer la résilience du système électrique tunisien.

Invité ce jeudi 30 juillet 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le membre du bureau exécutif de l’Organisation tunisienne des énergies propres, Omar Beltaïeb, a estimé que la question des batteries ne devait pas être abordée sous le seul angle commercial. Selon lui, leur intégration doit bénéficier à l’ensemble du système électrique national, à la collectivité ainsi qu’à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Il a plaidé pour une approche globale afin de répondre durablement aux défis du changement climatique et de limiter les interruptions de courant, soulignant que les solutions individuelles ne suffiront pas à résoudre les tensions actuelles sur le réseau.

Un investissement encore coûteux

Selon Omar Beltaïeb, l’installation d’une centrale photovoltaïque résidentielle nécessite un investissement compris entre 15.000 et 20.000 dinars.

À cela s’ajoute le coût des batteries destinées à stocker l’électricité produite. Pour une autonomie d’environ trois heures, le prix atteint actuellement près de 12.000 dinars.

L’expert estime toutefois qu’une réduction des droits de douane et des taxes sur les batteries importées pourrait faire chuter leur prix entre 6.000 et 8.000 dinars, améliorant ainsi leur accessibilité pour les ménages et les investisseurs.

Il considère également que le propriétaire pourrait amortir cet investissement grâce à la vente de l’électricité stockée à la STEG durant les périodes de forte consommation, à condition que les mécanismes réglementaires le permettent.

Les compteurs intelligents, un maillon indispensable

Pour Omar Beltaïeb, la généralisation des batteries ne peut être dissociée du déploiement des compteurs intelligents. Ces équipements permettent de mesurer la consommation en temps réel, de faciliter les échanges d’électricité avec le réseau et, à terme, d’optimiser la gestion des pics de consommation.

Cette vision rejoint d’ailleurs les orientations actuellement engagées par la STEG dans le cadre de son programme « Smart Grid ».

Où en est la Tunisie ?

La Tunisie a considérablement accéléré le déploiement des compteurs intelligents au cours de l’année 2026. Selon le PDG de la STEG, près de 80.000 compteurs intelligents avaient déjà été installés à la fin du mois de mars dans plusieurs zones pilotes, notamment à Tunis Est, Sousse, Sfax, Kerkennah et Béja.

Lire aussi : Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

L’objectif affiché est désormais beaucoup plus ambitieux. La STEG prévoit l’installation d’environ 500.000 compteurs intelligents d’électricité et de gaz dans une première phase, avant une généralisation progressive pouvant atteindre près de cinq millions de compteurs à l’horizon 2035. Ce projet représente un investissement estimé à environ 400 millions de dinars.

Ces nouveaux compteurs doivent notamment mettre fin aux estimations de consommation en permettant une facturation basée sur les données réelles, mais aussi faciliter l’intégration des énergies renouvelables distribuées et améliorer la gestion du réseau électrique.

La STEG prépare également le stockage à grande échelle

Parallèlement au développement des installations individuelles, la STEG travaille aussi sur des solutions de stockage centralisées.

En 2026, l’entreprise publique a lancé un appel d’offres international pour la réalisation de systèmes de stockage par batteries (BESS) totalisant 300 MW de puissance et 600 MWh de capacité, répartis sur plusieurs sites du réseau national. L’objectif est de renforcer la stabilité du réseau, mieux intégrer les énergies renouvelables et disposer de réserves mobilisables lors des pics de demande.

Un changement de paradigme

Les récentes vagues de chaleur, qui ont poussé la consommation nationale à des niveaux records et entraîné plusieurs délestages, ont mis en évidence les limites du modèle électrique actuel.

Dans ce contexte, les batteries de stockage, les compteurs intelligents et les réseaux électriques intelligents apparaissent comme des composantes complémentaires d’une même stratégie. Les batteries permettent de stocker l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques lorsque la production est abondante, tandis que les compteurs intelligents rendent possible une gestion dynamique des flux d’électricité entre les consommateurs, les producteurs et la STEG.

Pour les spécialistes du secteur, l’enjeu dépasse désormais la simple réduction de la facture énergétique : il s’agit d’améliorer la sécurité d’approvisionnement du pays, de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et d’accompagner l’objectif national de développement des énergies renouvelables fixé à 5.000 MW de capacité installée à l’horizon 2030.

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Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

30. Juli 2026 um 09:04

Le crédit sur l’honneur entre dans sa phase d’application en Tunisie. Ce nouveau mécanisme de financement, prévu par la loi n°41 du 2 août 2024 et précisé par le décret n°148 de 2026, permet aux banques de proposer des financements sans intérêts et sans garanties classiques à plusieurs catégories de bénéficiaires, dont les particuliers.

Contrairement à une idée répandue, ce dispositif ne concerne donc pas uniquement les entreprises ou les porteurs de projets. Il ouvre également la possibilité aux individus d’obtenir un financement destiné notamment à la consommation, selon les précisions de l’expert en économie et fiscalité Mohamed Salah Ayari.

Un mécanisme financé par les bénéfices des banques

Le principe du crédit sur l’honneur repose sur une obligation imposée aux banques : consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices nets de l’exercice comptable précédent à ces lignes de financement. Cette mesure découle de l’article 412 ter du Code de commerce introduit par la loi n°41-2024.

Selon Mohamed Salah Ayari, cette enveloppe pourrait atteindre environ 120 millions de dinars en se basant sur les bénéfices réalisés par les banques en 2025.

Le décret d’application publié en juillet 2026 fixe désormais les règles pratiques de fonctionnement de ce dispositif : catégories de bénéficiaires, plafonds de financement, délais de traitement des demandes et obligations des banques.

Une garantie remplacée par une déclaration sur l’honneur

La principale innovation de ces crédits réside dans leur mode d’accès. Le bénéficiaire n’a pas besoin de fournir les garanties habituellement exigées dans les opérations de crédit bancaire, comme une caution ou une assurance.

Le financement repose sur une déclaration sur l’honneur, un mécanisme destiné à faciliter l’accès au crédit pour des personnes ou structures qui peuvent rencontrer des difficultés à obtenir un prêt classique.

Quels sont les montants disponibles ?

Le décret fixe des plafonds différents selon le profil du bénéficiaire :

  • jusqu’à 25 000 dinars pour les petites et moyennes entreprises économiques ainsi que les sociétés communautaires ;
  • jusqu’à 10 000 dinars pour les porteurs de petits projets ;
  • jusqu’à 5 000 dinars pour les particuliers souhaitant financer des besoins de consommation.

Les banques, sauf celles spécialisées, doivent également consacrer au moins 50 % des ressources réservées aux crédits sur l’honneur aux petites et moyennes entreprises économiques ainsi qu’aux sociétés communautaires.

Des crédits sans intérêts remboursables sur deux ans

Ces financements présentent plusieurs caractéristiques particulières. Ils sont accordés à court terme, avec une durée de remboursement maximale fixée à deux ans.

Ils sont octroyés sans intérêts et sans frais liés à l’étude des dossiers. Une période d’aménagement du remboursement peut également être accordée, dans une limite maximale de six mois.

Lire aussi : BCT : Les crédits à l’économie ont atteint 118,6 milliards de dinars en 2024

Le texte interdit par ailleurs aux banques d’exiger des assurances ou toute autre forme de garantie supplémentaire.

Un traitement rapide des demandes

Chaque banque devra ouvrir un compte spécifique baptisé « compte de la ligne de financement sur l’honneur », destiné à gérer les ressources dédiées à ce dispositif.

Les établissements bancaires sont tenus de répondre aux demandes dans un délai maximal de dix jours ouvrables bancaires après le dépôt du dossier. La décision devra être communiquée par un moyen laissant une trace écrite et tout refus devra être motivé.

Autre règle prévue par le décret : un bénéficiaire ne pourra pas obtenir un nouveau crédit sur l’honneur tant que le précédent financement n’aura pas été intégralement remboursé.

Un dispositif qui soulève aussi des interrogations

Si le crédit sur l’honneur constitue une nouvelle opportunité d’accès au financement, notamment pour les petites structures et les particuliers, son application concrète devrait être suivie de près.

Plusieurs questions restent posées, notamment sur les critères de sélection des bénéficiaires, la gestion du risque d’impayés et l’impact de cette obligation sur l’activité bancaire. Le dispositif représente ainsi un changement important dans la relation entre banques, entrepreneurs et particuliers.

Avec ces financements, les autorités cherchent à renforcer l’inclusion financière et à soutenir l’activité économique en facilitant l’accès à des ressources pour les catégories qui restent souvent éloignées du crédit bancaire classique.

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Incendie dans le Var : Un Tunisien condamné à un an de prison pour un départ de feu

30. Juli 2026 um 08:30

Un ressortissant tunisien de 39 ans a été condamné à douze mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Toulon après avoir été reconnu coupable d’avoir provoqué un incendie de végétation à Ollioules, dans le département du Var, rapportent plusieurs médias français.

La justice a également prononcé à son encontre une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance extrême face aux risques d’incendies qui touchent le sud de la France en raison des fortes chaleurs et de la sécheresse.

Un feu rapidement maîtrisé

Les faits remontent au samedi 25 juillet 2026. Selon les éléments de l’enquête, un départ de feu s’est déclaré à proximité d’un supermarché Lidl à Ollioules, dans une zone de broussailles située en bordure de route. Les flammes ont parcouru une quarantaine de mètres carrés de végétation et endommagé un câble électrique avant d’être rapidement maîtrisées grâce à l’intervention des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers, évitant ainsi une propagation plus importante.

Une défense qui n’a pas convaincu le tribunal

Lors de son procès en comparution immédiate, le prévenu a soutenu que l’incendie était accidentel. Il a affirmé que son briquet serait resté bloqué alors qu’il allumait une cigarette, provoquant involontairement le départ de feu.

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Cette version a toutefois été écartée par le tribunal. Plusieurs témoins ont indiqué que l’homme, en état d’ébriété après avoir été refoulé du magasin, avait proféré des menaces en déclarant qu’il allait « tout brûler » avant que l’incendie ne se déclare. Une expertise psychiatrique a conclu qu’il était pleinement responsable de ses actes.

Douze mois de prison et cinq ans d’interdiction du territoire

Le tribunal correctionnel de Toulon a finalement condamné le ressortissant tunisien à douze mois d’emprisonnement ferme. Les magistrats ont également prononcé une interdiction du territoire français pour une durée de cinq ans, une sanction qui reflète la gravité des faits dans un contexte de risque élevé d’incendies.

Une justice plus ferme face aux incendies

Cette condamnation intervient alors que les autorités françaises multiplient les appels à la vigilance face aux incendies de forêt. Depuis le début de l’été, les départements méditerranéens, notamment le Var, les Bouches-du-Rhône et l’Aude, sont régulièrement placés en alerte en raison des températures élevées, de la sécheresse et des vents qui favorisent la propagation des flammes.

Les autorités judiciaires rappellent que tout acte susceptible de provoquer un incendie, qu’il soit volontaire ou résultant d’une imprudence grave, fait désormais l’objet de poursuites particulièrement sévères afin de prévenir des catastrophes aux conséquences humaines, environnementales et économiques considérables.

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Canicule en Tunisie : Les syndicats de la santé appellent à décréter l’urgence sanitaire

30. Juli 2026 um 07:35

Face à la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie et aux coupures répétées d’électricité et d’eau, les syndicats du secteur public de la santé tirent la sonnette d’alarme. Dans un communiqué conjoint publié mercredi, ils appellent le ministère de la Santé à décréter des mesures d’urgence sanitaire à l’échelle nationale afin de préserver le fonctionnement des hôpitaux publics et de protéger les patients.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs établissements hospitaliers ont déjà été confrontés à des perturbations liées aux interruptions de courant. Ces derniers jours, le Centre de maternité et de néonatologie de Tunis avait notamment assuré que les coupures d’électricité n’avaient pas affecté la prise en charge des nouveau-nés grâce aux groupes électrogènes et aux dispositifs de secours. Toutefois, les syndicats estiment que la répétition de ces incidents, conjuguée aux températures extrêmes, fait peser un risque croissant sur l’ensemble du système de santé.

Activation des cellules de crise

Les organisations syndicales demandent à la tutelle de mettre en œuvre des procédures d’urgence sanitaire au niveau national et d’activer des cellules de crise, aussi bien au niveau central que dans les hôpitaux publics.

Selon elles, la combinaison de la canicule et des coupures d’électricité et d’eau affecte directement les capacités des établissements hospitaliers et met sous pression les professionnels de santé.

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Les syndicats signataires sont :

  • la Fédération générale de la santé ;
  • le Syndicat général des médecins, pharmaciens et médecins hospitalo-universitaires ;
  • le Syndicat général des médecins, pharmaciens et médecins-dentistes de la santé publique ;
  • l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Un plan national de continuité des soins

Les syndicats appellent ainsi les autorités à décréter un état d’urgence sanitaire et à activer des cellules de crise aussi bien au niveau central qu’au sein des hôpitaux publics. Ils plaident également pour l’élaboration d’un plan national de continuité des activités hospitalières et de gestion des crises, estimant que les établissements doivent disposer de procédures harmonisées pour faire face aux épisodes climatiques extrêmes.

Dans le même esprit, ils demandent l’adoption d’un protocole national unifié pour la prévention et la prise en charge des pathologies liées aux vagues de chaleur, ainsi que l’octroi de moyens financiers exceptionnels aux hôpitaux publics afin de leur permettre d’assurer leurs missions dans des conditions particulièrement difficiles.

Les signataires du communiqué réclament également un recensement national des groupes électrogènes installés dans les établissements de santé publics, accompagné d’un programme de maintenance préventive destiné à garantir leur bon fonctionnement en cas de nouvelles coupures de courant.

Publier le bilan des victimes de la canicule

Les organisations syndicales demandent en outre la publication de statistiques précises sur les victimes de la récente vague de chaleur, ainsi qu’une analyse scientifique de ces données.

Selon elles, cette démarche est indispensable pour élaborer une véritable politique de prévention et mieux préparer le pays aux épisodes climatiques extrêmes appelés à se multiplier sous l’effet du changement climatique.

Les syndicats mettent en garde contre un risque d’effondrement

Dans leur communiqué, les représentants des professionnels de santé réaffirment leur disponibilité à mobiliser tous les moyens nécessaires pour protéger les citoyens et assurer la continuité des soins.

Ils estiment toutefois que la responsabilité de définir et de mettre en œuvre les plans permettant de surmonter cette crise incombe au ministère de la Santé, qu’ils appellent à agir rapidement afin d’éviter une dégradation de la situation dans les hôpitaux publics.

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Tunisie : L’INM s’attend à un automne plus chaud et plus arrosé

30. Juli 2026 um 07:21

L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit un trimestre août-septembre-octobre 2026 plus chaud que la normale en Tunisie. Les dernières prévisions saisonnières indiquent également des précipitations légèrement supérieures aux moyennes climatiques de référence, même si d’importantes disparités régionales restent possibles.

Selon le bulletin des prévisions saisonnières publié par l’INM, les différents modèles climatiques nationaux et internationaux convergent vers un même scénario : des températures supérieures aux normales saisonnières sur l’ensemble du pays au cours des trois prochains mois.

Des températures durablement au-dessus des normales

L’Institut souligne que ce scénario est, à ce stade, le plus probable. Cette tendance intervient après un été marqué par plusieurs épisodes de chaleur intense en Tunisie, laissant présager une transition vers l’automne plus chaude qu’à l’accoutumée.

Ces prévisions saisonnières reposent sur les dernières simulations climatiques élaborées par plusieurs centres météorologiques internationaux et nationaux, qui affichent une forte concordance concernant l’évolution des températures.

Des pluies légèrement excédentaires, mais inégalement réparties

Concernant les précipitations, l’INM anticipe des cumuls légèrement supérieurs aux moyennes climatiques de référence sur la période août-septembre-octobre.

L’Institut appelle toutefois à la prudence dans l’interprétation de ces données. Les pluies automnales restent, par nature, très variables dans le temps et dans l’espace. Certaines régions pourraient ainsi enregistrer des épisodes pluvieux importants, tandis que d’autres connaîtront des cumuls plus modestes.

Une période de transition entre l’été et l’automne

En se basant sur les normales climatiques de la période 1991-2020, l’INM rappelle que le trimestre août-septembre-octobre correspond à une phase de transition entre la saison estivale et l’automne.

Lire aussi : Canicule : Les premières pluies font leur retour dans plusieurs régions de Tunisie

Cette période est généralement caractérisée par une baisse progressive des températures après les fortes chaleurs estivales et par la reprise graduelle des pluies, notamment à partir du mois de septembre. Les précipitations se concentrent habituellement dans les régions du Nord et du Centre, tandis que le Sud reçoit des quantités nettement plus faibles.

Les températures moyennes de référence s’établissent entre 21 et 26 °C dans le Nord et le Centre, contre 26 à 29 °C dans le Sud.

Du côté des précipitations, les moyennes saisonnières varient de :

  • 100 à 211 mm dans le Nord ;
  • 77 à 135 mm dans le Centre ;
  • 22 à 65 mm dans le Sud.

Des tendances climatiques, pas des prévisions d’événements extrêmes

L’INM précise enfin que les prévisions saisonnières permettent uniquement d’identifier les grandes tendances climatiques pour les mois à venir. Elles ne permettent pas de prévoir avec précision les épisodes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les orages violents ou les pluies torrentielles, qui relèvent des prévisions météorologiques à court et moyen terme.

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Empfangen — 29. Juli 2026 Französischsprachig

Entreprises publiques : Le gouvernement veut mettre fin au « fardeau » sur les finances de l’État

29. Juli 2026 um 13:38

Le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer la réforme des entreprises publiques. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a réaffirmé que l’amélioration de la gouvernance de ces établissements constitue une priorité, estimant que la majorité d’entre eux représentent aujourd’hui une lourde charge pour les finances publiques.

Selon le ministre, la plupart des entreprises publiques ne génèrent pas de bénéfices suffisants pour assurer leur autonomie financière et dépendent régulièrement de l’État pour financer leurs engagements et garantir la continuité de leurs activités.

Des entreprises publiques sous pression financière

Les difficultés des entreprises publiques constituent l’un des principaux défis des finances publiques tunisiennes. Plusieurs établissements stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie, du transport, de l’eau ou encore des phosphates, enregistrent depuis plusieurs années des déficits importants, nécessitant des interventions répétées de l’État sous forme de subventions, de garanties ou de recapitalisations.

Lire aussi : L’UGTT rejette toute privatisation de cette entreprise publique

Cette situation pèse directement sur le budget de l’État et limite les marges de manœuvre pour financer d’autres investissements publics.

Dans ce contexte, le gouvernement mise sur une amélioration de la gouvernance, de la performance et de la gestion des entreprises publiques afin de réduire progressivement leur dépendance aux financements publics.

La maîtrise de la dette reste une priorité

Le ministre a également insisté sur la nécessité de contenir l’endettement public. Il a affirmé que l’exécutif demeure déterminé à éviter toute hausse significative du niveau de la dette tout en préservant des indicateurs jugés soutenables afin d’assurer la continuité du financement public.

Intervenant la veille devant les députés de l’Assemblée des représentants du peuple, Samir Abdelhafidh avait indiqué que le taux d’endettement de la Tunisie se situe actuellement entre 81 % et 82 % du produit intérieur brut (PIB), estimant que ce niveau est resté relativement stable au cours des dernières années.

Les données publiées par le ministère des Finances confirment cette tendance. L’encours de la dette publique représentait 82,1 % du PIB à la fin de l’année 2025, contre 84,9 % en 2024 et 84,6 % en 2023, tandis que le déficit budgétaire a été ramené à 5,4 % du PIB en 2025, contre 6,7 % un an auparavant.

Des réformes au cœur de la stratégie économique

Les déclarations du ministre interviennent alors que le gouvernement multiplie les annonces en faveur de la restructuration du secteur public. Ces derniers jours, l’exécutif a notamment évoqué la possibilité de rapprocher certaines entreprises stratégiques, à l’image du Groupe chimique tunisien (GCT) et de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), dans le cadre d’une réforme visant à améliorer leur efficacité opérationnelle.

Lire aussi : Moody’s confirme la note de la Tunisie tout en pointant une dette et des finances publiques sous pression

La réforme de la gouvernance des entreprises publiques est considérée comme un levier essentiel pour assainir les finances de l’État, renforcer la compétitivité de ces établissements et réduire les risques pesant sur les équilibres budgétaires, dans un contexte où le budget de l’État prévu pour 2026 atteint 79,6 milliards de dinars.

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TotalEnergies Marketing Tunisie renouvelle son partenariat avec le Festival international de Carthage 2026

29. Juli 2026 um 13:09

À l’occasion de la 60e édition du Festival international de Carthage, organisée du 16 juillet au 19 août 2026, TotalEnergies Marketing Tunisie annonce le renouvellement de son partenariat historique avec l’un des plus grands rendez-vous culturels du pays.

Un engagement renouvelé en faveur de la culture

Dans un communiqué, l’entreprise souligne que cette collaboration traduit sa volonté de poursuivre son engagement en faveur de la promotion de la culture et du soutien aux événements qui participent au rayonnement du patrimoine artistique tunisien.

Pendant toute la durée du festival, TotalEnergies Marketing Tunisie accueillera les visiteurs sur son stand installé au sein de l’événement. Les festivaliers pourront y participer à différentes animations et repartir avec de nombreux cadeaux.

Lire aussi : TotalEnergies Marketing Tunisie et le Groupe TTS renforcent leur partenariat stratégique

L’entreprise estime que ce partenariat s’inscrit dans sa démarche d’accompagnement des grandes manifestations nationales qui rassemblent les Tunisiens autour des valeurs de partage, de convivialité et de culture.

Une présence économique importante en Tunisie

Filiale du groupe TotalEnergies, TotalEnergies Marketing Tunisie emploie près de 300 collaborateurs et génère plus de 4 000 emplois indirects. L’entreprise dispose de huit sites industriels, d’un réseau d’environ 160 stations-service et de 50 centres QUARTZ dédiés aux services automobiles. Elle indique avoir investi près de 100 millions de dinars au cours des trois dernières années.

Un acteur mondial des services énergétiques

À l’échelle internationale, la branche Marketing & Services de TotalEnergies est présente dans plus de 100 pays. Elle propose une gamme de produits et de services destinés aux particuliers et aux professionnels, couvrant notamment les carburants, les biocarburants, les lubrifiants, les solutions de recharge pour véhicules électriques, le gaz naturel liquéfié pour le transport maritime, le GPL ainsi que les carburants destinés à l’aviation. Chaque jour, plus de six millions de clients fréquentent les quelque 13 000 stations-service du groupe à travers le monde.

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La FIFA sous le feu des critiques : Le projet d’Infantino provoque une fronde mondiale

29. Juli 2026 um 12:33

La FIFA fait face à l’une des plus importantes vagues de contestation de ces dernières années. En cause : un projet de création d’une nouvelle société commerciale, baptisée « FIFA Forward Enterprise », qui ouvrirait jusqu’à 20 % de son capital à des investisseurs privés. Une initiative portée par le président Gianni Infantino et qui suscite une vive opposition au sein du football mondial.

Selon les informations dévoilées ces derniers jours, cette nouvelle entité regrouperait les droits commerciaux des principales compétitions de la FIFA, notamment les Coupes du monde masculine et féminine ainsi que la Coupe du monde des clubs. L’opération valoriserait la société à environ 20 milliards de dollars et permettrait de lever plus de 4 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.

L’UEFA monte au créneau

La réaction la plus virulente est venue de l’UEFA, qui accuse la FIFA d’avoir élaboré ce projet sans consultation préalable des autres acteurs du football.

L’instance européenne dénonce un manque de transparence et estime que cette opération risque de transformer le football en simple actif financier. Plusieurs dirigeants européens parlent même d’une « vente de l’âme du football », estimant que les intérêts des investisseurs pourraient finir par peser sur les décisions sportives.

La fronde dépasse l’Europe

La contestation ne se limite plus à l’Europe. La CONCACAF, qui regroupe les fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a exprimé à son tour sa profonde inquiétude, tout comme la Confédération asiatique (AFC) et la Fédération anglaise (FA).

Toutes reprochent à la FIFA d’avoir présenté un projet d’une telle ampleur sans véritable concertation avec les confédérations et les fédérations nationales. Elles réclament davantage de transparence avant toute décision.

Bruxelles s’en mêle

La polémique a également gagné les institutions européennes. Le commissaire européen chargé des Sports, Glenn Micallef, a annoncé que la Commission européenne examinerait le projet, mettant en garde contre les risques de conflits d’intérêts, de surcommercialisation du football et de gouvernance insuffisamment transparente.

Lire aussi : Carton rouge de Balogun : La décision de la FIFA après l’intervention de Trump déclenche une tempête

Infantino défend son projet

De son côté, Gianni Infantino affirme que cette réforme permettra de générer des ressources inédites au profit du développement du football mondial.

Selon la FIFA, les fédérations membres pourraient recevoir jusqu’à 20 millions de dollars chacune grâce à cette nouvelle structure, en plus d’un renforcement des programmes de financement dans les prochaines années. L’organisation assure également que les investisseurs n’auraient aucun pouvoir sur les décisions sportives ou réglementaires, qui resteraient exclusivement entre les mains de la FIFA.

Une bataille de pouvoir en toile de fond

Au-delà de l’aspect financier, cette controverse ravive les tensions historiques entre la FIFA et l’UEFA. De nombreux observateurs estiment que Gianni Infantino cherche à renforcer le poids économique de la FIFA face à une Europe qui concentre toujours l’essentiel des revenus du football mondial.

Le projet devra encore être approuvé par les associations membres de la FIFA. Mais avant même ce vote, il a déjà provoqué une fracture inédite entre Zurich et plusieurs des principales instances dirigeantes du football international

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Chotrana I : Un prêt espagnol de 25 millions d’euros pour moderniser la plus grande station d’épuration de Tunisie

29. Juli 2026 um 11:23

Le gouvernement espagnol a approuvé l’octroi d’un crédit de 25 millions d’euros destiné à financer la réhabilitation de la station d’épuration de Chotrana I, considérée comme la plus importante du pays. Le projet sera réalisé au profit de l’Office national de l’assainissement (ONAS) et devrait bénéficier directement à près de 900 000 habitants du Grand Tunis.

Cette opération vise à « réhabiliter et moderniser » les équipements existants afin d’améliorer les capacités de traitement des eaux usées, renforcer la qualité des rejets et adapter l’infrastructure aux besoins croissants de la capitale. La station de Choutrana constitue un maillon stratégique du système d’assainissement du Grand Tunis, confronté à une pression démographique et environnementale importante, rapporte Europe Presse.

Une nouvelle étape dans la coopération tuniso-espagnole

Le financement espagnol s’inscrit dans une coopération ancienne entre Tunis et Madrid dans plusieurs secteurs liés aux infrastructures, à l’environnement et au développement durable. L’Espagne intervient notamment à travers ses mécanismes de coopération financière et son soutien aux projets favorisant la transition écologique dans les pays partenaires.

Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, cette coopération rejoint les priorités tunisiennes liées à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par la raréfaction de l’eau, les effets du changement climatique et la nécessité de mieux valoriser les eaux traitées.

La réhabilitation de Choutrana intervient également alors que la Tunisie cherche à renforcer son réseau d’assainissement à travers plusieurs projets avec des bailleurs internationaux, notamment la modernisation des stations existantes et l’amélioration du traitement tertiaire permettant la réutilisation des eaux usées traitées.

Le Japon, un partenaire historique dans l’eau et l’assainissement

Au-delà du financement espagnol, la modernisation du secteur de l’eau en Tunisie bénéficie depuis plusieurs années d’un accompagnement japonais. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) intervient dans plusieurs projets liés aux ressources hydriques, au dessalement et au traitement des eaux usées.

Lire aussi : Eaux usées : Convention de financement d’une valeur de 276 MD entre la Tunisie et la BAD

Parmi les projets récents figure la construction d’une station d’épuration avancée à Gabès, financée dans le cadre d’une coopération japonaise. Cette infrastructure doit permettre le traitement avancé des eaux usées et leur valorisation pour des usages industriels, contribuant ainsi à préserver les ressources hydriques dans une région confrontée au stress hydrique.

Le Japon a également accompagné la Tunisie dans plusieurs grands projets hydrauliques, notamment la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que des programmes liés à l’amélioration de l’environnement urbain et des réseaux d’assainissement.

Un enjeu stratégique face au stress hydrique

La réhabilitation de Choutrana dépasse ainsi le simple cadre d’une mise à niveau technique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser la gestion de l’eau en Tunisie, à réduire les impacts environnementaux des rejets urbains et à développer la réutilisation des eaux traitées.

Avec la multiplication des épisodes de sécheresse et la baisse des ressources conventionnelles, les stations d’épuration deviennent des infrastructures stratégiques capables de transformer les eaux usées en ressources exploitables pour l’agriculture, l’industrie ou certains usages urbains.

Le projet de Choutrana illustre également l’importance croissante des partenariats internationaux dans le financement des infrastructures environnementales tunisiennes, avec une implication croissante de l’Europe et de l’Asie dans les secteurs liés à l’eau et à la résilience climatique.

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Coupure d’électricité à la Rabta : Le Centre de maternité nie tout impact sur les nouveau-nés

29. Juli 2026 um 11:06

Le Centre de maternité et de médecine néonatale de Tunis a démenti, mercredi, toute conséquence sanitaire liée à la coupure d’électricité enregistrée le samedi 25 juillet au sein de l’établissement, assurant que la prise en charge des nouveau-nés s’est poursuivie normalement grâce aux dispositifs de secours et à l’intervention rapide des équipes techniques.

Dans un communiqué, l’établissement situé à La Rabta a précisé que la coupure sur le réseau public est survenue à 7h du matin, tout en rejetant les informations faisant état de coupures répétées durant les jours précédents ou suivants.

Un problème au niveau du tableau électrique

Selon le centre, le groupe électrogène de l’établissement s’est déclenché automatiquement dès l’interruption de l’alimentation électrique. Toutefois, un problème au niveau du tableau électrique alimentant le service de médecine néonatale a nécessité une intervention technique urgente menée par les équipes du centre en coordination avec la société chargée de la maintenance.

Le rétablissement de l’alimentation électrique du service concerné a été effectué à 7h40, avant le retour du courant du réseau public à 8h10, précise le communiqué.

Lire aussi : Électricité : Le gouvernement étudie une feuille de route pour renforcer la stabilité du réseau l’été prochain

Le centre affirme également que les équipements médicaux indispensables ont continué à fonctionner durant toute la période de coupure grâce à leurs systèmes d’alimentation de secours, garantissant ainsi la continuité des soins pour les nouveau-nés, sans enregistrer de complication médicale ou d’interruption de prise en charge.

Démenti concernant l’appel à des médecins supplémentaires

L’établissement a par ailleurs démenti les informations évoquant le recours à des médecins supplémentaires ou à des résidents en médecine pour assurer une réanimation manuelle des nouveau-nés, estimant que ces affirmations « n’ont aucun fondement ».

Cette mise au point intervient après une publication du président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhaker, qui avait évoqué une situation d’urgence au service de réanimation néonatale de l’hôpital Wassila Bourguiba à La Rabta, à la suite d’une coupure électrique.

Selon cette publication, des médecins auraient été appelés en renfort pour assurer la ventilation des nourrissons, tandis qu’une mobilisation aurait été engagée pour sécuriser la situation, avec notamment des contacts avec d’autres services de néonatologie en vue d’un éventuel transfert de patients.

Wajih Dhaker avait toutefois précisé qu’aucun décès n’avait été enregistré à la suite de cet incident.

Se référer aux sources officielles

Le Centre de maternité et de médecine néonatale a appelé, de son côté, à se référer aux sources officielles pour obtenir les informations relatives au fonctionnement de l’établissement, mettant en garde contre la diffusion de données inexactes susceptibles de provoquer une inquiétude injustifiée auprès des familles.

L’établissement a également indiqué qu’il se réserve le droit d’engager les démarches légales nécessaires pour protéger son image ainsi que celle des patients face à toute information jugée trompeuse.

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Bourse de Tunis : Nouveau coup d’arrêt ce mercredi matin après une chute brutale du TUNINDEX

29. Juli 2026 um 09:54

Mise à jour – 29 juillet à 13h35 :
Après ce nouveau décrochage à l’ouverture, la tendance s’est finalement totalement inversée au cours de la séance. Le TUNINDEX a clôturé en hausse de 1,31 %, à 19.999,20 points, porté notamment par le rebond des valeurs bancaires. Lire notre article : Bourse de Tunis : Après le décrochage du matin, le TUNINDEX clôture en hausse

https://www.webdo.tn/fr/actualite/national/bourse-de-tunis-apres-le-decrochage-du-matin-le-tunindex-cloture-en-hausse/401843/

La Bourse de Tunis a de nouveau suspendu ses cotations ce mercredi matin pendant une heure, après une chute brutale du TUNINDEX dès l’ouverture de la séance. Pour la deuxième journée consécutive, le mécanisme automatique de protection du marché a été déclenché face à une forte pression vendeuse.

Selon les informations publiées par le site spécialisé Ilboursa, l’indice phare de la place tunisienne a reculé de 3,16 % dans les premiers échanges mercredi, provoquant l’arrêt temporaire des transactions. Cette situation intervient après une première suspension enregistrée mardi, lorsque le TUNINDEX avait perdu 3,47 % en cours de séance.

Cette succession d’interruptions illustre la nervosité grandissante des investisseurs et un mouvement de ventes important sur le marché actions tunisien.

Le décret n°2026-148 au cœur des inquiétudes

Parmi les facteurs évoqués pour expliquer cette correction figure le décret n°2026-148, publié au Journal officiel le 24 juillet 2026. Ce texte impose aux banques tunisiennes de consacrer chaque année au moins 8 % de leurs bénéfices nets au financement de crédits d’honneur accordés sans intérêts et sans garanties.

Cette nouvelle obligation a modifié les anticipations des investisseurs, particulièrement concernant les valeurs bancaires, qui représentent une part importante de la capitalisation de la Bourse de Tunis.

Lire aussi : Une suspension rare, que s’est-il passé à la Bourse de Tunis ?

Les opérateurs craignent que cette mesure réduise la capacité des banques à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, en diminuant une partie des bénéfices susceptibles d’être redistribués. Ils redoutent également une augmentation du risque financier pour les établissements concernés, notamment en cas de difficultés de remboursement des crédits accordés.

Une éventuelle hausse des besoins en provisions pourrait, selon les investisseurs, peser davantage sur la rentabilité future des banques et influencer leur valorisation en Bourse.

La règle des 8 % : un signal réglementaire qui change les perspectives

Le décret des 8 % intervient dans un contexte où le secteur bancaire occupe une place centrale dans la dynamique du marché tunisien. Les valeurs bancaires ayant largement contribué aux performances récentes de la Bourse, toute évolution susceptible d’affecter leurs résultats est immédiatement suivie par les investisseurs.

La réaction du marché traduit ainsi moins une conséquence immédiate de l’application du décret qu’une révision des anticipations concernant les bénéfices futurs des banques et leur capacité à maintenir leurs performances.

Une correction sous surveillance

Après ces deux séances marquées par des suspensions exceptionnelles, les acteurs du marché restent attentifs à l’évolution du TUNINDEX et au comportement des principales valeurs cotées.

La question centrale pour les investisseurs est désormais de déterminer si cette baisse correspond à une correction temporaire après une période de hausse importante ou si elle traduit une inquiétude plus durable liée aux nouvelles contraintes pesant sur certains secteurs, notamment bancaire.

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Incendies en Tunisie : 12 000 hectares de forêts ravagés depuis le début de l’été

29. Juli 2026 um 09:04

Les incendies enregistrés durant cette saison estivale ont causé d’importants dégâts dans les massifs forestiers tunisiens, avec près de 12 000 hectares de forêts détruits, selon les données communiquées par la Direction générale des forêts.

Le sous-directeur de la protection des forêts à la Direction générale des forêts, Arbi Rebai, a indiqué que les services concernés ont enregistré environ 1 000 interventions pour lutter contre les incendies, dont une centaine durant les quinze derniers jours.

Invité sur les ondes de la Radio nationale, le responsable a précisé que jusqu’au 10 juillet, près de 900 incendies avaient été recensés. La majorité de ces départs de feu ont concerné des cultures céréalières et n’ont pas entraîné de pertes importantes en termes de superficies forestières.

Une aggravation après le 10 juillet

Selon Rebai, la situation s’est toutefois fortement dégradée après le 10 juillet, avec des incendies ayant touché plusieurs zones forestières et provoqué la destruction de près de 12 000 hectares de couvert forestier.

Le responsable a insisté sur la nécessité de mieux organiser l’aménagement des espaces agricoles situés à proximité ou à l’intérieur des zones forestières. Il a notamment alerté sur la présence de certaines exploitations agricoles implantées dans des périmètres forestiers, une configuration qui facilite la propagation rapide des flammes.

Lire aussi : Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

La séparation entre les terres agricoles et les forêts constitue, selon lui, un élément essentiel dans la prévention des incendies, particulièrement durant les périodes de forte chaleur et de sécheresse.

Des risques accrus en période estivale

Chaque été, les forêts tunisiennes sont confrontées à une hausse du risque d’incendies en raison des températures élevées, de la sécheresse et des vents favorisant la propagation des flammes. Les autorités forestières rappellent régulièrement l’importance de la vigilance, notamment dans les zones rurales et agricoles.

Les incendies représentent un enjeu majeur pour les écosystèmes forestiers du pays, qui jouent un rôle important dans la protection des sols, la biodiversité et l’équilibre environnemental. La réduction des départs de feu et l’amélioration de la prévention restent ainsi au cœur des mesures de protection annoncées par les services spécialisés.

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Coupures d’électricité : L’UTAP hausse le ton contre la STEG après les pertes agricoles

29. Juli 2026 um 07:48

Les coupures répétées d’électricité et d’eau qui ont accompagné la vague de chaleur estivale provoquent une nouvelle tension entre les professionnels du secteur agricole et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a directement mis en cause l’opérateur public, estimant que les interruptions prolongées de l’approvisionnement énergétique ont causé des pertes matérielles importantes aux agriculteurs.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son bureau exécutif élargi, présidé par Moez Ben Zaghdane, l’organisation agricole a affirmé que les délestages intervenus durant les périodes de fortes températures ont entraîné la détérioration de grandes quantités de produits agricoles, notamment des légumes, des fruits, des volailles ainsi que des produits de la pêche.

Un préjudice économique pour les exploitants

Pour l’UTAP, ces pertes ne constituent pas uniquement un préjudice économique pour les exploitants concernés, mais pourraient également avoir des conséquences sur l’approvisionnement régulier du marché en produits alimentaires dans les prochaines semaines.

Face à cette situation, l’organisation appelle le gouvernement à intervenir rapidement afin d’évaluer les dégâts et de mettre en place des mécanismes de réparation au profit des agriculteurs touchés. Une demande qui place la question de la responsabilité des coupures électriques au centre du débat, alors que la Tunisie connaît une forte pression sur son système énergétique durant la période estivale.

Hausse exceptionnelle de la demande en électricité

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle de la demande en électricité, liée notamment aux températures élevées qui poussent les ménages et les entreprises à intensifier l’utilisation des équipements de refroidissement. Les perturbations du réseau électrique ont affecté plusieurs secteurs économiques, mais l’agriculture figure parmi les activités les plus vulnérables en raison de sa dépendance aux systèmes d’irrigation, de conservation et d’élevage.

Au-delà de la crise énergétique, l’UTAP a également demandé l’ouverture d’une évaluation technique et scientifique approfondie de la campagne céréalière 2025-2026 afin d’identifier les causes de la baisse des rendements et de la faiblesse de la production, malgré des précipitations jugées importantes.

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L’organisation agricole appelle par ailleurs à anticiper la prochaine saison des semis 2026-2027, en assurant à temps la disponibilité des intrants agricoles afin de limiter le recours aux importations et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.

Renforcer leur coordination avec la Pharmacie centrale

Sur le volet sanitaire, l’UTAP a enfin exhorté les services vétérinaires à renforcer leur coordination avec la Pharmacie centrale pour garantir l’approvisionnement en vaccins et médicaments nécessaires à la protection du cheptel contre les maladies.

La montée au créneau de l’UTAP intervient alors que la gestion de la crise électrique fait l’objet de critiques croissantes de la part de plusieurs secteurs économiques, qui réclament davantage de solutions structurelles pour réduire l’impact des coupures sur l’activité nationale.

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