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Automobile : La Corée du Sud regarde de plus près la Tunisie

05. Oktober 2026 um 07:41

La relation industrielle entre la Tunisie et la Corée du Sud se concrésitse davantage. Après les premiers échanges engagés avec Hyundai Mobis, l’un des principaux équipementiers automobiles sud-coréens, une délégation de 13 entreprises coréennes spécialisées dans les composants automobiles doit se rendre en Tunisie à la mi-octobre. Mais derrière cette visite se dessine surtout une volonté de développer des liens industriels plus profonds avec un marché tunisien déjà intégré aux chaînes automobiles internationales.

L’élément le plus important des discussions engagées avec Hyundai Mobis est que Séoul ne s’intéresse pas uniquement à la Tunisie comme débouché commercial. Les échanges portent sur deux pistes : l’approvisionnement auprès de fabricants installés en Tunisie et l’étude de projets d’investissement direct. La mission des 13 entreprises coréennes doit justement permettre de confronter cette ambition aux capacités réelles du tissu industriel tunisien.

De simples fournisseurs à de possibles investisseurs

Cette évolution intervient dans un secteur déjà particulièrement dense. La Tunisie compte plus de 260 entreprises opérant dans les composants automobiles, dans des activités allant des faisceaux électriques aux composants électroniques, en passant par les pièces mécaniques, le plastique et le caoutchouc. Pour les industriels coréens, la proximité avec l’Europe constitue également un avantage stratégique, la Tunisie pouvant servir de plateforme de production destinée aux marchés européens.

Le précédent Yura Corporation montre surtout que cette stratégie peut déboucher sur des implantations importantes. Présent à Kairouan depuis 2007, le groupe sud-coréen a lancé en décembre 2025 la construction de sa cinquième unité tunisienne, pour un investissement annoncé de 50 millions de dinars. La Tunisia Investment Authority indique que cette extension doit générer plus de 1.840 emplois supplémentaires.

L’enjeu de la nouvelle offensive coréenne dépasse donc le nombre de sociétés susceptibles de venir en Tunisie. Pour Tunis, l’objectif est de transformer une industrie historiquement forte dans les faisceaux et composants en une plateforme capable d’attirer davantage d’activités technologiques et de nouveaux segments de la chaîne automobile.

La Tunisie cherche désormais à monter dans la chaîne de valeur

Le profil de Hyundai Mobis illustre cette évolution. Le groupe travaille notamment sur les composants destinés aux véhicules électriques, les systèmes électroniques, les technologies de sécurité et les solutions liées aux systèmes avancés d’aide à la conduite. Une implantation ou des contrats d’approvisionnement avec des acteurs de cette catégorie pourraient donc apporter à l’écosystème tunisien davantage de contenu technologique et favoriser le transfert de compétences.

La perspective est d’autant plus intéressante que l’industrie automobile mondiale se transforme rapidement sous l’effet de l’électrification et du développement des véhicules définis par logiciel. Hyundai Mobis développe lui-même des technologies liées aux véhicules électriques, aux systèmes électroniques et à la conduite avancée, tandis que son modèle de coopération avec les fournisseurs inclut notamment le développement technologique, les tests, la certification et l’accompagnement des PME de sa chaîne d’approvisionnement.

Lire aussi : Automobile : 13 entreprises coréennes attendues en Tunisie, un test pour la filière locale

Pour la Tunisie, le véritable indicateur ne sera donc pas la tenue de la mission d’octobre, mais ce qui en sortira : nouveaux contrats de fourniture, référencement de fabricants tunisiens auprès de groupes coréens, partenariats technologiques ou, surtout, décisions d’investissement. À ce stade, aucune nouvelle implantation coréenne n’est officiellement annoncée. La mission constitue néanmoins un signal supplémentaire : après Yura, la Tunisie cherche désormais à attirer un écosystème coréen plus large dans l’industrie automobile.

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TRIBUNE – Le couloir du Sud de l’hydrogène vert : de l’accord diplomatique à l’ingénierie d’exécution euromaghrébine

04. Oktober 2026 um 07:40

La récente rencontre au sommet à Alger entre le président, Abdelmadjid Tebboune, le ministre tunisien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne et d’Italie marque le passage d’une vision géopolitique globale à une feuille de route opérationnelle. L’accélération du projet de Couloir Sud de l’Hydrogène Vert (SoutH2 Corridor) ­- une artère de 3 300 kilomètres conçue pour transporter plus de 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe centrale via la Tunisie et l’Italie – concrétise l’axe stratégique euromaghrébin.

 

Comme nous le soulignions en juillet dernier, la Tunisie dispose d’un positionnement géographique et institutionnel unique pour agir en tiers de confiance de l’axe euro-africain. Mais face à ce méga projet d’infrastructures, une question fondamentale se pose : la Tunisie se contentera-t-elle de percevoir des redevances de transit passives, ou saura-t-elle s’imposer comme un copropriétaire industriel et technologique de la chaîne de valeur ?

Le piège historique des grands pipelines intercontinentaux réside dans la logique d’extraction pure : traverser un territoire en laissant des infrastructures de passage sans irriguer le tissu économique local. Des voix critiques s’élèvent déjà pour dénoncer un risque d’« extractivisme vert », où le Nord capterait l’énergie propre tout en déléguant au Sud la pression sur les ressources.

Pour le cycle 2026-2030, la doctrine tunisienne doit imposer une contrepartie d’intégration industrielle stricte. L’accord de transit doit s’accompagner d’investissements directs dans le dessalement d’eau de mer par énergies renouvelables, garantissant que la production d’hydrogène ne prélève pas une seule goutte dans les nappes phréatiques du pays, et d’un transfert technologique sur l’assemblage et la maintenance des électrolyseurs. La Tunisie ne prêtera pas seulement ses côtes pour les tuyaux ; elle hébergera les unités de conversion, de compression lourde et de certification.

 

La Tunisie comme interface de conformité et de certification numérique

L’accès au marché européen de l’énergie décarbonée exige le respect de normes réglementaires drastiques : traçabilité stricte de l’empreinte carbone, critères de durabilité de l’Union européenne et sécurisation des données de flux. C’est ici que la Tunisie doit faire valoir son capital immatériel et la solidité de son secteur bancaire et numérique.

En couplant l’infrastructure énergétique, déjà renforcée par le projet d’interconnexion électrique sous-marine ELMED de 600 MW entre Cap Bon et la Sicile, à une numérisation souveraine (IoT industriel, traçabilité par registres sécurisés et IA prédictive de gestion de flux), la Tunisie peut devenir la plateforme d’audit et de certification énergétique de l’axe Maghreb-Europe. Garantir la conformité technique et environnementale des molécules d’hydrogène injectées constitue un rôle stratégique à haute valeur ajoutée que ni les fournisseurs bruts ni les acheteurs finaux ne peuvent assumer seuls avec la même neutralité.

Lire aussi : ELMED, ou LE projet du siècle entre la Tunisie et l’Italie

L’objection récurrente face à ces mégaprojets réside dans leur coût financier : comment la Tunisie, sous contrainte budgétaire, peut-elle financer sa participation à des investissements chiffrés en milliards d’euros ?

Prétendre financer ces infrastructures sur le budget de l’État serait une erreur d’ingénierie. L’opportunité réside dans la structuration de financements mixtes (Blended Finance) et de partenariats public-privé (PPP) internationaux, adossés aux garanties des institutions financières européennes (BEI, BERD) et aux mécanismes de crédit carbone. Le secteur bancaire tunisien et maghrébin doit s’organiser en consortium pour agir en co-arrangeur de ces financements complexes, garantissant ainsi que les retours sur investissement et les flux de trésorerie irriguent le système financier national.

 

Régulation et gouvernance : transformer l’urgence diplomatique en vitesse d’exécution

Face à la concurrence féroce d’autres pays du Nord de l’Afrique pour capter la rente énergétique européenne, le principal risque pour la Tunisie n’est pas technologique, mais administratif. La lourdeur des circuits d’autorisation et l’absence d’un cadre réglementaire dédié à l’hydrogène vert risquent de décourager les investisseurs.

Le message délivré à Alger par la présence conjointe des ministres tunisien, algérien, italien, allemand et autrichien démontre que la volonté politique au plus haut sommet est acquise. L’urgence du cycle 2026-2030 exige désormais de traduire cette alliance diplomatique en un cadre réglementaire d’exception : une « Fast-Track » administrative, un guichet unique d’investissement énergétique et un code de l’hydrogène clair.

 

En alliant souveraineté industrielle, rigueur de certification et rapidité d’exécution, la Tunisie a l’occasion historique de transformer son positionnement géographique en une puissance d’ingénierie au service du continent.

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Quand la Street Food de Corée mobilise les jeunes Tunisiens

02. Oktober 2026 um 09:47

Ils étaient une centaine de jeunes venus de partout pour sacrifier à la Street Food de Corée lors d’un événement festif organisé il y a une semaine. Cette journée de découverte est venue confirmer l’engouement de la jeunesse tunisienne pour divers aspects de la culture coréenne.

En effet, aussi bien la K-Pop que la K-Food n’ont pas de secrets pour ces jeunes qui ont participé à cette journée animée par des jeux, des ateliers et une dégustation de spécialités de la Street Food coréenne.

Le K-Street Food Day 2026 a rencontré un grand succès auprès des jeunes qui d’ores et déjà attendent la prochaine édition de cette manifestation culturelle organisée par l’ambassade de la République de Corée en Tunisie.

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Tourisme : L’Afrique du Sud regarde désormais la Tunisie comme un concurrent

01. Oktober 2026 um 07:29

Longtemps devant la Tunisie en nombre de visiteurs, l’Afrique du Sud regarde désormais la destination tunisienne comme l’un de ses concurrents africains. Une analyse publiée cette semaine par Business Day, à partir de données du cabinet BDO South Africa, souligne que la Tunisie et le Maroc ont pris de l’avance sur le marché touristique continental.

Mais la comparaison mérite d’être nuancée. Les plus de 11 millions de visiteurs annoncés par la Tunisie ne correspondent pas tous au même profil touristique que celui recherché par l’Afrique du Sud : le poids des visiteurs algériens et libyens, ainsi que celui des Tunisiens résidant à l’étranger dans certaines statistiques d’entrées, modifie fortement la lecture des chiffres.

D’un retard important à un dépassement apparent

Il y a une dizaine d’années, l’écart était net.

Selon les données citées par BDO, l’Afrique du Sud accueillait autour de 10 millions de visiteurs par an, contre seulement 5,7 millions pour la Tunisie.

La situation s’est progressivement inversée. Business Day relève que la Tunisie a franchi la barre des 11 millions de visiteurs en 2025, alors que l’Afrique du Sud se situait autour de 10 millions.

Le média sud-africain présente désormais explicitement la Tunisie et le Maroc comme des destinations africaines ayant gagné du terrain face à l’Afrique du Sud. BDO estime de son côté que la concurrence touristique est devenue plus forte et vient aussi de pays qui étaient auparavant moins considérés comme des rivaux directs.

Mais que mesurent réellement les 11 millions tunisiens ?

C’est là que la comparaison devient plus complexe.

Les statistiques tunisiennes portent largement sur les arrivées aux frontières de non-résidents et ne correspondent pas nécessairement à des touristes internationaux effectuant un séjour hôtelier classique.

Les données officielles tunisiennes montrent notamment le poids très important du tourisme de voisinage. Le ministère du Tourisme indique que celui-ci représente autour de 54% des arrivées aux frontières, mais seulement environ 10% des nuitées hôtelières.

Autrement dit, un visiteur algérien ou libyen entrant en Tunisie est comptabilisé dans les arrivées, même si son comportement de consommation touristique peut être très différent de celui d’un Européen effectuant une semaine dans un hôtel.

Algériens, Libyens et diaspora pèsent lourd

Les statistiques tunisiennes distinguent également les Tunisiens résidant à l’étranger.

À titre d’exemple, les données officielles de 2023 comptabilisaient 8,13 millions de non-résidents étrangers auxquels s’ajoutaient 1,24 million de Tunisiens résidant à l’étranger, soit un total général de 9,37 millions d’entrées. Les TRE représentaient alors 13,2% de ce total.

Cela ne retire rien au poids économique de ces flux, mais montre pourquoi le simple nombre d’entrées ne suffit pas à comparer deux destinations.

La Tunisie bénéficie en outre d’un avantage géographique majeur : la proximité de l’Algérie et de la Libye génère plusieurs millions de passages chaque année, tandis que sa proximité avec l’Europe soutient les marchés français, allemand, britannique ou polonais.

Lire aussi: Devises : Tourisme et transferts des TRE ont rapporté 12,22 milliards de dinars

L’Afrique du Sud regarde surtout la dépense par visiteur

Le problème identifié par BDO en Afrique du Sud est d’ailleurs différent.

Le cabinet s’inquiète surtout du recul de marchés à forte dépense, notamment la Chine et l’Inde. Il estime que la faiblesse des arrivées internationales à haut pouvoir d’achat aurait représenté environ 6,5 milliards de rands de dépenses étrangères perdues en 2025.

C’est une différence importante avec une comparaison basée uniquement sur le nombre de visiteurs.

La Tunisie peut afficher davantage d’arrivées que l’Afrique du Sud tout en conservant une structure touristique très différente en termes de dépenses moyennes, durée de séjour, nuitées hôtelières ou revenus générés par visiteur.

La Tunisie reste néanmoins un concurrent qui compte

Cette nuance n’enlève toutefois rien au changement de perception observé en Afrique du Sud.

Il y a dix ans, la Tunisie apparaissait nettement derrière. Aujourd’hui, elle est citée par un grand média économique sud-africain et par BDO dans une réflexion sur les destinations qui gagnent du terrain face à l’Afrique du Sud.

La progression tunisienne est également réelle sur les marchés européens. Le ministère du Tourisme indique que l’Europe représente plus de 64% des nuitées hôtelières, avec notamment la France, l’Allemagne, la Pologne, le Royaume-Uni et la République tchèque parmi les marchés importants.

Le ministère avait par ailleurs lancé en 2025 une campagne de promotion sur 16 marchés européens et en 14 langues.

Le signal envoyé depuis Johannesburg reste donc significatif : même avec des statistiques difficiles à comparer directement, la Tunisie est désormais suffisamment présente sur le marché touristique africain pour être regardée en Afrique du Sud comme une destination concurrente.

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L’association gérant la mosquée d’Aulnay dissoute

17. September 2026 um 12:08
Le Conseil des ministres a prononcé hier la dissolution de l’association gérant la mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bois. Cet été, elle avait dû fermer ses portes.   Cette dissolution administrative de l’Association culturelle d’Aulnay Sud était proposée par le ministre…

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