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Oman prévient l’Europe : Ormuz ne sera plus un « passage libre »

29. Juni 2026 um 14:09

Oman a signifié à des responsables européens qu’il était impossible de rendre au détroit d’Ormuz son état d’avant-guerre et que les navires de passage pourraient devoir s’acquitter de droits de passage. C’est ce que rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier.

Bien que les autorités omanaises aient clairement indiqué qu’elles se conformeraient toujours au droit maritime international, elles ont également souligné que des frais pourraient être facturés pour les services liés au nettoyage du détroit ou à l’assistance à la navigation, ont indiqué les sources à l’agence. Oman a commencé à analyser des systèmes similaires utilisés à des points de passage étroits dans d’autres parties du monde, comme le détroit de Malacca en Asie, ont indiqué les mêmes sources.

En effet, les États-Unis, l’Europe et les voisins d’Oman dans le Golfe sont de plus en plus préoccupés par la possibilité que le sultanat instaure, en collaboration avec l’Iran, un système de péage ou de redevance pour le détroit d’Ormuz, note Bloomberg.

L’imposition de taxes aux navires pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars par an au secteur du transport maritime. Plusieurs gouvernements, dont ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ont averti que cette mesure constituerait une violation du droit maritime.

D’ailleurs, le président français, Emmanuel Macron rencontrera, lundi 29 juin 2026, à Paris le dirigeant omanais, le sultan Haïtham ben Tariq, alors que les puissances mondiales intensifient leurs efforts pour garantir le maintien de la liberté de passage dans le détroit. Les deux dirigeants examineront « la sécurité des voies maritimes, qui dépend du libre passage et sans condition à travers le détroit d’Ormuz », estiment les analystes  français…

« Oman se trouve pris entre le marteau et l’enclume, tentant de maintenir un équilibre entre l’Iran et les États-Unis », a déclaré Bader Al-Saif, professeur adjoint à l’Université du Koweït et chercheur principal au think tank britannique Chatham House. « Cette stratégie a plus ou moins fonctionné par le passé. Mais avec les deux camps en guerre et cherchant constamment à se surpasser, cette attitude d’Oman finira par se retourner contre lui »…

A noter enfin que le trafic pétrolier via le détroit d’Ormuz a augmenté depuis la signature d’un accord de paix intérimaire entre le président américain Donald Trump et l’Iran, entraînant une baisse significative des prix du pétrole brut. Mais le trafic reste bien inférieur aux niveaux d’avant-guerre et les navires sont toujours exposés à des dangers.

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Vers la meilleure performance mensuelle du dollar depuis près d’un an

29. Juni 2026 um 12:20

Le dollar s’est légèrement apprécié lundi 29 juin, restant en voie de réaliser son plus fort gain mensuel en près d’un an; et ce, dans un contexte de tensions avec l’Iran.

L’euro s’est établi à 1,1387 dollar après avoir atteint la semaine dernière son plus bas niveau en 13 mois face à la monnaie américaine. Et il se dirige vers une baisse mensuelle de 2,3 %. La livre sterling a reculé de 0,1 % à 1,3198 dollar, enregistrant une baisse mensuelle de 2 %. Le dollar australien, sensible à l’appétit pour le risque, s’établissait à 0,6885 dollar américain, en baisse de 0,1 % en début de séance. Et il s’oriente vers une baisse mensuelle de 4,1 %. Le dollar néo-zélandais est resté quasiment inchangé à 0,5635 dollar américain, enregistrant une baisse mensuelle de 5,9 %. Quant au yen, il s’échangeait à 161,75 contre le billet vert. La monnaie japonaise continuant de baisser et approchant son plus bas niveau en 40 ans.

Par ailleurs, l’indice du dollar, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de devises comprenant le yen et l’euro, a légèrement progressé pour atteindre 101,36.

Au final, l’indice est actuellement en voie d’atteindre une hausse de 2,5 % en juin. Ce qui représenterait sa plus forte progression mensuelle depuis juillet de l’année dernière.

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Accord libano-israélien : « Une incitation à la guerre civile »

29. Juni 2026 um 11:44

Depuis la création d’Israël, l’histoire nous enseigne que ce pays n’a jamais respecté un seul accord qu’il a signé avec ses voisins. Même après avoir perpétré un génocide à Gaza et que ses complices américains lui ont fait signer un cessez-le-feu, il a continué et continue encore impunément de bombarder les survivants sous leurs tentes, dressées au milieu des ruines !

Pourtant, le gouvernement libanais a signé le vendredi 26 juin à Washington un accord de paix avec Israël. C’est la forte pression des Etats-Unis qui a forcé le président Joseph Aoun à accepter un tel accord tout en sachant pertinemment qu’il restera lettre morte comme tous les précédents accords que l’entité sioniste a signés. Et de fait, moins de deux jours après son entrée en vigueur, Israël a repris ses bombardements au Liban, tuant les civils et détruisant les maisons sur la tête de leurs habitants. La dernière frappe remonte à dimanche 28 juin. La cible était un parc d’attractions à Nabatieh où le ministre libanais a fait état de morts et de blessés…

Il va sans dire que le Hezbollah a rejeté fermement l’accord et des milliers de manifestants ont défilé à Beyrouth et dans sa banlieue sud, dénonçant « l’accord honteux et la capitulation face à Israël »

Rien d’étonnant quand on sait que l’accord n’oblige Israël ni à se retirer du territoire libanais, ni même d’arrêter ses bombardements. Le seul élément de l’accord sur lequel Américains et Israéliens ont pesé de tout leur poids est l’obligation faite pour le gouvernement libanais de « procéder au désarmement de Hezbollah ».

Mais il est quand même étonnant que le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a supervisé la signature de l’accord, puisse déclarer que « la situation au Liban était distincte du cessez-le-feu avec l’Iran », malgré le fait que le premier article du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran stipule explicitement « le cessez-le-feu total au Liban. »

Le refus de Netanyahu d’accepter les dispositions de l’accord irano-américain et l’impuissance de Donald Trump à l’imposer au Premier ministre israélien sont la source du regain de tension entre Washington et Téhéran ces derniers jours, avec des tirs américains sur l’Iran et des représailles iraniennes sur des bases US au Koweit et à Bahrein…

Tiraillé entre les fortes pressions israélo-américaines d’une part et le risque d’une guerre civile d’autre part, le gouvernement libanais n’a eu rien à dire pour justifier sa signature que « l’objectif final de l’accord est le retrait des troupes israéliennes du Liban. ». Difficile pour les Libanais de croire à un tel objectif quand, en réalité, aucun calendrier n’est fixé fixé à cet effet et aucune garantie n’assure la fin de l’occupation.

Euphorique, Benjamin Netanyahu s’est vanté devant la presse que « l’accord avec le Liban permet à l’armée israélienne de rester au Liban aussi longtemps qu’elle le souhaite », ajoutant que « l’objectif principal de cet accord est d’extirper la présence du Hezbollah et de l’Iran du Liban. »

Les médias israéliens ne cachent pas leur satisfaction de l’accord, affirmant de leur côté que « l’annexe de l’accord relative à la sécurité maintient l’occupation et confère à l’armée une totale liberté d’action ».

Nul besoin d’être un analyste chevronné ni un devin pour se rendre à l’évidence que la véritable intention qu’Israël tente de dissimuler dans cet accord est le déclenchement d’une guerre civile au Liban. Car la clique génocidaire au pouvoir à Tel-Aviv sait pertinemment que l’accord ne manquera pas d’approfondir le fossé qui divise la société libanaise entre ceux qui veulent un accord de paix avec Israël à n’importe quel prix et ceux qui insistent sur la résistance à l’occupation israélienne à n’importe quel prix…

C’est une réalité visible à l’œil nu. Le gouvernement libanais et ceux qui le soutiennent tiennent à un arrêt des combats, même si Israël ne quitte pas le sud-Liban, et le Hezbollah, Amal et ceux qui les soutiennent exigent la fin de l’occupation avant tout accord.

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié l’accord de « nul et non avenu » et a affirmé que « le gouvernement libanais avait fait des concessions unilatérales et porté atteinte à la souveraineté du Liban. »

Quant à Nabih Berri, chef du mouvement Amal, il a rejeté tout aussi fermement l’accord, le qualifiant d’« incitation à la guerre civile ».

Il y a plus d’un demi-siècle, en 1975 plus exactement, Israël fomenta une guerre civile qui a mis quinze ans durant le Liban à feu et à sang. Il y a tout lieu de craindre que les génocidaires israéliens, avec la complicité de leurs soutiens à Washington, s’activent à replonger le Liban dans le même désastre.

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Washington et Téhéran conviennent d’une pause militaire

29. Juni 2026 um 10:51

Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques réciproques, selon un haut responsable américain cité par Axios. Les deux parties devraient se rencontrer mardi 30 juin à Doha, au Qatar.

Cette évolution survient alors que le cessez-le-feu est mis à l’épreuve seulement 11 jours après son entrée en vigueur, suite à de nouvelles attaques et à la menace du président Donald Trump que les États-Unis pourraient reprendre la guerre et « finir le travail ».

Axios affirme que la nouvelle flambée de violence dans la région a été provoquée par des interprétations différentes du mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre, principalement concernant les conditions relatives au détroit d’Ormuz.

Le média américain rappelle que, lors des négociations qui se sont tenues en Suisse, la délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, a convenu avec l’Iran de créer une « ligne directe » entre l’armée américaine et les Gardiens de la révolution afin de coordonner la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Les pourparlers du 30 juin, initialement prévus en Suisse et portant sur le programme nucléaire iranien, ont été déplacés et modifiés en raison de la récente escalade des tensions. L’ordre du jour se concentre désormais sur le détroit d’Ormuz…

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