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Zied El Heni : un nouveau mandat de dépôt, la presse se mobilise

10. Juni 2026 um 09:22

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, mardi, le 09 juin 2026, un deuxième mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni, dans le cadre de l’affaire judiciaire le visant.

De son coté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé l’ensemble des journalistes ainsi que les défenseurs de la liberté de la presse et de l’expression à participer à un rassemblement de solidarité prévu le 12 juin 2026 devant le tribunal de première instance de Tunis. Cette mobilisation coïncidera avec la comparution de Zied El Heni devant la 17e chambre de la Cour d’appel, à l’occasion de la première audience de son procès.

Le syndicat a également annoncé l’organisation d’une conférence de presse le 10 juin à son siège afin de présenter les derniers développements du dossier judiciaire du journaliste.

A cet égard, notons qu’un jugement de première instance rendu le 7 mai 2026 avait condamné Zied El Heni à une peine d’un an d’emprisonnement en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications. Cette condamnation faisait suite à des déclarations dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier du journaliste Khalifa Guesmi.

Le SNJT a souligné que ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la défense de la liberté d’expression et du droit des journalistes à exercer leur profession sans restrictions ni pressions. Tout en réaffirmant son attachement aux garanties constitutionnelles et aux principes de la liberté de la presse.

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Le monde de la culture tunisienne en deuil

10. Juni 2026 um 09:05

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, mardi 9 juin 2026, sur sa page Facebook le décès de Fayçal Mansouri, ancien directeur de la Maison de la culture de Tabarka, écrivain et acteur culturel.

Diplômé de l’Institut supérieur d’animation culturelle, il a consacré sa carrière à la gestion et à l’animation d’institutions et de manifestations culturelles à travers plusieurs régions du pays, ajoute le département de la Culture.

Il a également participé à des travaux liés au patrimoine littéraire populaire, notamment la collecte et l’édition des œuvres du poète Abderrahman El Kafi, contribuant à leur préservation.

Le ministère a salué son parcours marqué par son engagement dans le secteur culturel.

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Pétrole en Tunisie : le champ d’Ashtart atteindra son pic de rentabilité en 2031

10. Juni 2026 um 08:52

Le champ d’Ashtart, l’un des principaux gisements pétroliers en Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait atteindre son pic de rentabilité en 2031. C’est ce qu’indique un rapport publié par une plateforme de recherche et de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington.

Le seuil de rentabilité correspond au niveau où l’écart entre les recettes de production prévisionnelles et les charges d’exploitation est à son maximum.

A ce stade, des défis liés à la viabilité de l’exploitation du champ à long terme commencent à se présenter.

Le champ d’Ashtart a été découvert en 1970 à 70 km au large de Sfax dans le Golfe de Gabès, à une profondeur de 219 pieds sous la surface de l’eau. Il est entré en production en 1974, précisent les données du ministère de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables.

En outre, les dernières données figurant dans le rapport calculent la moyenne de production du gisement à environ 5 000 barils de pétrole par jour. Ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale.

En 1980, ce gisement, avec celui d’El-Borma, a contribué à hauteur de 70 %, au pic de la production nationale enregistré, durant cette année là. Soit un niveau avoisinant les 117 000 barils par jour, souligne le même rapport.

La gestion du gisement est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société PERENCO Tunisia -Oil and Gas Limited .

En décembre 2018, la société « OMV » a finalisé la cession de sa part de 50 % dans le gisement à la société Perenco.

S’agissant des défis techniques, la SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente d’importantes anomalies, qui affectent les performances des puits de production. De plus, les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions variant entre 200 bars (dans la partie Est du réservoir) et 250 bars (dans la partie Ouest du réservoir). Et les températures sont de 140 degrés, poursuit le rapport.

D’ailleurs, il ajoute que la plupart des puits sont à une profondeur pouvant atteindre 3000 mètres et les pressions des tubes très hautes pressions (THP) sont constamment basses variant entre 8-10 bars.

Enfin, notons que ce champ se compose d’un seul réservoir dont l’épaisseur atteint environ 70 mètres. La production du pétrole se fait à l’eau. Le champ est encerclé par des puits d’injection d’eau utilisant l’eau de mer.

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Entre patriotisme, ambition et devoir national : porter haut les couleurs de la Tunisie

Von: farhat
10. Juni 2026 um 08:26

Par Ahmed NEMLAGHI

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, le Président de la République Kaïs Saïed a adressé un message fort de mobilisation et de confiance aux membres de l’équipe nationale tunisienne, appelés à défendre les couleurs du pays sur la scène internationale.
Recevant dimanche dernier au palais de Carthage l’ensemble des joueurs, du staff technique et des responsables de la délégation tunisienne avant leur départ pour la compétition mondiale, le Chef de l’État a insisté sur la portée nationale de cette participation et sur la responsabilité qui incombe à chaque joueur appelé à porter le maillot tunisien.

Dans une allocution empreinte de patriotisme et de détermination, Kaïs Saïed a rappelé que les sportifs tunisiens ne représentent pas uniquement une équipe de football, mais toute une nation, son histoire et les aspirations de son peuple.
Dès le début de son intervention, le Président de la République a tenu à rappeler aux joueurs l’importance symbolique de leur mission. «Vous représentez la Tunisie», a insisté le Chef de l’État, soulignant que chaque joueur doit garder à l’esprit qu’il porte le drapeau national et qu’il se bat pour le hisser haut «sur tous les cieux». À travers cette formule, Kaïs Saïed a voulu mettre l’accent sur la dimension patriotique du sport et sur le rôle fédérateur que joue l’équipe nationale dans l’imaginaire collectif tunisien. Pour lui, chaque apparition des «Aigles de Carthage» sur la scène mondiale engage l’image du pays tout entier et reflète la capacité des Tunisiens à relever les défis avec courage et persévérance. Le Chef de l’État a également appelé les joueurs à faire preuve d’abnégation, de discipline et d’esprit de sacrifice afin d’être à la hauteur des attentes du peuple tunisien, particulièrement attaché à son équipe nationale et à son parcours dans les grandes compétitions internationales.

Une compétition sous le signe du défi
Au cours de cette rencontre, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de dépasser la logique de la simple participation symbolique. «Le temps de la participation pour la participation est révolu», a-t-il déclaré, appelant l’ensemble de la délégation tunisienne à adopter un véritable esprit de défi et une volonté constante de victoire.
Selon lui, la Tunisie doit désormais aborder les compétitions internationales avec ambition et confiance, loin de toute mentalité défaitiste ou résignée. Le Président de la République a ainsi exhorté les joueurs à entrer dans cette Coupe du monde avec la conviction qu’ils sont capables de rivaliser avec les meilleures sélections et d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football tunisien.
Cette approche traduit une vision plus large fondée sur la valorisation de l’effort, de la persévérance et de la confiance dans les capacités nationales. Pour Kaïs Saïed, la réussite sportive constitue aussi le reflet d’un état d’esprit collectif fondé sur la détermination et le refus de l’échec comme fatalité.

«La culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même»
Parmi les passages les plus marquants de son allocution figure l’affirmation selon laquelle «la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même».
À travers cette phrase, le Président de la République a voulu souligner que le principal danger ne réside pas dans un revers sportif ponctuel, inhérent à toute compétition, mais dans l’installation d’un état d’esprit marqué par le doute et la résignation.
Le Chef de l’État a ainsi exhorté chaque membre de la délégation tunisienne à accomplir sa mission avec une détermination sans faille, un esprit conquérant et une foi inébranlable dans les capacités tunisiennes. Selon lui, la confiance en soi demeure une condition essentielle de la réussite, aussi bien dans le domaine sportif que dans les autres secteurs de la vie nationale. Cette idée revient régulièrement dans les discours présidentiels, où Kaïs Saïed insiste souvent sur la nécessité de restaurer la confiance collective et de valoriser les compétences tunisiennes.

Le sport comme miroir de la nation
Au-delà du football, cette rencontre au palais de Carthage a également permis au Président de la République d’évoquer la portée symbolique du sport dans la construction de l’identité nationale.
Kaïs Saïed est revenu sur plusieurs étapes marquantes de l’histoire des participations tunisiennes dans les compétitions internationales, aussi bien dans les disciplines collectives qu’individuelles. Il a rappelé que de nombreux sportifs tunisiens ont réussi, au fil des décennies, à impressionner le monde par leurs performances et leur capacité à se dépasser malgré des moyens parfois limités.
Ces réussites, a-t-il souligné, demeurent profondément ancrées dans la mémoire populaire et constituent des sources de fierté pour les Tunisiens.
Le Président de la République a notamment insisté sur le fait que les grandes victoires sportives dépassent souvent leur dimension compétitive pour devenir des moments d’unité nationale, capables de rassembler les citoyens autour d’un même sentiment d’appartenance et d’espoir.
Dans un contexte économique et social difficile, les performances de l’équipe nationale représentent ainsi, pour de nombreux Tunisiens, un motif de fierté collective et une occasion de faire rayonner l’image du pays à l’étranger.

«La Tunisie est capable d’émerveiller le monde»
Poursuivant son intervention, Kaïs Saïed a affirmé que la Tunisie demeure capable de surprendre et d’impressionner la scène internationale à condition de conserver la confiance en ses potentialités.
«La Tunisie est encore capable d’émerveiller le monde tant qu’elle conserve une foi profonde et inébranlable en sa capacité à relever les différents défis», a-t-il déclaré devant les joueurs et les membres du staff technique.
À travers cette affirmation, le Chef de l’État a cherché à insuffler un sentiment de confiance et de responsabilité aux joueurs appelés à représenter le pays lors de cette compétition mondiale.
Pour lui, la réussite ne dépend pas uniquement des moyens matériels ou des circonstances extérieures, mais également de la force morale, de la volonté et de la capacité à croire en ses propres compétences.
Ce discours s’inscrit dans une logique où le sport devient également un vecteur de mobilisation nationale et un symbole de la capacité du pays à surmonter les difficultés.

«Écrire l’histoire»
Concluant son allocution, Kaïs Saïed a tenu à rappeler que les grandes compétitions sportives ne se résument pas uniquement aux chiffres ou aux résultats inscrits sur un tableau d’affichage.
«Le tableau d’affichage peut certes briller par un résultat, mais l’essentiel demeure ce qui sera inscrit en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire», a affirmé le Président de la République.
À travers cette formule, le Chef de l’État a voulu souligner que certaines participations restent gravées dans la mémoire collective non seulement par les victoires obtenues, mais également par le courage, l’engagement et l’esprit de dépassement dont font preuve les équipes nationales.
Il a ainsi appelé les «Aigles de Carthage» à tout donner sur le terrain afin d’inscrire leur parcours parmi les grandes pages du sport tunisien et d’offrir au peuple tunisien des moments de joie et de fierté.

De fortes attentes populaires
Cette réception au palais de Carthage intervient alors que l’enthousiasme commence à gagner les supporters tunisiens avant le début de la compétition mondiale.
Dans les rues, les cafés et les espaces publics, les discussions autour de la sélection nationale, des choix tactiques et des chances de qualification occupent déjà une place importante dans le quotidien des Tunisiens.
Le football demeure en effet le sport le plus populaire du pays et les performances de l’équipe nationale constituent souvent un facteur de rassemblement dépassant les clivages politiques, sociaux ou régionaux.
Les supporters espèrent voir les «Aigles de Carthage» réaliser un parcours honorable et démontrer que la Tunisie demeure capable de rivaliser avec les grandes nations du football mondial.

Une mission qui dépasse le sport
À travers cette rencontre avec l’équipe nationale, Kaïs Saïed a cherché à donner à cette participation mondiale une dimension qui dépasse le simple cadre sportif.
Le Président de la République a placé cette aventure sous le signe du patriotisme, de la responsabilité et de la volonté de réussir. Son message aux joueurs était clair : défendre les couleurs tunisiennes avec honneur, discipline et détermination afin de faire rayonner le pays sur la scène internationale.
Alors que les «Aigles de Carthage» s’apprêtent à quitter Tunis pour rejoindre la compétition mondiale, tous les regards se tournent désormais vers cette équipe appelée à porter les espoirs d’un peuple entier.
Car au-delà des résultats sportifs, la Coupe du monde représente aussi, pour les Tunisiens, une occasion de rappeler que leur pays demeure capable de relever les défis, d’écrire son histoire et de faire entendre sa voix parmi les nations.

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