4.611 infractions économiques en juin

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Les relations entre Washington et Rome connaissent un nouvel accès de tension. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a vivement réagi, vendredi 19 juin 2026, à des déclarations attribuées au président américain Donald Trump, qui aurait affirmé qu’elle l’avait « supplié » de prendre une photo avec lui en marge du sommet du G7...
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Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle prépare la rentrée 2026-2027 avec un élargissement de son offre. Le ministre Riadh Chaoued a annoncé, ce vendredi 19 juin, la création de six nouvelles spécialités dans plusieurs centres de formation à travers le pays.
Parmi les nouveautés phares figure la spécialité « accompagnateur de vie », qui sera ouverte dans cinq centres de formation, ainsi qu’un cursus de technicien supérieur en énergie solaire, un secteur en pleine expansion en Tunisie. Un nouveau parcours dédié aux métiers de la boulangerie et de la pâtisserie sera également lancé au centre de formation professionnelle de Djerba.
Cette diversification s’inscrit dans une stratégie visant à adapter davantage la formation aux besoins du marché de l’emploi, notamment dans les secteurs des services, des énergies renouvelables et de l’artisanat alimentaire.
Le ministre a également indiqué que la capacité globale d’accueil des centres de formation a été portée à plus de 25.300 places, réparties sur l’ensemble du territoire.
Intervenant à l’occasion de la conférence nationale des directeurs des établissements relevant du complexe de formation de Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous, Riadh Chaoued a souligné que les conditions d’hébergement et de restauration des stagiaires seront améliorées. La capacité d’accueil des internats dépasse désormais 1.700 lits.
Sur le volet financement, le ministre a rappelé l’existence d’une ligne budgétaire de 20 millions de dinars destinée aux catégories vulnérables et à revenus modestes. Selon lui, la plateforme dédiée a déjà enregistré près de 238.000 demandes.
Il a également annoncé l’ouverture, depuis une semaine, d’une nouvelle ligne de financement priorisant les régions les moins développées, sur la base de l’indice de développement régional.
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Autre levier mis en avant : la plateforme Cap Emploi, intégrée dans le cadre du programme de soutien à la compétitivité des entreprises et à l’autonomisation économique, un projet financé par la Banque africaine de développement à hauteur de 90 millions d’euros.
Pour le ministre, l’accompagnement des bénéficiaires de ces mécanismes reste essentiel, dans un contexte où l’initiative privée est de plus en plus présentée comme une réponse structurelle au chômage.
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La Tunisie franchit un nouveau cap dans sa stratégie de transition énergétique avec la signature, ce vendredi 19 juin 2026, d’un contrat pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque au sein de l’aéroport international de Tozeur-Nefta. D’une capacité de 4 mégawatts, l’installation alimentera le réseau du secteur aérien, sous la responsabilité de l’Office de l’aviation civile et des aéroports.
La cérémonie de signature s’est tenue au siège de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, en présence de son directeur général, Nafaâ Bakari, du mandataire de l’Office de l’aviation civile et des aéroports, Habib Touumi, ainsi que du représentant de l’entreprise chargée de l’exécution du projet.
Ce projet s’inscrit dans le programme national de transition énergétique dans les institutions publiques, piloté par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie. L’objectif affiché est double : réduire la consommation électrique des structures publiques et accélérer le recours aux énergies renouvelables dans les infrastructures étatiques.
Selon les responsables présents, il s’agit d’une étape structurante pour le secteur. Nafaâ Bakari a qualifié cette initiative de « saut qualitatif » dans la production autonome d’électricité au sein des institutions publiques. Il a également souligné que cette centrale constitue, à ce stade, la plus importante jamais intégrée dans le programme national, avec un impératif de respect strict des délais contractuels.
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De son côté, Habib Toumi a insisté sur la portée opérationnelle du projet. La centrale permettra de couvrir une part significative des besoins énergétiques de l’aéroport de Tozeur-Nefta, mais aussi de contribuer à l’alimentation de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, réduisant ainsi la dépendance au réseau conventionnel.
Au-delà de sa dimension technique, ce projet est présenté comme un levier environnemental et économique. Il devrait contribuer à la réduction des émissions de carbone du secteur aérien et s’inscrire dans les engagements de la Tunisie en matière de développement durable.
En misant sur l’énergie solaire dans un secteur stratégique comme le transport aérien, la Tunisie confirme sa volonté d’accélérer la transition vers un modèle énergétique plus sobre, plus autonome et moins carboné.
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La crise couvait depuis plusieurs semaines, mais elle a éclaté au grand jour. Une déclaration de Donald Trump affirmant que Giorgia Meloni l’aurait « supplié » de prendre une photo avec lui a provoqué une vive réaction à Rome. La Première ministre italienne a dénoncé des propos « totalement inventés », tandis que le chef de la diplomatie italienne a annoncé l’annulation d’une visite officielle aux États-Unis. Un épisode qui marque un net refroidissement entre deux dirigeants jusqu’ici considérés comme des alliés privilégiés.
L’incident trouve son origine dans une interview téléphonique accordée par Donald Trump à la chaîne italienne La7. Le président américain y affirme que Giorgia Meloni lui aurait demandé avec insistance de prendre une photo à ses côtés lors du sommet du G7.
Ces propos ont immédiatement suscité une vague de réactions en Italie. Quelques heures plus tard, Giorgia Meloni a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle se dit « consternée » par des déclarations qu’elle qualifie de « totalement inventées ».
La cheffe du gouvernement italien a également exprimé son incompréhension face à l’attitude du président américain, estimant qu’il se montre plus dur envers ses alliés qu’envers certains adversaires géopolitiques de l’Occident.
La réponse italienne ne s’est pas limitée à une simple mise au point publique.
Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé l’annulation de son déplacement aux États-Unis, prévu les 21 et 22 juin. Il a dénoncé des propos « graves et offensants » visant la présidente du Conseil italien.
Cette décision donne une dimension diplomatique à une controverse qui, au départ, relevait davantage de la polémique politique. Elle constitue aussi un signal fort envoyé par Rome à Washington.
Au sein de l’exécutif italien, les soutiens à Giorgia Meloni se sont rapidement multipliés.
Le ministre de la Défense Guido Crosetto a pris publiquement sa défense, affirmant ne pas pouvoir imaginer la Première ministre demander une photo à qui que ce soit. Il a également souligné les efforts consentis par la dirigeante italienne pour préserver la coopération avec Washington malgré les critiques répétées du président américain.
Cette nouvelle passe d’armes intervient quelques semaines après une première tension entre les deux responsables. En avril, Donald Trump avait déjà reproché à Giorgia Meloni son refus d’engager l’Italie dans la guerre contre l’Iran, se déclarant « choqué » par son manque supposé de courage.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni était pourtant considérée comme l’une des interlocutrices européennes les plus proches de Donald Trump. Sur plusieurs dossiers internationaux, elle avait tenté de maintenir un dialogue privilégié avec Washington tout en préservant les positions européennes.
L’épisode actuel marque ainsi un tournant inattendu. Derrière la controverse sur une simple photographie se dessine désormais une tension politique et diplomatique susceptible d’affecter la relation entre Rome et Washington, à un moment où les équilibres occidentaux sont déjà mis à l’épreuve par plusieurs crises internationales.
Lire aussi :
Io e l’Italia non imploriamo mai. pic.twitter.com/sTpKlqWB67
— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) June 19, 2026
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Les fruits et légumes tunisiens renforcent leur présence sur le marché italien. Selon des données publiées vendredi par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), les exportations tunisiennes de produits frais vers l’Italie ont atteint 134 millions de dinars en 2025, contre 85 millions un an plus tôt. Une progression de 60% qui témoigne du regain de dynamisme de la filière agricole tunisienne sur l’un de ses marchés historiques.
Cette performance intervient alors que neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans la production agricole participent au salon Mercato Agroalimentare di Milano (SogeMi), organisé les 18 et 19 juin à Milan.
Pour le CEPEX, cette hausse des exportations reflète la compétitivité retrouvée de l’offre tunisienne. La proximité géographique entre les deux rives de la Méditerranée, les facilités logistiques offertes par le corridor maritime Tunisie-Italie ainsi que la qualité des produits tunisiens constituent des avantages majeurs pour les exportateurs.
Les opérateurs italiens voient également dans la production tunisienne une solution pour prolonger leurs périodes d’approvisionnement au-delà des cycles agricoles européens, répondant ainsi aux besoins du marché tout au long de l’année.
La participation tunisienne au salon SogeMi s’inscrit dans cette dynamique de conquête commerciale. La mission est organisée par le CEPEX, à travers son bureau de Milan et le Consulat général de Tunisie à Milan, en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), le Groupement Interprofessionnel des Fruits (GIFruits) et le Groupement Interprofessionnel des Légumes (GIL).
L’objectif affiché est de renforcer durablement la présence des primeurs tunisiennes dans les circuits de distribution italiens et de transformer les opportunités commerciales en contrats à long terme.
Le marché de Milan constitue un point d’entrée majeur pour les produits alimentaires. Le site SogeMi accueille chaque année près de 25.000 opérateurs et voit transiter environ un million de tonnes de fruits et légumes sur une superficie de 80.000 mètres carrés.
Les grossistes présents approvisionnent aussi bien les marchés municipaux que les enseignes de la grande distribution et les acteurs du secteur Horeca. Pour les exportateurs tunisiens, cette plateforme représente une opportunité importante pour consolider leurs parts de marché et poursuivre la progression enregistrée en 2025.
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Quelques signaux récents montrent toutefois que certains responsables républicains ont pris conscience de cette contradiction. Frank Garcia a finalement prêté serment en tant que secrétaire adjoint d’État chargé des Affaires africaines après plusieurs mois de vacance du poste. Dans le même temps, des parlementaires ont déposé un projet de loi visant à renforcer les capacités africaines du département d’État, reconnaissant implicitement qu’une stratégie centrée sur les transactions économiques exige davantage de compétences diplomatiques, rapporte la revue Semafor.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, rappelons-le, Donald Trump a cherché à rompre avec ce qu’il considère comme une dépendance excessive à l’aide publique au développement. Cette orientation s’est notamment traduite par le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et par l’adoption d’une politique de « diplomatie commerciale » privilégiant les intérêts économiques et stratégiques américains.
Cette logique n’est pas dénuée de cohérence. Washington estime que l’avenir des relations avec l’Afrique doit reposer davantage sur les investissements et les échanges que sur l’assistance. Toutefois, l’administration américaine semble avoir sous-estimé l’importance des mécanismes d’influence qui entouraient ces relations économiques.
Pendant plusieurs décennies, les États-Unis ont proposé aux pays africains un partenariat global associant aide au développement (APD), coopération sécuritaire, programmes universitaires, échanges professionnels et dialogue diplomatique. Même lorsqu’ils contestaient certaines pressions américaines, de nombreux dirigeants africains acceptaient ce cadre en raison des avantages multiples qu’il procurait. En réduisant cette offre à sa seule dimension transactionnelle, Washington espère pourtant conserver le même niveau d’influence.
Les limites de cette approche apparaissent déjà. Plusieurs initiatives américaines destinées à sécuriser l’accès aux minerais critiques et à d’autres ressources stratégiques se heurtent à des résistances croissantes. De plus en plus de gouvernements africains refusent des accords jugés déséquilibrés. Tandis que les opinions publiques se montrent elles aussi plus méfiantes. Au Kenya par exemple, des manifestations ont ainsi éclaté contre un projet américain de centre destiné à accueillir des personnes potentiellement exposées au virus Ebola.
À cette défiance s’ajoutent plusieurs décisions américaines mal perçues sur le continent. Les restrictions de visas se sont multipliées, plusieurs centres de traitement des demandes ont été fermés ou regroupés. Tandis que les initiatives visant à transférer certains migrants expulsés vers des pays africains ont alimenté le sentiment que l’Afrique est désormais principalement considérée sous l’angle migratoire et extractif.
Or, l’un des principaux atouts de l’influence américaine résidait précisément dans l’accès qu’offraient les États-Unis : universités, réseaux professionnels, programmes d’échanges, mobilité académique et circulation légale des personnes. En limitant ces canaux, Washington affaiblit un avantage que ses concurrents peinent encore à égaler.
Paradoxalement, la diplomatie transactionnelle exige davantage d’expertise que le modèle fondé sur l’aide. Les négociations portant sur les minerais critiques, les infrastructures, les technologies ou les questions de sécurité nécessitent une connaissance fine des réalités locales, des relations de long terme et des équilibres politiques nationaux. C’est précisément pour cette raison que la nomination de Frank Garcia et les efforts de renforcement des compétences africaines au sein du département d’État revêtent une importance particulière.
L’administration Trump affirme vouloir traiter l’Afrique comme un partenaire stratégique plutôt que comme un simple bénéficiaire d’aide internationale. Mais le contexte a profondément changé. La Chine, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres acteurs multiplient leurs investissements et leurs partenariats sur le continent, offrant aux États africains un éventail de choix sans précédent. Dans ce nouvel environnement, l’influence revient souvent à ceux qui acceptent d’investir dans la durée plutôt que dans la seule logique du contrat immédiat.
Dans ces conditions, le risque pour Washington n’est pas un retrait brutal d’Afrique, mais une érosion progressive de son influence au profit de puissances concurrentes engagées dans une stratégie de plus long terme.
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