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Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

05. August 2026 um 22:12

Le “prêt sur honneur”  prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques commence à entrer en vigueur, mais son effet sur le terrain devrait rester modeste. Pour l’expert bancaire Sofiène Lourimi, ce mécanisme sans garantie supplémentaire relève davantage d’un signal social que d’une solution capable de combler le manque de financement des PME et des particuliers.

L’expert en questions bancaires, Sofiène Lourimi, a estimé dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le « prêt sur honneur » prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques ne constituera qu’une réponse partielle aux besoins de financement du tissu économique. Selon lui, ce dispositif, présenté comme un mécanisme d’accompagnement sans garantie supplémentaire, aura un impact limité sur les PME et les particuliers.

Inspiré d’expériences déjà existantes en France et au Maroc, le prêt sur honneur s’en distingue toutefois par son mode de gestion, puisque ce sont les banques tunisiennes qui en assurent directement l’application, et non des fonds ou des programmes dédiés.

Inscrit dans la réforme engagée en 2024 autour de la loi sur les chèques, ce mécanisme vise à atténuer les effets des restrictions introduites sur le financement, dans un contexte où les chèques jouaient, dans la pratique, un rôle d’instrument de financement. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble plus large comprenant aussi un abattement de 50% sur les crédits à taux fixe, déjà en vigueur, ainsi qu’un plafonnement des commissions bancaires, encore en attente de son texte d’application.

Sur le plan financier, l’enveloppe mobilisée restera limitée. Elle correspond à 8% des résultats de l’ensemble des banques tunisiennes, soit environ 120 millions de dinars. Un montant jugé insuffisant pour répondre aux besoins de financement des PME et des particuliers.

Des critères encore imprécis

L’un des points de fragilité du dispositif réside, selon Sofiène Lourimi, dans le manque de clarté des critères d’éligibilité. Les textes évoquent des principes généraux comme l’ancienneté et l’égalité, sans préciser de manière détaillée les règles d’examen des dossiers.

La mise en œuvre ne nécessiterait pas de texte supplémentaire : la loi et le décret suffiraient, en principe, à rendre le mécanisme immédiatement applicable. Certaines banques ont d’ailleurs commencé à recevoir des demandes. Elles disposent ensuite d’un délai de 10 jours pour examiner chaque dossier et notifier leur décision, qui doit être motivée en cas de refus.

Le dispositif concerne l’ensemble des banques, publiques comme privées. Celles-ci sont tenues d’épuiser l’enveloppe dans un délai d’un an à compter de l’assemblée générale, sans pouvoir invoquer l’absence de dossiers solvables pour conserver les fonds. L’exercice 2025 est également concerné, sans nécessité de refaire les assemblées générales.

Un crédit, pas une subvention

Le prêt sur honneur ne prend pas la forme d’une subvention. Les fonds doivent être remboursés. La banque conserve donc un droit d’examen sur la solvabilité du demandeur, qu’il s’agisse d’une personne physique ou d’une société.

En revanche, elle ne peut pas exiger de garanties supplémentaires, telles qu’une hypothèque ou des cautions personnelles. Pour un particulier, l’analyse portera sur le revenu mensuel et les engagements déjà en cours. Pour une entreprise, le dossier devra notamment s’appuyer sur un business plan et sur la capacité de remboursement. Sofiène Lourimi souligne enfin que ce mécanisme relève davantage d’un message politique et social que d’une solution structurelle. 

Selon lui, les 120 millions de dinars annoncés restent très en deçà des besoins engendrés par la contraction du financement liée à la réforme du régime des chèques.

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Office Plast annonce une recapitalisation en deux phases

05. August 2026 um 17:42

Office Plast a tenu, mercredi 5 août 2026 aux Berges du Lac, une communication financière consacrée à son opération d’augmentation de capital et à ses perspectives de développement. La rencontre, animée par le directeur général Yassine Abid, a permis de présenter les modalités de l’opération, les derniers indicateurs d’activité ainsi que les axes de croissance de la société.

Le Conseil du marché financier (CMF) a accordé son visa au prospectus d’émission, autorisant Office Plast à porter son capital de 14,66 millions de dinars à 21,99 millions de dinars, soit une augmentation globale de 7,33 millions de dinars.

Une opération en deux phases

L’opération se déroule en deux étapes successives.
La première consiste en une augmentation de capital en numéraire de 3,665 millions de dinars, par l’émission de 3.665.541 actions nouvelles au prix de 1,640 dinar l’unité, dont 1 dinar de valeur nominale et 0,640 dinar de prime d’émission.

La souscription est ouverte du 5 au 19 août 2026 et réservée en priorité aux anciens actionnaires, à raison d’une action nouvelle pour quatre actions anciennes. En cas de souscription incomplète, une seconde période de répartition est prévue du 28 août au 1er septembre 2026. L’opération est pilotée par Maxula Bourse.

La deuxième phase portera, sous réserve de la réussite de la première, sur une augmentation de capital par incorporation de réserves du même montant, avec attribution gratuite de 3.665.541 actions nouvelles à raison d’une action gratuite pour cinq actions anciennes et/ou nouvellement souscrites. Cette phase débutera le 10 septembre 2026.

Un contexte encore fragile

Office Plast explique que cette recapitalisation vise à renforcer ses fonds propres, améliorer sa trésorerie, réduire son endettement et restaurer sa capacité de production. L’opération intervient après une année 2025 difficile, marquée par un incendie ayant affecté le stock de produits finis et par une perte nette de 1,41 million de dinars.

La direction rappelle également que les cinq dernières années ont été perturbées par plusieurs chocs, notamment la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et l’inflation, qui ont pesé sur la rentabilité et freiné la croissance de l’entreprise.

Un plan de développement plus large

Cette augmentation de capital s’inscrit dans un plan de développement global estimé à 20 millions de dinars. Celui-ci repose sur plusieurs sources de financement : un financement étranger, la recherche d’un partenaire stratégique et, à défaut, le recours à un emprunt obligataire de 10 millions de dinars.

La société indique avoir déjà obtenu une ligne de crédit d’un million d’euros auprès de la BH Bank, destinée à financer l’achat de matières premières importées. Elle poursuit également ses discussions avec plusieurs fonds étrangers dans le cadre d’un éventuel partenariat stratégique.

Deux scénarios de développement ont été présentés, l’un plus prudent et l’autre plus ambitieux, avec des investissements renforcés dans la logistique, le stockage, l’automatisation et la diversification des produits. Cette diversification concernerait notamment l’emballage, les films plastiques et agricoles, ainsi que les fournitures scolaires et bureautiques, avec une extension progressive vers le papier et le carton.

Des indicateurs en amélioration

Au 30 juin 2026, Office Plast affiche des संकेतaux positifs. Le chiffre d’affaires atteint 18 millions de dinars, en hausse de 5% sur un an. Les ventes à l’export progressent de 3%, tandis que le marché local enregistre une croissance de 9%.

La production en valeur s’est établie à 19 millions de dinars, pour 37 millions de pièces. Dans le même temps, l’endettement a reculé de 3%.

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Tunisie–Palestine à Amman : solidarité renouvelée et appel pour Al-Qods

05. August 2026 um 10:15

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec son homologue palestinienne, Varsen Aghabekian Shahin, en marge de la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale concernant Al‑Qods Al‑Charif, qui se tient ce 5 août 2026 à Amman.

Les deux responsables ont réitéré l’urgence d’intensifier la mobilisation arabe et internationale pour protéger les civils et défendre le statut historique et juridique d’Al‑Qods.

Mohamed Nafti a rappelé la position constante de la Tunisie en faveur de la « juste cause palestinienne » et de la reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant et souverain avec Al‑Qods pour capitale. Il a souligné le rôle de la Tunisie au sein des instances régionales et internationales pour faire respecter les droits du peuple palestinien et défendre les lieux saints islamiques et chrétiens de la ville.

Le ministre des Affaires étrangères  a également mentionné les démarches juridiques entreprises par la Tunisie, y compris les deux plaidoiries orales présentées devant la Cour internationale de Justice, visant à rappeler les obligations de l’entité occupante et à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations palestiniennes. Il a exprimé la volonté de Tunis d’intensifier la coopération bilatérale avec l’Autorité palestinienne, notamment dans les domaines technique, éducatif et estudiantin.

De son côté, Varsen Aghabekian Shahin a exprimé sa gratitude pour le soutien constant de la Tunisie, saluant la position affichée par la présidence tunisienne et l’engagement du peuple tunisien envers la cause palestinienne.

Les deux ministres ont évoqué les récents développements dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à Gaza et en Cisjordanie, et ont condamné les violations et l’escalade qui affectent les civils. Ils ont convenu de la nécessité de conjuguer les efforts arabes et internationaux pour parvenir à une solution qui permette au peuple palestinien de récupérer ses droits légitimes.

Enfin, les deux délégations ont souligné l’importance de poursuivre la coordination au sein du Comité ministériel arabe pour Al‑Qods et d’intensifier l’action commune afin de mobiliser un soutien international accru en faveur de la cause palestinienne et de préserver le statut d’Al‑Qods Al‑Charif.

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Samir Abid au secours du pouvoir d’achat du consommateur

05. August 2026 um 09:27

Le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, a présidé dans la journée du mardi 4 août 2026, à distance, la réunion périodique des directeurs régionaux. Il a rappelé que la conjoncture actuelle exige une vigilance renforcée sur le terrain et un suivi rigoureux des systèmes de production, des industries, des circuits de distribution et des stocks.

Samir Abid a insisté sur la nécessité de surveiller les indicateurs de marché afin de prendre des mesures proactives, fondées sur des données fiables et actualisées; avant que les tensions ne se répercutent sur l’approvisionnement et les prix.

Samir Abid a précisé que l’action du ministère ne se limite pas à corriger les perturbations ponctuelles, mais comprend aussi la capacité d’anticiper et d’éviter leur transformation en crise susceptible d’affecter les citoyens ou d’ébranler la confiance dans le marché. Les priorités du ministère, a-t-il ajouté, sont la régularité de l’approvisionnement, le maintien du pouvoir d’achat et la consolidation du rôle social de l’État.

A cet égard, il a appelé à renforcer la coordination entre les services centraux et régionaux, d’une part, et les autorités locales, régionales ainsi que les structures administratives des autres ministères, d’autre part. Et ce, afin d’adapter efficacement les interventions aux spécificités de chaque région.

Le ministre a par ailleurs souligné l’état de préparation des services pour les grandes périodes de l’année, notamment le Mouled, la rentrée scolaire et les périodes de faible production.

De même, il a mis l’accent sur l’importance du stockage comme mécanisme essentiel de régulation des marchés et de garantie d’approvisionnement, en particulier pour certains produits agricoles et pour répondre aux besoins de secteurs tels que le tourisme.

La réunion a aussi examiné la situation de l’approvisionnement dans l’ensemble des gouvernorats, en portant une attention particulière aux stocks d’eau minérale, de volaille, de pommes de terre et des produits de première nécessité gérés par l’Office du commerce, Tout en confirmant le suivi quotidien et la prise des mesures nécessaires lorsqu’il y a lieu.

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