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Starman Optical rachète GoPro pour 285 millions de dollars

01. September 2026 um 17:00

GoPro change de cap. Le fabricant américain de caméras d’action a conclu un accord définitif de fusion avec Starman Optical, entreprise spécialisée dans les technologies optiques et photoniques.

L’opération valorise GoPro à 285 millions de dollars et prévoit le versement de 1,14 dollar par action aux actionnaires.

L’offre représente une prime de 29,5 % par rapport au dernier cours de clôture de GoPro avant l’annonce. À l’issue de la transaction, les actionnaires actuels du groupe conserveront environ 10 % du capital de la nouvelle entité.

Une opération pour assainir les finances

L’acquisition doit également permettre à GoPro de réduire fortement son endettement. La société affiche actuellement une dette d’environ 92 millions de dollars, qui doit être intégralement remboursée au moment de la finalisation de la fusion.

La nouvelle structure devrait ainsi disposer d’une situation financière nettement plus solide pour financer son développement et accompagner son repositionnement stratégique.

De l’électronique grand public aux infrastructures IA

L’intérêt de l’opération dépasse toutefois la seule activité historique de GoPro. Starman Optical apporte un savoir-faire dans les technologies capables de transformer les données informatiques en signaux lumineux afin de permettre leur transmission à très haut débit via des réseaux en fibre optique.

Cette expertise pourrait ouvrir à la nouvelle entité des débouchés dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Les marchés commerciaux, gouvernementaux et de défense figurent également parmi les secteurs ciblés.

GoPro prévoit néanmoins de poursuivre ses activités traditionnelles. Ses caméras destinées au grand public, ainsi que ses offres d’abonnement et ses services cloud, doivent continuer à être développés. L’opération apparaît ainsi comme une tentative de combiner l’activité historique de GoPro avec un nouveau positionnement sur les technologies liées à l’IA et aux infrastructures optiques.

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Phosphate : le potentiel de Kasserine est confirmé

01. September 2026 um 16:55

L’australien PhosCo enchaîne les bonnes nouvelles sur son projet Gasaat à Kasserine. Les cinq premiers forages menés dans la zone KH viennent tous de recouper une minéralisation phosphatée significative, avec un résultat qui se démarque : 19,4 mètres à 20,66 % de P₂O₅, dont une section de 9 mètres grimpant jusqu’à 24,21 %.

Ces chiffres viennent s’ajouter à un inventaire qui affichait déjà, en mai dernier, 166,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅ sur l’ensemble du projet. Autre atout pour KH : sa proximité avec le site pressenti pour l’usine de traitement, à seulement 3,5 kilomètres, combinée à une minéralisation tabulaire jugée facile à exploiter. De quoi renforcer, selon la société, les perspectives économiques de Gasaat comme futur projet phosphatier de grande envergure.

Objectif : une filière intégrée jusqu’à l’engrais

PhosCo ne vise pas la simple extraction. L’entreprise veut bâtir à Gasaat une chaîne intégrée allant jusqu’à la production d’engrais, en s’appuyant sur l’atout que représente la localisation tunisienne, à deux pas des grands clients européens et du bassin méditerranéen. Sur le volet traitement, des essais sur le minerai de KM ont donné des concentrés à 31,4 % de P₂O₅, avec des rendements de récupération allant de 75,1 % à 83,7 %, avec un procédé de flottation simplifié qui a été identifié pour réduire les coûts futurs.

Le projet reste toutefois en phase d’exploration : ces volumes ne constituent pas encore des réserves exploitables, et une étude économique préliminaire est attendue au troisième trimestre 2026.

Pour les investisseurs qui suivent la relance de la filière phosphatière tunisienne, chaque nouveau forage positif rapproche Gasaat du statut de projet minier de référence dans la région. Les acteurs tunisiens de la sous-traitance minière et du BTP ont intérêt à se positionner dès maintenant, avant que l’étude économique du T3 2026 ne clarifie le calendrier de mise en production.

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Le géant philippin des ports ICTSI renforce sa présence en Afrique avec le rachat de TLG

01. September 2026 um 16:47

Le groupe portuaire philippin International Container Terminal Services Inc. (ICTSI) accélère son expansion en Afrique. Il a signé un accord pour acquérir 100% de TLG Acquisition Holdings (TLG), un opérateur de services portuaires et logistiques actif en Afrique du Sud, au Mozambique et en Namibie. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. L’opération reste soumise aux autorisations réglementaires.

L’acquisition permet surtout à ICTSI de diversifier ses activités. TLG intervient dans la manutention de marchandises en vrac, notamment les produits agricoles et miniers, mais aussi dans le transport et la logistique. Ses opérations couvrent plusieurs corridors reliant les zones de production aux ports d’Afrique australe.

Un réseau africain qui s’élargit

ICTSI est déjà présent sur plusieurs marchés du continent. Le groupe exploite notamment des terminaux au Nigeria, au Cameroun, en République démocratique du Congo, à Madagascar et en Afrique du Sud. Depuis janvier 2026, il opère également dans le Pier 2 du Durban Container Terminal, dans le cadre d’un partenariat de 25 ans avec Transnet, l’opérateur public sud-africain.

Avec TLG, ICTSI renforce donc son accès aux flux commerciaux d’Afrique australe tout en ajoutant à son portefeuille une expertise dans des cargaisons qui dépassent le transport conteneurisé. Cette expansion intervient alors que le groupe affiche de solides performances. Au premier semestre 2026, ICTSI a enregistré 1,92 milliard de dollars de revenus, en hausse de 27%, tandis que son bénéfice net a atteint 589,98 millions de dollars, soit une progression de 22% sur un an.

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Huile d’olive: la filière oléicole se mobilise à Sfax pour passer du vrac au premium

01. September 2026 um 15:02

Sfax se prépare à accueillir, du 23 au 25 octobre, un rendez-vous à la fois économique, scientifique, touristique et culturel autour de la valorisation et de la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne. Cette initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, épaulée par plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

L’ambition affichée est claire: donner plus de valeur ajoutée au produit et gagner du terrain sur les marchés internationaux, avec un accent particulier mis sur les appellations d’origine contrôlée comme outil de reconnaissance.

Il est essentiel pour la filière de mettre en place une feuille de route concrète, en puisant dans ce qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde. Le produit tunisien jouit, en effet, d’une réputation solide, mais reste très largement écoulé sans conditionnement et seuls 14% des volumes exportés le sont sous forme embouteillée.

Trois jours entre science, terrain et gastronomie

Le programme s’étale sur trois jours. Le 23 octobre, un colloque scientifique réunira experts et délégations françaises, japonaises et allemandes autour de l’impact des AOC. Le lendemain, place au terrain avec la «route de l’olivier», de la cueillette au pressage jusqu’aux techniques modernes de production. La clôture, le 25, sera consacrée aux bienfaits nutritionnels du produit et à sa place dans la gastronomie tunisienne et arabe, autour d’un petit-déjeuner traditionnel. Le comité de jumelage Grenoble-Sfax figure parmi les soutiens de la manifestation.

Avec seulement 14% de ses exportations conditionnées, la filière oléicole tunisienne dispose d’une marge de progression considérable sur le conditionnement et le marketing de marque, deux segments où la valeur ajoutée reste largement captée à l’étranger aujourd’hui. Les entrepreneurs positionnés sur la mise en bouteilles, l’export sous AOC ou le développement de marques premium ont donc tout intérêt à suivre de près les retombées de ce rendez-vous.

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Pêche: les exportations tunisiennes progressent, mais…

01. September 2026 um 12:25

Les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont progressé au premier semestre 2026, aussi bien en volume qu’en valeur. Près de 14.000 tonnes ont été exportées pour une valeur de 329 millions de dinars, contre 13.600 tonnes et 323 millions de dinars sur la même période de 2025. Cela représente une hausse de 2,9% des quantités et de 1,9% de la valeur, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Cette progression reste toutefois à relativiser: le prix moyen à l’exportation a diminué de 1,3%, passant de 23,8 à 23,5 dinars le kilogramme. Autrement dit, la hausse des recettes repose davantage sur l’augmentation des volumes exportés que sur une amélioration de la valorisation des produits. Les poissons constituent de loin la principale catégorie exportée. Ils représentent 7.300 tonnes, soit 50,3% des volumes exportés durant les six premiers mois de 2026. Viennent ensuite les conserves et semi-conserves, avec 3.300 tonnes, soit 22,7%, puis les crustacés, à 2.900 tonnes (20%). Les mollusques ferment la marche avec une part de 6,9%.

Cette structure montre le poids des produits de la mer à plus forte demande sur les marchés extérieurs, mais aussi l’importance des activités de transformation dans la chaîne de valeur, notamment pour les conserves et semi-conserves.

Les produits tunisiens de la pêche ont été exportés vers plus de 37 destinations au premier semestre 2026. L’Italie arrive largement en tête, représentant 37% de la valeur des exportations. L’Espagne suit avec 12%, devant la Libye (11%) et l’Algérie (10%). À elles quatre, ces destinations concentrent donc 70% de la valeur exportée, ce qui souligne le poids des marchés méditerranéens dans les débouchés de la filière tunisienne.

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Anthropic: 35 milliards $ pour un nouveau contrat de cloud computing

01. September 2026 um 11:43

Anthropic accélère ses investissements dans les infrastructures nécessaires au développement de ses modèles d’intelligence artificielle. L’entreprise à l’origine de Claude aurait conclu un accord de cloud computing de 35 milliards de dollars avec Lambda, fournisseur d’infrastructures soutenu notamment par Nvidia, selon une source proche du dossier citée par Reuters.

L’accord concerne un centre de données actuellement en construction dans le comté de Nueces, au Texas. L’installation, développée par Hut 8, doit disposer d’une puissance de 350 MW et accueillir des équipements Nvidia destinés à fournir à Anthropic les capacités de calcul nécessaires à ses activités.

Lambda doit notamment déployer les processeurs du fabricant américain afin de permettre à Anthropic d’entraîner et d’exploiter ses modèles, dont Claude, ainsi que ses différentes applications.

Nvidia au cœur de la course aux capacités de calcul

L’opération illustre la place grandissante de Nvidia dans l’organisation de l’écosystème de l’IA. D’après le Wall Street Journal, le groupe américain détiendrait lui-même le bail du centre texan. Lambda, dans lequel Nvidia a investi, y installerait ensuite les puces acquises auprès du fabricant.

Le groupe de Sam Altman n’est pas le seul à multiplier les accords pour répondre à l’explosion des besoins informatiques. Anthropic a récemment conclu avec Nscale un contrat évalué à 45 milliards de dollars sur six ans pour accéder à des capacités de calcul en Virginie-Occidentale. Cette infrastructure doit fournir jusqu’à 460 MW de puissance et s’appuyer notamment sur les puces Vera Rubin de Nvidia.

Pour Anthropic, l’enjeu est désormais de disposer rapidement d’une puissance informatique suffisante pour accompagner la progression de ses services. La demande augmente notamment autour de Claude Code, son outil destiné aux développeurs. Ces contrats géants montrent que la compétition entre acteurs de l’IA ne se joue plus uniquement sur les modèles, mais aussi sur l’accès aux centres de données, aux puces et à l’énergie nécessaires pour les faire fonctionner.

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TAV Tunisie décroche son sésame pour l’Europe

01. September 2026 um 10:21

TAV Tunisie franchit une étape réglementaire clé. L’opérateur des aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir vient d’obtenir la certification européenne RA3 (Regulated Agent Third Country), un feu vert de sûreté qui dispense désormais son fret de tout contrôle supplémentaire une fois arrivé sur le sol européen. La reconnaissance court jusqu’à l’été 2029 et s’applique aux opérations de manutention et de stockage assurées sur la plateforme cargo d’Enfidha-Hammamet.

Concrètement, les marchandises tunisiennes ainsi certifiées gagnent du temps sur toute la chaîne logistique, un vrai gain pour les compagnies aériennes et les opérateurs partenaires. Trois transporteurs exploitent déjà ce nouveau cadre grâce à leur statut ACC3: la tunisienne Cargo Wings Express, et les polonaises SprintAir Cargo et Sprint Air. D’autres compagnies sont actuellement en cours de validation, ce qui laisse présager un élargissement rapide de l’offre cargo au départ d’Enfidha.

Pour TAV Tunisie, cette certification couronne le travail engagé pour aligner les standards de sûreté de la plateforme sur les exigences européennes et ouvre de nouvelles perspectives pour le fret aérien tunisien.

Une très bonne nouvelle pour l’export

Pour les exportateurs tunisiens, notamment dans l’agroalimentaire, le textile ou l’électronique, cette certification réduit un vrai point de friction logistique vers l’Europe. Les entrepreneurs qui exportent des produits à forte valeur ajoutée ou périssables ont donc intérêt à explorer dès maintenant les nouvelles liaisons cargo qui s’ouvrent depuis Enfidha, plutôt que de rester dépendants des seuls circuits historiques via Tunis-Carthage.

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Mohamed Chedli El Fahem nommé Deputy CEO de BYD Tunisie

01. September 2026 um 10:07

Mohamed Chedli El Fahem vient d’être nommé Deputy CEO Group de BYD Tunisie, une nouvelle étape clé dans le déploiement de la marque chinoise de véhicules électriques sur le marché en Tunisie. 

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le management, la finance, les opérations et le développement stratégique, il a construit l’essentiel de son parcours dans le secteur automobile en Tunisie. Il a notamment évolué au sein de Ben Jemaa Motors, distributeur historique de plusieurs marques, ainsi que chez Toyota Tunisie et Citroën, où il a acquis une solide connaissance des réseaux de distribution, de la gestion commerciale et des enjeux de transformation du secteur.

Son profil associe expertise opérationnelle et vision stratégique, avec une orientation marquée vers la performance, la montée en gamme des organisations et l’accompagnement des transitions industrielles. Avant de rejoindre BYD, il a également occupé des fonctions de direction chez Alaseel for Food Industries, élargissant ainsi son expérience au-delà de l’automobile vers d’autres secteurs à forte intensité logistique et opérationnelle.

Lire aussi : BYD lance son roadshow national : vivez l’expérience de la mobilité électrique

Sa nomination intervient à un moment où BYD consolide sa présence en Tunisie, après avoir franchi le cap des 1 000 véhicules électriques vendus et multiplié les initiatives de proximité, comme le BYD Roadshow organisé à Tunis City en mai 2026 pour sensibiliser le public à la mobilité électrique 

En tant que Deputy CEO Group, Mohamed Chedli El Fahem sera chargé de soutenir la stratégie de croissance de BYD Tunisie, d’accompagner le développement du réseau, d’optimiser les opérations et de renforcer le positionnement de la marque dans un marché en pleine mutation, marqué par l’émergence progressive de l’électrique et les nouvelles attentes en matière de mobilité durable.

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Ce fruit brésilien pourrait bientôt alimenter les avions!

01. September 2026 um 09:56

Un fruit encore peu connu du grand public est au cœur d’un pari industriel de plus de 3 milliards de dollars au Brésil. La macaúba, une plante native du pays dont le fruit est particulièrement riche en huile, doit servir de matière première à une nouvelle chaîne de production de carburants renouvelables, notamment de SAF (Sustainable Aviation Fuel) et de diesel renouvelable.

Le projet est porté par Acelen Renováveis, entreprise du fonds Mubadala Capital. Il combine recherche agronomique, plantations, extraction d’huile et production industrielle de carburants. La bioraffinerie prévue à São Francisco do Conde, dans l’État de Bahia, dont la construction doit démarrer à la suite du financement annoncé en mai 2026. 1,5 milliard de dollars ont été sécurisés pour commencer la construction. S&P Global confirme également que l’exploitation est prévue en 2029.

L’intérêt de la macaúba tient d’abord à son rendement. Selon Acelen Renováveis, elle peut produire 7 à 10 fois plus d’huile par hectare que le soja. Autre avantage mis en avant par l’entreprise: elle peut être cultivée sur des pâturages dégradés, sans entrer directement en concurrence avec les cultures alimentaires.

Le projet prévoit ainsi jusqu’à 144 000 hectares de plantations sur des terres dégradées, dont 20% devraient être développés avec des agriculteurs familiaux et de petits producteurs. L’objectif est de créer une chaîne intégrée allant de la production des plants jusqu’au carburant livré au marché. La phase agricole a déjà commencé. Acelen indique que plus de 800 000 plants de macaúba doivent être plantés sur 1 500 hectares en 2026. En parallèle, Acelen Agripark, à Montes Claros, dans le Minas Gerais, travaille sur la sélection génétique, la germination et les techniques permettant de passer d’une plante difficile à cultiver à grande échelle à une véritable culture industrielle. Plus de 200 chercheurs travaillent notamment sur la domestication et l’industrialisation de cette culture, selon Bloomberg Línea. L’enjeu est majeur: rendre suffisamment prévisible la production agricole pour alimenter une industrie qui, elle, fonctionnera à une tout autre échelle.

La macaúba ne sera pas seule au démarrage

Il faut toutefois éviter un raccourci: le SAF produit par la future bioraffinerie ne proviendra pas immédiatement uniquement de la macaúba.

L’usine utilisera plusieurs matières premières, notamment l’huile de soja et les huiles de cuisson usagées, en plus de l’huile de macaúba. La technologie retenue, appelée HEFA, permet de transformer ces huiles et graisses en carburants renouvelables. Acelen prévoit par ailleurs que l’utilisation de l’huile de macaúba à grande échelle prendra progressivement le relais, avec une production issue de cette matière première attendue à partir de 2030. C’est donc moins une simple histoire de «fruit transformé en carburant» qu’une tentative de construire une nouvelle chaîne industrielle complète, depuis la génétique végétale jusqu’au marché mondial de l’aviation.

L’enjeu dépasse également le seul secteur énergétique. Selon une étude de la Fondation Getúlio Vargas citée par Acelen, la chaîne intégrée pourrait générer jusqu’à 85 000 emplois directs et indirects au cours de la prochaine décennie et injecter jusqu’à 40 milliards de dollars dans l’économie brésilienne. Au pic du chantier de la bioraffinerie, environ 3 600 emplois directs et indirects sont attendus. Pour le Brésil, l’objectif est de transformer un avantage agricole en avantage industriel: produire localement la matière première, développer les technologies nécessaires à sa culture, la transformer en carburant et viser ensuite les marchés internationaux du SAF.

La macaúba devient ainsi le pari d’une filière qui cherche à résoudre deux problèmes à la fois: trouver davantage de matières premières pour décarboner l’aviation et valoriser des terres agricoles aujourd’hui dégradées. Si le passage à l’échelle fonctionne, cette petite baie issue d’un palmier pourrait devenir l’un des nouveaux actifs stratégiques de l’industrie brésilienne des carburants renouvelables.

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Hausse du TMM à 7%: un accident de parcours estival ou le signe d’un futur resserrement monétaire?

01. September 2026 um 08:45

Le taux moyen du marché monétaire bouge enfin. À 6,99% depuis le début du printemps, il grimpe d’un cran en août pour s’afficher à 7,00%, selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Un point de base seulement, mais c’est le premier mouvement de l’indicateur depuis des mois.

Sur le marché interbancaire, on lit surtout ce mouvement comme un réglage fin des conditions de liquidité. La trajectoire de fond, elle, reste orientée à la baisse depuis trois ans: 8% en août 2023, presque 8% encore en 2024, 7,5% l’an dernier, et donc 7% aujourd’hui. Le TMM suivant de près le taux directeur, toute future décision de la BCT sur ce dernier se répercutera automatiquement sur lui.

Un impact concret sur les crédits

Concrètement, ce taux est pris en en compte directement dans le calcul des agios bancaires et dans la tarification des emprunts à taux variable. Sa hausse, même symbolique, se traduira par une facture légèrement plus lourde pour les entreprises et les particuliers endettés sur ce type de contrat. Il faudra attendre pour voir si la BCT confirme cette orientation dans les mois qui viennent ou s’il ne s’agit que d’un accident de parcours estival.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Pour les PME financées à taux variable, chaque point de base compte sur la durée d’un emprunt: une hausse de 1 point de base peut sembler négligeable sur une échéance courte, mais elle pèse davantage sur les crédits d’investissement étalés sur cinq ou dix ans.

Les porteurs de projets qui envisagent un financement bancaire dans les prochaines semaines ont donc intérêt à verrouiller leurs conditions maintenant, tant que la remontée reste marginale, plutôt que d’attendre un éventuel resserrement plus franc de la politique monétaire.

À l’inverse, pour les épargnants et les investisseurs positionnés sur des produits indexés au TMM, cette légère hausse améliore, ne serait-ce que symboliquement, le rendement de leurs placements.

C’est un signal à surveiller de près plutôt qu’un motif d’alarme: la vraie question est de savoir si la BCT confirme cette orientation dans les prochains mois ou si l’épisode d’août restera un ajustement isolé.

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L’Allemagne met près de 100 millions d’euros sur la table en Tunisie

01. September 2026 um 08:45

La Tunisie et l’Allemagne ont signé, le 31 août 2026 à Tunis, plusieurs accords et contrats de financement d’un montant total proche de 100 millions d’euros. Les financements ciblent notamment les petites et moyennes entreprises, la transition énergétique et environnementale, la transformation numérique, le développement régional et l’emploi. D’autres projets, actuellement à l’étude, pourraient mobiliser 40 millions d’euros supplémentaires.

Ces annonces interviennent à l’occasion de la visite officielle en Tunisie du ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, reçu par son homologue tunisien Mohamed Ali Nafti. Les discussions ont notamment porté sur les moyens de renforcer les relations économiques entre les deux pays.

L’Allemagne figure parmi les principaux partenaires économiques de la Tunisie. Selon le ministère tunisien des Affaires étrangères, plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées en Tunisie, dans différents secteurs à forte valeur ajoutée. Tunis et Berlin identifient notamment de nouvelles possibilités d’investissement dans l’industrie, les technologies et l’environnement.

Le paquet financier signé place les entreprises et la transformation de l’économie au centre de la coopération. Le soutien aux PME doit permettre de renforcer leur capacité de développement, tandis que les projets liés à l’énergie et à l’environnement accompagnent les efforts de transition du pays. Le numérique fait également partie des priorités affichées, aux côtés du développement régional et de la création d’emplois. Ces axes rejoignent plusieurs priorités annoncées par la Tunisie pour son plan de développement 2026-2030, notamment la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la lutte contre le changement climatique et l’investissement dans les compétences. 

Un potentiel encore important

Les deux pays veulent par ailleurs accroître les investissements allemands en Tunisie. La présence de centaines d’entreprises allemandes constitue déjà une base industrielle, mais Tunis souhaite attirer davantage de projets dans les secteurs technologiques, industriels et environnementaux. Le tourisme reste également un volet important de la relation économique. Environ 320.000 touristes allemands ont visité la Tunisie en 2025, selon le ministère. Tunis souhaite augmenter ce flux en misant sur la diversification de son offre touristique.

La coopération économique tuniso-allemande entre ainsi dans une nouvelle phase, avec un premier engagement financier de près de 100 millions d’euros et une enveloppe potentielle supplémentaire de 40 millions. Reste désormais à voir comment ces financements se traduiront concrètement en projets, investissements et emplois sur le terrain.

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