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TIF 2026 : plus de 900 entreprises et 446 millions d’euros d’investissements italien en Tunisie

25. Juni 2026 um 12:31

La coopération économique entre la Tunisie et l’Italie entre dans une phase plus ambitieuse, portée par une volonté commune de transformer les échanges existants en véritable plateforme industrielle tournée vers l’Afrique. C’est le message central porté lors de l’ouverture du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), organisé à Tunis par la FIPA-Tunisia.

Enrico Maria Bagnasco, CEO de Sparkle et président de Confindustria Assafrica & Mediterraneo, a mis en avant la profondeur des relations économiques entre les deux pays. Plus de 900 entreprises italiennes sont aujourd’hui actives en Tunisie, opérant dans des secteurs clés comme le textile, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’agroalimentaire et le numérique. Une présence qui, selon lui, traduit un partenariat stable et de long terme.

Il a insisté sur les facteurs qui soutiennent cette dynamique, notamment la proximité géographique, la qualité des compétences tunisiennes et les accords commerciaux avec l’Union européenne. Il a illustré cette proximité par une image marquante : « un vol Rome–Tunis est plus court qu’un Rome–Milan », soulignant une réalité logistique qui renforce l’attractivité du pays. Les données évoquées montrent également l’intensification des flux d’investissement italiens à l’international, avec 446 millions d’euros enregistrés au premier semestre 2025 sur certains marchés, un indicateur utilisé pour illustrer la capacité des entreprises italiennes à se déployer à l’étranger et à consolider leur présence dans des économies partenaires comme la Tunisie.

Au centre du discours, une orientation stratégique revient avec insistance : faire de la Tunisie un hub industriel et logistique vers le continent africain. « Nous devons travailler ensemble pour faire de la Tunisie une plateforme conjointe de développement vers l’Afrique », a déclaré Enrico Maria Bagnasco, appelant à renforcer les projets industriels communs et les chaînes de valeur partagées. Cette vision s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, qui renforce la coopération italienne avec plusieurs pays africains, dont la Tunisie, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture.

Le secteur numérique occupe également une place stratégique dans cette coopération. L’entreprise Sparkle, présente en Tunisie depuis plus de 50 ans, assure environ 50 % du trafic international du pays, confirmant le rôle central des infrastructures digitales dans la compétitivité économique et l’ouverture internationale de la Tunisie. Au-delà des investissements, le discours a mis l’accent sur la formation et le transfert de compétences. Les initiatives italiennes intègrent des programmes de formation technique et managériale visant à renforcer l’autonomie des talents locaux et à accompagner la montée en valeur de l’écosystème industriel tunisien.

 

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Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent »

25. Juni 2026 um 12:22

La 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), rendez-vous majeur des acteurs mondiaux de l’investissement, se déroule ce jeudi  25 juin 2026 à Tunis. Organisé par FIPA-Tunisia sous le patronage du Ministère de l’Économie et de la Planification et en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, ce forum offre une plateforme stratégique d’échanges, de networking et de création de partenariats entre investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprise, institutions publiques et partenaires de développement.

Présent lors de cette matinée, Wamkele Mene, le secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné lors de son allocution l’importance du thème de cette édition, qui fait écho à la mission de la ZLECAf. Il a salué l’engagement de la Tunisie, l’un des premiers pays à signer et ratifier l’accord, et a insisté sur le rôle du pays comme plateforme pour dynamiser le commerce intra‑africain et attirer les investissements.

Il précise dans ce contexte :  » Nous nous réunissons à un moment où l’économie mondiale fait face à des défis sans précédent. En effet, le capital se montre prudent, les investisseurs hésitent et le commerce est fragmenté. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont morcelées. De plus en plus, les industriels et les producteurs recherchent des partenariats régionaux pour établir des chaînes d’approvisionnement alternatives et garantir la résilience pour notre continent et pour la Tunisie en particulier. Cela signifie que nous devons renforcer et construire notre autonomie économique en créant des chaînes de valeur en Afrique, sans pour autant nous déconnecter du reste du monde. »

Il ajoute : « Notre mission est de développer nos économies et nos marchés, de bâtir des partenariats, d’accroître notre capacité de production et d’échange, et de lever les obstacles intra‑africains à l’investissement et au commerce. Pendant plus de 70 ans, le continent africain a été caractérisé par la fragmentation des marchés, la petitesse des marchés nationaux, la coexistence de 42 monnaies, des frontières réglementaires denses et des économies qui restent trop dépendantes de l’exportation de matières premières non transformées vers les marchés traditionnels du Nord. En réponse à ce constat, nos chefs d’État et de gouvernement, au sein de l’Union africaine, ont décidé d’accélérer le commerce intra‑africain en instituant la ZLECAf. « 

Comme il l’a précisé lors de son discours d’ouverture, la Tunisie est déjà activement engagée dans les échanges au sein de ce cadre. 42 entreprises tunisiennes pionnières ont satisfait aux exigences réglementaires nécessaires pour pouvoir commercer dans ce cadre ; ces entreprises couvrent la production manufacturière, la production d’engrais, l’agriculture et l’exportation de produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ouverte aux affaires et la Tunisie, bien entendu, est ouverte aux affaires ; elle est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent, via ses infrastructures et grâce à la ZLECAf. « 

« La ZLECAf présente une proposition de valeur et d’investissement : un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes avec un PIB combiné estimé à 3,4 billions de dollars américains. Cela signifie que, lorsque vous investissez en Tunisie, vous avez accès aux marchés des 49 autres pays et bénéficiez d’un accès préférentiel à ces marchés dynamiques et à forte croissance en Afrique.

En 2024, le commerce intra‑africain a atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi nous avons confiance dans l’avenir de notre continent et dans le rôle de la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique » a-t-il poursuivi.

Wamkele Mene a souligné la capacité d’exportation de la Tunisie et son expérience : « La Tunisie a été parmi les premiers partenaires à conclure un accord préférentiel avec l’Union européenne. Ce qui en a fait l’un des plus grands pays exportateurs en Afrique vers l’UE et le 10e fournisseur de vêtements de l’Union européenne. La Tunisie compte plus de 260 entreprises exportatrices réalisant plus de 2,5 milliards de dollars d’exportations. Soit plus de 14% des exportations nationales dans le cadre des zones de libre‑échange. »

Il a également rappelé que la ZLECAf ne concerne pas uniquement les biens commerciaux. « Elle porte aussi sur l’économie numérique, l’autonomisation des petites et moyennes entreprises et l’intégration des femmes et des jeunes dans le commerce. Du point de vue de l’investisseur, elle vise à faciliter l’investissement intra‑africain — qui représente aujourd’hui moins de 4 % et à renforcer la protection juridique des investissements via le protocole sur l’investissement applicable. Les règles de protection de l’investissement et d’ouverture des marchés existent ; le marché est là. La main‑d’œuvre la plus jeune du monde sera en Afrique d’ici 2050. D’ici 2050, une personne sur quatre vivra en Afrique. Les projections estiment le PIB africain à 16,2 billions de dollars, positionnant alors le continent comme l’une des plus grandes économies mondiales. Il ne s’agit pas seulement d’une architecture plus vaste pour le commerce ; c’est une opportunité de marché dynamique et à forte croissance. Parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, six se situent en Afrique. »

« Bien sûr, nous devons surmonter des défis précis : le coût du transport et de la logistique, le coût des infrastructures, le coût élevé du financement du commerce, le coût des paiements et transactions intra‑africains, et l’absence d’une infrastructure de paiement continentale qui permettrait aux PME comme aux grandes entreprises d’échanger à des tarifs compétitifs et à des millions d’Africains de profiter d’un marché de 1,4 milliard de personnes » a-t-il encore souligné.

Il conclut : « La Tunisie apporte une nouvelle dynamique et de nouvelles opportunités pour l’Afrique. Il s’agit d’un modèle d’intégration économique important que nous construisons. Et nous sommes convaincus que la Tunisie joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’intégration économique en Afrique. C’est un pays où investir, c’est aussi investir dans l’avenir du continent et tirer parti du marché africain. »

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Allemagne : légère amélioration des perspectives économiques 

25. Juni 2026 um 12:03

Les perspectives économiques allemandes se sont légèrement améliorées en juin, atténuant les inquiétudes concernant les effets indirects de la guerre des Etats-Unis contre l’Iran sur la première économie européenne.

L’indice des anticipations des entreprises de l’Institut Ifo du mercredi 24 juin a progressé à 84,1, contre 83,9 (chiffre révisé) le mois précédent. Ce résultat reste toutefois inférieur à l’estimation médiane des analystes interrogés par Bloomberg, qui s’établissait à 84,8. Parallèlement, l’indice mesurant la conjoncture actuelle a affiché une amélioration plus marquée.

« Les entreprises perçoivent un environnement commercial moins incertain », a déclaré Clemens Fuest, président de l’Ifo, dans un communiqué publié mercredi. « Les entreprises allemandes espèrent une désescalade des tensions géopolitiques », a-t-il ajouté.

Ces chiffres contrastent avec les données publiées mardi, qui montraient une détérioration inattendue de l’activité économique ce mois-ci. La chute de confiance due au conflit au Moyen-Orient ayant entraîné le plus fort recul du secteur des services depuis 2022.

En effet, après un bon début d’année, l’économie allemande est en difficulté. La Deutsche Bundesbank prévoit une croissance de seulement 0,5 % pour l’ensemble de l’année, un chiffre nettement inférieur à « l’année de croissance » promise par le chancelier Friedrich Merz avant le début du conflit avec l’Iran.

De plus, l’augmentation des dépenses de défense et d’infrastructure fonctionne désormais davantage comme un « coussin de sécurité » que comme un levier pour relancer la croissance.

Les entreprises ressentent déjà la pression. BMW AG a récemment émis un avertissement sur ses résultats, soulignant que la guerre affecte négativement le moral des consommateurs dans le monde entier.

Lire aussi : BMW annonce une baisse de 29 % de ses bénéfices

Par ailleurs, la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux d’intérêt pour la première fois en près de trois ans constitue un obstacle supplémentaire pour l’économie. Et malgré les progrès réalisés dans les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, les marchés anticipent toujours une nouvelle hausse des taux en 2026.

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La Tunisie confie la digitalisation de sa propriété industrielle à la Corée du Sud

25. Juni 2026 um 08:11

L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) lance son nouveau système numérique de la propriété industrielle, réalisé en coopération avec l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l’Office coréen de la propriété intellectuelle (KIPO).

La cérémonie de lancement a été présidée, mercredi 24 juin 2026 à Tunis, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat – chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie -, Slah Zouari, qui a salué un projet illustrant, selon lui, « la solidité de la coopération tuniso-coréenne et le niveau avancé du partenariat bilatéral dans l’accompagnement de la transformation numérique de l’administration tunisienne, rapporte un communiqué du ministère ».

Cette plateforme numérique ambitionne de centraliser et d’intégrer l’ensemble des procédures et services liés à la propriété industrielle, tout en simplifiant les démarches administratives, en réduisant les délais de traitement et en facilitant l’accès à l’information. Elle vise également à renforcer l’efficacité, la transparence et l’interaction entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation, notamment les entreprises, les chercheurs, les innovateurs et les porteurs de projets.

Le ministère s’engage à poursuivre la modernisation du système national de la propriété industrielle et à en assurer la pérennité, selon Zouari, assurant « ce secteur constitue un levier stratégique de développement économique, en favorisant l’innovation, en stimulant l’investissement, en renforçant la compétitivité des entreprises et en facilitant l’intégration de l’économie tunisienne dans les chaînes de valeur mondiales ».

S’inscrivant dans la continuité des efforts engagés depuis 2023 pour moderniser le système national de la propriété industrielle, ce projet marque une nouvelle étape dans la digitalisation des services publics. Les participants ont pris connaissance, à cette occasion, des principales fonctionnalités du nouveau système, des différentes phases de sa réalisation ainsi que de ses perspectives d’évolution, mettant en évidence les avancées réalisées par la Tunisie pour aligner son dispositif de propriété industrielle sur les standards internationaux et répondre aux défis des mutations technologiques.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Corée en Tunisie, Lee Tae-won, du président du KIPO, Byeong-sam Kang, de la directrice du bureau de la KOICA en Tunisie, Ilwoo Nam, ainsi que du directeur général de l’INNORPI, Nafaâ Boutiti, aux côtés de représentants d’institutions tunisiennes et coréennes et d’experts du secteur.

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