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Les prix de l’or pourraient chuter jusqu’à 3 500 dollars, avertit Citibank

10. Juni 2026 um 15:32

Citibank a prédit que les prix de l’or chuteraient de 20 % supplémentaires d’ici septembre prochain. Tout en avertissant que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pendant l’été pourrait entraîner de fortes pertes pour le métal jaune, malgré l’escalade des tensions géopolitiques.

Dans une note publiée mardi 9 juin, les analystes de la banque ont indiqué que les prix de l’or pourraient chuter aux alentours de 3 500 dollars l’once si le détroit d’Ormuz restait fermé jusqu’à la fin de l’été.

La banque estime que l’or, traditionnellement considéré comme l’une des valeurs refuges les plus importantes en période de turbulences, est devenu à court terme « un actif exceptionnellement risqué » en raison de l’évolution des facteurs qui ont soutenu sa hausse record ces derniers mois. C’est ce qu’indique un rapport publié par le réseau américain CNBC et examiné par Al Arabiya Business.

L’or avait atteint un sommet historique de 5 594,82 dollars l’once le 29 janvier 2026; avant d’amorcer une forte baisse.

Les analystes de Citi ont noté que la crise actuelle du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une contraction de la demande mondiale d’or, ramenant potentiellement les prix aux niveaux observés il y a environ neuf mois, aux alentours de 3 500 dollars l’once. « Les risques à court terme ont tendance à être négatifs, donc acheter à la baisse ne semble logique que s’il existe une forte conviction qu’il n’y aura pas de retour à l’escalade », ajoutent-ils. « À long terme, nous conservons une perspective positive sur l’or, mais nous pensons qu’il représente un investissement à haut risque à court terme. En particulier pour les investisseurs qui n’ont pas une grande marge de manœuvre pour tolérer la volatilité ou un horizon d’investissement à long terme », poursuivent-ils.

Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en août s’échangeaient mardi matin autour de 4 352,9 dollars l’once. Au final, les analystes de la banque ont expliqué qu’une grande partie de la pression actuelle sur l’or est liée à la crise du détroit d’Ormuz et à la hausse des prix de l’énergie, à la fois directement et indirectement, par leur impact sur la hausse des taux d’intérêt réels, la force du dollar et la faiblesse de l’activité des marchés émergents. En plus de la baisse des achats des investisseurs résultant des changements de politique des banques centrales.

Toujours selon eux, l’apaisement des tensions dans le détroit d’Ormuz et la baisse future des prix de l’énergie pourraient atténuer la pression sur l’or et faire évoluer les prix vers un nouveau plancher.

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Pétrole : l’Irak et les Émirats cherchent à réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz

10. Juni 2026 um 13:05

L’Irak et les Émirats arabes unis accélèrent leurs projets d’expansion des oléoducs afin de compenser les pertes de flux dues à la fermeture du détroit d’Ormuz. Alors que de nouvelles données révèlent leur forte dépendance au golfe Persique, rapporte CNBC.

Il convient de noter que le gouvernement irakien vient d’approuver des plans visant à accélérer les exportations de pétrole brut via le réseau d’oléoducs Kurdistan-Turquie. Cette décision permettra de plus que tripler les exportations actuelles, passant de 220 000 barils par jour à 770 000. Cet itinéraire offre un passage alternatif à travers le Kurdistan jusqu’au port turc de Ceyhan, en Méditerranée.

Des données exclusives présentées à CNBC par QuantCube Technology révèlent que les exportations irakiennes globales se sont pratiquement taries depuis le début de la guerre. Et ce, en raison de sa dépendance géographique vis-à-vis du détroit d’Ormuz.

« L’Irak se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée car nous savons que la majeure partie, voire la totalité, de son pétrole transite par le détroit d’Ormuz », a déclaré Alan Aleman, économiste principal chez QuantCube, à CNBC lors d’une interview…

Parallèlement, Abou Dhabi accélère la construction du nouvel oléoduc est-ouest vers Fujairah, cherchant ainsi à contourner le détroit d’Ormuz. Ce projet, qui devrait être opérationnel en 2027, doublera la capacité d’exportation de la compagnie pétrolière nationale ADNOC.

Le prince héritier d’Abu Dhabi, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a appelé le 15 mai à l’accélération des travaux d’expansion du pipeline, dans un contexte de demande énergétique mondiale croissante. Les Émirats arabes unis peuvent toujours exporter du pétrole via d’autres terminaux. Cela atténue l’impact de la fermeture d’Ormuz, note encore CNBC.

« Il est clair que l’Irak, de par sa situation géographique, se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée que celle des Émirats arabes unis ou de l’Arabie saoudite » a ajouté Aleman. « Les Émirats arabes unis possèdent toujours le terminal de Fujairah. Même s’il a été endommagé pendant la guerre, il dispose théoriquement encore des infrastructures et des navires nécessaires pour exporter une grande quantité de pétrole ».

Mais même les infrastructures alternatives existantes sont menacées. L’oléoduc reliant l’ouest à l’est de l’Arabie saoudite a été attaqué par l’Iran en avril, et Fujairah a également été la cible de frappes de drones iraniens.

L’oléoduc saoudien, qui relie les installations de traitement près du golfe Persique à un centre d’exportation en mer Rouge, et l’oléoduc des Émirats arabes unis jusqu’au port de Fujairah, ont une capacité disponible combinée estimée entre 3,5 et 5,5 millions de barils par jour, note l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Bien que l’Arabie saoudite ait déclaré en mars que son oléoduc pompait 7 millions de barils par jour.

Cependant, ces flux restent bien loin des quelque 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers qui transitaient quotidiennement par le détroit d’Ormuz avant la guerre. Le développement de voies d’exportation alternatives exige non seulement d’énormes investissements dans les infrastructures, mais aussi du temps. Des accords interétatiques sont souvent nécessaires, car les pipelines traversent différents territoires…

Par ailleurs, les navires immobilisés dans le Golfe risquent d’être attaqués par les forces iraniennes s’ils n’obtiennent pas l’autorisation de Téhéran pour emprunter une route désignée via le détroit d’Ormuz.

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États-Unis–Allemagne : négociations secrètes sur le prix des médicaments

10. Juni 2026 um 11:12

Le gouvernement allemand mènerait depuis plusieurs mois des discussions confidentielles avec le département américain de la Santé et des Services sociaux au sujet des prix des médicaments. C’est ce qu’a rapporté Politico, mardi 9 juin, citant trois sources proches des négociations.

Les discussions entre les ministères allemands de la Santé et des Finances et le gouvernement américain sont intervenues après que le président Donald Trump a exigé que l’Allemagne et d’autres pays européens paient des prix plus élevés pour ces médicaments, rappelle le média.

Lire aussi : Prix des médicaments : la stratégie américaine qui inquiète l’Europe

Le ministère allemand de la Santé a refusé de commenter les discussions avec le gouvernement américain, rapporte Reuters.

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Le pétrole fait reculer le déficit commercial américain 

10. Juni 2026 um 09:50

Le déficit commercial américain s’est réduit en avril, la hausse des exportations de pétrole ayant contribué à compenser la hausse continue des importations d’équipements utilisés pour la construction de centres de données.

Le déficit commercial des biens et services s’est réduit de 1,2 % en avril par rapport au mois précédent pour s’établir à 55,9 milliards de dollars, a annoncé mardi 9 juin le département du Commerce.

La valeur des exportations a progressé de 2,6 % en avril par rapport à mars, principalement grâce à une hausse de 60 % des exportations de pétrole brut, ainsi qu’à une augmentation des exportations de fioul et d’autres produits pétroliers. Pour leur part, les importations ont augmenté de 2 %, tirées par les ordinateurs et les semi-conducteurs.

La guerre avec l’Iran et la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz ont restreint l’approvisionnement en pétrole dans la région, entraînant une hausse des prix… Elle a également accentué les fortes fluctuations des échanges mensuels, suite aux annonces répétées de Donald Trump concernant les droits de douane pendant la majeure partie de l’année 2025. A noter que nombre de ces droits de douane ont été invalidés par la Cour suprême en février. Mais l’administration Trump a par la suite proposé de nouveaux droits de douane d’au moins 10 % sur les importations en provenance de 60 partenaires commerciaux.

Des enquêtes récentes menées auprès des responsables des achats montrent que les entreprises américaines constituent des stocks de marchandises, tentant de prévenir de nouvelles hausses de prix liées à la guerre, rappelant la « course » aux importations de l’année dernière avant les droits de douane dits du « jour de la libération » de Trump.

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La Chine maintient inchangés ses quotas d’exportation de carburant

10. Juni 2026 um 09:35

La Chine a émis cette année son deuxième lot de quotas d’exportation de carburant, totalisant 18 millions de tonnes métriques. Les niveaux globaux restant globalement stables par rapport à l’année dernière malgré les restrictions à l’exportation existantes.

Depuis mars, la Chine restreint ses exportations de carburant vers les régions situées en dehors de Hong Kong afin de garantir son approvisionnement national, dans un contexte de conflit prolongé au Moyen-Orient qui perturbe les flux pétroliers.

Sur le total des quotas, environ 13 millions de tonnes concernent les exportations d’essence, de diesel et de carburant d’aviation. Tandis que 5 millions de tonnes sont destinées au fioul marin, ont indiqué les sources.

Sinopec, CNPC et Sinochem ont reçu un total de 4,06 millions de tonnes de quotas dans la catégorie « commerce de transformation ». Lesquels seront principalement utilisés pour les exportations vers Hong Kong et pour le ravitaillement des avions dans les aéroports chinois.

Le gouvernement a également attribué, dans la catégorie « commerce général », des quotas de 8,94 millions de tonnes à six entreprises. Mais selon deux sources, seules Sinopec et PetroChina sont autorisées à exporter en raison des restrictions actuelles.

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