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Crédit d’honneur : Plusieurs banques ne sont pas concernées par le dispositif

02. Oktober 2026 um 19:09

Plusieurs banques ne participent pas au dispositif du crédit d’honneur lancé le 1er octobre 2026. Sur les 22 banques universelles recensées par le Conseil bancaire et financier, BTE, TSB, QNB Tunisia et BFPME ont directement indiqué qu’elles ne sont pas concernées par le mécanisme.

D’autres établissements pourraient également rester en dehors du dispositif. L’ATB est notamment citée par des spécialistes du secteur en raison de son résultat déficitaire en 2025, tandis que le cas de Citibank, également mentionnée parmi les non-participants, répondrait à un autre motif puisqu’elle a enregistré un bénéfice en 2025.

Quatre banques ont communiqué directement

La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) a indiqué qu’elle ne fait pas partie des établissements concernés par le dispositif du crédit d’honneur.

La Tunisian Saudi Bank (TSB) a également annoncé qu’elle n’est pas concernée par l’application des dispositions prévues par le décret n°148 de 2026.

QNB Tunisia a publié une communication similaire à destination de sa clientèle.

La Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a, elle aussi, indiqué officiellement qu’elle n’est actuellement pas concernée.

Pour ces quatre établissements, la non-participation est donc directement confirmée par les banques elles-mêmes.

Pourquoi certaines banques ne disposent-elles pas d’enveloppe ?

Le crédit d’honneur repose notamment sur l’article 412 ter du Code de commerce et le décret n°148 du 23 juillet 2026.

Le mécanisme prévoit l’affectation au financement sur l’honneur d’un montant correspondant à au moins 8 % du résultat de l’exercice précédent.

Les résultats financiers de 2025 jouent donc un rôle déterminant pour l’enveloppe disponible en 2026.

La circulaire n°2026-08 de la Banque centrale impose par ailleurs aux établissements concernés de recevoir les demandes exclusivement à travers une plateforme électronique dédiée depuis le 1er octobre.

L’ATB également donnée hors dispositif

L’Arab Tunisian Bank n’a pas publié de communication similaire retrouvée sur son site.

Ses états financiers 2025 publiés par le Conseil du marché financier font toutefois apparaître une perte nette de 30,918 millions de dinars.

L’expert-comptable et spécialiste du secteur bancaire Sofiane Lourimi classe ainsi l’ATB parmi les établissements ne disposant pas d’une enveloppe issue des bénéfices 2025.

Son cas est donc cohérent avec le mécanisme de financement prévu par les textes, même en l’absence d’un avis directement publié par la banque.

Citibank : une autre raison à déterminer

Citibank est également citée parmi les établissements qui ne participeraient pas au dispositif.

Son cas ne peut cependant pas être expliqué par une absence de bénéfice. Ses états financiers 2025 font apparaître un résultat net positif de 19,413 millions de dinars.

Si Citibank ne participe effectivement pas au mécanisme, la raison est donc différente de celle avancée pour les banques déficitaires.

Aucune communication officielle retrouvée de Citibank ne permet de préciser ce motif.

La situation doit donc être distinguée de celle de BTE, TSB, QNB Tunisia et BFPME, dont la non-participation est directement confirmée.

Le Conseil bancaire et financier recense actuellement 22 banques universelles en Tunisie. Le nombre définitif d’établissements participant au crédit d’honneur devra donc être apprécié à partir des plateformes effectivement ouvertes et des communications officielles des banques.

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Bons du Trésor : 37,23 milliards de dinars en circulation, quel impact pour les Tunisiens ?

02. Oktober 2026 um 18:46

L’encours des Bons du Trésor s’établissait à 37,23 milliards de dinars au 1er octobre 2026, selon les dernières données quotidiennes de la Banque centrale de Tunisie. Il progresse de 5,69 milliards de dinars sur un an, soit 18,1 %.

Derrière ce montant se pose une question concrète : lorsque l’État mobilise davantage de ressources sur le marché intérieur, quelles peuvent être les conséquences sur le financement des entreprises, le crédit aux ménages et les finances publiques ?

Plus de 35 milliards de dinars en BTA

Au 1er octobre, l’encours des Bons du Trésor assimilables (BTA), titres de moyen et long terme émis par l’État, atteignait 35,539 milliards de dinars, contre 28,510 milliards un an auparavant.

Il a ainsi augmenté de 7,029 milliards de dinars en douze mois, soit 24,7 %.

Le mouvement est inverse pour les Bons du Trésor à court terme. Leur encours est revenu de 3,026 milliards de dinars à 1,691 milliard, soit une baisse de 44,1 %.

Les BTA représentent désormais environ 95,5 % de l’ensemble des Bons du Trésor en circulation.

Un impact indirect via le crédit bancaire

Les Bons du Trésor permettent à l’État d’emprunter des dinars sur le marché intérieur pour couvrir ses besoins de financement et refinancer une partie de sa dette arrivant à échéance.

Pour un particulier, leur augmentation ne provoque donc pas directement une hausse des prix ou une modification de son compte bancaire. L’effet peut en revanche passer par le système financier.

Les banques peuvent souscrire et détenir des Bons du Trésor dans leurs portefeuilles. Lorsque davantage de ressources financières sont orientées vers le financement de l’État, elles peuvent entrer en concurrence avec celles destinées aux entreprises et aux particuliers. Ce mécanisme est généralement désigné comme un risque d’« effet d’éviction ».

Pour une PME qui souhaite acheter une machine, un commerçant qui veut développer son activité ou un ménage qui sollicite un crédit immobilier, l’enjeu porte sur la quantité de financement disponible et son coût.

Cela ne signifie pas qu’une hausse des Bons du Trésor entraîne automatiquement une baisse des crédits. L’enjeu est plutôt de savoir quelle part des ressources disponibles finance l’État et quelle part est dirigée vers l’investissement des entreprises et les besoins des ménages.

19 milliards de dinars d’emprunts intérieurs prévus en 2026

La loi de finances 2026 prévoit 19,056 milliards de dinars d’emprunts intérieurs.

Selon le ministère des Finances, ces ressources sont ventilées entre 4,84 milliards de dinars de BTA, 2,5 milliards de Bons du Trésor à court terme et 11,716 milliards d’autres emprunts intérieurs.

Les Bons du Trésor constituent donc une composante du financement intérieur de l’État, et non sa totalité.

Ces montants correspondent aux ressources d’emprunt prévues pour l’exercice 2026. Ils ne sont pas directement comparables à la hausse de 7,029 milliards de dinars de l’encours des BTA sur douze mois, qui mesure la différence entre deux stocks à deux dates distinctes.

Les Bons du Trésor doivent également être remboursés à leur échéance et donnent lieu au paiement d’intérêts. L’évolution de leur encours intervient ainsi dans les besoins futurs de refinancement du Trésor et dans la charge de la dette publique.

Lorsque cette charge augmente, elle peut réduire la marge budgétaire disponible pour d’autres dépenses ou investissements publics, selon l’évolution des recettes de l’État, des taux d’intérêt et des besoins de refinancement.

Pas d’effet mécanique sur les prix

Une progression de l’encours des Bons du Trésor ne signifie pas que les prix ou les taux des crédits augmenteront dans les mêmes proportions.

Souscrite par des investisseurs, l’émission d’un Bon du Trésor constitue un emprunt de l’État et non, en elle-même, une création de monnaie.

Pour les Tunisiens, les effets potentiels sont donc surtout indirects : conditions d’accès au crédit, coût du financement, capacité des entreprises à investir et marge de manœuvre du budget de l’État.

Avec 37,23 milliards de dinars de Bons du Trésor en circulation au 1er octobre, contre 31,54 milliards un an auparavant, leur évolution constitue ainsi un indicateur à suivre pour mesurer le poids du financement de l’État sur le marché intérieur.

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Innovation : La Tunisie gagne dix places en deux ans et se classe 71e mondiale

02. Oktober 2026 um 18:15

La Tunisie occupe la 71e place mondiale dans l’Indice mondial de l’innovation 2026 publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Elle gagne cinq places par rapport à 2025 et dix par rapport à 2024.

Le pays se classe également quatrième en Afrique, derrière Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud, et deuxième en Afrique du Nord derrière le Maroc.

De la 81e à la 71e place en deux ans

La Tunisie était 81e mondiale en 2024, avant de remonter à la 76e place en 2025 puis à la 71e en 2026.

En Afrique, Maurice occupe la 50e place mondiale, devant le Maroc, 54e, et l’Afrique du Sud, 63e. La Tunisie arrive ensuite au 71e rang.

En Afrique du Nord, elle devance notamment l’Égypte, 83e, et l’Algérie, 111e.

L’OMPI classe par ailleurs la Tunisie 92e pour les ressources consacrées à l’innovation, mais 56e pour les résultats obtenus. Cet écart signifie que le pays obtient des résultats supérieurs à ce que laisserait attendre son niveau d’intrants.

Première mondiale pour les diplômés en sciences et ingénierie

Le capital humain et la recherche constituent l’un des principaux points forts du pays, avec une 45e place mondiale dans cette catégorie.

La Tunisie se classe surtout première mondiale pour la proportion de diplômés en sciences et en ingénierie.

Elle occupe également le 12e rang pour les articles scientifiques et techniques rapportés au PIB, le 18e pour les investissements greenfield en R&D et dans les hautes technologies et le 38e pour les exportations de haute technologie.

Ces indicateurs mettent en évidence une base scientifique et humaine importante ainsi que des capacités dans les activités technologiques tournées vers l’exportation.

Le maillon faible : Le lien entre recherche et entreprises

Le classement fait toutefois apparaître un décalage important entre les compétences scientifiques disponibles et leur transformation en innovation économique.

La Tunisie se classe 112e pour les liens d’innovation et tombe au 134e rang pour les publications conjointes entre la recherche publique et l’industrie.

La formation brute de capital constitue un autre point faible, avec une 130e place mondiale.

Le défi se situe donc moins dans la disponibilité des compétences scientifiques que dans leur connexion avec les entreprises, l’investissement et la commercialisation des innovations.

L’Indice mondial de l’innovation 2026 couvre 139 économies et repose sur 79 indicateurs.

Les évolutions annuelles du classement doivent néanmoins être interprétées en tenant compte de la disponibilité des données et des éventuelles modifications méthodologiques apportées d’une édition à l’autre.

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Céréales : Après 200.000 tonnes achetées, la Tunisie cherche 100.000 tonnes de blé dur

02. Oktober 2026 um 10:07

Une semaine après avoir acheté 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge, la Tunisie revient sur le marché international pour chercher 100.000 tonnes de blé dur. Le nouvel appel d’offres comporte également des précautions particulières face aux perturbations en mer Noire.

Selon des négociants européens cités par Reuters, l’Office tunisien des céréales a lancé un appel d’offres international pour environ 100.000 tonnes de blé dur. La date limite de dépôt des offres est fixée à ce vendredi 2 octobre.

Le volume recherché est réparti en quatre cargaisons de 25.000 tonnes, avec une origine laissée au choix des fournisseurs. Les périodes d’expédition doivent s’échelonner entre fin octobre et fin décembre, selon les régions d’origine.

Après 200.000 tonnes, 100.000 tonnes supplémentaires recherchées

Cette nouvelle opération intervient une semaine après un important achat. Le 24 septembre, l’Office des céréales avait acheté 200.000 tonnes sur le marché international : 125.000 tonnes de blé tendre et 75.000 tonnes d’orge fourragère.

Les deux opérations ne portent donc pas sur les mêmes céréales et leur statut est différent. Les 200.000 tonnes ont effectivement été achetées, tandis que les nouvelles 100.000 tonnes de blé dur constituent pour l’instant un volume recherché.

En l’espace d’une semaine, 300.000 tonnes de céréales sont ainsi concernées par ces deux opérations d’approvisionnement international.

Lire aussi: Céréales : La Tunisie achète 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge

Le risque de la mer Noire pris en compte

Le nouvel appel d’offres contient également une disposition concernant les perturbations des exportations depuis la région de la mer Noire.

Selon les conditions rapportées par Reuters, pour les céréales provenant de cette région, les perturbations liées à la guerre en Ukraine ne pourraient pas être invoquées par les fournisseurs comme un cas de force majeure. En cas de problème, ceux-ci devraient trouver une origine alternative pour assurer la livraison.

Cette précaution intervient dans un contexte de fortes perturbations des infrastructures céréalières de la région.

Le 20 août la Tunisie avait averti ses fournisseurs qu’elle n’accepterait pas facilement l’invocation de la force majeure pour justifier le non-respect de leurs engagements. Les attaques contre les ports, terminaux et navires avaient alors entraîné retards et annulations de cargaisons.

Le nouvel appel d’offres confirme ainsi que ce risque est désormais directement intégré aux conditions d’approvisionnement tunisiennes.

Lire aussi: Blé : Les tensions en mer Noire mettent les importations tunisiennes sous pression

Du blé dur malgré une collecte abondante

L’achat envisagé intervient aussi après une campagne nationale favorable. Le 17 septembre, la PDG de l’Office des céréales, Salwa Ben Hadid Zouari, annonçait près de 11 millions de quintaux de céréales collectés, dont 73% de blé dur. Selon la responsable, les quantités collectées permettaient de couvrir les besoins du marché local en blé dur jusqu’en janvier 2027.

Le recours au marché international ne signifie toutefois pas que ces disponibilités sont épuisées. Les cargaisons recherchées doivent être expédiées jusqu’en décembre et peuvent notamment participer à la constitution des stocks nécessaires pour la période suivante.

Aucune explication spécifique de l’Office des céréales sur le calendrier de ce nouvel appel d’offres n’a toutefois été identifiée à ce stade. Le résultat de l’appel d’offres permettra de connaître les volumes finalement achetés, leurs prix et les fournisseurs retenus.

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Frontières maritimes : Rome, Athènes et Tunis contestent les revendications libyennes à l’ONU

02. Oktober 2026 um 04:41

Une nouvelle bataille autour des frontières maritimes se dessine en Méditerranée centrale. Une analyse publiée le 1er octobre par le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore replace la Tunisie aux côtés de l’Italie et de la Grèce dans une convergence de contestations face à certaines revendications maritimes de la Libye, sur fond d’intérêts énergétiques et de tensions impliquant également la Turquie.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle protestation tunisienne. La position de Tunis a été officiellement transmise aux Nations unies en avril dernier. Mais la récente mise à jour italienne de ses lignes de base maritimes, déposée à l’ONU le 24 septembre, remet ces différents contentieux au premier plan.

Tunis conteste une partie de la carte libyenne

Le dossier tunisien trouve son origine dans les nouvelles délimitations défendues par Tripoli.

Le 27 mai 2025, la Libye a transmis aux Nations unies une déclaration accompagnée d’une carte concernant les limites extérieures de son plateau continental. Tunis a répondu officiellement le 19 avril 2026.

La Tunisie conteste notamment la délimitation libyenne entre les points 30 et 32 et s’appuie sur l’arrêt rendu en 1982 par la Cour internationale de Justice dans l’affaire du plateau continental entre les deux pays, ainsi que sur l’accord bilatéral conclu en 1988.

Pour Tunis, le point 30, tel que défini unilatéralement par Tripoli, ne correspond pas à l’extrémité de la ligne de délimitation : la Cour a elle-même rappelé que le prolongement vers le nord-est dépendra d’une délimitation à convenir avec des États tiers.

Une première protestation tunisienne avait déjà été adressée à l’ONU en janvier 2025 au sujet de la zone contiguë de 12 milles déclarée par la Libye.

L’Italie remet le dossier sous les projecteurs

L’élément récent vient principalement de Rome.

Le 24 septembre, l’Italie a déposé auprès des Nations unies de nouvelles coordonnées de ses lignes de base maritimes, remplaçant celles enregistrées en 1996. Cette opération découle d’une modification de la législation italienne et constitue, selon Rome, une mise à jour technique.

Elle intervient toutefois alors que l’Italie est elle-même en désaccord avec Tripoli sur certaines revendications concernant le plateau continental.

Rome avait adressé en mai une objection à la Libye, estimant que certains segments de la démarcation revendiquée par Tripoli affectaient ses droits et intérêts.

C’est dans ce contexte qu’Il Sole 24 Ore évoque une “alliance” entre l’Italie, la Tunisie et la Grèce face aux revendications libyennes. Les documents officiels disponibles établissent en tout cas une convergence de leurs contestations, chacune portant toutefois sur un segment maritime distinct, sans faire apparaître d’alliance formelle entre les trois pays.

Grèce et Turquie dans l’équation

La Grèce conteste de son côté certaines revendications libyennes au sud de la Crète.

Le différend est directement lié au mémorandum maritime signé en 2019 entre Ankara et Tripoli, rejeté par Athènes, qui considère notamment qu’il ne respecte pas les droits maritimes générés par les îles grecques.

L’enjeu s’est accru avec l’exploration gazière au sud et au sud-ouest de la Crète, où plusieurs zones suscitent des revendications concurrentes.

La Turquie soutient pour sa part le cadre maritime conclu avec la Libye, faisant de ce dossier un élément supplémentaire du rapport de forces en Méditerranée.

Gaz, pétrole et câbles sous-marins

Derrière cette bataille de cartes se trouvent des intérêts économiques et stratégiques considérables.

La délimitation du plateau continental détermine notamment les droits d’exploration et d’exploitation des ressources du sous-sol marin. Les tracés peuvent également peser sur le développement des gazoducs, des interconnexions énergétiques et des câbles sous-marins.

Pour la Tunisie, le dossier présente une particularité : malgré le différend sur certaines limites maritimes, Tunis et Tripoli poursuivent leur coopération énergétique.

Les deux pays cherchent notamment à attirer des investisseurs pour l’exploration d’un bloc offshore d’environ 3.000 km² dans le bassin Gabès-Tripoli et le développement de la découverte de Zarat.

La Tunisie se retrouve ainsi dans une équation délicate : défendre les limites maritimes qu’elle considère établies par le droit international tout en préservant une coopération économique et énergétique stratégique avec son voisin libyen.

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