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Pétrole : les risques géopolitiques propulsent le Brent au-delà de 106 dollars

13. Oktober 2026 um 09:51

Les cours du pétrole ont progressé d’environ 2 % lundi 12 octobre, portés par l’aggravation des risques géopolitiques au Moyen-Orient et les craintes de perturbations des approvisionnements énergétiques. Le Brent a gagné 1,84 %, à 106,65 dollars le baril; tandis que le WTI a avancé de 2,06 %, à 93,74 dollars.

L’escalade des tensions régionales, marquée notamment par une attaque attribuée aux Houthis contre l’aéroport international de Riyad et par de nouveaux incidents impliquant des navires dans le Golfe a soutenu les prix. Les opérateurs redoutent une aggravation des perturbations du trafic maritime, en particulier dans le détroit d’Ormuz. Les autorités britanniques chargées de la sécurité maritime ont signalé lundi une attaque de drone contre un pétrolier près de Sohar, à Oman, ainsi que des dégâts sur un autre navire après l’impact d’un projectile non identifié dans le détroit d’Ormuz. Ces incidents renforcent les inquiétudes concernant la sécurité des routes d’approvisionnement.

Les cours ont progressé malgré l’annonce par Donald Trump de livraisons de plus de 300 000 tonnes de diesel, suivie de volumes supplémentaires en novembre et au-delà. Il a également fait état d’une possible trêve énergétique entre Moscou et Kiev, destinée à suspendre les attaques contre les infrastructures énergétiques. Volodymyr Zelensky a toutefois indiqué attendre des précisions sur ses modalités. Tandis qu’aucune confirmation russe n’était disponible au moment de la publication. L’incertitude entourant ces annonces limite leur capacité à apaiser les marchés, toujours attentifs aux risques pesant sur l’offre et le transport du pétrole brut.

Dans ce contexte, Goldman Sachs a relevé de 85 à 90 dollars le baril sa prévision du prix du Brent pour décembre 2026. La banque estime que les ajustements de l’offre pourraient, à terme, peser sur les cours. Mais elle souligne que les risques d’une nouvelle escalade géopolitique restent élevés. Ses analystes évaluent à un peu plus de 20 dollars par baril de pétrole la prime de risque géopolitique intégrée aux prix. La trajectoire du marché dépendra notamment de la sécurité des routes maritimes, de la continuité des exportations et de la concrétisation des annonces sur les approvisionnements.

La hausse des cours illustre ainsi la sensibilité persistante du marché pétrolier aux tensions géopolitiques : les perspectives d’approvisionnement supplémentaire restent éclipsées par les menaces pesant sur les infrastructures et les voies d’acheminement.

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Une guerre nucléaire entre la Russie et l’Otan est-elle inéluctable ?

13. Oktober 2026 um 07:30

Un document envoyé à l’Otan par la Russie, examiné par Reuters, indiquait explicitement que Moscou était prêt à recourir à la guerre nucléaire contre l’Otan si l’Alliance Atlantique tentait d’isoler l’enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie, deux États membres de l’Otan.

Habib Glenza, àLödz, Pologne.

Kaliningrad, ville connue jusqu’en 1946 sous le nom de Königsberg en allemand, est une ville importante de l’oblast de Kaliningrad, une enclave russe située entre la Pologne, la Lituanie et la mer Baltique. Située à environ 663 kilomètres à l’ouest du territoire principal de la Russie, Kaliningrad est la deuxième plus grande ville du district fédéral du nord-ouest de la Russie, après Saint-Pétersbourg, la troisième de la région baltique et la septième de la mer Baltique. Sa population s’élevait à 490 449 habitants en 2021. 

Königsberg était, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la grande ville la plus orientale d’Allemagne. Elle a été lourdement endommagée par les bombardements alliés en 1944 lors de la bataille de Königsberg en 1945 ; elle fut ensuite annexée par l’Union soviétique le 9 avril 1945 : les accords de Potsdam de 1945 la placèrent sous l’administration de Moscou. La ville a été rebaptisée Kaliningrad en 1946 en l’honneur du dirigeant bolchévique russe Mikhaïl Kalinine.

Depuis la dissolution de l’Union soviétique, elle est gouvernée comme le centre administratif de l’oblast de Kaliningrad, le plus occidental de la Russie que, depuis la chute de l’URSS, la Pologne et l’Allemagne cherchent à récupérer.

Un port russe stratégique sur la mer Baltique

Ville portuaire baltique, elle s’appelait Królewiec et appartenait au royaume de Pologne entre 1454 à 1425. Sous le nom de Königsberg, elle devint successivement capitale de l’Ordre Teutonique, du duché de Prusse (1525-1701) et de la Prusse orientale. Elle resta la ville du couronnement de la monarchie prussienne, même si la capitale fut transférée à Berlin en 1701. 

On comprend que cette ville, désormais appelée Kaliningrad, soit aujourd’hui au centre des tensions entre la Russie et l’Otan, qui n’ont cessé de croître depuis le début du conflit russo-ukrainien en février 2022. Un document récent a révélé que la situation pourrait être bien pire qu’il n’y paraît.

Ce document examiné par Reuters, envoyé à l’Otan par la Russie, indiquait explicitement que Moscou était prêt à recourir à la guerre nucléaire contre l’alliance si l’Otan tentait d’isoler l’enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie, deux États membres de l’Otan.

Mark Rutte et Vladimir Poutine jouent à se faire peur.

Le document en question accusait l’Otan de mener une «politique dangereuse et irresponsable» ayant engendré un «risque élevé de déclenchement d’un conflit armé direct». Il avertissait également que la Russie frapperait l’Otan en cas de conflit de ce type.

Selon Reuters, le document affirmait : «La Russie frapperait d’emblée les centres de décision des États membres de l’alliance», ce qui signifie vraisemblablement que la Russie est prête à faire la guerre pour Kaliningrad.

Si un conflit éclatait entre la Russie et l’Otan, Moscou serait prêt à frapper l’Alliance avec toutes les armes de son arsenal. Cela inclut les armes nucléaires, selon un document russe secret. 

Reuters a rapporté que cet avertissement souligne les inquiétudes croissantes en Russie quant à la menace que représente l’Otan pour Kaliningrad. Cependant, le plus haut responsable de l’Alliance ne s’est pas laissé intimider par cette menace russe.

Réponse de l’Otan aux menaces russes

Lors du sommet Défense et Espace d’Euronews à Bruxelles le 30 septembre drnier, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a été interrogé sur la lettre de la Russie et sur la réalité de la menace d’utiliser des armes nucléaires pour défendre Kaliningrad. Il a répondu que, selon lui, cette menace était infondée.

«Poutine sait qu’il ne pourra jamais gagner contre l’Otan, donc je ne prends pas cela très au sérieux, mais bien sûr nous devons répondre et lui faire comprendre que l’Otan est une alliance défensive et qu’il faut arrêter la guerre en Ukraine et mettre fin aux menaces nucléaires, car cela n’est pas utile», a poursuivi Rutte, selon la transcription de ses propos par l’Otan. «L’Otan est bien plus forte que la Russie, il est donc impossible que celle-ci puisse nous vaincre», a poursuivi le secrétaire général de l’Otan.

Cependant, Poutine n’a pas tenu compte de cet avertissement. Le 1er octobre, le président russe a de nouveau mis en garde publiquement l’Occident sur les limites que la Russie était prête à franchir pour défendre Kaliningrad, déclarant devant un auditoire du Club Valdaï à Moscou que la Russie était prête à utiliser toutes les armes de son arsenal.

«Les exercices en mer Baltique se sont enchaînés ainsi que les tentatives d’arraisonnement de nos navires. Tout cela constitue une escalade. Et puis nous avons commencé à entendre des déclarations concernant la région de Kaliningrad», a déclaré Poutine à propos de la situation, selon CNN.

«Si une attaque directe devait avoir lieu contre la Fédération de Russie, en l’occurrence Kaliningrad et éventuellement d’autres territoires, la question de l’utilisation de toutes les armes de notre arsenal serait inévitablement et systématiquement abordée. C’est inévitable», a ajouté Poutine.

La guerre est-elle imminente ? Il est encore difficile de savoir si la situation dans la région baltique continuera de se détériorer, mais il est clair que les tensions entre la Russie et l’Otan semblent atteindre un nouveau point de rupture, et cette situation pourrait éventuellement mener à un conflit. Si les deux parties ne cessent pas de bomber le torse et de jouer à se faire peur mutuellement.

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