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Skytrax 2026 : Tunisair hors du Top 100 mondial et en recul en Afrique

21. September 2026 um 16:07

Les résultats 2026 des World Airline Awards de Skytrax placent Tunisair en retrait par rapport à l’édition précédente. La compagnie nationale tunisienne occupe la 6e place du classement des meilleures compagnies aériennes régionales en Afrique, elle était 5e en 2025. Elle ne figure par ailleurs pas dans le Top 100 mondial des compagnies aériennes.

À l’échelle africaine, Tunisair est devancée par Royal Air Maroc, RwandAir, Airlink, Nile Air et Air Côte d’Ivoire. Son classement recule ainsi d’une place par rapport à l’année dernière.

Sur le plan mondial, Tunisair ne figure pas parmi les 100 meilleures compagnies aériennes de 2026 relève Skytrax. Le classement est dominé par Singapore Airlines, suivie de Qatar Airways et Cathay Pacific. Plusieurs compagnies africaines apparaissent dans ce Top 100. EgyptAir se classe à la 46e place mondiale (69e en 2025); Royal Air Maroc occupe le 58e rang et RwandAir le 62e.

 

Lire aussi : AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies aériennes

 

Une 6e place en Afrique

Dans le classement des meilleures compagnies aériennes régionales d’Afrique, Tunisair se classe 6e. Elle occupait la 5e place en 2025, devancée par Royal Air Maroc, RwandAir, Airlink, Nile Air et Air Côte d’Ivoire. A noter que ce classement constitue l’une des principales catégories régionales des World Airline Awards 2026.

Par ailleurs, Tunisair ne figure pas non plus dans le Top 10 de la catégorie « Best Airline Staff in Africa 2026 », consacrée à la qualité du service assuré par les équipes en contact avec les passagers, à bord des avions comme dans les aéroports.

Le classement réunit RwandAir, EgyptAir, Ethiopian Airlines, Kenya Airways, South African Airways, Royal Air Maroc, Air Mauritius, Airlink, Cabo Verde Airlines et TAAG Angola Airlines.

Tunisair absente des compagnies les plus améliorées

La compagnie tunisienne n’apparaît également pas dans les classements des compagnies aériennes les plus améliorées, à l’échelle mondiale comme africaine. La distinction revient à EgyptAir dans les deux catégories. La compagnie égyptienne a également progressé dans le classement mondial des meilleures compagnies aériennes, passant de la 69e place en 2025 à la 46e en 2026, soit un gain de 23 places.

Les principaux résultats de Tunisair

Les résultats publiés par Skytrax situent ainsi Tunisair à la 6e place en Afrique en 2026, contre la 5e en 2025. La compagnie nationale tunisienne est par ailleurs absente du Top 100 mondial. Elle ne figure pas non plus parmi les dix compagnies africaines distinguées pour la qualité de leurs équipages, ni parmi les compagnies les plus améliorées à l’échelle mondiale ou africaine.

Ces classements correspondent aux différentes catégories des World Airline Awards 2026 de Skytrax. Ils ne constituent pas, à eux seuls, une évaluation de la situation financière ou administrative des compagnies aériennes.

En Afrique, plusieurs concurrentes de Tunisair apparaissent cette année dans les principaux classements internationaux, notamment EgyptAir, Royal Air Maroc et RwandAir. Tunisair reste présente dans le classement régional africain, mais recule d’une place par rapport à l’édition 2025 et ne figure pas dans le Top 100 mondial.

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Hyundai, Kia, Citroën : qui domine le marché automobile tunisien ?

21. September 2026 um 15:09

Le marché automobile tunisien confirme sa reprise en 2026. Au cours des huit premiers mois de l’année, 69 982 véhicules ont été vendus ou enregistrés en Tunisie, toutes filières confondues; contre 61 505 durant la même période de 2025. Soit une hausse de 13,78 %. Mais derrière cette progression globale, une tendance se démarque : le marché parallèle progresse plus rapidement que le marché officiel. Tandis que les ventes de voitures populaires reculent légèrement.

Les données de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), arrêtées à fin août 2026, montrent que les concessionnaires agréés ont commercialisé 47 002 véhicules, représentant 67 % du marché.

Ce volume affiche une progression de 11,69 % par rapport aux 42 082 véhicules enregistrés sur la même période de 2025.

Mais la progression est encore plus marquée du côté des circuits parallèles. Les véhicules enregistrés à travers les opérations de réimmatriculation et l’utilisation de l’avantage fiscal accordé aux Tunisiens résidant à l’étranger (FCR) ont atteint 22 980 unités, contre 19 423 à fin août 2025.

Le marché parallèle affiche ainsi une hausse de 18,31 %, supérieure à celle enregistrée par les concessionnaires agréés. Sa part dans le marché automobile tunisien atteint désormais 33 %, contre 32 % un an auparavant.

Autrement dit, près d’un véhicule sur trois enregistré en Tunisie passe désormais par les circuits parallèles.

Le marché parallèle gagne du terrain

Cette progression constitue l’un des principaux enseignements des chiffres des huit premiers mois de 2026. Si le marché officiel reste largement majoritaire avec 67 % des volumes, les circuits parallèles progressent plus rapidement.

En un an, leur volume est passé de 19 423 à 22 980 véhicules, soit 3 557 unités supplémentaires.

Cette évolution intervient alors que le marché automobile global affiche lui-même une croissance soutenue. Avec près de 70 000 véhicules vendus ou enregistrés, le marché a gagné 8 477 véhicules par rapport aux huit premiers mois de 2025.

La dynamique du marché ne se limite donc plus au réseau des concessionnaires. Les mécanismes liés notamment au FCR et aux opérations de réimmatriculation occupent une place croissante dans l’accès des véhicules au marché tunisien.

Les marques asiatiques toujours en tête

Du côté des véhicules neufs commercialisés par les concessionnaires, les marques asiatiques continuent de dominer le classement.

La sud-coréenne Hyundai arrive en tête avec 4 351 véhicules vendus, soit une part de marché de 9,26 %, en progression de 0,23 %.

Elle est suivie de très près par Kia, également sud-coréenne, avec 4 260 véhicules et une part de marché de 9,06 %.

La française Citroën occupe la troisième place avec 3 187 véhicules, soit 6,78 % du marché. La marque enregistre surtout une progression spectaculaire de 85,18 %.

La japonaise Isuzu arrive quatrième avec 2 850 véhicules et une part de marché de 6,06 %, en hausse de 34,94 %.

Toyota complète le Top 5 avec 2 515 véhicules, soit une part de marché de 5,35 %.

Voitures particulières : Hyundai et Kia dominent

Sur le segment des voitures particulières, Hyundai conserve la première place avec 4 351 véhicules vendus, représentant 12,40 % du marché.

Kia arrive deuxième avec 4 258 unités, soit 12,14 % de parts de marché. La marque chinoise Chery se classe troisième avec 2 310 véhicules, soit 6,59 %.

Elle est suivie par Suzuki, avec 2 271 véhicules et une part de marché de 6,47 %, puis par Renault, qui totalise 1 948 unités, soit 5,55 %.

Isuzu domine le marché des utilitaires

Sur le segment des véhicules utilitaires et commerciaux, Isuzu s’impose largement avec 2 846 véhicules vendus, soit une part de marché de 23,87 %.

La marque devance Citroën, avec 2 322 véhicules et 19,47 % de parts de marché, puis Peugeot, qui totalise 1 715 unités, soit 14,38 %.

Fiat arrive en quatrième position avec 1 488 véhicules et 12,48 %. Tandis que Toyota complète le Top 5 avec 618 unités, soit 5,18 %.

Les voitures populaires reculent

Alors que le marché automobile global progresse et que les circuits parallèles gagnent du terrain, le segment des voitures populaires évolue dans le sens inverse.

À fin août 2026, 6 276 voitures populaires avaient été commercialisées, contre 6 611 durant la même période de 2025. Le segment accuse ainsi un recul de 335 véhicules.

La Kia Picanto conserve la première place avec 1 418 véhicules vendus, au prix indiqué de 32 794 dinars.

Elle est suivie par la Suzuki Celerio, avec 1 104 véhicules, proposée à 28 457 dinars, puis par la Chery Tiggo 1X, avec 1 074 unités, au prix de 32 340 dinars.

La Hyundai Grand i10 arrive quatrième avec 998 véhicules, au prix de 32 343 dinars.

La Renault Kwid occupe la cinquième position avec 974 unités, proposée à 30 209 dinars.

Enfin, la Mitsubishi Attrage arrive en sixième position avec environ 160 voitures populaires commercialisées à fin août.

Un marché en hausse, mais avec des tendances contrastées

Les chiffres des huit premiers mois de 2026 montrent donc un marché automobile tunisien en nette progression. Près de 70 000 véhicules ont été vendus ou enregistrés depuis le début de l’année, soit une hausse de 13,78 % sur un an.

Mais cette reprise ne se répartit pas uniformément entre les différents circuits. Les concessionnaires agréés restent majoritaires avec 67 % du marché. Tandis que les circuits parallèles progressent plus rapidement, à +18,31 %, et représentent désormais 33 % du total.

Dans le même temps, le segment des voitures populaires recule légèrement, avec 6 276 véhicules contre 6 611 un an auparavant.

Le marché automobile tunisien affiche ainsi une reprise réelle, mais également une transformation de sa structure. La progression du parallèle constitue désormais l’un des principaux marqueurs de cette évolution. Alors que l’accès aux voitures populaires reste un enjeu important pour les ménages.

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La Tunisie porte la candidature de la « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun à l’UNESCO

21. September 2026 um 12:26

La Muqaddima d’Ibn Khaldoun pourrait bientôt rejoindre le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO. Annoncée dans un premier temps comme acquise, son inscription fait toutefois encore l’objet d’une évaluation par les instances compétentes de l’organisation internationale. Une précision apportée par la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO est venue rectifier l’annonce initiale.

L’information avait été annoncée le 19 septembre à Tunis par l’historien Abdelhamid Larguèche, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des Prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo. La cérémonie réunissait chercheurs, intellectuels et acteurs du monde culturel.

Selon la représentation tunisienne auprès de l’UNESCO, la candidature de la Muqaddima est actuellement en cours d’examen. La Tunisie travaille depuis l’année dernière à la préparation du dossier, en coordination avec plusieurs pays partenaires. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés lors de la réunion du Conseil exécutif de l’UNESCO au printemps 2027.

La démarche repose sur une coopération entre quatre pays : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’inscrit dans le parcours exceptionnel d’Ibn Khaldoun, dont la vie et l’œuvre sont liées à plusieurs espaces du monde arabe et méditerranéen. L’Algérie est notamment associée à une partie importante de l’élaboration de son œuvre historique. La Turquie conserve, pour sa part, certains des plus anciens manuscrits de la Muqaddima, tandis que l’Égypte constitue une autre étape majeure de son parcours intellectuel.

La candidature s’appuie sur un travail documentaire réunissant chercheurs et intellectuels de plusieurs pays, ainsi que sur des manuscrits et documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. D’après Abdelhamid Larguèche , l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits dans le registre de l’UNESCO remonte à 2024.

Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a développé dans la Muqaddima une réflexion qui dépasse largement le cadre de son époque. L’ouvrage analyse les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes qui expliquent les transformations historiques. Par l’ampleur de cette réflexion, son œuvre a progressivement acquis une portée intellectuelle internationale.

Le programme « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise à préserver et à rendre accessible le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle. Il concerne notamment des manuscrits, archives, collections et autres documents témoignant de la mémoire des sociétés.

Pour la Tunisie, la candidature de la Muqaddima représente ainsi un enjeu patrimonial et intellectuel majeur. Elle met en lumière l’importance d’une œuvre née à Tunis et devenue, au fil des siècles, une référence mondiale dans l’étude des sociétés et de l’histoire. Mais à ce stade, il convient de parler de candidature en cours d’évaluation, et non encore d’une inscription définitive au registre de l’UNESCO.

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Genève : la Tunisie réclame ses fonds spoliés pour financer son développement

21. September 2026 um 11:57

En marge de sa participation à la 73e session du Conseil du commerce et du développement de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies à Genève a réaffirmé la position constante de Tunis en faveur de la restitution des fonds détournés et transférés à l’étranger. Elle a également appelé à une réforme du système financier international afin de répondre à la crise de la dette qui pèse lourdement sur les économies de nombreux pays en développement.

Lors des travaux de la CNUCED et des instances internationales consacrées au développement, la mission tunisienne a insisté sur la nécessité d’une coopération effective entre l’ensemble des États concernés, fondée sur une véritable volonté politique. L’objectif est de faciliter la récupération, par les pays en développement, des fonds détournés et transférés à l’étranger, afin de les réorienter vers des projets de développement au bénéfice des populations et de contribuer à la lutte contre la pauvreté, sans accroître le recours à l’endettement.

Le chargé d’affaires par intérim de la Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse, Ramzi Louati, a souligné que cette question demeure au cœur des préoccupations tunisiennes.

Tunis dénonce les obstacles à la restitution des fonds

Selon Ramzi Louati, la Tunisie appelle également les pays où sont détenus ces fonds à ne plus invoquer des obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour empêcher les pays en développement, dont la Tunisie, de récupérer leurs avoirs détournés.

Pour Tunis, la persistance de ces obstacles constitue un frein à l’exercice d’un droit souverain légitime des États concernés. La mission tunisienne plaide ainsi pour une coopération renforcée des pays concernés afin de faciliter les procédures de restitution et de permettre aux États concernés de mobiliser ces ressources au service de leur développement.

Pour un système financier international plus équitable

Au-delà de la question des fonds détournés, la Tunisie a appelé à une réforme du système financier international afin de le rendre plus juste et plus équitable. Cette réforme doit notamment permettre de répondre aux difficultés liées à l’endettement, qui pèsent lourdement sur les économies de nombreux pays en développement.

Dans ce cadre, Tunis a réaffirmé son soutien à l’adoption d’un instrument international juridiquement contraignant consacré au droit au développement. La Tunisie appelle également au renforcement de la coopération et de la solidarité internationales, à l’augmentation des financements consacrés à l’aide au développement ainsi qu’à la facilitation du transfert de technologies vers les pays en développement.

À travers ces positions, la Tunisie défend une approche articulant restitution des avoirs détournés, réduction de la pression de la dette et renforcement des moyens de développement, dans le cadre d’une réforme plus large de l’architecture financière internationale.

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