Normale Ansicht

Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

10. Juli 2026 um 10:45

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

L’article Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025

10. Juli 2026 um 10:28

Si le contexte économique demeure serré, c’est qu’il y a certaines difficultés structurelles qui empêchent l’économie de redémarrer. La première d’entre elle est la faiblesse de l’épargne nationale.

Les dernières années étaient décevantes à ce niveau, et nous avons désormais les chiffres de 2025. Un redressement a été observé à 9 471 MTND, en hausse de 1,5 % par rapport à 2024, mais encore en deçà des 9 828 MTND enregistrés en 2023. Cette légère amélioration s’explique par la hausse de l’épargne intérieure, soutenue par la progression de l’activité économique. La croissance du PIB nominal (+8%) était plus rapide que celle de la consommation (+7,4%). À cela s’ajoute la contribution positive du secteur extérieur, notamment à travers l’augmentation des transferts effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger, qui ont totalisé 11 445 MTND, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration Centrale a poursuivi son redressement pour la deuxième année consécutive, sous l’effet d’une progression des recettes propres, notamment fiscales, à un rythme plus soutenu que celui des dépenses de fonctionnement. Ainsi, l’excédent des ressources propres et dons par rapport aux dépenses courantes, (y compris les intérêts de la dette) est passé de 409 MTND en 2024 à 903 MTND en 2025.

Toutefois, par rapport au RNDB, le taux de l’épargne nationale a reculé à 5,3 % contre 5,6 % en 2024.

Globalement, ce niveau demeure faible et n’a permis de couvrir que 9,3% des dépenses d’équipement, contre 4,1% en 2024. D’ailleurs, le taux de financement intérieur de la FBCF, il a connu une baisse, revenant de 38,4% contre 35,4% une année auparavant. L’objectif de 2026 est d’atteindre une épargne de 11 021 MTND, soit un taux d’épargne de 5,7 %.

L’insuffisance de l’épargne intérieure est structurelle, liée notamment à la faiblesse des revenus, à une propension élevée à la consommation et à des déséquilibres budgétaires persistants. Dans ces conditions, le financement de la FBCF continue de dépendre largement des ressources extérieures, notamment à travers l’endettement extérieur et les flux nets d’investissements étrangers. C’est pourquoi l’endettement extérieur demeure vitale pour la croissance économique. Il faut juste l’orienter vers la création de valeur, pas vers les dépenses courantes.

L’article Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025 est apparu en premier sur Managers.

Douane : 78 kg de cocaïne et 17 kg d’or saisis au premier semestre 2026

Von: tmps
10. Juli 2026 um 09:55

Les services de la douane tunisienne ont saisi, durant les six premiers mois de 2026, d’importantes quantités de drogues, d’or, de devises et de marchandises de contrebande dans le cadre des opérations menées sur l’ensemble du territoire, selon un communiqué de la Direction générale de la douane publié jeudi.

Les saisies comprennent environ 17 kilogrammes d’or et 72 kilogrammes d’argent.

Les unités douanières ont également intercepté plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kg de cocaïne, 134,5 kg de cannabis et 1,3 kg de marijuana, ainsi que près de 180.000 comprimés de médicaments stupéfiants.

Les autorités ont par ailleurs déjoué des tentatives de contrebande de devises étrangères d’une valeur estimée à 5,5 millions de dinars.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande de produits de consommation, les douaniers ont saisi plus de 1,8 million de paquets de cigarettes, plus de 50 tonnes de café, près de 90 tonnes de bananes ainsi que des vêtements prêt-à-porter d’une valeur supérieure à cinq millions de dinars.

Le bilan fait également état de la saisie de plus de 1,3 million de pièces de feux d’artifice.

L’article Douane : 78 kg de cocaïne et 17 kg d’or saisis au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

❌