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Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»

03. Oktober 2026 um 12:59

«Lorsque des détenus politiques, des journalistes, des avocats et des militants n’ont plus d’autre moyen pour être entendus que de mettre leur santé en jeu» (en observant une grève de la faim), «c’est que la prison est devenue un lieu de négation organisée de la dignité humaine», explique le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), une ONG tunisienne basée en France, dans un communiqué publié ce samedi 3 octobre 2026.

Tout en rappelant la longue liste de détenus politiques dans les prisons tunisiennes observant actuellement ou ayant observé récemment la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions d’incarcération, cette forme extrême de protestation étant devenue «le dernier recours de celles et ceux à qui l’on a retiré tous les autres moyens de se faire entendre», le CRDHT «exige le rétablissement immédiat des visites en directe entre les détenus et leurs familles, et la fin de toute restriction arbitraire de ce droit fondamental ; l’accès effectif de tous les détenus à une information pluraliste, à la presse, aux radios, aux chaînes d’information et aux médias indépendants ; un suivi médical régulier, sérieux et indépendant pour tous les grévistes de la faim, ainsi qu’une information complète des familles et des avocats sur leur état de santé ; le respect absolu du droit des détenus à communiquer librement et confidentiellement avec leurs avocats et à disposer des moyens nécessaires à leur défense ; la fin de l’isolement abusif, des mesures punitives, des privations administratives et de toutes les pratiques destinées à épuiser, humilier ou briser les détenus ; l’accès sans entrave aux mécanismes indépendants de contrôle, notamment le Mécanisme national de prévention de la torture, des établissements pénitentiaires et des détenus dont l’état de santé est préoccupant ; la cessation des campagnes de haine, de diffamation et de diabolisation visant les détenus politiques, leurs familles, leurs avocats et les personnes qui les soutiennent ; la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions, leur droit à l’expression , leur activité politique pacifique, leur travail journalistique, leur défense des droits humains ou leur solidarité civique.»

Le CRLDHT appelle, également, les autorités tunisiennes à «cesser de traiter la prison comme un instrument de vengeance politique», à «protéger la vie et la dignité des détenus n’est ni une faveur, ni une concession» mais «une obligation légale, constitutionnelle et conforme aux droits humains.»

Parmi ces détenus politiques ou d’opinion observant actuellement une grève de la faim, le CRLDHT cite Ahmed Néjib Chebbi (83 ans), président du Front de salut national, et Sahbi Atig (67 ans), dirigeant du mouvement Ennahdha. Ils prolongent les nombreuses grèves de la faim déjà observées en prison par Jawher Ben Mbarek, dirigeant du collectif Citoyens contre le coup d’état, les journalistes Zied El Heni et Mourad Zeghidi,  mais aussi Rached Ghannouchi (84 ans), président du mouvement Ennahdha, Ayachi Hammami, avocat, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, Chawki Tabib, ancien bâtonnier, Wael Naouar, animateur de la flottille Soumoud, et ses camarades Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi.

I. B.

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​Tunisie | Ahmed Néjib Chebbi en grève de la faim

01. Oktober 2026 um 19:35

Depuis sa cellule Ahmed Néjib Chebbi a entamé, ce jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim afin de dénoncer la censure en prison, selon un communiqué publié sur la page de l’intéressé

Ahmed Néjib Chebbi explique que par cette action, il souhaite protester « contre la privation du droit à l’information imposée aux détenus et le blocage des médias indépendants dans les établissements pénitentiaires ».
​Une dénonciation du « blackout » médiatique

​Selon le communiqué, les autorités carcérales restreignent l’accès aux médias en autorisant uniquement la presse et les chaînes diffusant la propagande officielle et dénonce en parallèle, une situation politique, sociale et économique du pays qui se dégrade rapidement.

Et de commenter ; « Le pouvoir en place accentue la censure et le contrôle de l’information, tant dans la société que derrière les barreaux », ajoutant que les conditions de détention des opposants visent à les isoler du monde extérieur.

La même source affirme que la grève de la faim est l’ultime recours pour briser le siège imposé aux détenus et à la société tunisienne, ​en concluant : «Je préfère mourir, que vivre sans dignité. ».

Y. N.

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« Mourir dans la dignité » : l’opposant Ahmed Néjib Chebbi, 80 ans, entame une grève de la faim en prison

01. Oktober 2026 um 16:07

L’opposant politique et président du Front de salut national, Ahmed Néjib Chebbi, a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim ouverte depuis sa cellule.

Figurant parmi les personnalités clés de l’opposition tunisienne avec six décennies d’engagement au compteur, le vétéran de plus de 80 ans proteste contre les sévères restrictions imposées aux détenus en matière d’accès à l’information et aux médias indépendants.

Dans un communiqué rendu public, sa famille dénonce « une politique visant à isoler les prisonniers du monde extérieur », réduisant leur accès à l’actualité aux seuls organes diffusant « la propagande du pouvoir ». Face à ce blocage, l’ancien prisonnier politique sous Habib Bourguiba a affirmé préférer « mourir dans la dignité plutôt que vivre sans elle ».

Bien évidemment, cette action extrême suscite une vive inquiétude quant à sa santé. Incarcéré depuis décembre 2025 pour purger une peine de douze ans de prison dans le cadre de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État », Ahmed Néjib Chebbi a déjà été victime de malaises et d’épuisement en détention. D’ailleurs, son avocate et plusieurs ONG avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur sa santé déclinante et dénoncé les violations des garanties d’un procès équitable, doit-on rappeler.

La décision de Chebbi s’inscrit dans une vague sans précédent de “protestations par la faim au sein des prisons tunisiennes“. Ces dernières semaines, plusieurs figures politiques et autres militants y ont eu recours pour contester leurs conditions de détention ou exiger leur libération. Parmi eux, on citera Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), en grève depuis le 23 septembre, ainsi que les militants Ghassen Henchiri et Ghassen Boughdiri. D’autres, comme Wael Naouar ou Nabil Chennoufi, ont été contraints de suspendre leur mouvement in extremis après de graves complications médicales.

Bien que les motifs judiciaires diffèrent, cette multiplication des grèves de la faim illustre le recours généralisé à ce mode d’action désespéré face au durcissement des conditions carcérales.

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Ahmed Néjib Chebbi entame une grève de la faim contre les restrictions d’accès à l’information en prison

01. Oktober 2026 um 14:09

L’opposant et détenu politique Ahmed Néjib Chebbi a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim ouverte pour protester contre les restrictions imposées aux prisonniers en matière d’accès à l’information et aux médias. Dans un communiqué publié jeudi, sa famille affirme que les détenus sont privés d’un accès à des sources d’information diversifiées...

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